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Le dollar canadien chute après des pertes d’emplois surprises

Le dollar canadien s’est affaibli après une baisse inattendue et marquée de l’emploi, qui a renforcé les inquiétudes concernant l’économie du pays et réduit les anticipations d’une hausse des taux d’intérêt de la Banque du Canada ce mois-ci.

Le dollar américain s’échangeait à environ 1,4280 dollar canadien, en hausse de 0,37%, selon le dernier instantané de marché ‘Invest’ disponible vendredi 9 octobre. L’économie du Canada a perdu 68 300 emplois en septembre, selon Statistique Canada, dépassant largement les prévisions des économistes qui tablaient sur un gain de 9 200 postes. Ce recul fait suite à une perte de 41 700 emplois en août… Le taux de chômage est passé de 6,4 à 6,5%.

Ce rapport a compliqué les perspectives de politique monétaire de la Banque du Canada à l’approche de sa réunion du 28 octobre. Un marché du travail en détérioration pourrait dissuader les décideurs d’augmenter les taux d’intérêt, même si les risques persistants d’inflation et la hausse des prix de l’énergie demeurent des préoccupations. Les investisseurs chercheront à déterminer si ce recul de l’emploi signale une dégradation plus large de la dynamique économique.

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Golfe du Mexique : 72 % de la production pétrolière gelée en raison de l’ouragan Isaias

Les compagnies énergétiques américaines s’orientent vers une suspension généralisée de la production de pétrole et de gaz dans le golfe du Mexique, alors que l’ouragan Isaias se dirige vers les côtes de Floride.

Plus précisément, les producteurs ont cessé vendredi 9 octobre de pomper environ 1,5 million de barils de pétrole et 1,3 milliard de pieds cubes de gaz naturel par jour, contre. Selon le Bureau américain de la sécurité et de l’application des réglementations environnementales/Administration des minéraux marins, ces quantités représentent près de 72 % de la production pétrolière et 59 % de la production de gaz naturel dans le golfe du Mexique.

Dans le même temps, les autorités ont évacué le personnel de 129 plateformes de production — un nombre correspondant à 35 % du total des 371 installations habitées de la région — ainsi que de huit foreuses flottantes à position fixe.

Le secteur offshore fédéral du golfe du Mexique produit environ 2 millions de barils de pétrole (environ 15 % de la production nationale totale des États-Unis) et une moyenne de 2,1 milliards de pieds cubes de gaz naturel par jour, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Isaias, le premier ouragan de la saison 2026 dans l’Atlantique, s’est intensifié en catégorie 3 et se déplace vers le nord-nord-est. Le Centre national des ouragans (NHC) prévoit que le phénomène devrait s’affaiblir une fois qu’il aura touché terre.

L’ouragan pourrait affecter la production pétrolière du golfe du Mexique à hauteur d’environ 7,2 millions de barils, selon le cabinet de conseil Earth Science Associates. Ce dernier a revu à la baisse ses prévisions initiales, qui tablaient sur 9 millions de barils, suite au déplacement de la trajectoire de la tempête plus à l’est.

D’après le modèle des sciences de la Terre, les entreprises les plus exposées à ce phénomène sont BP, Chevron, ENI, Murphy Oil et Shell. Shell a annoncé jeudi soir avoir terminé l’évacuation des installations d’Appomattox, Mars, Ursa, Olympus et Vito, tout en maintenant la production à l’arrêt sur les quatre dernières. De son côté, Chevron a évacué la majeure partie de son personnel du golfe du Mexique, conservant quatre plateformes opérationnelles et suspendant l’activité sur les cinq autres.

« Sur nos installations terrestres, nous continuons à mettre en œuvre les protocoles établis de préparation aux tempêtes et nous surveillons de près la trajectoire prévue de l’ouragan », a déclaré Chevron dans un communiqué vendredi.

Par ailleurs, le cabinet d’analyse Energy Aspects estime que des raffineries d’une capacité totale d’environ 500 000 barils par jour se trouvent sur la trajectoire des intempéries, notamment les installations de Pascagoula, dans le Mississippi.

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Trump annonce un accord avec Poutine pour importer du diesel russe

Donald Trump annonce un accord avec Vladimir Poutine portant sur plus de 4,8 millions de tonnes de diesel russe, avec des premières livraisons annoncées immédiatement. Cette décision marque un changement notable dans la politique américaine à l’égard de Moscou.

Donald Trump a annoncé, vendredi 9 octobre 2026, un accord avec le président russe Vladimir Poutine destiné à accroître les approvisionnements en diesel des marchés américain et international. Selon le président américain, la Russie doit fournir plus de 300 000 tonnes dans l’immédiat, puis 500 000 tonnes en novembre et un million de tonnes supplémentaires dans la période suivante.

À ces volumes s’ajouteraient trois millions de tonnes, dont la livraison dépendrait notamment de l’état des raffineries russes. Le total annoncé dépasse ainsi 4,8 millions de tonnes, sans que le calendrier précis de l’ensemble des expéditions ni leurs modalités commerciales aient été entièrement détaillés. Trump a présenté cet accord comme un moyen de faire baisser rapidement les prix du diesel aux États-Unis et sur les marchés internationaux. Il intervient à quelques semaines des élections américaines de mi-mandat du 3 novembre, alors que la hausse des carburants alimente les inquiétudes des ménages, des agriculteurs et des transporteurs.

Un assouplissement des sanctions américaines

L’annonce s’accompagne d’une décision du département américain du Trésor autorisant temporairement certaines opérations portant sur du diesel d’origine russe. La dérogation permet notamment la vente, la livraison et l’importation de cargaisons concernées, dans les conditions définies par la licence américaine, jusqu’en avril 2027. Cette mesure contraste avec la politique de restriction des achats d’énergie russe menée par Washington depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Elle intervient également après le renforcement récent du dispositif américain de sanctions visant Moscou et ses revenus énergétiques.

L’administration Trump justifie cette inflexion par la nécessité d’accroître rapidement l’offre disponible. La guerre contre l’Iran et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont réduit les approvisionnements en produits raffinés et contribué à la hausse des prix. Le diesel est particulièrement sensible à ces tensions en raison de son rôle dans le transport routier, l’agriculture et une grande partie de l’activité industrielle.

Un effet sur les prix qui reste incertain

Les analystes se montrent toutefois prudents sur les conséquences de l’accord. L’arrivée de nouvelles cargaisons russes pourrait détendre certaines tensions régionales, mais elle ne garantit pas une augmentation équivalente de l’offre mondiale disponible. Une partie des volumes exportés par la Russie pourrait simplement être redirigée vers les États-Unis au détriment d’autres acheteurs, lesquels devraient alors trouver des fournisseurs de remplacement. Dans ce scénario, l’effet net sur les prix internationaux serait limité.

La situation est d’autant plus complexe que les perturbations au Moyen-Orient affectent les capacités d’approvisionnement en produits raffinés. Même si les livraisons russes reprennent, le rétablissement des flux ne suffira pas nécessairement à compenser les volumes manquants ni à ramener rapidement les prix à leurs niveaux antérieurs au conflit. L’incertitude porte également sur la capacité de la Russie à honorer les quantités annoncées. Les attaques ukrainiennes contre des infrastructures pétrolières russes ont affecté le fonctionnement de certaines raffineries et contribué aux restrictions imposées par Moscou sur les exportations de diesel. Le vice-premier ministre russe Alexandre Novak a indiqué que les restrictions à l’exportation seraient levées plus tôt que prévu, tout en affirmant que les besoins du marché intérieur seraient couverts.

Kiev dénonce un soutien économique à Moscou

L’accord a provoqué une réaction vivement critique du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Celui-ci estime que la reprise des ventes de produits pétroliers russes risque de procurer de nouvelles ressources financières à Moscou alors que la guerre en Ukraine se poursuit. Cette annonce intervient au moment où des responsables ukrainiens, américains et européens participent à des discussions sur les perspectives d’un règlement du conflit. Elle risque de compliquer les relations entre Washington et Kiev, déjà marquées par des divergences sur les objectifs militaires et les conditions d’un éventuel cessez-le-feu.

Pour l’administration américaine, la priorité affichée est de soulager le marché des carburants et de réduire les coûts supportés par les consommateurs et les entreprises. Pour l’Ukraine et plusieurs critiques de l’accord aux États-Unis, l’assouplissement des restrictions énergétiques pourrait toutefois affaiblir la pression économique exercée sur la Russie.

Un marché toujours sous tension

L’accord Trump-Poutine illustre les arbitrages auxquels sont confrontés les pays importateurs lorsque la sécurité des approvisionnements entre en conflit avec leurs objectifs diplomatiques et leurs régimes de sanctions. Son efficacité dépendra de la rapidité des livraisons, de la capacité des raffineries russes à fournir les volumes promis et de l’évolution des perturbations au Moyen-Orient. À court terme, les cargaisons supplémentaires pourraient offrir un répit à certains acheteurs. Elles ne constituent cependant pas, à elles seules, une garantie de baisse durable des prix du diesel.

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