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La Tunisienne Hadhami Hammi est aujourd’hui experte en suivi-évaluation auprès de la ZLECAf

Comment savoir si un projet a réellement changé quelque chose ? La question guide le travail de Hadhami Hammi Gharbi, experte tunisienne en suivi, évaluation et apprentissage au Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), au Ghana. Forte de plus de dix ans d’expérience dans la coopération internationale, elle s’attache à faire des données un outil de décision et des résultats une source d’apprentissage. Peu connue du grand public, cette experte tunisienne revient aujourd’hui sur son parcours dans un entretien accordé à Managers.

Rien ne la destinait particulièrement à ce métier. Après des études d’anglais, une première occasion dans une organisation non gouvernementale lui ouvre les portes du développement international. Elle découvre alors un univers où les projets se construisent au contact du terrain, avec des objectifs à atteindre, des financements à gérer et des bénéficiaires dont les besoins ne se résument pas toujours aux chiffres d’un rapport. La curiosité fait son chemin et devient le fil conducteur de sa carrière.

Un passage chez Deloitte vient ensuite affiner sa compréhension des organisations. Son rôle, davantage axé sur la formation que sur la gestion opérationnelle des projets, lui fait prendre la mesure d’un ressort essentiel de leur réussite. Une stratégie, même bien conçue, reste lettre morte si les équipes ne disposent pas des compétences nécessaires pour la mettre en œuvre. Former, c’est donc aussi préparer une organisation à mieux travailler, à gagner en autonomie et à atteindre ses objectifs. Cette expérience nourrit son intérêt pour le management stratégique et la gouvernance, qu’elle approfondira par un Executive MBA à l’Université Paris-Dauphine.

Le suivi-évaluation s’impose progressivement comme son domaine de spécialité. Derrière cette appellation technique se cache un exercice de lucidité. Un programme peut respecter son calendrier, organiser toutes les activités prévues et dépenser les fonds alloués sans obtenir les changements espérés. Il faut alors regarder les résultats de près, comprendre les écarts et déterminer ce qui mérite d’être corrigé. “Mon rôle consiste à transformer les données en décisions, les résultats en enseignements et les enseignements en leviers d’action”, explique-t-elle.

En Tunisie, ses missions auprès de programmes soutenus par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) la conduisent à travailler sur l’emploi des jeunes, le développement des PME et la gouvernance. Parmi ses expériences figure la plateforme Monitoring and Evaluation for Tunisia and Libya, mise en œuvre par IBTCI pour la mission de l’USAID en Tunisie. Elle y assure l’appui au suivi-évaluation d’un portefeuille de 11 programmes et de plus de 15 partenaires. La coordination des évaluations, la vérification de la qualité des données et la préparation d’analyses destinées aux responsables exigent une attention constante aux faits. Elle intervient également sur des programmes tels que Tunisia Jobs, TADAEEM et MA3AN.

Ces expériences lui enseignent une chose essentielle. Évaluer ne consiste pas à distribuer des bons ou des mauvais points. Il faut comprendre pourquoi une action fonctionne, repérer les obstacles et donner aux équipes les moyens d’améliorer leur travail. La démarche relève autant de l’analyse que de l’apprentissage. Elle permet de tirer parti des erreurs, d’affiner les méthodes et d’éviter que les mêmes difficultés ne se reproduisent.

Au Ghana, au sein du Secrétariat de la ZLECAf, son travail prend une autre ampleur. Elle assure le leadership technique du suivi-évaluation à l’échelle de l’institution et contribue à apprécier les effets des initiatives menées dans les pays membres pour favoriser les échanges de biens et de services. La tâche exige de rapprocher des priorités nationales parfois différentes, de suivre les avancées et de produire des éléments suffisamment solides pour éclairer les décisions.

Elle contribue notamment au programme Youth at Work, lancé en 2025 avec un financement de 49 millions de dollars de la Mastercard Foundation. Prévu sur la période 2025-2028, le programme entend renforcer la participation économique des jeunes Africains, notamment par l’entrepreneuriat, la formation professionnelle et l’accès à l’emploi. Pour une spécialiste du suivi-évaluation, la question déterminante est celle du passage à l’acte. Les formations débouchent-elles sur des emplois ? Les jeunes entrepreneurs parviennent-ils à développer leurs activités ? Les dispositifs proposés répondent-ils aux besoins du marché ? Autant de questions auxquelles les données doivent permettre d’apporter des réponses.

Autre chantier, le Continental Agri-Trade Action Plan, élaboré par la ZLECAf avec le Rwanda et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA). Ce plan vise à lever les obstacles au commerce agricole intra-africain, à renforcer les chaînes de valeur régionales et à faciliter l’accès des producteurs aux marchés. Hadhami Hammi Gharbi contribue à son élaboration et travaille avec les gouvernements pour soutenir son adoption et sa mise en œuvre.

La Tunisie a tout intérêt à suivre ces évolutions de près. L’huile d’olive, les dattes et d’autres productions nationales peuvent trouver de nouveaux débouchés sur le continent, pour peu que les entreprises disposent des relais commerciaux, des solutions logistiques et des informations nécessaires. “L’enjeu pour la Tunisie n’est pas seulement d’être présente sur le marché africain, mais de se positionner durablement dans les dynamiques de valeur du continent”, souligne-t-elle. L’intégration africaine ne prendra pleinement son sens que si les possibilités ouvertes par l’accord se traduisent en commandes, en partenariats et en activité pour les entreprises.

La suite de son parcours s’inscrit dans cette recherche d’une décision mieux éclairée. Hadhami Hammi Gharbi souhaite approfondir le pilotage de la performance des institutions et des politiques publiques. Elle s’intéresse aussi à l’analyse des données, à la transformation numérique et aux usages responsables de l’intelligence artificielle dans son métier. Ces outils peuvent aider à repérer plus rapidement les tendances et les risques, à condition de conserver des données fiables et de ne pas abandonner le jugement humain aux algorithmes.

Sa conviction tient en quelques mots. “Mesurer le progrès est nécessaire, mais la réelle valeur ajoutée de mon expertise est d’aider les institutions à mieux mettre en œuvre les actions, à maîtriser les risques et à adopter le principe de l’amélioration continue”. Dans cette discipline, les chiffres ne racontent jamais toute l’histoire. Encore faut-il savoir les interpréter, comprendre ce qu’ils taisent et en tirer les décisions qui feront la différence.

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Sénégal : 998 milliards de FCFA annoncés pour électrifier tout le pays d’ici 2029

Le Sénégal a annoncé 998 milliards de FCFA d’engagements financiers pour atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici 2029. Présentée le 6 octobre 2026, cette enveloppe dépasse plus de deux fois les besoins de financement résiduels, estimés à 395,8 milliards de FCFA. Mais ces engagements restent à concrétiser.

Sur le montant annoncé, 181 milliards de FCFA proviennent des partenaires techniques et financiers, contre 817 milliards apportés par le secteur privé. La stratégie prévoit notamment l’extension des réseaux électriques, le déploiement de mini-réseaux solaires et l’installation de systèmes solaires domestiques. Le défi reste important : 6 471 localités n’ont pas encore de financement identifié. À fin 2024, le taux d’accès à l’électricité atteignait 86,2 % au niveau national, contre 69,8 % en milieu rural.

Le précédent de 2021 invite à la prudence. À l’époque, des intentions de financement et des propositions d’investissement avaient également été annoncées pour atteindre l’accès universel en 2025, sans que cet objectif soit réalisé.

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À 85 ans, Navi Pillay, fille d’un chauffeur de bus, remporte le Nobel de la paix 2026

Le prix Nobel de la paix 2026 a été attribué, vendredi 9 octobre, à la juriste sud-africaine Navanethem “Navi” Pillay, pour son engagement en faveur de la paix et du droit international, a annoncé le Comité Nobel norvégien. À 85 ans, elle est récompensée pour une carrière qui l’a menée des tribunaux sud-africains aux plus hautes instances judiciaires internationales.

Source: Université Harvard.

Née en 1941 à Durban, dans une famille d’origine tamoule indienne et fille de chauffeur de bus, Navi Pillay grandit sous l’apartheid. En 1967, elle devient la première femme à ouvrir un cabinet d’avocats dans la province du Natal. Elle défend notamment des militants opposés au régime ségrégationniste, avant d’être nommée, en 1995, première femme noire à siéger à la Haute Cour de cette province.

Son parcours prend ensuite une dimension internationale. En 1999, elle rejoint le Tribunal pénal international pour le Rwanda, dont elle devient présidente. Elle contribue aux travaux judiciaires qui ont marqué la reconnaissance du viol et des violences sexuelles comme crimes pouvant relever du génocide et des crimes contre l’humanité. Elle devient ensuite juge à la Cour pénale internationale, où elle exerce de 2003 à 2008.

De 2008 à 2014,  la juge occupe le poste de Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Elle poursuit ainsi son travail sur les droits fondamentaux et la responsabilité des États et des individus. En 2019, elle est nommée juge ad hoc à la Cour internationale de Justice dans l’affaire opposant la Gambie au Myanmar, liée aux accusations de génocide contre la minorité rohingya.

En lui décernant le Nobel de la paix, le Comité Nobel met en avant sa contribution au développement du droit international et au renforcement des mécanismes judiciaires chargés de poursuivre les crimes les plus graves. Son parcours illustre celui d’une juriste qui a consacré plusieurs décennies à faire évoluer la justice, des juridictions nationales aux institutions internationales.

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Vacances d’hiver : les professionnels du tourisme veulent prolonger la période jusqu’au 1er janvier

La Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien (FI2T) demande de revoir le calendrier des vacances scolaires d’hiver 2026-2027. Elle propose de prolonger la période de congé jusqu’au 1er janvier 2027, afin de permettre aux familles de profiter davantage des offres touristiques de fin d’année et de soutenir l’activité des professionnels du secteur.

Dans un communiqué publié le vendredi 9 octobre 2026, la fédération estime que le calendrier actuel, qui fixe les vacances du 14 au 27 décembre 2026, limite les possibilités de développer les séjours autour des fêtes de fin d’année. Cette période représente habituellement une occasion de stimuler le tourisme intérieur, notamment grâce aux déplacements des familles.

L’enjeu dépasse les établissements hôteliers. Les agences de voyages, les structures d’hébergement alternatif, les restaurants et les autres prestataires touristiques pourraient également être concernés par une évolution du calendrier. Pour ces entreprises, une période de congé plus longue pourrait contribuer à soutenir la demande et à mieux répartir l’activité sur la fin de l’année. La FI2T propose également d’organiser les vacances scolaires par rotation entre les cinq régions du pays. L’objectif serait de répartir plus efficacement la fréquentation touristique, en particulier dans les régions intérieures, de limiter la pression sur les capacités d’accueil et de donner à davantage de familles la possibilité de voyager dans de meilleures conditions.

La fédération met aussi en avant l’emploi saisonnier. Selon elle, une période de vacances prolongée pourrait étendre la durée d’activité des travailleurs du tourisme, dont les revenus dépendent souvent de périodes de forte demande concentrées sur quelques semaines. Ces propositions restent des demandes professionnelles : aucune modification du calendrier scolaire n’est confirmée à ce stade. Leur mise en œuvre nécessiterait un dialogue avec le ministère de l’Éducation et les autres parties concernées.

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Environnement : Enda récompense trois initiatives tunisiennes et annonce l’ouverture du prix à l’Afrique

La première édition du Prix Michael Philip Cracknell pour l’Environnement a récompensé trois projets engagés dans la protection des écosystèmes tunisiens. Doté de 100 000 dinars au total, ce prix devrait s’ouvrir aux initiatives africaines dès sa prochaine édition, selon Essma Ben Hamida, cofondatrice d’Enda.

Trois initiatives tunisiennes se partagent les 100 000 dinars de la première édition du Prix Michael Philip Cracknell pour l’Environnement, lancé par Enda en hommage à son cofondateur, décédé le 4 juillet 2024. La cérémonie de remise des prix s’est tenue le 8 octobre 2026 au Musée national du Bardo, avec l’ambition de soutenir des projets capables d’apporter des réponses concrètes aux défis environnementaux du pays. Le premier prix, doté de 50 000 dinars, a été attribué à Houssem Hamdi pour Soli Green, porté par Tounes Clean Up. Mohamed Rammeh a remporté le deuxième prix, d’une valeur de 30 000 dinars, pour Zigofiltre, associé à Wayout. Le troisième prix, doté de 20 000 dinars, revient à Firas Khelifi pour Jninet El Hafsia, porté par Blue Fish. Au-delà de la récompense financière, Enda entend donner aux porteurs de projets les moyens de consolider leurs initiatives et de changer d’échelle.  « L’objectif est de mobiliser de nouveaux acteurs, notamment des jeunes entrepreneurs et des associations, autour de la réduction des déchets, de la protection de la biodiversité, de la préservation de l’eau et du développement des énergies renouvelables » explique Essma Ben Hamida.

200 candidatures, des projets venus de tout le pays

Lancée le 4 juillet 2026, cette première édition a enregistré 200 candidatures, dont 171 déposées dans les délais, provenant des 24 gouvernorats. Après vérification, 93 dossiers ont fait l’objet d’une évaluation technique, avant que 33 initiatives soient soumises au jury. Dix finalistes ont ensuite été auditionnés le 19 septembre. Les projets examinés illustrent les priorités environnementales des porteurs d’initiatives en Tunisie. Selon les chiffres communiqués par Enda, 53 % des projets évalués techniquement concernent les déchets et l’économie circulaire, près de 30 % portent sur l’eau et la résilience climatique, tandis que 12 % s’intéressent à l’agriculture, aux sols et à la biodiversité. Les startups, entrepreneurs et porteurs individuels représentent 69 % des candidatures, signe de la place occupée par l’initiative entrepreneuriale dans cette dynamique.

Pour Essma Ben Hamida, ce prix répond aussi à un enjeu de transmission. Après plusieurs décennies d’engagement dans le développement économique et social, Enda veut s’appuyer sur d’autres acteurs pour poursuivre le travail engagé. « Des acteurs plus jeunes, plus robustes, qui ont encore l’envie et l’énergie pour continuer le combat », a-t-elle expliqué. Le projet lauréat de Houssem Hamdi illustre cette volonté de faire converger environnement et activité économique locale. Soli Green vise la plantation de 12 millions d’arbres d’essences locales à l’horizon 2035, en associant les populations aux projets économiques liés aux forêts tunisiennes. « Nous avons déjà atteint 2,2 millions d’arbres », a indiqué Houssem Hamdi, selon sa déclaration en tunisien. Le projet ambitionne également de mobiliser 1 000 femmes et plus de 5 000 bénévoles. Le montant de 50 000 dinars attribué par le prix vient ainsi soutenir une initiative qui associe restauration des écosystèmes, participation citoyenne et développement local.

Un prix appelé à dépasser les frontières tunisiennes

L’annonce la plus marquante de la cérémonie concerne la prochaine étape du concours. Essma Ben Hamida a indiqué que le prix devrait devenir africain dès 2027. Cette ouverture fait suite notamment à la réception, lors de cette première édition, d’une candidature malienne qui n’a pas pu être retenue, le concours étant alors réservé aux initiatives tunisiennes. Cette évolution pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de coopération entre entrepreneurs, associations et acteurs environnementaux du continent. Elle devra toutefois se traduire par des modalités concrètes pour la prochaine édition. La cérémonie a également été l’occasion de présenter l’édition tunisienne du Manuel pour le citoyen du monde, en présence de ses coauteurs Roberto Savio et Giuliano Rizzi. Traduit en français et en arabe, cet ouvrage compte 19 chapitres consacrés aux grands enjeux contemporains. Enda prévoit de le diffuser dans les maisons de jeunes, les universités et les lycées afin de sensibiliser les nouvelles générations aux défis mondiaux et à leur capacité d’action.

En réunissant soutien financier, mobilisation citoyenne et transmission des connaissances, Enda cherche ainsi à inscrire l’héritage de Michael Philip Cracknell dans une dynamique plus large : faire émerger des solutions environnementales concrètes en Tunisie, puis étendre cette démarche à l’échelle africaine.

 

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Le groupe espagnol ARSAM prépare une extension de ses activités en Tunisie

Le groupe espagnol Suministros Arsam prévoit d’étendre prochainement les activités de sa filiale tunisienne. L’annonce a été faite par son CEO, Jaime Samon, lors d’une rencontre tenue le 8 octobre 2026 au siège de FIPA-Tunisia, consacrée au développement de l’entreprise dans le secteur des composants automobiles.

Jaime Samon a été reçu par Jalel Tebib, directeur général de FIPA-Tunisia et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (TIA). Il était accompagné de Marouen Hammada, directeur général d’ARSAM Tunisie, et de Mohamed Chorfi, avocat d’affaires de la société, présent dans le cadre des échanges liés à cette démarche de développement.

Cette extension doit permettre à l’entreprise de suivre la progression de ses activités sur le marché tunisien. Les discussions ont également porté sur les incitations prévues par la législation nationale sur l’investissement, que la filiale pourrait mobiliser pour accompagner son projet. À cette occasion, Jalel Tebib a souligné le potentiel du secteur des composants automobiles et son importance dans le tissu industriel du pays. Les deux parties ont convenu de poursuivre leur collaboration afin de concrétiser l’investissement dans les meilleurs délais.

Fondée en Espagne, Suministros Arsam dispose de plus de 70 ans d’expérience dans la distribution de fournitures industrielles, le conseil technique et l’ingénierie MRO, qui regroupe les activités de maintenance, de réparation et les opérations nécessaires au bon fonctionnement des équipements. Le groupe accompagne plus de 4 000 entreprises en Europe et au Maghreb dans l’optimisation de leurs processus d’usinage, d’assemblage et de logistique.

Implantée à Sousse, ARSAM Tunisie propose notamment des solutions de Lean Manufacturing, une approche visant à améliorer l’efficacité des processus de production, ainsi que des structures tubulaires modulaires destinées aux grandes entreprises locales du câblage automobile. Ces équipements contribuent à organiser les postes de travail et à fluidifier les opérations industrielles.

En plus de la Tunisie, Suministros Arsam est présent au Portugal et au Maroc. Le projet d’extension annoncé confirme la volonté du groupe de développer davantage ses activités sur le marché tunisien, notamment auprès des industriels de la filière automobile.

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Dhekra Mahmoud, une Tunisienne parmi les 35 chercheuses distinguées par L’Oréal-Unesco en France

Un système informatique peut-il être considéré comme sûr sans que sa fiabilité soit démontrée mathématiquement? C’est la question au cœur des recherches de Dhekra Mahmoud, dont le nom figure parmi les 35 lauréates du prix L’Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science France 2026. La chercheuse est distinguée dans la catégorie “IA et modélisation”, pour ses travaux visant à prouver la sécurité des systèmes numériques.

À l’heure où les entreprises multiplient les échanges dématérialisés et où les données occupent une place croissante dans leur activité, la fiabilité des systèmes informatiques ne relève plus seulement d’un enjeu technique. Elle conditionne aussi la protection des informations, la sécurité des transactions et la confiance accordée aux outils numériques. C’est dans cet environnement que s’inscrivent les recherches de Dhekra Mahmoud.

Son approche repose sur les mathématiques formelles, qui permettent d’examiner le fonctionnement d’un système et de démontrer certaines propriétés de sécurité. Il ne s’agit donc pas uniquement de rechercher des failles après leur apparition, mais de vérifier, par le raisonnement mathématique, si un dispositif répond aux exigences attendues. Ces travaux s’inscrivent dans un domaine particulièrement important pour la cryptographie et la sécurisation des communications numériques.

Cette distinction intervient dans le cadre de la 20e édition française du prix L’Oréal-Unesco, dont le palmarès 2026 rassemble 35 doctorantes et post-doctorantes sélectionnées parmi plus de 800 candidatures. Leurs recherches couvrent des disciplines allant de la biologie à la physique, en passant par les mathématiques, l’informatique et l’ingénierie.

Dhekra Mahmoud figure aux côtés de chercheuses qui explorent d’autres facettes de la sécurité et des technologies émergentes. Anne Josiane Kouam étudie notamment les moyens de protéger la vie privée à l’ère de l’intelligence artificielle, tandis que Johanna Loyer travaille sur le chiffrement face aux capacités des futurs ordinateurs quantiques. Ces recherches répondent à des questions différentes, mais toutes touchent à la manière dont les technologies peuvent être rendues plus fiables.

Le prix distingue chaque année de jeunes scientifiques à une étape déterminante de leur parcours. Au-delà de la reconnaissance accordée à leurs travaux, il prévoit une dotation financière et un accompagnement destiné à soutenir leur développement professionnel. La cérémonie de remise des prix s’est déroulée le 7 octobre 2026 à l’Académie des sciences, à Paris.

Créé en 1998, le programme international L’Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science entend renforcer la place des femmes dans la recherche. Selon les données de l’Unesco citées par les organisateurs, elles représentent environ un tiers des chercheurs dans le monde. La faible représentation féminine dans plusieurs disciplines scientifiques et technologiques demeure ainsi un enjeu pour les institutions de recherche.

 

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SAPRI 2026: après 19 ans d’absence, le salon industriel revient au Kram

Après près de deux décennies d’absence, le Salon international des pièces de rechange, des équipements et des services industriels (SAPRI) revient du 17 au 20 novembre 2026 au Parc des expositions du Kram. Pour cette 10e édition, les organisateurs attendent près de 250 exposants, 120 experts et intervenants internationaux et quelque 15 000 visiteurs. Au programme, des rencontres d’affaires, des démonstrations technologiques et des échanges autour des nouveaux défis de l’industrie.

L’un des principaux rendez-vous de cette édition sera consacré aux rencontres professionnelles. Près de 1 000 réunions B2B sont prévues entre les entreprises et les experts présents. Des participants venus notamment de France, d’Italie, du Japon, de Singapour, d’Afrique du Sud, du Congo, de Mauritanie, du Cameroun, d’Algérie et de Libye sont attendus. L’occasion, pour les entreprises tunisiennes, de nouer des contacts, d’explorer des pistes de coopération et de présenter leurs compétences à des partenaires étrangers.

Organisé par le Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime), sous la tutelle du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, en partenariat avec la Société de la Foire internationale de Tunis, le SAPRI n’avait plus été organisé depuis 2007. Son retour intervient dans un contexte où les industriels doivent composer avec des évolutions rapides, entre digitalisation des procédés, recherche de performance et nouvelles exigences environnementales.

Ces enjeux se retrouveront dans les différents espaces du salon, qui s’étendra sur environ 7 000 m² et sera organisé en sept villages thématiques. La maintenance industrielle, la métrologie, le contrôle industriel et la transition écologique seront notamment à l’honneur. Les industries lourdes, dont les secteurs minier, pétrolier et cimentier, auront également leur place.

Les visiteurs pourront découvrir des solutions liées à l’industrie 4.0, aux technologies de production, à l’ingénierie, à la normalisation et aux essais non destructifs. La transition énergétique et la digitalisation feront aussi partie des thèmes abordés. Pour les entreprises, ces technologies représentent autant de pistes à explorer pour moderniser leurs équipements, améliorer leurs opérations et mieux maîtriser leurs coûts.

Le programme prévoit par ailleurs plusieurs rendez-vous destinés à mettre en avant les compétences et l’innovation. Le Grand Prix de la Maintenance 2026 récompensera les initiatives dans les domaines de la maintenance industrielle et de la métrologie. De son côté, le Makeathon Africa by Cetime réunira des startups et des ingénieurs autour de la conception de prototypes innovants en matière de maintenance prédictive.

Cette dernière vise notamment à anticiper les pannes avant qu’elles ne perturbent la production. En s’appuyant sur les données et le suivi des équipements, les industriels peuvent mieux planifier les interventions et limiter les arrêts imprévus. Le makeathon entend ainsi rapprocher les compétences techniques des besoins rencontrés sur le terrain.

Autre temps fort, la huitième Conférence africaine des essais non destructifs (ACNDT’2026) réunira des spécialistes autour des méthodes de contrôle des matériaux et des équipements sans les détériorer. Les Rencontres internationales du salon aborderont, quant à elles, le développement technologique, l’intelligence artificielle et la transition écologique et énergétique. Des ateliers et des démonstrations pratiques permettront également aux participants de se familiariser avec des solutions industrielles récentes.

Au-delà de la présentation des technologies, les organisateurs souhaitent encourager l’innovation et faire connaître les mécanismes d’appui financier et technique destinés aux entreprises. Le développement des services industriels tunisiens à l’export figure aussi parmi les objectifs annoncés, tout comme le transfert de connaissances et l’incitation des jeunes diplômés à entreprendre dans ce domaine.

Cette orientation rejoint les missions du Cetime. Créé en 1982 et installé à Douar Hicher, le centre accompagne les entreprises, notamment dans les secteurs mécanique, électrique et électronique, à travers ses laboratoires et ses prestations d’assistance technique. Il intervient également dans les démarches de transition énergétique, environnementale et de décarbonation.

Le retour du SAPRI doit ainsi permettre de rapprocher les entreprises tunisiennes des fournisseurs, des experts et des partenaires internationaux. Les quatre jours du salon offriront un cadre aux échanges, mais leur portée dépendra surtout des suites données aux rencontres: nouveaux contrats, coopérations techniques ou accès à des marchés extérieurs.

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Émirats arabes unis: le bulletin n° 3 devient obligatoire pour les Tunisiens qui cherchent un emploi

Les Tunisiens qui souhaitent travailler aux Émirats arabes unis devront intégrer une nouvelle pièce à leur dossier de visa: un extrait du casier judiciaire, appelé bulletin n° 3 en Tunisie. Cette exigence, annoncée par le consulat général de Tunisie à Dubaï, doit entrer en vigueur le 26 octobre 2026 et concerner les nouvelles demandes de visa de travail.

Le document devra être délivré par les autorités tunisiennes compétentes, puis authentifié par l’ambassade des Émirats arabes unis en Tunisie. Les candidats devront donc anticiper cette formalité dans la préparation de leur dossier, en tenant compte des démarches nécessaires à l’obtention et à la légalisation du document. Une disposition transitoire concerne les ressortissants tunisiens présents aux Émirats avec un visa de visite, qui ont trouvé un emploi et souhaitent régulariser leur situation. Selon l’annonce rapportée par les médias tunisiens, ils disposent d’un délai de 45 jours à compter de l’entrée en vigueur de la mesure pour compléter les formalités liées à l’obtention de leur visa de travail.

Pour les candidats à l’expatriation professionnelle, l’enjeu est concret: vérifier les pièces exigées avant de finaliser une candidature ou d’engager des démarches auprès d’un employeur émirati. Les personnes déjà sur place doivent, quant à elles, tenir compte du délai annoncé et se renseigner auprès des autorités compétentes sur les modalités applicables à leur situation. Le texte intégral de la décision émiratie n’ayant pas pu être consulté indépendamment, les éventuelles exceptions, les modalités précises d’authentification et les conséquences d’un dossier incomplet restent à confirmer auprès du consulat ou de l’ambassade concernés.

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Stade d’El Menzah, aéroport Tunis-Carthage, port d’Enfidha… 6 grands projets publics sous pression

La reconstruction du stade olympique d’El Menzah, l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage et le projet de port en eau profonde d’Enfidha figurent parmi les six grands chantiers publics dont l’avancement a été examiné par le gouvernement tunisien. Réunie le jeudi 8 octobre 2026 au palais de La Kasbah, la Commission des grands projets a également pris des décisions concernant l’attribution de marchés pour certains travaux.

Présidée par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, la réunion a porté sur des projets touchant à l’énergie, à la santé, aux infrastructures, au transport et au sport. L’objectif affiché est d’accélérer leur réalisation et de lever les obstacles susceptibles de retarder les travaux. Parmi les dossiers examinés figure la reconstruction du stade olympique d’El Menzah. La Commission a pris une décision relative à l’attribution des marchés pour les travaux, qui doivent être réalisés par une entreprise chinoise. Le communiqué ne précise toutefois ni le nom de cette entreprise, ni le montant du marché, ni le calendrier détaillé du chantier.

Autre projet concerné: la protection du site de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain. Des décisions relatives à l’attribution des marchés ont également été prises pour ces travaux, sans précision sur leur coût ou leur date de démarrage. La réunion a aussi permis de faire le point sur l’extension de la centrale électrique de Borj El Amri, la réhabilitation de l’hôpital régional de Bir Ali Ben Khalifa, dans le gouvernorat de Sfax, ainsi que l’extension de l’aéroport international Tunis-Carthage. Le projet du port en eau profonde et de la zone de services logistiques d’Enfidha figurait également à l’ordre du jour.

Au-delà du suivi administratif, l’enjeu est de faire avancer des infrastructures susceptibles d’avoir des retombées sur les services publics, les transports, l’activité économique et l’emploi. La cheffe du gouvernement a demandé aux structures centrales et régionales concernées d’anticiper les difficultés, de suivre les chantiers sur le terrain et de respecter les délais ainsi que les exigences de qualité.

Le communiqué de la présidence du gouvernement ne fournit cependant aucun taux d’avancement, budget actualisé ou date de mise en service pour les six projets. Les prochaines étapes concrètes restent donc à préciser pour mesurer leur progression effective.

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CEMAC: ces anciennes pièces ne pourront plus servir à payer dès le 1er novembre

À partir du 1er novembre 2026, les pièces de monnaie des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985 ne pourront plus servir à régler des achats ou des dettes dans les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La décision, prise le 7 octobre à N’Djamena par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), s’inscrit dans le renouvellement du parc monétaire de la région. Les détenteurs disposeront toutefois d’un délai d’un an pour échanger les pièces concernées, selon les déclarations du gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui. Les modalités pratiques de cet échange restent à préciser. La mesure s’applique au Cameroun, au Congo, au Gabon, à la Guinée équatoriale, au Tchad et à la République centrafricaine. Elle porte sur cinq gammes monétaires, et non sur cinq valeurs faciales: les particuliers et les commerçants devront donc identifier les émissions concernées plutôt que se fier uniquement au montant inscrit sur chaque pièce. La décision fait suite à une proposition du conseil d’administration de la BEAC, réuni le 5 octobre dans la capitale tchadienne. L’objectif affiché est de retirer les pièces anciennes, jugées vétustes et disparates, au profit de la gamme dite «type 2024», mise en circulation à partir d’avril 2025.

Le renouvellement intervient dans une région confrontée depuis plusieurs années à des difficultés d’approvisionnement en monnaie métallique. Le manque de petites pièces complique les paiements sur les marchés, dans les commerces et dans les transports, où les transactions en espèces restent importantes. La nouvelle gamme comprend neuf valeurs faciales: 1, 2, 5, 10, 25, 50, 100, 200 et 500 FCFA. Elle introduit notamment une pièce de 200 FCFA et modifie le format de certaines dénominations afin de faciliter leur identification.

Pour renforcer les disponibilités, la BEAC a annoncé un programme de mise en circulation de 500 millions de pièces par an, avec un objectif cumulé de trois milliards de pièces à l’horizon 2030. La réussite de cette stratégie dépendra notamment de la capacité de la Banque centrale à alimenter régulièrement les banques et les circuits commerciaux.

La pénurie de monnaie métallique a également été associée par des responsables de la BEAC à des réseaux de collecte et d’exportation illicite de pièces. Certaines émissions anciennes seraient recherchées pour la valeur des métaux et alliages qui entrent dans leur fabrication. Les volumes concernés et le préjudice financier lié à ces pratiques n’ont toutefois pas été publiquement quantifiés dans les informations consultées. Lors d’une réunion du Comité de politique monétaire tenue le 24 mars 2025 à Malabo, Yvon Sana Bangui avait expliqué que la composition métallique des nouvelles pièces avait été revue pour réduire l’intérêt économique de leur détournement vers d’autres usages. Au-delà du retrait des anciennes émissions, l’enjeu est donc opérationnel: assurer la disponibilité de la monnaie nécessaire aux transactions quotidiennes. Pour les commerçants et les entreprises qui encaissent régulièrement des paiements en espèces, la priorité sera de vérifier les pièces détenues en caisse et de suivre les instructions officielles relatives à leur échange avant l’échéance.

La BEAC devra encore préciser les guichets habilités, les justificatifs éventuels et le calendrier détaillé de l’opération. Dans l’intervalle, les détenteurs de pièces des cinq gammes concernées doivent se référer aux annonces officielles de la Banque centrale pour connaître les modalités applicables.

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Nobel de littérature 2026 : Anne Carson récompensée pour avoir réinventé les formes littéraires

Le prix Nobel de littérature 2026 est attribué à l’écrivaine canadienne Anne Carson, 76 ans, pour une œuvre qui mêle poésie, traduction, littérature classique et expérimentation formelle. L’Académie suédoise distingue ainsi une écrivaine qui a progressivement fait tomber les frontières entre les genres littéraires.

Le jury Nobel récompense son « œuvre audacieuse et inventive qui, dans un dialogue ludique avec la tradition classique, a créé de nouvelles formes pour la littérature contemporaine ».

Née en 1950 à Toronto, Anne Carson s’est construite à la croisée de la recherche universitaire et de la création littéraire. Elle obtient son doctorat en 1981 avec une thèse consacrée au poète grec ancien Stésichore. Son parcours associe depuis la poésie, la traduction et l’enseignement universitaire, notamment en Amérique du Nord.

Cette formation classique n’est pas restée cantonnée au monde académique. La Grèce antique constitue l’un des matériaux centraux de son œuvre. Carson a notamment traduit et réinterprété des textes de Sappho et des tragédies grecques, dont Electra, Antigone et Bakkhai. Pour elle, la traduction devient ainsi un espace de création à part entière plutôt qu’un simple exercice de transposition.

Son travail commence surtout à attirer l’attention internationale dans les années 1990. Avec The Glass Essay, publié dans Glass, Irony, and God en 1995, elle explore notamment les possibilités du long poème et fait se rencontrer poésie, récit et réflexion personnelle.

Trois ans plus tard, Autobiography of Red: A Novel in Verse illustre encore davantage cette volonté de déplacer les frontières. Carson s’inspire d’un fragment de la poésie grecque ancienne consacré à Géryon, figure mythologique associée au monstre rouge ailé, pour construire une œuvre contemporaine en vers.

Son approche devient encore plus expérimentale avec Float, publié en 2016. L’ouvrage rassemble 22 petits livres autonomes qui peuvent être lus dans différents ordres. En 2024, Wrong Norma poursuit cette logique avec un ensemble hétérogène de textes qui fait dialoguer littérature, arts visuels, théâtre et autres disciplines.

Cette capacité à passer d’un genre à l’autre constitue précisément l’un des marqueurs de son œuvre. Carson a également collaboré avec des artistes visuels, des chorégraphes ainsi qu’avec des créateurs dans les domaines de l’opéra et du théâtre. Son parcours montre une conception de la littérature qui ne se limite pas au livre traditionnel.

Au-delà de la reconnaissance individuelle, le Nobel 2026 met donc en lumière une autre manière de concevoir la création littéraire : partir de matériaux anciens, les confronter au présent et inventer de nouvelles formes plutôt que reproduire les catégories existantes. Reuters souligne notamment le caractère hybride de son travail, à la croisée du roman en vers, du livret d’opéra, de la critique littéraire et de la traduction.

Le prix Nobel de littérature est doté de 12 millions de couronnes suédoises, soit environ 1,2 million de dollars. La remise des prix est prévue en décembre à Stockholm.

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