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L’essor de l’IA va-t-il creuser les inégalités entre pays, comme le redoute le FMI ?

La Chine, les Etats-Unis et l’Inde se disputent la tête de la course à l’intelligence artificielle ( IA) , au bénéfice de pays exportateurs de technologie comme le Japon, la Corée, Taïwan, le Mexique ou la Malaisie. Mais cette dynamique profite-t-elle à tout le monde ?

Cinq des dix premiers acteurs mondiaux de l’IA sont asiatiques, fournissant microprocesseurs haut de gamme, puces mémoire, équipements de fabrication et robotique. Le matériel dédié à l’IA et les produits technologiques associés représentent désormais plus d’un dixième du commerce mondial de marchandises, une part en constante progression selon Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI.

Lors de son discours prononcé à Singapour, quelques jours avant l’assemblée annuelle du Fonds monétaire international à Bangkok, celle-ci a plaidé pour une coopération mondiale accrue dans ce domaine. Sans cela, l’essor de l’IA pourrait exacerber les inégalités entre les différents pays. Un appel qui se heurte toutefois à un obstacle de taille : Donald Trump ne veut pas entendre parler d’une quelconque régulation internationale.

Le FMI estime pourtant que l’IA, si elle est bien mise en oeuvre, pourrait générer au fil du temps jusqu’à un demi-point de pourcentage de croissance mondiale supplémentaire par an. Kristalina Georgieva illustre cette promesse par une comparaison frappante : passer de 3 % à 3,5 % reviendrait à ajouter à l’économie mondiale, sur une décennie, une économie de la taille de l’Asean. Pour tirer parti de ce pouvoir transformateur, elle insiste sur la nécessité de généraliser l’accès à l’IA dans le monde entier, ce qui exige selon elle de la coopération et des garde-fous réglementaires.

Mais ce boom intervient dans un monde où l’énergie est chère, et l’IA accroît un peu plus la demande. Les coûts progressent et entraînent par ricochet ceux des engrais, des denrées alimentaires et des composants industriels essentiels. Cette situation alimente l’inflation tout en freinant la croissance, qui jusqu’ici a plutôt bien résisté aux vents contraires, des guerres en Ukraine et au Moyen-Orient aux tensions commerciales. L’Asie et l’Europe sont particulièrement touchés.

Résultat : les taux d’intérêt grimpent alors que les finances des gouvernements ne sont pas particulièrement saines. Les rendements des obligations souveraines à 10 ans des Etats-Unis, de l’Allemagne et du Japon ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis respectivement 2007, 2009 et 1996, gonflant d’autant la facture de la charge de la dette. En France aussi, les taux sont au plus haut depuis 2008. Dans la zone euro, les écarts de rendement par rapport aux Bunds allemands continuent de se creuser, non seulement pour la France et l’Italie, mais aussi, dans une moindre mesure, pour l’Irlande, le Portugal et d’autres pays qui avaient réussi à réduire leur dette et leurs déficits après la crise de la zone euro.

Kristalina Georgieva déplore l’absence d’action décisive dans les économies avancées très endettées, où l’heure devrait selon elle être à des plans crédibles de consolidation budgétaire à moyen terme. Au cours des dix-sept dernières années, les taux d’intérêt sont restés inférieurs aux taux de croissance du PIB, mais ce différentiel est bien moins favorable aujourd’hui, les taux étant désormais supérieurs à la croissance dans les pays européens et aux Etats-Unis. Concrètement, cela signifie que l’accélération de la croissance nécessaire pour réduire le ratio dette publique sur PIB sans effort budgétaire semble hors de portée à court terme.

 

 

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Assurance : le Lloyd Tunisien encaisse 236,1 MDT de primes

 Le Lloyd Tunisien a porté ses primes acquises non-vie à 236,1 millions de dinars en 2025, mais son résultat net passe de 8,4 à 7,3 millions de dinars. Les comptes seront soumis à l’assemblée générale ordinaire du 13 octobre 2026. Deux contrôles fiscaux sont en cours.

Hausse de l’activité, repli du bénéfice. Les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025 par la Société Tunisienne d’Assurances « Lloyd Tunisien » affichent des primes acquises non-vie de 236,1 millions de dinars, contre 207,3 millions un an plus tôt. Le résultat des activités ordinaires s’établit à 7,8 millions de dinars, contre 8,9 millions. Après un impôt de 0,55 million, le résultat net ressort à 7,3 millions.

La branche automobile pèse 137,5 millions de dinars de primes nettes, contre 118,3 millions (+16 %). L’incendie bondit de 36 % et la grêle de 65 %. La branche groupe gagne 6 %, tandis que les risques divers et le transport reculent chacun de 2 %. En assurance vie, les primes acquises atteignent 3 millions de dinars, soit 21 % de plus qu’en 2024. Les sinistres réglés augmentent de près de 17 %, à 134 millions de dinars. La charge de sinistres non-vie progresse de près de 18 %, à 152,5 millions, et celle de l’assurance vie de plus de 30 %.

Un résultat technique non-vie en forte baisse

Le résultat technique non-vie tombe à 1,5 million de dinars, contre 4,4 millions en 2024. Le résultat technique vie monte à 1,2 million, contre 0,7 million. Les produits des placements s’élèvent à 36,3 millions de dinars (28 millions en 2024), pour des charges de 15,5 millions (12,4 millions).

Le total du bilan passe de 586,4 à 639,8 millions de dinars. Les placements nets atteignent 286,8 millions, soit 39,4 millions de plus. Les capitaux propres avant affectation reculent de 100,7 à 83 millions de dinars, les autres capitaux propres tombant de 22,5 à 5 millions. Les autres dettes grimpent de 109,7 à 164,1 millions, dont un compte courant d’associé de CFI de 62,5 millions, contre 48 millions.

La trésorerie de clôture est de 12,4 millions de dinars, contre 19 millions en 2024, soit une baisse de 6,6 millions. Le flux d’exploitation monte de 1,9 à 9,7 millions. Le flux de financement devient négatif, à 15,5 millions, après 11,3 millions en 2024. Il intègre 7,4 millions de dinars de dividendes et autres distributions, contre 0,08 million un an plus tôt.

 

 

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Classement mondial des géoscientifiques : un trio tunisien se distingue en 2026

Le professeur Younes Hamed, de la Faculté des sciences de Gafsa, domine le classement national Top 1000 Scholar 2026 en géologie et géophysique (2021-2025). Hakim Gabtni et Mohamed Soussi complètent le podium, classés 38e et 39e mondiaux.

Le classement international Top 1000 Scholar, qui porte sur la période 2021-2025, a livré son verdict pour l’année 2026 : trois chercheurs tunisiens figurent aux premiers rangs nationaux dans la catégorie des études géologiques et géophysiques. Cette liste évalue un millier de scientifiques à l’échelle mondiale.

Younes Hamed, professeur à la Faculté des sciences de Gafsa, occupe la première position nationale. Il devance Hakim Gabtni, du Centre de recherches et des technologies des eaux, classé deuxième au niveau national et 38e mondial. Mohamed Soussi, professeur de géologie à l’Université de Tunis El Manar, prend la troisième place nationale et le 39e rang mondial.

La présence de ces trois spécialistes parmi les quarante premiers mondiaux met en lumière la contribution des compétences tunisiennes au développement des sciences de la Terre, en particulier dans le domaine des ressources en eau souterraine. Elle illustre aussi le rôle des institutions académiques tunisiennes et du Centre de recherches et des technologies des eaux dans l’accompagnement de la recherche scientifique et le renforcement de son rayonnement international.

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Location-vente : un nouveau projet résidentiel confié à la SNIT à Fouchana

La Société nationale immobilière de la Tunisie (SNIT) est désignée pour réaliser un projet résidentiel à Fouchana, dans le gouvernorat de Ben Arous, au titre du programme de « location-vente ». Un arrêté de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, paru au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), prévoit une réalisation par marché public en formule « clé en main ».

C’est par un arrêté de la cheffe du gouvernement que la présidence du gouvernement a confié à la Société nationale immobilière de la Tunisie la réalisation d’un projet résidentiel dans la région de Fouchana, au gouvernorat de Ben Arous. Publié dans le dernier numéro du Journal officiel de la République tunisienne, le texte précise que l’ouvrage sera exécuté dans le cadre d’un marché public, selon la formule « clé en main ». Il indique que ce projet fait partie des mécanismes de mise à disposition de logements.

La décision s’inscrit dans le programme de « location-vente », que le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a lancé dans le cadre du plan de développement 2026-2030. Le dispositif s’adresse aux ménages à revenus faibles et intermédiaires, qu’il entend aider à accéder à la propriété d’un logement décent. Son principe : le bénéficiaire règle des loyers mensuels, et ce paiement aboutit au transfert de la propriété du logement.

Le programme repose sur la construction de logements sociaux par des promoteurs immobiliers publics, parmi lesquels la SNIT et la Société de promotion des logements sociaux (Sprols). Ces opérateurs bénéficient d’un appui pour la mobilisation du foncier, la réalisation des études, les travaux d’aménagement et de construction, ainsi que l’accomplissement des procédures administratives requises.

Le dispositif vise aussi à alléger la charge que représente l’achat d’un logement pour les ménages ciblés. Ceux-ci peuvent en régler la valeur par des mensualités adaptées à leurs moyens, au lieu de recourir exclusivement aux crédits immobiliers classiques. Il tend, en outre, à renforcer le rôle social de l’État en matière de logement.

Selon les données du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, quelque 5 000 logements doivent être construits par ce biais entre 2026 et 2030, pour un coût estimatif avoisinant 750 millions de dinars.

Pour encadrer l’accès à ces logements, le ministère s’emploie à mettre en place une plateforme numérique d’inscription. Elle doit simplifier les démarches et garantir la transparence ainsi que l’égalité des chances entre les candidats, parallèlement à l’avancement des projets résidentiels.

Le texte relatif au projet de Fouchana ne mentionne ni le nombre de logements envisagés, ni leur coût, ni les délais de livraison. Il ne donne pas non plus de précisions sur l’ouverture des candidatures pour ce projet.

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