❌

Lese-Ansicht

Huile d’olive : Plus de 4 milliards de dinars d’exportations en neuf mois

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont généré 4,005 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 2,915 milliards un an auparavant. Cette progression de 37,4% contribue à la hausse des exportations agroalimentaires, mais ne permet pas, à elle seule, de conclure à une augmentation des volumes vendus.

L’huile d’olive tire les exportations agroalimentaires

Les recettes des exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 4005,7 millions de dinars (MD) au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 2915,2 MD durant la même période de 2025, selon les données publiées le 12 octobre par l’Institut national de la statistique (INS).

Cette hausse de 37,4% intervient dans un contexte de progression des exportations agroalimentaires, qui ont augmenté de 20,3% sur la période, portées notamment par les ventes d’huile d’olive. À l’échelle nationale, les exportations tunisiennes ont atteint 50,4 milliards de dinars, en hausse de 8,6% sur un an.

La valeur ne suffit pas à mesurer les volumes

La progression des recettes ne traduit pas nécessairement une augmentation équivalente des quantités exportées. L’évolution de la valeur dépend également des prix pratiqués sur les marchés internationaux, de la composition des ventes et de la demande des pays importateurs.

Pour mesurer précisément la performance commerciale de la filière, il convient donc de distinguer les recettes en dinars des volumes exportés en tonnes. Les statistiques de l’INS utilisées ici portent sur la valeur des échanges aux prix courants.

Un enjeu de valeur ajoutée pour la filière

Au-delà des recettes générées, le développement des exportations conditionnées et commercialisées sous des marques tunisiennes constitue un levier potentiel de création de valeur ajoutée. La promotion de l’huile d’olive biologique et des certifications de qualité peut également contribuer à renforcer le positionnement de la filière sur les marchés extérieurs.

L’enjeu ne consiste donc pas uniquement à accroître les recettes d’exportation, mais aussi à améliorer la valorisation commerciale de l’huile d’olive tunisienne.

Lire aussi :

L’article Huile d’olive : Plus de 4 milliards de dinars d’exportations en neuf mois est apparu en premier sur webdo.

  •  

L’huile d’olive tunisienne attise l’appétit du Sénégal !

En marge des premières Journées de l’Huile d’Olive Tunisienne au Sénégal, récemment organisées à Dakar du 7 au 9 octobre 2026, la délégation officielle tunisienne a multiplié les rencontres institutionnelles avec les responsables et les organismes sénégalais afin de renforcer les relations économiques entre les deux pays et d’identifier de nouvelles pistes de coopération. Composée […]

  •  

TRIBUNE – De l’extraction brute à la valeur ajoutée locale : la leçon des matières premières pour la Tunisie (2026-2030)

L’image récente du Burkina Faso inaugurant ses propres infrastructures de raffinage d’or pour capter la valeur ajoutée sur son sol ne relève pas du simple fait divers ou de la posture politique. Elle incarne une mutation structurelle qui traverse l’ensemble des pays émergents : le refus d’être de simples réservoirs de matières premières brutes et la réappropriation méthodique des chaînes de valeur.

 

Pour la Tunisie, engagée dans son cycle stratégique 2026-2030, cette dynamique offre un miroir d’une grande lucidité. Qu’il s’agisse de nos ressources minières, de notre production agricole ou de nos compétences technologiques, l’économie nationale demeure piégée dans une logique d’extraction à faible marge, subissant la volatilité des cours mondiaux au lieu d’imposer son propre prix par la transformation locale.

 

Le piège de la rente brute : dépasser la tentation du rendement immédiat

Les données officielles illustrent la gravité du coût d’opportunité concédé par le pays. Dans le secteur des phosphates, la production nationale de phosphate marchand, qui dépassait 8 millions de tonnes en 2010, s’est effondrée pour osciller ces dernières années autour de 3 à 3,5 millions de tonnes, pénalisant l’approvisionnement des usines de transformation du Groupe Chimique Tunisien. Dans le secteur agricole, près de 80 à 85 % de notre huile d’olive est encore exportée en vrac, abandonnant la marge de conditionnement et le pouvoir de marque aux conditionneurs de la rive nord de la Méditerranée.

Certains analystes soutiennent que l’exportation brute constitue le moyen le plus rapide de procurer des devises liquides à un Trésor public sous tension. C’est un calcul à courte vue : céder de la matière brute pour racheter ensuite des produits dérivés à fort coefficient d’importation aggrave le déficit commercial structurel et détruit l’emploi industriel local. La véritable souveraineté économique n’est ni un autarcisme nostalgique ni une rupture avec le commerce international, mais un repositionnement agressif au sommet de la chaîne de valeur.

 

Capital humain et numérique : stopper la fuite du minerai immatériel

Cette urgence industrielle s’applique avec une acuité accrue à notre ressource la plus précieuse : le capital humain. Avec plus de 3 000 ingénieurs et cadres techniques qui quittent chaque année le territoire national, la Tunisie subit une forme d’extraction à ciel ouvert de sa matière grise. Exportée sous forme de sous-traitance logicielle à faible marge ou par l’émigration directe de compétences formées par l’école publique, notre intelligence technologique enrichit des écosystèmes extérieurs.

Traiter ce phénomène comme une fatalité liée aux écarts salariaux est une erreur d’ingénierie. La rétention des talents ne se fera pas par des décrets restrictifs, mais par la création sur notre sol de projets complexes à forte valeur ajoutée. Bâtir des briques de souveraineté numérique, déployer des infrastructures d’intelligence artificielle appliquées à l’industrie et concevoir des plateformes logicielles nationales permettent de transformer la sous-traitance passive en co-propriété intellectuelle, fiscalisée et valorisée en Tunisie.

 

Financer l’exécution : le rôle souverain du secteur bancaire public

L’objection récurrente face à ces ambitions touche à la disponibilité des capitaux : comment financer des unités de raffinage, des chaînes de conditionnement et des centres de calcul souverains dans un contexte de rigueur budgétaire ? La réponse réside dans la réallocation stratégique du crédit. Le secteur bancaire, et en premier lieu les banques publiques, ne peut plus cantonner son rôle au refinancement passif des dettes d’exploitation ou à la couverture des déficits de gestion des entreprises publiques. Il doit s’imposer comme un banquier de l’exécution industrielle, capable de structurer des financements en Project Finance, d’adosser les crédits à des garanties sur la valeur ajoutée future et d’accompagner l’équipement technologique des filières stratégiques.

La souveraineté économique ne se décrète pas ; elle s’exécute dans les usines, les laboratoires et les réseaux de distribution. Pour le cycle 2026-2030, le choix offert à la Tunisie est binaire : demeurer un sous-traitant vulnérable exposant ses ressources brutes et ses compétences aux chocs extérieurs, ou devenir un hub régional de transformation à haute valeur ajoutée.

C’est en opérant ce saut d’ingénierie industrielle que le pays garantira la stabilité de sa monnaie, la solidité de ses équilibres extérieurs et l’avenir de sa jeunesse.

L’article TRIBUNE – De l’extraction brute à la valeur ajoutée locale : la leçon des matières premières pour la Tunisie (2026-2030) est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Huile d’olive : la Tunisie engrange 4,61 milliards de dinars grâce à 368 000 tonnes exportées

La Tunisie s’apprête à réaliser une performance remarquable sur la scène oléicole internationale. Avec une production estimée à 450 000 tonnes d’huile d’olive pour la campagne 2025-2026, le pays devrait occuper la deuxième place mondiale, derrière l’Espagne, confirmant ainsi son statut d’acteur majeur du marché international. Cette progression témoigne de la vitalité de la filière oléicole tunisienne, portée par un savoir-faire ancestral, des conditions naturelles favorables et une qualité reconnue sur de nombreux marchés étrangers. Véritable pilier de l’agriculture nationale, l’huile d’olive constitue également une source essentielle de recettes en devises pour l’économie du pays.

Les performances à l’exportation illustrent cette dynamique. Entre novembre 2025 et fin juillet 2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint environ 368 000 tonnes, générant des recettes estimées à 4,61 milliards de dinars, en hausse de 44,4 % par rapport à la même période de l’année précédente.

L’Union européenne demeure l’un des principaux débouchés de l’huile d’olive tunisienne, aux côtés d’autres marchés internationaux. Toutefois, un défi majeur persiste : la prédominance des exportations en vrac, qui limite la valorisation du produit et réduit les possibilités de capter une plus grande part de la valeur ajoutée sur le marché mondial.

Dans ce contexte, cette deuxième place mondiale représente bien plus qu’une performance de production. Elle constitue une occasion stratégique pour la Tunisie de renforcer ses marques à l’international, de développer le conditionnement local et de promouvoir davantage son huile d’olive sous sa propre identité.

L’enjeu est désormais de transformer cette réussite quantitative en un levier durable de création de valeur, afin que le rayonnement de l’huile d’olive tunisienne se traduise par des retombées économiques accrues pour les producteurs, les exportateurs et l’ensemble de la filière nationale.

L’article Huile d’olive : la Tunisie engrange 4,61 milliards de dinars grâce à 368 000 tonnes exportées est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌