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Douze morts et plus de 300 blessés dans une attaque contre l’aéroport de Riyad, Trump envisage une riposte contre les Houthis

Au moins douze personnes ont été tuées et 309 blessées dans une attaque survenue samedi 10 octobre 2026 contre l’aéroport international King Khalid de Riyad, selon les autorités saoudiennes. Le royaume accuse les rebelles houthis du Yémen, tandis que les condamnations internationales se multiplient. Donald Trump n’exclut pas une intervention américaine contre les combattants pro-iraniens....

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Tunisie : Les importations de produits pétroliers raffinés russes chutent de 50 %

Les importations tunisiennes de produits pétroliers raffinés en provenance de Russie, notamment des carburants comme le diesel et l’essence, ont chuté de 50 % au cours des neuf premiers mois de 2026. Malgré ce recul, la Russie demeure le premier fournisseur de la Tunisie pour ces produits acheminés par voie maritime, dans un contexte de recomposition des approvisionnements et de tensions sur les marchés énergétiques.

Selon un rapport publié samedi 10 octobre 2026 par la plateforme spécialisée Attaqa, les livraisons russes ont atteint une moyenne de 24 000 barils par jour entre janvier et septembre 2026, contre 48 000 barils par jour durant la même période de 2025.

Ces données, établies par l’Unité de recherche sur l’énergie, basée à Washington, concernent exclusivement les produits pétroliers raffinés transportés par voie maritime et non les importations de pétrole brut.

La part de la Russie passe de 62 % à 36 %

La diminution des livraisons russes dépasse largement le recul global des importations tunisiennes de produits pétroliers raffinés.

Sur les neuf premiers mois de 2026, celles-ci ont diminué de 14 %, passant de 78 000 à 67 000 barils par jour en moyenne annuelle comparée.

La part de la Russie dans ces approvisionnements est ainsi passée d’environ 61,5 % en 2025 à 35,8 % en 2026, sur les périodes considérées.

Dans le même temps, les volumes provenant des autres fournisseurs sont passés d’environ 30 000 à 43 000 barils par jour, selon les chiffres du rapport.

Cette évolution montre une modification importante de la répartition géographique des approvisionnements tunisiens.

Italie, Pays-Bas et Égypte parmi les principaux fournisseurs

Derrière la Russie, l’Italie occupe désormais la deuxième position avec une moyenne de 8 000 barils par jour, suivie des Pays-Bas avec 6 000 barils.

L’Égypte et l’Espagne fournissent chacune environ 5 000 barils par jour. La Tunisie reçoit également des cargaisons en provenance de Grèce, de Chypre, de Turquie et d’Inde.

Les Pays-Bas ont notamment fait leur retour parmi les fournisseurs en mars 2026, après une absence remontant à juin 2024.

L’Égypte a, de son côté, fortement augmenté ses livraisons, alors que ses expéditions vers la Tunisie étaient restées très limitées durant les neuf premiers mois de 2025.

Des restrictions russes sur les exportations de carburants

Le recul des livraisons russes intervient dans un contexte de restrictions imposées par Moscou sur les exportations de certains carburants.

Depuis juillet 2026, la Russie a adopté plusieurs mesures limitant notamment les exportations d’essence et de diesel, afin de préserver son approvisionnement intérieur.

Ces décisions sont intervenues après des perturbations de la production et du raffinage, liées notamment aux attaques ukrainiennes contre des installations pétrolières russes.

Des exemptions ont toutefois été prévues pour certaines catégories d’exportateurs et de livraisons. Ces restrictions constituent un élément d’explication possible, sans suffire à établir les causes exactes de la baisse des importations tunisiennes sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’année.

Cette évolution contraste avec la forte progression des achats tunisiens de produits pétroliers russes observée en 2023, après la réorientation d’une partie des exportations russes vers les marchés nord-africains.

Une facture énergétique tunisienne toujours plus lourde

La diminution des volumes importés ne se traduit pas nécessairement par une réduction de la facture énergétique.

Selon les dernières statistiques de l’Institut national de la statistique (INS), les importations tunisiennes de produits énergétiques, exprimées en valeur, ont augmenté de 28,5 % durant les huit premiers mois de 2026.

Le déficit commercial énergétique s’est ainsi creusé à 8,93 milliards de dinars, contre 7,15 milliards durant la même période de 2025.

Ces chiffres concernent l’ensemble du secteur énergétique et ne permettent pas d’isoler l’effet de la baisse des livraisons russes.

La Tunisie reste fortement dépendante des importations pour satisfaire sa consommation de carburants. Sa seule raffinerie, la STIR de Bizerte, dispose d’une capacité de traitement qui ne couvre qu’environ 30 % des besoins du marché national, selon Attaqa.

Le recul de la part russe et la progression d’autres fournisseurs montrent une recomposition des approvisionnements tunisiens. Reste à déterminer dans quelle mesure cette évolution modifie les conditions d’achat et le coût des carburants pour le pays.

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Diesel russe : Trump réclame le départ de Zelensky, Kyiv mobilise ses alliés

L’accord sur le diesel conclu entre Donald Trump et Vladimir Poutine ouvre une nouvelle crise entre Washington et Kyiv. Alors que le président américain souhaite un changement de dirigeant en Ukraine, Zelensky cherche l’appui des Européens et la Pologne questionne les capacités d’exportation russes.

Donald Trump a estimé, samedi 10 octobre, que l’Ukraine devait choisir un nouveau président capable de conclure un accord avec Moscou. Il reproche à Volodymyr Zelensky les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, auxquelles il attribue une partie des tensions sur les prix du diesel. Ces déclarations interviennent au lendemain de l’annonce d’un accord énergétique avec Vladimir Poutine.

Washington pourrait toucher au partage de renseignements

Au-delà des déclarations présidentielles, la pression américaine pourrait concerner un soutien essentiel à l’Ukraine. Selon le Financial Times, Washington a averti Kyiv que la poursuite des attaques contre les raffineries russes risquait de compromettre le partage de renseignements.

Le journal situe cet avertissement dans les échanges de Miami entre les représentants américains et ukrainiens. Il s’agit toutefois d’une menace rapportée par la presse : aucune suspension effective n’a été publiquement confirmée.

L’assouplissement concernant le diesel est, lui, documenté. La licence générale numéro 135, publiée le 9 octobre par l’Office américain de contrôle des avoirs étrangers, autorise temporairement certaines transactions liées à la vente, à la livraison et à l’importation de diesel russe, y compris aux États-Unis, jusqu’au 7 avril 2027. Cette dérogation ne constitue pas une levée générale des sanctions contre Moscou.

Zelensky cherche à limiter les revenus russes

Pour Kyiv, l’enjeu dépasse le prix du carburant. Zelensky considère que les recettes supplémentaires offertes à la Russie peuvent financer la poursuite de la guerre.

Le 10 octobre, il a échangé avec plusieurs dirigeants européens, notamment Emmanuel Macron et le président finlandais Alexander Stubb. Selon la présidence ukrainienne, sa discussion avec ce dernier a précisément porté sur les revenus russes issus des exportations de produits pétroliers et sur les moyens de limiter la capacité de Moscou à poursuivre le conflit.

La Pologne doute, Moscou ouvre ses exportations

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a soulevé une autre question : d’où viendra le surplus destiné à l’exportation ? Dans une publication sur X rapportée par RBC-Ukraine, il évoque des pénuries de carburant signalées par l’ambassade polonaise jusque dans Moscou. Son intervention met en doute la capacité russe à augmenter rapidement ses livraisons.

La Russie affirme pouvoir répondre à la demande. Selon un communiqué gouvernemental rapporté par Interfax, elle a partiellement levé, le 10 octobre, son interdiction d’exporter du diesel. La décision doit permettre de diriger 500 000 tonnes vers le marché mondial, les entreprises pétrolières devant contractualiser leurs livraisons avec l’accord du gouvernement.

Ces volumes constituent une autorisation d’exportation, et non des cargaisons déjà livrées. Leur mise sur le marché sera un premier test concret de l’accord énergétique qui oppose désormais Washington et Kyiv.

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Tunisie–Congo : Les exportations bondissent de 140 %, le BTP tunisien prospecte Kinshasa

Les exportations tunisiennes vers la République démocratique du Congo (RDC) ont atteint 25,2 millions de dinars au cours des huit premiers mois de 2026, en hausse de 140 % sur un an. Cette progression intervient alors que les entreprises tunisiennes du bâtiment et des travaux publics (BTP) cherchent à renforcer leur présence sur le marché congolais.

Selon le Centre de promotion des exportations (CEPEX), les ventes tunisiennes vers la RDC ont atteint leur niveau le plus élevé jamais enregistré sur les huit premiers mois d’une année. Elles représentaient environ 10,5 millions de dinars durant la même période de 2025, soit une augmentation de près de 14,7 millions de dinars.

Les matériaux de construction figurent parmi les principales catégories de produits exportés vers ce pays, sans que leur part exacte ait été précisée.

Trois entreprises tunisiennes au salon EXPOBETON

C’est dans ce contexte que trois entreprises tunisiennes ont participé à la 12e édition du salon EXPOBETON, organisée du 7 au 10 octobre 2026 à Kinshasa, sous l’égide du CEPEX, en coopération avec l’ambassade de Tunisie en RDC.

Parmi les entreprises présentes figurent notamment SOFAP Bâtiment et LUXOR, actives dans les produits et matériaux de construction, notamment les adjuvants pour béton et les additifs pour ciment.

Cette première participation tunisienne visait à identifier de nouveaux débouchés et à établir des partenariats commerciaux. Le salon a réuni 95 exposants publics et privés, dont des promoteurs immobiliers, des importateurs et des distributeurs de matériaux.

Lors de l’ouverture, le 7 octobre, le président congolais Félix Tshisekedi a visité le pavillon tunisien, accompagné de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Un secteur exportateur tourné vers l’Afrique

Le BTP tunisien dispose déjà d’une activité exportatrice importante. Selon les données du CEPEX, les exportations du secteur avaient atteint 1,28 milliard de dinars en 2022, en progression de 27,5 % sur un an. Le ciment représentait alors 57 % de ces exportations.

Plusieurs marchés africains constituent des débouchés pour les entreprises tunisiennes. Au Sénégal, les exportations tunisiennes ont atteint 144,3 millions de dinars en 2025, dont près de la moitié concernait le bâtiment et les matériaux de construction, selon le CEPEX.

La RDC représente un marché encore modeste, mais sa progression attire l’attention des exportateurs tunisiens. Les besoins en logements, en équipements urbains et en infrastructures offrent des perspectives aux fournisseurs de matériaux et aux entreprises du secteur.

La hausse de 140 % concerne toutefois l’ensemble des exportations tunisiennes vers la RDC, et non uniquement le BTP.

L’enjeu sera désormais de transformer les contacts établis à Kinshasa en commandes et en contrats durables, afin de consolider la présence tunisienne sur ce marché.

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La Goulette : Cinq ans de prison pour Maher Chaâbane et l’ancienne mairesse

L’homme d’affaires Maher Chaâbane et l’ancienne présidente du conseil municipal de La Goulette ont été condamnés à cinq ans de prison chacun par la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, selon Mosaïque FM. Des amendes dépassant deux millions de dinars ont également été prononcées à leur encontre.

D’après les informations rapportées par la radio, le dossier concerne des irrégularités administratives et financières, la falsification de documents ainsi que des infractions légales. La répartition des amendes entre les deux condamnés n’est pas précisée dans les éléments publiés.

Cette décision intervient dans le volet municipal d’une série de procédures judiciaires concernant l’homme d’affaires.

Une enquête sur la gestion municipale engagée en 2024

L’ancienne présidente du conseil municipal de La Goulette avait été placée en garde à vue début juin 2024, puis sous mandat de dépôt quelques jours plus tard.

À l’époque, le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Mohamed Zitouna, avait indiqué que les investigations portaient sur des soupçons de corruption administrative et financière au sein des municipalités de La Goulette et du Kram, en lien avec Maher Chaâbane.

Les faits examinés concernaient notamment l’utilisation présumée de fonctions publiques pour procurer des avantages indus, au détriment de l’administration. L’enquête évoquait également des soupçons d’acceptation d’avantages en contrepartie d’actes liés à la fonction.

Ces éléments décrivent les poursuites annoncées lors de l’instruction en 2024.

Lire aussi: L’ancienne présidente du conseil municipal de La Goulette en garde à vue

Plusieurs procédures concernant l’homme d’affaires

Maher Chaâbane, actif notamment dans l’immobilier et les travaux publics, fait l’objet de plusieurs dossiers judiciaires.

En octobre 2025, la Cour d’appel de Tunis l’avait condamné à deux ans de prison dans une affaire portant sur la constitution de gains à l’étranger sans autorisation préalable de la Banque centrale de Tunisie. Cette procédure concernait un objet différent du dossier municipal de La Goulette. webdo

En mars 2026, une demande de libération avait également été rejetée dans un dossier de corruption et de blanchiment d’argent. En juillet, l’examen d’une affaire le concernant, avec plus d’une dizaine d’autres accusés, avait été reporté au 24 septembre. Les informations disponibles ne permettent pas d’assimiler ces procédures au jugement aujourd’hui rapporté.

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