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Agroalimentaire : neuf entreprises tunisiennes à Paris pour séduire les marchés européens

Sous la bannière « Tunisie, Terre de Saveurs », des producteurs d’huile d’olive et de dattes seront présents à Paris du 16 au 21 octobre 2026, entre rendez-vous grand public, événement gastronomique et prospection professionnelle au SIAL.

Neuf entreprises tunisiennes de l’agroalimentaire se réunissent à Paris du 16 au 21 octobre 2026 pour promouvoir l’huile d’olive, les dattes et leurs produits dérivés. Six d’entre elles relèvent de la filière oléicole et trois de celle des dattes. Objectif : accroître la visibilité de ces produits emblématiques auprès des consommateurs et des professionnels européens, et ouvrir de nouvelles perspectives commerciales.

Trois rendez-vous dans la capitale française

Le programme s’articule autour de trois temps forts :

  • Du 16 au 18 octobre, au Centre Beaugrenelle Paris : trois journées d’exposition, de dégustation et de découverte. Le public pourra goûter une sélection d’huiles d’olive extra vierges, de dattes Deglet Nour et de produits dérivés, et échanger directement avec les producteurs.
  • Le 16 octobre, au Cordon Bleu Paris : une expérience gastronomique orchestrée par un chef étoilé, qui cuisinera à partir des produits des entreprises participantes. L’événement vise à valoriser ces produits par leurs qualités gustatives, leur diversité et les histoires qui entourent leur production.
  • Du 19 au 21 octobre, au SIAL Paris 2026 : l’un des grands rendez-vous internationaux de l’industrie agroalimentaire. Les entreprises y poursuivront leur prospection auprès d’acheteurs, de distributeurs et de partenaires commerciaux.

Les entreprises participantes

Filière huile d’olive : Daoud Grove, Greatlines (marque « Firma »), Ferme Ali Sfar (« Tesoro Del Rio »), Oléa Amiri, Olyfo et Garrach Food (« NARA »).

Filière dattes et dérivés : Tazart, Bra Dattes (Bra International) et Ben Moussa Dattes.

Une initiative portée par le MIME, avec l’appui de l’UE et de l’Allemagne

Portée par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie (MIME), l’initiative s’inscrit dans la Stratégie industrielle et d’innovation à l’horizon 2035, qui vise à favoriser l’internationalisation des entreprises tunisiennes, à renforcer leur compétitivité et à soutenir leur accès aux marchés internationaux.

Elle relève également de la mission EXPORTI de la composante « Appui à la Modernisation de l’Industrie Tunisienne » (AMIT) du Programme d’Appui à la Compétitivité et aux Exportations (PACE). Ce programme fait partie du projet « Croissance Qualitative pour l’Emploi » (CQE), financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ en partenariat avec le MIME. L’ambassade de Tunisie en France est associée à la réalisation de l’opération.

Les partenaires entendent ainsi renforcer le positionnement de l’offre tunisienne sur les marchés européens, accompagner les entreprises dans leur internationalisation et favoriser le développement de produits à plus forte valeur ajoutée.

D’après communique.

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Nabeul : baisse attendue de la production de grenades pour la saison actuelle

La saison de récolte des grenades a commencé depuis quelques semaines dans le gouvernorat de Nabeul, troisième producteur à l’échelle nationale après les gouvernorats de Gabès et Béja.
La production des grenades dans la région est estimée cette année à 15 000 tonnes contre 20 000 tonnes lors des saisons précédentes, a indiqué à l’Agence TAP le président de l’Union locale de l’agriculture à Béni Khalled, Béchir Ounallah.
Il a attribué cette baisse à l’augmentation des coûts de production, au manque d’eau d’irrigation et à l’absence de circuits de distribution organisés.
Il a souligné la nécessité de préserver cette culture en raison de son importance nutritionnelle et ses multiples bienfaits pour la santé, appelant les autorités compétentes à fournir des incitations pour son développement en créant des marchés extérieurs et en soutenant les usines de transformation comme solutions pour promouvoir et garantir la durabilité du secteur.
La même source a renouvelé l’appel à la création d’un marché de gros commun entre les municipalités de Béni Khalled et Zaouiet Jedidi ainsi qu’à la réactivation des coopératives agricoles qui se chargeaient auparavant de la collecte et de la distribution des produits des agriculteurs sur les marchés intérieur et extérieur, rappelant que la grenade tunisienne était exportée vers les marchés du Golfe en raison de sa bonne qualité.

 

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Oléiculture : un verger vieillissant et un manque de données freinent la filière

La filière oléicole dispose d’un potentiel considérable, mais elle reste freinée par des défis structurels majeurs : vieillissement du verger, faiblesse des rendements, manque de données fiables, hausse des coûts de production, difficultés d’accès au financement et dépendance envers les intermédiaires.

Rencontré en marge d’un événement, Mnaouer Sghaier, membre de l’UTAP, a souligné que le patrimoine oléicole tunisien affiche un âge moyen estimé à environ 57 ans, ce qui pèse directement sur la productivité. Le rendement moyen demeure faible, autour de 0,7 tonne à l’hectare, alors que certains pays concurrents atteignent près de 2 tonnes à l’hectare.

Cette situation s’explique notamment par le vieillissement des arbres, des pratiques culturales parfois inadaptées, les contraintes hydriques et l’insuffisance de la mécanisation. Selon les intervenants, la Tunisie ne peut plus se contenter de sa position historique sur le marché mondial : la modernisation du verger est désormais indispensable pour améliorer à la fois les rendements et la qualité de l’huile.

Un secteur sans données fiables

Le premier obstacle identifié est l’absence d’un système national actualisé d’information et de suivi. Le dernier recensement agricole remonte à 2004-2005, ce qui rend difficile l’établissement d’un état des lieux précis des superficies plantées, du nombre d’arbres, des variétés cultivées et du volume réel de production.

Il n’existe pas non plus de tableau de bord national permettant de suivre, en temps réel, l’état du verger, les variétés telles que Chetoui, Chemlali entre autres ni les besoins réels de la filière. Cette lacune complique l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données vérifiables et rend difficile l’évaluation des pertes, notamment après les coupures d’électricité ou les vagues de chaleur.

Des coûts de production en hausse

La mécanisation de la récolte reste insuffisante, alors que la main-d’œuvre devient à la fois plus coûteuse et moins disponible. Selon les régions et les périodes, le coût journalier peut atteindre entre 35 et 50 dinars.

L’absence de machines de récolte adaptées au contexte actuel fragilise davantage la filière. Certaines pratiques, comme l’usage de bâtons pour faire tomber les olives, peuvent également affecter la qualité du fruit et, par ricochet, celle de l’huile. Il estime que la Tunisie devrait développer des solutions technologiques propres, adaptées à la taille des exploitations et aux spécificités locales.

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Du 28 au 31 octobre, le SIAT met l’investissement agricole en vitrine

La 16e édition du Salon international de l’investissement agricole et de la technologie (SIAT 2026) se tiendra du 28 au 31 octobre au Parc des expositions du Kram. Au programme : innovations technologiques, opportunités d’investissement et partenariats pour une agriculture plus durable.

Organisé avec la participation des principaux acteurs du secteur agricole, le SIAT 2026 ambitionne de promouvoir les nouvelles technologies et de stimuler l’investissement dans une agriculture durable. L’annonce a été faite par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) dans un communiqué publié mardi.

Ce rendez-vous professionnel constituera une vitrine des dernières innovations et des avancées de la recherche dans les domaines de l’agriculture, des industries agroalimentaires, de la pêche maritime et des services associés. Il permettra également de mettre en avant les produits agricoles contribuant à la sécurité alimentaire nationale, ainsi que ceux destinés à l’exportation et à la conquête de nouveaux marchés.

Des partenariats pour dynamiser l’investissement agricole

Le salon entend aussi favoriser les échanges entre investisseurs tunisiens et étrangers, avec pour objectif de faire émerger des projets communs et de développer la coopération commerciale et financière. Des rencontres professionnelles sont ainsi prévues pour présenter des plans d’affaires, des contrats de production et différentes opportunités de partenariat.

Le programme comprendra également des démonstrations pratiques consacrées aux nouvelles technologies et techniques visant à améliorer la productivité et à valoriser les produits agricoles et halieutiques. Les dispositifs de contrôle de la qualité, la certification des produits et les procédés de production modernes seront également à l’honneur.

L’innovation numérique au cœur de cette 16e édition

Un forum international consacré aux enjeux stratégiques de l’investissement agricole viendra compléter le programme. Il sera accompagné d’ateliers portant notamment sur la qualité et les nouvelles opportunités d’investissement, afin d’informer les opérateurs et de mettre en lumière les créneaux porteurs.

Cette édition accueillera par ailleurs le concours national « GREEN’TIC », dédié aux solutions fondées sur les technologies de l’information et de la communication appliquées à l’agriculture. Cette initiative vise à encourager l’innovation numérique et à promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies au service du développement du secteur.

À travers cette 16e édition, le SIAT entend renforcer les échanges d’expertise, rapprocher les différents intervenants et soutenir la modernisation de l’agriculture tunisienne, dans un contexte où l’amélioration de la productivité, la valorisation des ressources et la transition vers des pratiques plus durables constituent des enjeux majeurs.

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Souleymane Bachir Diagne à Tunis : l’hospitalité comme sursaut éthique et politique

Face à une époque qui multiplie les dispositifs d’inhospitalité et érige des remparts là où il faudrait construire des ponts, Souleymane Bachir Diagne plaide pour un sursaut éthique : l’hospitalité universelle.

Invité le 13 octobre 2026 à l’Institut français de Tunisie, le philosophe sénégalais et professeur à l’université Columbia aux Etats-Unis y a dévoilé les grandes lignes de son ouvrage à paraître dans 15 jours, L’Hospitalité, Affirmer l’humanité, devant un auditoire comptant notamment l’ambassadrice de France, Anne Guéguen, et le directeur de l’institut, Julien Chenivesse, lors d’une rencontre où la docteure en littérature française et poétesse, Ahlem Ghayaza, a orchestré les échanges avec le philosophe.

Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte où l’empathie, traditionnellement considérée comme le sentiment le plus immédiat permettant de se mettre à la place d’autrui, se voit désormais critiquée. Le Pr Diagne pointe l’émergence aux États-Unis d’ouvrages remettant en cause cette notion depuis deux horizons distincts. Le premier, issu de la psychologie évolutionniste, affirme que l’empathie nous égare, dans la lignée des travaux de Paul Bloom avec Against Empathy. Parmi ces publications, Suicidal Empathy de Gad Saad a été salué par Elon Musk – par ailleurs d’origine sud-africaine -, qui voit dans une trop grande ouverture aux autres la menace majeure pour la civilisation occidentale. Le second courant adopte une rhétorique religieuse : dans The Sin of Empathy, Compassion and Its Counterfeits, le pasteur Joe Rigney dénonce les fautes d’empathie envers les migrants. Ces livres s’inscrivent dans une tendance mondiale à la banalisation de ces discours.

La sacralité du visage et la refondation du lien humain

En réponse à ces critiques qui réduisent l’empathie à une émotion irrationnelle, Souleymane Bachir Diagne rappelle que le terme a été créé au XIXe siècle en Allemagne dans le champ de la philosophie de l’art pour décrire l’immersion dans un paysage par la contemplation. Les papes François et Léon XIV sont d’ailleurs intervenus pour réaffirmer le sens de l’amour du prochain. À cette vision défigurée, le philosophe oppose la formule du Livre de la jungle, « nous sommes du même sang », expression d’une reconnaissance mutuelle présente dans toutes les cultures et qui sacralise l’autre comme un dieu déguisé. Chez les Grecs, l’hospitalité relevait de la protection de Zeus. Ce concept apparaît indispensable pour contrecarrer la fabrication de la figure repoussoir du migrant musulman, instrumentalistée à des fins électorales. Face aux traversées mortelles en Méditerranée devenue un cimetière marin, l’indignation surgit quand le corps d’un enfant s’échoue sur une plage, illustrant le « visage de l’autre » théorisé par Levinas. Les défis migratoires concernent l’humanité tout entière, qui doit s’affirmer en véritable acteur politique.

Pour un universel latéral et décolonial

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Cette démarche irrigue également sa vision des débats décoloniaux. Aucune culture ne peut se prétendre naturellement dépositaire de l’universel. La décolonisation ne doit pas être menée contre l’universel sous prétexte qu’il serait impérial, mais en son nom, pour faire advenir un universel latéral auquel toutes les cultures contribuent. Refusant l’ethnonationalisme du Sud global qui reprend le discours de l’extrême droite sous couvert d’anti-impérialisme, le professeur sénégalais Diagne maintient le terme d’universel face aux notions d’universalité ou de diversalité. Il rattache l’hospitalité universelle à Emmanuel Kant, pour qui la forme sphérique de la Terre contraint les hommes à habiter ensemble aux côtés du vivant, rejoignant les perspectives décoloniales contemporaines axées sur la mondialité et la conscience planétaire.

Dans De langue à langue. L’hospitalité de la traduction, paru en 2022 et traduit depuis en plusieurs langues, notamment en anglais par un de ses anciens étudiants, Diagne définit la traduction comme l’accueil dans sa langue de ce qui a été pensé dans une autre. Face à l’intelligence artificielle capable de traduire parfaitement, il alerte sur le risque de perdre le décentrement du bilinguisme cher à Paul Ricœur, qui définissait l’humain par sa capacité à parler la langue de l’autre. Le recours systématique à la machine risque d’enfermer chacun dans son identité, comme le montre le cas d’étudiants chinois réclamant le retrait de l’anglais de leurs examens.

Démocratie fragilisée et défis globaux pour l’avenir

Cette préoccupation s’inscrit dans un constat d’affaiblissement de la démocratie, attaquée par des régimes illibéraux et fragilisée par un scepticisme croissant. En Afrique, des dirigeants militaires, notamment au Burkina Faso, réutilisent l’idée que la démocratie ne serait pas faite pour le continent, tandis qu’aux États-Unis, la liberté d’expression, les droits des femmes et les universités sont remis en cause dans un contexte de montée du masculinisme.

Concernant les menaces d’une dictature cognitive, le professeur rappelle que la pensée exige de sortir des cadres établis. Si l’IA résout des problèmes par accumulation de données et s’approche de la création artistique, elle bouscule la distinction traditionnelle de l’humain fondée sur la raison et la parole, alarment ceux-là mêmes qui la développent.

Pour l’avenir, le philosophe identifie quatre enjeux prioritaires exigeant une action politique globale : l’environnement, la santé et sa communauté de destin face aux virus, les migrations face à l’échec du multilatéralisme, et l’intelligence artificielle, dont le cadre reste façonné depuis le Bureau ovale sous l’influence de milliardaires détenant des médias et véhiculant un discours d’extrême droite.

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Michael Jackson : Tunis fait revivre la légende en version symphonique

Trente ans après le concert historique de Michael Jackson au stade olympique d’El Menzah, le 7 octobre 1996, la Tunisie s’apprête à célébrer de nouveau le King of Pop. L’Orchestre symphonique tunisien lui consacrera en effet un spectacle exceptionnel le…

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Michael Jackson : Un hommage symphonique à Tunis, 30 ans après son concert à El Menzah

L’Orchestre symphonique tunisien rendra hommage à Michael Jackson le jeudi 29 octobre au Théâtre de l’Opéra de Tunis, à la Cité de la Culture Chedly Klibi. Dirigé par Shady Garfi, ce spectacle de 1h45 revisitera plusieurs grands succès du chanteur américain, trente ans après son concert au stade olympique d’El Menzah, le 7 octobre 1996.

Les grands succès du King of Pop revisités

Intitulé « Tribute to Michael Jackson », le spectacle proposera une relecture symphonique de titres emblématiques du répertoire de l’artiste, notamment Billie Jean, Thriller, Beat It et Smooth Criminal.

Produite par le Pôle Musique et Opéra du Théâtre de l’Opéra de Tunis, cette représentation associera instruments classiques et rythmes pop, avec des prestations vocales et chorégraphiques sur scène.

Les parties vocales seront assurées par de jeunes solistes tunisiens : Daly Mj, Rabaa Ben Ammar et Farah Zribi. Sous la direction du chef d’orchestre Shady Garfi, cette création entend faire dialoguer l’univers de la musique symphonique avec les rythmes et les sonorités qui ont marqué la carrière du chanteur.

Trente ans après le concert d’El Menzah

Ce rendez-vous culturel intervient dans le sillage du trentième anniversaire du passage de Michael Jackson en Tunisie. Le 7 octobre 1996, la star américaine s’était produite au stade olympique d’El Menzah dans le cadre de sa tournée mondiale HIStory World Tour.

Le concert avait marqué une étape particulière dans l’histoire des spectacles internationaux accueillis en Tunisie. Trois décennies plus tard, l’hommage proposé à la Cité de la Culture remet le répertoire du chanteur à l’honneur dans une interprétation orchestrale.

Des billets entre 30 et 80 dinars

Le concert est programmé au Théâtre de l’Opéra de Tunis pour une durée annoncée d’une heure et 45 minutes. Quatre catégories de billets sont proposées selon l’emplacement dans la salle :

  • Orchestre Gold : 80 dinars
  • Orchestre : 60 dinars
  • Premier balcon : 40 dinars
  • Second balcon : 30 dinars

Les informations relatives à la disponibilité des places et aux modalités de réservation sont à vérifier auprès du Théâtre de l’Opéra de Tunis.

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Disney+ ouvre ses portes au rire de Marrakech

Le 16 octobre, Disney+ diffusera en exclusivité le gala francophone du Marrakech Comedy Festival, imaginé par Malik Bentalha et produit par Karim Debbouze. Enregistré en juin dans la ville ocre, ce spectacle s’apprête à toucher un public bien au-delà de…

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Danse : Une chorégraphie pour Didon et Énée à la Cité de la culture

Le Théâtre de l’opéra de Tunis accueille samedi 17 octobre à 19h un spectacle chorégraphique qui célèbre la légende de Didon et Énée.

Interprété par les danseurs du Ballet de l’Opéra de Tunis sur une chorégraphie de Mathieu Geffré et une dramaturgie d’Andrew Gardiner, le spectacle sera également porté par la musique baroque d’Henry Purcell.

À découvrir pour les amateurs de la danse et de la grande musique ainsi que les férus d’histoire.

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Récolte des dattes : 20 millions de dinars de crédits sans garanties pour les petits agriculteurs

La Banque tunisienne de solidarité (BTS) a annoncé, mardi 14 octobre, la mobilisation d’une enveloppe de 20 millions de dinars au profit des petits agriculteurs de Kébili, Tozeur, Gafsa et Gabès. Ces financements prendront la forme de crédits saisonniers destinés à couvrir les besoins liés à la campagne des dattes 2026-2027.

Les prêts serviront notamment à financer la récolte et le stockage des dattes, mais aussi les travaux d’entretien et de préservation des oasis. L’objectif est de permettre aux petits exploitants de préparer la campagne dans de meilleures conditions et de sécuriser les opérations nécessaires à la valorisation de leur production.

Selon le communiqué de la banque, ces crédits seront accordés à un taux d’intérêt bancaire fixe, sans exigence de garanties ni d’apport personnel. Les procédures d’octroi seront simplifiées et les décaissements effectués dans des délais adaptés aux besoins des agriculteurs pendant la campagne.

Les bénéficiaires pourront accéder directement à ces financements ou passer par des sociétés coopératives de services agricoles, des groupements de développement agricole ou des sociétés communautaires opérant dans le secteur. Cette seconde possibilité sera encadrée par des conventions conclues à cet effet.

À travers ce dispositif, la BTS entend faciliter l’accès des petits agriculteurs au financement bancaire, tout en leur permettant de couvrir les dépenses saisonnières liées à la récolte et au stockage. Le programme vise également à soutenir l’entretien des oasis, dont la préservation constitue un enjeu pour la continuité de la production dattière dans les régions concernées.

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Proposition de loi relative à la régularisation de la situation des puits agricoles non autorisés : le ministère propose des amendements

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a organisé, lundi 12 octobre 2026, une journée d’étude consacrée à la proposition de loi relative à la régularisation de la situation des puits agricoles profonds non autorisés.

À cet effet, le président de la Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et hydrique et de la pêche de l’ARP, Omar Ben Omar, a indiqué que cette proposition de loi vise notamment à faire face à l’ampleur croissante du phénomène des puits agricoles non autorisés.

«En effet, certains agriculteurs se trouvent contraints de recourir au puits non autorisé en raison des difficultés rencontrées pour obtenir les autorisations nécessaires, notamment à cause de la bureaucratie administrative et de la complexité des procédures», a-t-il expliqué.

Le député a souligné qu’à l’issue de cette journée d’étude, la proposition de loi devrait être soumise à la séance plénière.

Il a ainsi rappelé que cette initiative fait suite à l’adoption de l’article 81 de la loi de Finances pour l’année 2025, qui prévoit la régularisation de la situation des puits anarchiques. «Toutefois, cet article n’a pas été mis en application», a-t-il précisé.

Le nombre de puits est passé de 246 en 2010 à plus de 3.000 en 2025 

De son côté, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, représenté par le directeur général des ressources hydrauliques, Issa Hlimi, a révélé, lors de cette journée d’étude, que le nombre de puits est passé de 246 en 2010 à plus de 3.000 en 2025, sans compter les puits qui n’ont pas été recensés.

S’agissant des répercussions négatives des puits anarchiques, il a notamment évoqué, sur les plans économique et social, l’augmentation des coûts de pompage et de l’énergie, les conflits entre les exploitants, ainsi que les difficultés liées au contrôle des volumes d’eau prélevés et à leur répartition équitable.

Sur le plan environnemental, il a mis en garde contre la dégradation des écosystèmes oasiens, le recul de la biodiversité, l’affaissement des sols dans le Sud tunisien et la pollution des ressources en eau.

S’agissant des ressources hydriques, il a indiqué que les puits anarchiques contribuent à la baisse du niveau des nappes souterraines, à l’assèchement des anciens puits de surface et à l’intrusion d’eau salée dans les nappes d’eau douce, notamment dans les zones côtières.

«Le volume des ressources en eaux souterraines renouvelables s’élève à 2,5 milliards de mètres cubes», a-t-il déclaré.

Concernant le cadre juridique régissant les eaux souterraines, le responsable a rappelé que celles-ci constituent un domaine public soumis aux dispositions du Code des eaux. 

«L’exploitation des eaux souterraines nécessite une autorisation préalable du ministre chargé des ressources hydrauliques. Cette autorisation ne confère pas un droit de propriété sur l’eau, mais définit les conditions de son utilisation», a-t-il expliqué.

Il a également précisé que l’administration peut refuser une demande lorsque celle-ci risque de compromettre l’équilibre des ressources hydriques. En cas d’infraction ou de risque pour ces ressources, elle peut ordonner la fermeture ou le comblement du puits ou encore limiter le débit de prélèvement. 

Raccourcir le délai d’application

Il convient de rappeler que la proposition de loi présentée par l’ARP comprend quatre articles définissant les conditions et les modalités de régularisation de la situation des puits agricoles non autorisés.

Le premier article prévoit la régularisation des puits agricoles non autorisés creusés avant le 10 décembre 2024, moyennant le paiement d’une redevance de 3.500 dinars, selon des conditions et des procédures fixées par arrêté du ministre chargé des Ressources hydrauliques. Le texte fixe au 31 décembre 2027 la date limite de dépôt des demandes de régularisation.

Le deuxième article prévoit le rejet systématique des demandes comportant des informations erronées, tandis que le troisième article stipule que la décision de régularisation est annulée en cas de manquement du bénéficiaire à ses obligations. Le quatrième article prévoit l’abrogation des dispositions de l’article 81 de la loi n° 48 de 2024 du 9 décembre 2024, relative à la loi de Finances pour l’année 2025.

Toutefois, lors de la journée d’étude, les représentants du ministère de l’Agriculture ont proposé des amendements à cette proposition de loi.

Le premier amendement vise à étendre le champ de la régularisation aux puits agricoles non autorisés creusés jusqu’au 31 décembre 2024, au lieu du 10 décembre de la même année. 

Par ailleurs, le ministère propose de remplacer la date limite du 31 décembre 2027 par un délai maximal d’un an à compter de la publication de l’arrêté du ministre chargé des ressources hydrauliques pour le dépôt des demandes de régularisation.

Nouha MAINSI



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Marion Cotillard à la tête du jury du Festival de Marrakech

L’actrice française Marion Cotillard présidera le jury de la 23e édition du Festival International du Film de Marrakech, qui se tiendra du 20 au 28 novembre prochain dans la cité ocre. En bref Marion Cotillard présidera le jury de la…

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Ouverture de la 4e édition du Festival international du Oud à la Médina

La quatrième édition du Festival international du Oud à la Médina commencera le vendredi 16 octobre 2026 avec une exposition consacrée au oud tunisien et oriental, présentée par Hédi Bel Asfar.

La soirée d’ouverture sera également marquée par un hommage au oudiste tunisien Hédi Bel Asfar, en reconnaissance de son parcours et de sa contribution à la fabrication de cet instrument, ainsi que par un atelier vivant permettant au public de découvrir les différentes étapes de fabrication du oud.

Le rendez vous est donné au Club Culturel Tahar Haddad à Tunis ce vendredi 16 octobre 2026 à 18h30. La soirée sera par ailleurs suivie du concert de l’artiste Zied Gharsa à 20h30.

Communiqué

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