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Béja | Découvertes archéologiques sur le site de Henchir Matria à Teboursouk

Dans le cadre d’une convention de coopération internationale avec l’Université de Sassari (Italie), l’Institut national du patrimoine a mené une campagne de fouilles archéologiques sur le site de Henchir Matria, situé au nord de Teboursouk, dans le gouvernorat de Béja, du 6 septembre 2026 au 4 octobre 2026.

Des chercheurs et des étudiants de différents niveaux ont pris part aux travaux et ont tous œuvré dans une parfaite harmonie à l’étude et à la mise en valeur de deux secteurs principaux de la ville antique connue sous le nom de Numluli.

Le premier secteur comprend le Capitole, construit en 170 apr. J.-C. L’équipe y a mis au jour le dallage de la place publique, une fontaine ainsi que de nombreux éléments architecturaux et décoratifs du temple (chapiteaux, colonnes, décors géométriques variés et fragments de statues, etc.), qui remontent tous à la période romaine.

Le second secteur comprend une basilique vandale construite au milieu du Ve siècle apr. J.-C. Elle abrite des sépultures de notables chrétiens, différentes salles, des murs, ainsi que des jarres funéraires et des jarres implantées verticalement destinées au stockage des provisions. Le secteur a également livré des panneaux de mosaïque.

INP

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Tunis | La 5e édition de la Foire du livre tunisien s’annonce à la Cité de la Culture

La Cité de la Culture Chadli Klibi accueille la 5ᵉ édition de la Foire nationale du livre tunisien du 23 octobre au 1er novembre 2026 sous le slogan inspirant « Avec la lecture… ta vie sera ensoleillée ».

Cet événement culturel majeur réunit 66 maisons d’édition tunisiennes venues présenter leurs plus récentes parutions et échanger avec le public.

Durant dix jours consacrés à la littérature et au savoir, les lecteurs sont invités à découvrir une programmation riche au cœur de la capitale.

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Affaire des manifestants du 19 septembre | Verdicts prononcés

​La chambre correctionnelle a rendu son verdict dans l’affaire des manifestants arrêtés après la marche de solidarité avec la Flotille Al-Soumoud du 19 septembre dernier.

Dans un post publié ce jeudi 8 octobre 2026 sur sa page Facebook, l’avocate Leila Haddad a précisé que les jeunes activistes Hadhami Hammami et Maryem Halfaoui ont été condamnées à une peine de six mois de prison avec sursis et Marwen Bedhiafi, à sept mois avec sursis.

​Malgré un jugement qualifié d’« inique » par Me Haddad, cette décision permet aux trois prévenus de retrouver la liberté et de regagner leurs foyers dès ce soir.

L’avocate a par ailleurs exprimé l’espoir de voir les autres jeunes détenus libérés lors des prochaines audiences sachant que l’audience de Kais Bouzouita a été reportée au 12 octobre pour les plaidoiries de la défense, avec un rejet de la demande de sa remise en liberté.

Y. N.

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L’opposition tunisienne cherche à faire front commun avant la marche du 17 octobre

À neuf jours d’une mobilisation nationale annoncée à Tunis, syndicats, organisations de la société civile, mouvements sociaux régionaux et désormais huit partis politiques tentent de fédérer des revendications jusque-là dispersées. Emploi, pouvoir d’achat, libertés publiques et détenus politiques devraient se…

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Alerte météo | Pluies orageuses dès cette nuit : Les zones concernées

L’Institut national de la météorologie alerte sur un changement important marqué par de fortes pluies orageuses et une baisse sensible des températures dès la nuit de ce jeudi 8 octobre 2026.


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Des précipitations temporairement orageuses et localement abondantes toucheront d’abord les zones côtières du Nord et l’extrême Nord-Ouest de la Tunisie.

Ces intempéries s’étendront progressivement au cours de la journée du vendredi 9 octobre à l’ensemble du Nord, du Centre et localement au Sud du pays.

​Les prévisions font état de cumuls de pluie particulièrement importants dans les gouvernorats de Zaghouan, Siliana, Sidi Bouzid, Kairouan ainsi que dans la région du Sahel.

Les quantités d’eau oscillent généralement entre 30 et 50 mm, pouvant atteindre localement jusqu’à 70 mm. Ces précipitations s’accompagneront de chutes de grêle par endroits et de fortes rafales de vent lors de l’apparition des nuages orageux.

​Parallèlement, une baisse marquée du mercure est attendue, en particulier sur le Nord de la Tunisie avec des maximales qui ne dépasseront pas les 20 à 24 °C en général, s’abaissant à 18 °C sur les hauteurs.

Y. N.

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Oumaïma Haouat portera les couleurs de la Tunisie au concours Miss Monde 2027

L’organisation Miss Tunisie a officiellement annoncé la participation de la jeune Oumaïma Haouat à la prochaine édition du concours Miss Monde 2027, qui se déroulera en Tanzanie.

Cette annonce a été faite lors d’un événement organisé le 7 octobre à Tunis , qui a également été marqué par la remise des écharpes officielles aux représentantes des différentes régions de la République. Au total, 19 candidates ont été retenues pour participer au concours Miss Tunisie 2027.

Organisée en grande pompe, en présence de plusieurs ambassadeurs, de représentants des médias, d’acteurs de la scène culturelle ainsi que de personnalités issues de différents milieux, la cérémonie a constitué une occasion privilégiée pour les candidates régionales, en lice pour la prochaine couronne de Miss Tunisie, de se présenter et de dévoiler les projets humanitaires, environnementaux et touristiques dans lesquels elles comptent s’impliquer.

Dans son allocution de bienvenue, la présidente de l’association Miss Tunisie, Aïda Antar, a souligné l’importance de la participation tunisienne au concours Miss Monde, afin de valoriser l’image de notre pays et de renforcer son rayonnement à l’échelle internationale.

Elle a rappelé que le concours Miss Tunisie ne se limite pas aux critères esthétiques, mais constitue également une véritable plateforme de rayonnement culturel et d’engagement citoyen, permettant d’accompagner de jeunes Tunisiennes prometteuses dans leur parcours personnel et de leur donner les moyens de faire entendre leur voix.

Mme Antar a également insisté sur l’évolution des critères de sélection, qui accordent désormais une place importante au niveau académique, à la culture générale, à la présence d’esprit, au talent et à la singularité, sans exclusion fondée sur les standards physiques traditionnels, notamment la taille. Elle en veut pour preuve la participation, cette année, de candidates mesurant moins d’1,60 mètre, ainsi que la présence d’une candidate voilée parmi les participantes.

De son côté, Oumaïma Haouat, représentante de la Tunisie à Miss Monde 2027, a exprimé son immense joie à l’idée de représenter son pays dans cette compétition internationale.

« Je suis convaincue que Miss Tunisie a toute sa place dans le concours Miss Monde, à l’image du parcours remarquable réalisé par Lamis Radissi. Concernant ma participation à cette nouvelle édition, j’estime avoir toutes mes chances d’aller loin. Je ferai tout mon possible pour être à la hauteur et représenter mon pays de la meilleure des manières », a-t-elle déclaré.

Âgée de 28 ans, Oumaïma Haouat est ingénieure en informatique. Elle incarne des valeurs de discipline, de persévérance et de dépassement de soi, qui correspondent pleinement à l’esprit de Miss Monde. Elle est également chanteuse professionnelle et nourrit une passion pour le théâtre, le sport et le fitness.

Au-delà de ses compétences, Oumaïma s’est distinguée par son triple engagement dans les domaines humanitaire, environnemental et culturel.

Elle incarne ainsi une génération montante de femmes tunisiennes cultivées, ambitieuses et engagées en faveur de grandes causes sociétales. Sa participation à Miss Monde 2027 représente une opportunité de faire rayonner la Tunisie à l’international à travers le parcours d’une jeune femme forte et porteuse de messages.

 Il est à noter que les candidates avaient choisi de porter du rose durant la soirée, en solidarité avec les patientes atteintes du cancer du sein. Ce choix s’inscrivait dans l’esprit de la campagne mondiale Octobre Rose, destinée à encourager le dépistage précoce et à soutenir les femmes confrontées à la maladie

Mohamed Sahbi RAMMAH

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Pieralisi veut faire de la Tunisie son futur hub d’innovation pour l’Afrique

Déjà implanté en Tunisie depuis 2007, le groupe italien Pieralisi envisage une nouvelle étape de développement dans le pays avec un projet de centre d’excellence et d’innovation destiné aux marchés africains. Une évolution qui pourrait élargir son activité bien au-delà de l’huile d’olive.

De l’oléiculture à une plateforme régionale

L’idée a été présentée à Tunis par Aldino Zeppeli, CEO de Pieralisi, lors de rencontres avec l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, et le directeur de l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE), Bernard Prevete.

Le groupe, qui dispose déjà d’une implantation tunisienne et d’une connaissance approfondie de l’écosystème oléicole local, souhaite progressivement renforcer ses activités, développer les compétences tunisiennes et favoriser le transfert de technologies et de savoir-faire. L’objectif envisagé est surtout de donner à la structure tunisienne une dimension régionale, en l’utilisant comme point d’appui pour accompagner l’expansion de Pieralisi sur d’autres marchés africains.

Cette orientation pourrait ainsi changer la fonction de la Tunisie dans la stratégie du groupe : il ne s’agirait plus seulement d’un marché pour ses équipements, mais d’une base permettant de rapprocher expertise industrielle italienne, compétences tunisiennes et besoins technologiques des marchés africains.

L’huile d’olive n’est plus le seul terrain

Le futur projet ne serait d’ailleurs pas limité au secteur oléicole. Les discussions ont porté sur les applications de la Separation Systems Division (SSD) de Pieralisi dans d’autres activités agroalimentaires et industrielles.

Parmi les pistes évoquées figure notamment le traitement des eaux usées et des boues produites par les activités industrielles et agroalimentaires. L’enjeu est donc de valoriser une expertise développée dans l’industrie de l’huile d’olive pour répondre à une gamme plus large de besoins technologiques.

C’est dans cette perspective que Pieralisi réfléchit à la création progressive d’un « Pieralisi Africa Excellence & Innovation Center » en Tunisie. Le centre pourrait réunir des activités d’innovation, de formation, de services industriels, de transfert de compétences et d’adaptation des technologies aux différents marchés africains.

Un projet encore à construire

Il ne s’agit toutefois pas encore d’un investissement définitivement acté. Le centre reste au stade de la réflexion et de la construction progressive du projet. Pieralisi cherche notamment à renforcer les liens avec les entreprises tunisiennes et l’écosystème industriel italien afin d’identifier les partenaires susceptibles d’accompagner les différentes étapes.

La formation occupe une place importante dans cette stratégie. Pour le groupe, développer les compétences techniques locales permettrait à la fois de renforcer son implantation et de disposer d’un vivier capable d’accompagner son expansion régionale.

Le projet s’inscrit par ailleurs dans la dynamique de coopération économique entre l’Italie et l’Afrique portée par le Plan Mattei, notamment autour de l’investissement, de la formation, du développement des compétences et du transfert technologique. L’ICE s’est dit disposé à faciliter les mises en relation avec les acteurs économiques tunisiens, tandis que l’ambassade d’Italie a évoqué la possibilité de mobiliser, selon la maturité des projets, les réseaux italiens dans l’industrie, la recherche, la formation et le financement.

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Affaire de Mellassine : Dix mandats de dépôt après le viol présumé d’une adolescente

Le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis 2 a émis dix mandats de dépôt dans l’affaire du viol présumé d’une adolescente à Mellassine. Les personnes concernées ont été réparties entre plusieurs établissements en fonction de leur situation.

Dix placements en détention

Selon les informations rapportées jeudi 8 octobre par la radio Mosaique fm, sept des suspects ont été transférés à la prison civile de Mornaguia. Deux mineurs ont, pour leur part, été placés dans un centre de rééducation pour mineurs délinquants.

La locataire de la maison où les faits présumés se seraient déroulés a également fait l’objet d’un mandat de dépôt et a été incarcérée à la prison de la Manouba.

Cette nouvelle étape judiciaire intervient après plusieurs vagues d’interpellations dans le cadre de l’enquête. Le nombre de personnes arrêtées avait atteint quatorze, tandis que le juge d’instruction avait déjà ordonné des mandats de dépôt à l’encontre de plusieurs personnes dans les premiers jours de l’affaire.

Le propriétaire de la maison remis en liberté

L’intermédiaire immobilier, communément appelé « samsar », qui avait facilité la location de la maison à deux des suspects, n’a pas été placé en détention. Il a été remis en liberté à l’issue de son audition.

Cette décision intervient alors que l’enquête cherche toujours à déterminer avec précision le rôle de chacune des personnes impliquées ou susceptibles d’avoir eu connaissance des faits.

Le propriétaire de la maison avait également été remis en liberté plus tôt dans la journée. Selon les éléments rapportés par les médias, il n’aurait pas eu connaissance de la situation des personnes ayant loué le logement.

Le volet judiciaire de l’affaire est appelé à se poursuivre dans les prochains jours. Les interrogatoires sont programmés du 12 au 21 octobre, après l’audition de la victime. Les investigations restent ainsi en cours afin d’établir les responsabilités individuelles et les circonstances exactes des faits.

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Arts plastiques : Lamia Bouzouita entre Venise et Wonderland

Depuis le 3 octobre, la galerie Saladin accueille à Sidi Bou Saïd une exposition de Lamia Bouzouita intitulée « Venise et le pays des merveilles ». Cette exposition qui se poursuivra jusqu’au 25 octobre, offre au public une intéressante collection d’œuvres et plusieurs thèmes différents.

La série intitulée « Alice » se trouve au seuil de l’exposition et se décline en plusieurs œuvres inspirées par le personnage de Lewis Caroll. D’un seul tenant, les tableaux sont solidaires, ont été créés dans un seul élan et sont destinés à un unique collectionneur.

Un peu plus loin, le bal continue avec une deuxième série intitulée « Perdu dans le carnaval ». Ce sont cette fois des masques, des danses et des éclats de mémoire vénitienne qui sont à l’honneur. Avec aussi la touche onirique qui amplifie la peinture de Bouzouita.

Les fleurs, les etoiles et toujours les rêves sont au cœur des trois autres séries qui complètent la collection. Le regard peut alors chercher les flux et les fluides, la densité et la légèreté.

À sa manière, Lamia Bouzouita convoque le merveilleux, pétrit ses œuvres iconoclastes de vibrations plastiques et installe des atmosphères où la beauté ordinaire est irradiée par le surréel.

Contrepoint idéal, la géométrie qui jaillit des tableaux optiques de la série « Spazio » vient suggérer d’autres merveilleux qui se déploient jusqu’aux infinis des lignes et des ellipses. Entre tension poétique et rationalité euclidienne, le regard hésite et finit par choisir les deux faces du miroir que lui tend une Alice de toutes les tentations.

Artiste tuniso-italienne, Lamia Bouzouita, née en Tunisie, vit depuis vingt ans à Venise. Après l’Académie des Beaux-arts de Venise, elle a souvent exposé dans la cité des Doges. La galerie Saladin accueille sa première exposition en Tunisie.

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Haltérophilie : Khaoula Mejri décroche 15 médailles, dont 9 en or, en une journée

La Tunisienne Khaoula Mejri a réalisé une performance remarquable dès la première journée des Championnats d’Afrique et arabes d’haltérophilie à Mostaganem, en Algérie, avec un total de 15 médailles, dont neuf en or.

Neuf médailles d’or dans les épreuves arabes

Engagée dans la catégorie des moins de 49 kg, Khaoula Mejri a remporté neuf médailles d’or dans le cadre des Championnats arabes. Ces titres couvrent les trois épreuves de la discipline — arraché, épaulé-jeté et total — ainsi que les catégories cadette, junior et senior.

Une moisson particulièrement fournie pour l’haltérophile tunisienne, qui a ainsi dominé les différentes classifications de sa catégorie dans la compétition arabe.

Six médailles d’argent africaines

À cette récolte s’ajoutent six médailles d’argent décrochées dans le cadre des Championnats d’Afrique : trois chez les cadettes et trois chez les juniors.

Le bilan de Khaoula Mejri atteint ainsi 15 médailles en une seule journée, avec neuf titres arabes et six médailles d’argent africaines. Une performance qui constitue d’ores et déjà l’un des faits marquants de la participation tunisienne à Mostaganem.

Dix-huit Tunisiens engagés

La délégation tunisienne compte 18 athlètes dans ces Championnats d’Afrique et arabes, qui réunissent au total quelque 340 participants représentant 29 pays.

Après la performance de Khaoula Mejri, la compétition se poursuit pour les autres représentants tunisiens, notamment Idriss Ouerthi dans la catégorie des moins de 60 kg et Yasmine Radhouani chez les moins de 53 kg.

Les Championnats de Mostaganem se poursuivront jusqu’au 13 octobre, avec l’ambition pour la Tunisie d’enrichir encore son bilan.

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Recherche : Un Tunisien premier mondial, deux autres dans le Top 40 en géosciences

La recherche tunisienne s’illustre dans le classement international Top1000 Scholar 2026. Trois chercheurs tunisiens figurent parmi les 40 premiers au monde dans la catégorie consacrée aux études géologiques et géophysiques, selon le classement établi sur la période de référence 2021-2025. Le résultat est d’autant plus remarquable qu’un chercheur tunisien arrive en tête à l’échelle mondiale dans cette catégorie.

Le professeur Younes Hamed, de la Faculté des sciences de Gafsa, occupe en effet la première place en Tunisie et la première place mondiale. Le professeur Hakim Gabtni, du Centre de recherches et des technologies des eaux (CERTE), se classe deuxième en Tunisie et 38e au niveau mondial, tandis que le professeur Mohamed Soussi, de la Faculté des sciences de Tunis, arrive troisième en Tunisie et 39e mondial.

Trois chercheurs dans un classement mondial

Le résultat place ainsi trois chercheurs tunisiens dans le Top 40 d’une catégorie internationale qui recense 1000 chercheurs. Leur présence est notamment liée aux travaux en géologie et en géophysique et, plus particulièrement, aux recherches portant sur les ressources en eaux souterraines.

Cette dimension est loin d’être secondaire pour la Tunisie, confrontée à une pression croissante sur ses ressources hydriques. Elle donne également une résonance particulière à la présence d’un chercheur du CERTE parmi les premiers du classement.

Au-delà des positions individuelles, le résultat met donc en lumière des travaux menés dans plusieurs établissements tunisiens, de la Faculté des sciences de Gafsa au CERTE et à la Faculté des sciences de Tunis.

Un classement fondé sur l’influence scientifique

Le Top1000 Scholar 2026 est publié par Scholarly Index, une plateforme qui mesure l’influence de la recherche scientifique à partir de millions de profils de chercheurs. L’édition 2026 recense environ 2,31 millions de profils, répartis entre 20 grandes disciplines, 305 sous-domaines et 4 516 thématiques de recherche.

Le classement distingue notamment l’influence cumulée sur l’ensemble de la carrière de celle observée sur une période récente. Pour l’édition couvrant 2021-2025, l’objectif est ainsi d’identifier les chercheurs dont les travaux ont exercé une influence récente dans leur domaine.

Cette distinction est importante : le classement ne constitue pas une évaluation générale de la qualité de l’ensemble de la recherche tunisienne, mais mesure une influence scientifique selon la méthodologie propre à Scholarly Index.

Pour la Tunisie, le signal reste néanmoins notable : un chercheur classé premier mondial et deux autres présents dans le Top 40 dans une même catégorie scientifique offrent une visibilité internationale à des travaux qui touchent notamment à l’un des enjeux les plus stratégiques du pays, celui de la connaissance et de la gestion des ressources en eau souterraine.

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Manuel Bufala: “On veut aller encore plus loin” dans les partenariats franco-tunisiens

Avec 1 612 entreprises à participation française actives en Tunisie et plus de 170 000 emplois directs à la clé, les relations économiques entre les deux pays sont beaucoup plus qu’un simple voisinage commercial. Elles se sont profondément ancrées dans le tissu industriel tunisien. Et aujourd’hui, leur prochain chapitre pourrait bien s’écrire ailleurs que sur les seules lignes de production.

C’est précisément ce changement de cap qu’a évoqué Manuel Bufala, conseiller principal à l’ambassade de France en Tunisie, à l’ouverture de la 4e édition de l’African ESG Summit. “On veut aller encore plus loin”, a-t-il déclaré, en parlant de la coopération industrielle entre les deux pays.

Manuel Bufala à l’ouverture de la 4e édition de l’African ESG Summit.

Le mouvement est déjà visible. Depuis septembre, plusieurs entreprises françaises sont venues en Tunisie pour installer non plus des ateliers de production comme cela pouvait être le cas il y a une vingtaine d’années, mais des centres de recherche et d’innovation. Elles viennent notamment chercher les compétences des ingénieurs tunisiens dans la R&D, tout en créant de nouveaux emplois.

Le changement est loin d’être anecdotique. Au premier semestre 2026, les investissements directs français ont atteint 440,75 millions de dinars en Tunisie, avec 241 projets ayant permis la création de 2 680 emplois. L’industrie reste leur principal terrain d’implantation, notamment dans l’électrique-électronique, la mécanique-métallurgie, la plasturgie et le textile-habillement.

Pour lui, cette présence industrielle peut désormais gagner en valeur ajoutée. La question de l’ESG vient justement s’inscrire dans cette évolution, alors que les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance prennent une place croissante dans les décisions des marchés et des régulateurs.

La coopération franco-tunisienne ne se joue donc plus uniquement autour de la production. Formation, innovation et compétences deviennent des pièces maîtresses d’un partenariat appelé à monter d’un cran. La France et la Tunisie travaillent déjà sur cette évolution. Depuis 2024, la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française s’intéresse notamment au modèle des entreprises à mission et à la manière de concilier objectifs économiques, sociaux et environnementaux.

Un autre rendez-vous devrait prolonger cette réflexion. Manuel Bufala a annoncé la tenue, les 8 et 9 décembre, à Tunis, sous réserve de confirmation, d’un forum organisé avec Expertise France autour d’une question très industrielle: comment augmenter la valeur ajoutée des partenariats entre entreprises françaises et tunisiennes? Formation et innovation devraient être au cœur des échanges.

Le cas de FigeacAero illustre déjà cette orientation. Depuis septembre, le groupe accélère la mise en place d’un centre de formation dans le pôle aéronautique de Mghira. Là encore, les compétences locales sont au centre du dispositif.

Pour le représentant de l’ambassade de France, l’objectif reste de construire des partenariats «gagnant-gagnant», mais avec une ambition plus large. Il ne s’agit plus seulement de produire en Tunisie pour exporter. Il s’agit aussi d’y développer des compétences, de concevoir, d’innover et de créer davantage de valeur.

“On a encore beaucoup de choses à construire”, confesse-t-il.

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L’Italie à l’honneur au BigTech Africa 2026 à Tunis

L’intelligence artificielle, la cybersécurité, le cloud, l’innovation industrielle, les startups, les investissements et la coopération technologique seront au cœur de la troisième édition de BigTech Africa, organisé par TPM Events sous le patronage du ministère des Technologies de la communication, qui se tiendra les 13 et 14 octobre 2026 à la Cité de la Culture de Tunis.

L’événement se veut une plateforme panafricaine dédiée à la transformation numérique, aux investissements et à la coopération technologique.

Selon TPM Events, l’édition 2026 table sur 4 000 participants qualifiés, 100 experts et intervenants, 40 investisseurs internationaux et des représentants de 20 pays, avec un programme comportant un millier de rencontres B2B.

Parmi les thèmes abordés figurent l’IA souveraine, la cybersécurité, le cloud africain, la GovTech, la FinTech, la GreenTech, l’Industrie 4.0 ainsi que la confrontation entre l’IA générative et la DeepTech industrielle.

L’ICE-Agenzia (Agence italienne pour le commerce extérieur) sera présente avec un «Punto Italia» (Espace Italie) dédié à la promotion de l’écosystème national de l’innovation ; y seront présentées des initiatives telles que Labinnova, Terna Innovation Zone et Innovatech, ainsi que les activités d’incubateurs et d’accélérateurs italiens. Cet espace prévoit également des temps forts consacrés à la formation, au réseautage et à la présentation de projets et de compétences issus du système italien.

Le 14 octobre, de 14h25 à 15h25, la scène principale («Main Stage ») accueillera une table ronde intitulée «L’Italie comme pont pour l’innovation Italie-Afrique : dialogue entre institutions, innovation en entreprise et écosystème des startups», modérée par Bernard Prevete, directeur du bureau de l’ICE à Tunis. Parmi les intervenants figurent notamment Paolo Anselmo (président de l’Italian Business Angels Network), Luigi Giorgi (Terna), Marco D’Angelo (InnovUp et beeco), Francesco Gavanna (Fintech District) et Viera Schioppetto (CIES). Le débat portera sur l’établissement de partenariats entre l’Italie et l’Afrique dans les domaines du mentorat, de l’investissement, de l’incubation et du transfert de compétences.

Cette présence italienne s’inscrit dans le cadre d’un événement visant à faire de Tunis un carrefour entre les écosystèmes technologiques africains, européens et internationaux, en favorisant la mise en relation d’institutions, d’entreprises, de startups, d’investisseurs et de centres d’innovation.

Pour l’Italie, BigTech Africa constitue ainsi une opportunité de renforcer la coopération économique et technologique avec la Tunisie et, plus largement, avec les marchés africains émergents dans le secteur de l’innovation numérique.

I. B.

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Semaines décisives pour les quotas de capture des crevettes rouges par les pêcheurs tunisiens   

Des semaines décisives s’annoncent pour la filière halieutique tunisienne dans ses relations avec l’Union européenne (UE). Du 26 au 30 octobre 2026, la Tunisie participera à Rome à la 49e session de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), chargée de définir de nouvelles mesures de gestion des stocks et de contrôles européens des quotas de crevettes rouges. Parallèlement, une délégation de l’UE est attendue en Tunisie le 16 novembre prochain; en prévision de cette visite, les contrôles et les travaux ont été intensifiés dans les ports de pêche de Sousse et de Hergla.

Le premier dossier concerne la crevette rouge dans le canal de Sicile. La recommandation CGPM/48/2025/9 a prorogé pour 2026 la période transitoire du plan pluriannuel de gestion dans les sous-zones 12 à 16, réduisant de 3 % les limites de capture pour la crevette rouge géante (Aristaeomorpha foliacea) et la crevette violette (Aristeus antennatus).

Les captures tunisiennes en question

Pour la Tunisie, la limite fixée pour 2026 concernant la crevette rouge géante est de 36 000 kilogrammes. Selon une note d’information du ministère italien de l’Agriculture, le quota était déjà épuisé le 15 mai, alors que les certificats de capture tunisiens enregistrés sur la plateforme européenne Catch atteignaient par la suite un total d’au moins 50 960 kilogrammes, soit 41,5 % au-delà du plafond autorisé. Le ministère italien (Masaf) a donc appelé les opérateurs italiens à ne pas accepter de lots issus de captures dépassant la limite internationale.

Les échanges se poursuivront également sur le plan scientifique. Une réunion technique consacrée à la préparation des données sur la crevette rouge de profondeur en Méditerranée centre-orientale est prévue du 9 au 11 novembre au siège de la FAO à Rome ; elle sera suivie, du 11 au 14 novembre, d’une réunion sur les stocks de Méditerranée centrale.

Le volet sanitaire constitue un autre dossier important, distinct de celui des quotas mais crucial pour l’accès au marché européen.

Selon Diwan FM, citant Samir Mhiri (responsable de la production animale au Commissariat régional au développement agricole de Sousse), une délégation de l’UE est attendue en Tunisie le 16 novembre. En amont de cette visite, les inspections dans les ports de Sousse et de Hergla ont été intensifiées afin de vérifier les conditions d’hygiène et de salubrité, ainsi que l’état des marchés de gros et des équipements.

À Sousse, des travaux sont en phase d’achèvement concernant les sols, le système d’évacuation des eaux usées, les chambres froides et l’installation de production de glace alimentaire.

A Hergla, le marché a repris son activité, mais la procédure d’agrément vétérinaire reste à finaliser. Ces interventions s’inscrivent dans le cadre d’une mise aux normes plus large de la filière tunisienne, conformément aux exigences sanitaires applicables aux produits destinés à l’exportation.

L’Italie, principal débouche des produits de pêche tunisiens

Les enjeux économiques sont considérables. Au cours des sept premiers mois de 2026, la Tunisie a exporté 18 400 tonnes de produits de la pêche pour une valeur de 422,3 millions de dinars (127 millions d’euros). L’Italie demeure le principal débouché, absorbant 34 % des exportations, suivie de l’Espagne avec 12 % ; ensemble, ces deux pays représentent 46 % des exportations tunisiennes de produits de la pêche.

Ces deux dossiers restent toutefois distincts : le différend concernant la crevette rouge porte sur les quotas de pêche, la durabilité des stocks et la traçabilité via le système Catch, tandis que la visite en Tunisie du 16 novembre concerne, selon les informations disponibles à ce jour, la conformité sanitaire et vétérinaire de la filière. Tous deux ont néanmoins une incidence sur la capacité de la Tunisie à maintenir un accès régulier de ses produits de la pêche au marché européen.

D’après Ansa.

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PLF 2027 : Les professionnels du solaire réclament zéro droit de douane sur les équipements

À quelques jours de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, les professionnels des énergies renouvelables veulent peser sur les choix fiscaux du prochain budget. La Chambre syndicale du photovoltaïque de Tunisie (CSPV), relevant de l’UTICA, et le Groupement professionnel des énergies renouvelables de la CONECT demandent notamment la suppression des droits de douane sur les équipements solaires et l’application d’une TVA de 7%.

Dans une lettre ouverte adressée au président de l’Assemblée des représentants du peuple, les deux organisations réclament un « dialogue institutionnel urgent » entre le Parlement, le gouvernement et les professionnels. Leur objectif affiché : réduire le coût des installations photovoltaïques et du stockage afin d’accélérer l’autoproduction d’électricité.

Une demande fiscale au moment où le PLF arrive

La revendication intervient alors que le projet de loi de finances pour 2027 doit être transmis à l’ARP au plus tard le 15 octobre, conformément au calendrier constitutionnel. Les travaux préparatoires ont déjà commencé au Parlement.

Les professionnels demandent que les panneaux photovoltaïques, batteries, systèmes de stockage et principaux équipements nécessaires à la production d’électricité renouvelable soient exonérés de droits de douane. Ils souhaitent également ramener leur TVA à 7%.

Selon les organisations signataires, une telle baisse de la fiscalité permettrait de réduire le coût d’accès au solaire pour les ménages et les entreprises, tout en stimulant l’investissement dans le secteur. Elles y voient également un moyen de favoriser l’autoproduction et, à terme, de limiter la dépendance aux importations énergétiques.

Ces effets restent toutefois des objectifs avancés par les professionnels et ne constituent pas des résultats acquis.

Une urgence qui se mesure aussi dans les chiffres

Le timing de leur demande n’est pas anodin. L’indépendance énergétique de la Tunisie s’est encore dégradée en 2026 : elle s’établissait à 34% à fin juillet, contre 37% un an auparavant, selon les données du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Dans le même temps, la puissance installée à partir de sources renouvelables atteignait 1163 MW à fin juillet. Le pays ambitionne toutefois d’accélérer fortement ce déploiement dans les prochaines années.

Le Plan solaire tunisien prévoit ainsi l’installation de 3815 MW supplémentaires de capacités renouvelables d’ici 2030, dont 1510 MW photovoltaïques, 1755 MW éoliens, 450 MW de solaire thermodynamique et 100 MW issus de la biomasse.

Le décalage entre ces ambitions et la réalité énergétique nourrit donc le débat sur le coût des équipements. Pour les professionnels, alléger la fiscalité constitue l’un des leviers permettant d’accélérer le passage à l’acte des ménages, des entreprises et des investisseurs.

Le PLF 2027 comme premier test

La demande adressée au Parlement place désormais la fiscalité du solaire parmi les sujets susceptibles d’être discutés lors de l’examen du PLF 2027.

Au-delà de la seule TVA, le débat porte ainsi sur le coût d’accès aux technologies nécessaires à la transition énergétique, alors que la Tunisie cherche simultanément à développer ses capacités renouvelables, renforcer la sécurité de son approvisionnement et réduire sa dépendance aux importations d’énergie.

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Aux couleurs du Portugal : Deux guitares au palais Ahmed Bey

Avec beaucoup de délicatesse, le récital de la guitariste portugaise Marta Pereira da Costa a été décalé d’une demi-heure dans l’attente de l’appel à la prière d’Al Icha à partir de la mosquée voisine du palais Ahmed Bey à la Marsa. Une attention très appréciée par le public présent qui attendait de découvrir la musicienne portugaise et Francisco Sales qui l’accompagnait avec une deuxième guitare.

Marta Pereira da Costa n’est pas inconnue du public tunisien. Elle s’est déjà produite en 2009 à Ennejma Ezzahra et apporté l’énergie de sa présence et celle de sa guitare qui chante le fado, ce style musical portugais entre tous.

Concert acoustique donc, avec deux guitares qui dialoguent, deux guitares dont l’une porte l’autre, le tout se mariant à merveille. La première pièce a pris la forme d’un voyage au Portugal, un peu comme un prélude musical qui annonce la couleur et installe un univers sonore aux couleurs vives.

Avec « Mouvement », un second morceau plutôt impressionniste, la musicienne est venue rappeler sa culture classique et sa connaissance du piano. Dans un style qui évoque certaines études de Debussy, les deux guitares ont d’abord décrit le flux de l’eau avant un final impétueux, proche d’une farandole débridée.

Les pièces musicales allaient ensuite se succéder, tissées dans une vaste diversité sonore et une rencontre permanente entre les cultures et les sonorités. Une magnifique interprétation du mythique « Summertime » de Gerschwin allait éblouir l’assistance. Jeu épuré, tempo jazzy et guitares débridées pour un crescendo final transmuant une complainte en échappée belle.

Puis ce fut une invitation à danser, tous portés par un air entraînant aux effluves jaillis du nord du Portugal. À l’unisson, trois cents mains battaient la cadence, épousaient l’invitation des deux guitares et distillaient la joie du moment.

Quatre autres pièces de structure plus classique constitueront le second versant du récital. Au début, l’on dirait une Nocturne de Chopin mais imperceptibles, les couleurs portugaises reprenaient le dessus.

Le style de Marta Pereira da Costa est ainsi : un ancrage classique, des arpèges qui se déploient à l’infini de deux guitares puis des vibrations entre jazz et folklore. Deux moments idéaux allaient suivre. Imprégné de saudade, le premier reprendra un fado classique avec deux accords puissants et des libres variations.

Tout en émotion, le second est intitulé « Solo » et n’était autre qu’un retour aux sources puisqu’il s’agit de la toute première composition de l’artiste alors qu’elle venait de troquer son piano contre une guitare portugaise. Inspiré, de facture classique, avec de claires harmonies, ce solo de l’âme ouvrira le chemin d’un final aussi rythmé que vivement applaudi.

Avec quelques mots choisis, Marta Pereira da Costa remerciera le public et promettra de revenir bientôt et plus longuement. En partance pour la Pologne, après une tournée en Inde et un récital en Tunisie, elle laisse un sillage de grâce et déjà la trace d’un enchantement musical.

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Rencontre à Tunis | Femmes pêcheurs au service de l’économie bleue en Méditerranée

Renforcer le rôle des femmes dans la pêche méditerranéenne et valoriser leur contribution à la gestion durable des ressources marines ainsi qu’au développement des communautés côtières. Tel est l’objectif de «Women Together in Fisheries 2026», une initiative organisée en Tunisie du 5 au 7 octobre 2026 par le WWF Afrique du Nord en collaboration avec la Mediterranean Marine Initiative du WWF.

La rencontre a réuni à Tunis plus de 90 femmes actives dans le secteur de la pêche, venues de plus de dix pays méditerranéens, ainsi que des représentants et experts de la filière, pour échanger sur la pêche durable, l’autonomie économique, le changement climatique et la participation des femmes aux processus de décision.

Les travaux ont porté également sur les savoirs traditionnels liés à la pêche, le rôle des femmes dans la transformation et la commercialisation des produits de la pêche, les coopératives féminines et la gestion des ressources marines. Une partie du programme a par ailleurs été  consacrée à l’économie bleue et aux possibilités de diversification des sources de revenus au sein des communautés côtières.

Une visite à Ghar El Melh, dans le gouvernorat de Bizerte, le 6 octobre, a permis aux participantes de rencontrer des femmes impliquées dans les activités post-pêche et dans des coopératives locales. L’objectif était de confronter les expériences de terrain et d’identifier des solutions concrètes susceptibles d’être reproduites dans d’autres régions de la Méditerranée. La dernière journée, hier, a été consacrée à la la lutte contre la pollution plastique, à l’économie circulaire et à la possibilité de transformer les déchets en nouvelles activités économiques et sources de revenus.

Les femmes, on le sait, jouent un rôle essentiel tout au long de la chaîne de valeur de la pêche méditerranéenne, mais continuent de se heurter à des obstacles en matière d’accès aux financements, aux services et aux processus de décision. La rencontre de Tunis vise donc à renforcer un réseau méditerranéen de femmes du secteur, en faisant des expériences locales un levier pour des propositions opérationnelles visant ç rendre la pêche plus durable, inclusive et résiliente face au changement climatique.

I. B.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 70 mm de pluie attendus vendredi dans plusieurs régions

La Tunisie s’apprête à connaître une dégradation notable des conditions météorologiques à partir de jeudi soir. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), des pluies temporairement orageuses, parfois abondantes, concerneront d’abord les régions côtières du Nord avant de s’étendre progressivement à plusieurs régions du pays.

Un épisode pluvieux qui s’étend vendredi

Les premières précipitations sont attendues jeudi soir sur les côtes du Nord, avec des pluies parfois abondantes, notamment dans les régions de l’extrême Nord-Ouest.

Vendredi, les averses gagneront le reste des régions du Nord, puis le Centre et, localement, le Sud au cours de l’après-midi. Les précipitations pourront être temporairement fortes, particulièrement à Zaghouan, Siliana, Sidi Bouzid, Kairouan et dans la région du Sahel.

Les quantités de pluie seront généralement comprises entre 30 et 50 mm, avec des cumuls pouvant atteindre localement 70 mm.

Orages, grêle et baisse des températures

Cet épisode sera également marqué par des cellules orageuses, susceptibles de s’accompagner de chutes de grêle localisées et de vents forts.

Les températures devraient par ailleurs enregistrer une baisse sensible. Les maximales ne dépasseront pas 18°C sur les hauteurs, tandis qu’elles se situeront entre 20 et 24°C dans les régions du Nord et entre 26 et 30°C dans le reste du pays.

L’INM maintient par ailleurs une vigilance météorologique sur certaines régions, notamment face aux risques liés aux pluies et aux orages.

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Banque mondiale : La Tunisie veut accélérer ses projets alors qu’un nouveau partenariat se prépare

La relation entre la Tunisie et la Banque mondiale entre dans une nouvelle phase. La préparation du prochain Cadre de partenariat pays (CPP) s’accompagne désormais d’un objectif plus immédiat : accélérer la mise en œuvre des projets déjà financés, alors que le portefeuille de la Banque en Tunisie représente près de 13,9 milliards de dollars d’engagements cumulés.

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a abordé cette question mercredi 7 octobre avec Alex Kremer, nouveau directeur du bureau du Groupe de la Banque mondiale en Tunisie. La rencontre intervient quelques jours après la prise de fonctions du responsable, qui supervise désormais les activités de la BIRD, de la SFI et de la MIGA dans le pays.

Passer du financement à l’exécution

Le message tunisien est particulièrement clair : il ne s’agit plus seulement de diversifier les domaines de coopération, mais aussi d’améliorer la coordination avec la Banque afin de faire avancer plus rapidement les projets financés.

L’enjeu est significatif. Selon les données de la Banque mondiale, son portefeuille tunisien comptait 169 projets pour un montant total d’engagements de 13,919 milliards de dollars au 31 août 2026. Ce montant correspond aux engagements cumulés du portefeuille et non à de nouveaux financements annoncés lors de la rencontre.

La dynamique se poursuit d’ailleurs sur plusieurs secteurs stratégiques. En mars dernier, la Banque mondiale a approuvé deux projets consacrés à la sécurité hydrique et à l’agriculture irriguée, pour un engagement total de 332,5 millions de dollars.

Le plus important, doté de 208,5 millions de dollars, doit notamment renforcer les services d’eau potable, développer les compteurs intelligents et réhabiliter des réseaux de distribution. Un second projet de 124 millions de dollars vise l’irrigation et la modernisation des infrastructures agricoles.

Le prochain cadre se prépare déjà

Cette accélération intervient alors que le CPP 2023-2027 arrive progressivement à son terme. Le cadre actuel fixe notamment comme priorités la création d’emplois de qualité, le renforcement du capital humain, la résilience climatique et la transition écologique.

La prochaine étape consistera donc à définir les priorités du futur partenariat. Pour Alex Kremer, la Banque mondiale veut intensifier la coordination avec les autorités tunisiennes et poursuivre son soutien aux réformes ainsi qu’aux objectifs de développement économique et social.

Cette nouvelle séquence intervient dans un contexte où la Banque mondiale insiste de plus en plus sur la nécessité d’investissements structurants, notamment dans l’eau. Dans son dernier bulletin consacré à la Tunisie, publié en septembre, elle estime que le déficit hydrique pourrait réduire le PIB de 6,4% d’ici 2050 en l’absence d’adaptation suffisante.

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La Marsa, Gammarth, Hammam Chatt : Une méduse exotique observée en nombre

Une méduse exotique est actuellement observée en nombre sur plusieurs plages du golfe de Tunis. Des spécimens de Phyllorhiza punctata, reconnaissables à leur forme arrondie et translucide parsemée de points blancs, ont notamment été signalés à La Marsa, Gammarth et Hammam Chott, selon l’Association TunSea pour la Science Participative.

Originaire du Pacifique occidental, cette espèce introduite en Méditerranée peut atteindre environ 50 centimètres de diamètre. Son mode d’arrivée en Tunisie n’est pas établi avec certitude, même si le trafic maritime constitue l’une des voies possibles de transport des espèces marines introduites.

Une espèce déjà présente depuis 2012

La multiplication actuelle des observations ne correspond toutefois pas à l’arrivée d’une nouvelle espèce sur les côtes tunisiennes. Phyllorhiza punctata a été signalée pour la première fois dans les eaux tunisiennes en août 2012, dans la lagune de Bizerte.

Des individus juvéniles puis adultes y avaient été observés en 2012, avant de nouvelles observations en 2013. Une étude scientifique avait alors conclu à l’existence d’une population reproductrice dans la lagune. L’espèce a également été observée par la suite dans le golfe de Gabès, confirmant sa présence dans différentes parties des côtes tunisiennes.

La vague actuelle d’observations doit donc davantage être considérée comme une nouvelle phase d’abondance d’une espèce déjà présente que comme une nouvelle introduction en Tunisie.

Une méduse peu dangereuse, mais à surveiller

Sur le plan sanitaire, Phyllorhiza punctata n’est pas considérée comme particulièrement dangereuse pour l’homme. Sa piqûre est généralement légère. TunSea recommande néanmoins de ne pas toucher les méduses, notamment par précaution pour les enfants.

L’enjeu est davantage écologique. Cette espèce se nourrit notamment de zooplancton et peut donc, lorsqu’elle devient très abondante, exercer une pression supplémentaire sur certaines ressources alimentaires du milieu marin.

Des effets qui restent à évaluer

Dans d’autres régions, des proliférations de cette méduse ont été associées à des perturbations de certaines activités de pêche, notamment lorsque les méduses s’accumulent dans les filets. Son alimentation peut également inclure des œufs de poissons, des larves et différents organismes du zooplancton.

Mais aucune conclusion de ce type ne peut être automatiquement appliquée aux observations actuelles du golfe de Tunis. L’abondance constatée aujourd’hui doit justement être documentée afin de déterminer son ampleur et ses éventuelles conséquences sur le milieu.

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