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Tunisie : Pursuit Aerospace agrandit son usine de 40% et vise plus de 1000 emplois

Le groupe américain Pursuit Aerospace va agrandir de 40% son site industriel de Tunis, spécialisé dans la fabrication de composants destinés aux moteurs d’avion. À l’issue de cette extension, prévue au second semestre 2027, l’unité devrait employer plus de 1.000 personnes.

L’investissement a été annoncé mardi 6 octobre 2026 par Pursuit Aerospace dans le cadre du renforcement de ses capacités mondiales dans le domaine de la fonderie aéronautique.

Les travaux ont débuté le 3 septembre avec la construction d’un troisième bâtiment venant compléter les installations existantes du groupe en Tunisie.

Plus de 13.000 m² à terme

L’extension augmentera de 40% la superficie du site. Une fois les travaux achevés, les installations tunisiennes de Pursuit Aerospace dépasseront 140.000 pieds carrés, soit environ 13.000 m².

Le groupe prévoit également que les effectifs du site dépasseront le seuil des 1.000 salariés.

Pursuit Aerospace fabrique à Tunis des pièces de fonderie de précision en alliages de nickel et de cobalt destinées aux moteurs aéronautiques. Le site intervient ainsi dans la chaîne de production de composants complexes utilisés par les grands motoristes du secteur.

Le nouveau bâtiment doit permettre d’augmenter les capacités des fours et des lignes de production de moules, aussi bien pour répondre aux commandes actuelles que pour accueillir de nouveaux marchés.

Plus de 5% des emplois de l’aéronautique tunisienne

Le seuil annoncé par Pursuit donne également une indication du poids que devrait atteindre son implantation tunisienne.

L’industrie aéronautique compte actuellement environ 20.000 salariés en Tunisie, répartis entre près d’une centaine d’entreprises.

Avec plus de 1.000 salariés à l’issue de son extension, Pursuit Aerospace représenterait ainsi à elle seule plus de 5% des emplois de l’ensemble de la filière aéronautique tunisienne.

Autre indicateur du poids économique de la filière aéronautique tunisienne : ses exportations atteignent environ 650 millions d’euros.

Ces chiffres permettent de mesurer l’ampleur du projet de Pursuit : au-delà de l’augmentation de 40% de sa superficie, son implantation tunisienne devrait représenter à terme une part significative de l’emploi de toute la filière aéronautique nationale.

Davantage d’opérations réalisées en Tunisie

L’extension porte également sur la nature des activités réalisées localement.

Pursuit Aerospace prévoit d’internaliser à Tunis davantage d’opérations effectuées après la fonderie, notamment des travaux d’usinage et certains procédés industriels spécialisés.

Cette intégration doit permettre au groupe de réaliser sur un même site une part plus importante des différentes étapes de fabrication des composants aéronautiques.

Pursuit indique vouloir faire de ses opérations tunisiennes un centre d’excellence de la fonderie aéronautique.

Le groupe américain possède deux unités de production dans la zone industrielle d’El Mghira, dans la banlieue de Tunis.

L’annonce concernant la Tunisie intervient parallèlement au renforcement des activités de Pursuit Aerospace au Royaume-Uni. Le groupe a finalisé en août l’acquisition de Creasey Castings Limited, société britannique spécialisée dans les pièces moulées en magnésium et en aluminium.

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Pêche : La Tunisie mise sur l’Espagne, son deuxième débouché à l’export

La Tunisie participe du 6 au 8 octobre 2026 au Salon international des produits de la mer congelés Conxemar, à Vigo, avec quatre entreprises du secteur. Au-delà de la présence tunisienne dans ce rendez-vous professionnel, l’enjeu est commercial : l’Espagne constitue le deuxième débouché des produits tunisiens de la pêche et de l’aquaculture.

En 2025, les exportations tunisiennes du secteur vers l’Espagne ont atteint environ 3,26 mille tonnes pour une valeur de 129,2 millions de dinars, selon les données du Groupement interprofessionnel des produits de la pêche (GIPP).

Ces chiffres correspondent à une valeur moyenne proche de 39,6 dinars le kilogramme, sensiblement supérieure au prix moyen de 24,8 dinars/kg enregistré pour l’ensemble des exportations tunisiennes de produits de la pêche en 2025.

L’Espagne confirme sa deuxième place

Les données les plus récentes confirment le poids du marché espagnol. À fin juillet 2026, l’Italie restait le premier débouché des exportations tunisiennes de produits de la pêche avec 34% de la valeur totale, devant l’Espagne avec 12% et la Libye avec 11%. L’Algérie et Malte représentaient chacune 9%.

Au total, les exportations tunisiennes du secteur ont atteint 422,3 millions de dinars durant les sept premiers mois de 2026, pour 18,4 mille tonnes écoulées sur 38 marchés.

C’est dans ce contexte que le GIPP a installé à Vigo un pavillon tunisien d’environ 50 m² réunissant quatre entreprises nationales, dont trois spécialisées dans l’exportation de produits de la pêche congelés.

Crevettes, poulpe, calamar, poissons congelés, crabe bleu et produits transformés à base de crabe figurent parmi les produits présentés. Une entreprise spécialisée dans l’aquaculture participe également avec des produits transformés et congelés.

Plus de 800 exposants réunis à Vigo

Conxemar constitue l’un des grands rendez-vous internationaux de l’industrie et du commerce des produits de la mer congelés. L’édition 2026 réunit 836 exposants provenant de 47 pays, un nouveau record pour le salon de Vigo.

Son importance dépasse la seule exposition de produits. En 2025, Conxemar avait accueilli 30.405 visiteurs professionnels et 812 exposants de 46 pays. Selon l’organisation, les accords commerciaux générés pendant cette édition avaient représenté 831,7 millions d’euros.

Pour les entreprises tunisiennes, la manifestation offre ainsi un accès direct aux importateurs, transformateurs et distributeurs d’un marché qui absorbe une part importante des exportations nationales du secteur.

Des exigences européennes renforcées

Le développement des ventes vers l’Espagne intervient parallèlement dans un environnement réglementaire européen plus exigeant.

Depuis le 10 janvier 2026, le système numérique européen CATCH est obligatoire pour les formalités concernant l’importation et la réexportation de produits de la pêche capturés par des navires de pays tiers. Il vise notamment à renforcer la traçabilité des captures et la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée.

Les autorités espagnoles ont elles-mêmes relevé en 2026 des difficultés techniques et administratives rencontrées par les opérateurs lors de la mise en œuvre du nouveau dispositif.

Pour les exportateurs tunisiens concernés, la consolidation du marché espagnol dépend ainsi non seulement des produits et des relations commerciales nouées à Vigo, mais également de leur capacité à répondre aux exigences croissantes de traçabilité imposées à l’entrée du marché européen.

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Phosphate : Le tunisien STUDI entre dans le projet Gasaat aux côtés de PhosCo

Le groupe tunisien d’ingénierie STUDI International s’associe à la société australienne PhosCo dans le développement du projet phosphatier Gasaat, à Kasserine. L’opération s’accompagne d’un investissement prévu de 1,4 million de dollars australiens dans le capital de PhosCo.

L’accord a été annoncé ce mercredi 7 octobre 2026 par PhosCo dans une communication publiée auprès de l’Australian Securities Exchange (ASX), où la société est cotée sous le code PHO.

Les deux groupes ont signé un protocole d’accord faisant de STUDI le partenaire privilégié de PhosCo pour les travaux d’ingénierie et de conseil liés au développement de Gasaat.

L’accord porte notamment sur les études de préfaisabilité et de faisabilité bancaire du projet. La coopération pourrait ensuite être étendue à l’ingénierie détaillée, aux achats, à l’assistance à la construction et à la mise en service.

1,4 million de dollars australiens dans PhosCo

Parallèlement à cet accord, STUDI prévoit de souscrire, par l’intermédiaire de l’une de ses filiales africaines, à 9.523.810 nouvelles actions PhosCo au prix de 0,15 dollar australien par action.

L’opération doit permettre à PhosCo de lever environ 1,4 million de dollars australiens avant frais.

STUDI doit également recevoir 9.523.810 options, à raison d’une option pour chaque action souscrite. Elles pourront être exercées au prix de 0,20 dollar australien jusqu’au 29 juin 2029.

Les documents juridiques définitifs relatifs à l’investissement doivent encore être finalisés. PhosCo prévoit leur conclusion dans un délai de 30 jours.

Les fonds levés doivent être consacrés notamment à la poursuite de l’exploration et des études sur Gasaat, aux procédures d’autorisation ainsi qu’aux besoins généraux de la société.

Un accord de 24 mois

Le protocole conclu entre PhosCo et STUDI porte sur une période initiale de 24 mois. Il établit un cadre de coopération mais reste non contraignant : les missions confiées à STUDI devront faire l’objet d’accords distincts et PhosCo conserve la possibilité de recourir à d’autres consultants spécialisés.

Créé à Tunis en 1970, STUDI intervient dans l’ingénierie des transports, de l’eau, de l’énergie, des ports, de l’environnement et des infrastructures. Selon PhosCo, le groupe compte environ 700 collaborateurs et mène des projets dans plus de 40 pays africains.

Cette expertise pourrait notamment être mobilisée sur les infrastructures nécessaires au développement de Gasaat.

Une nouvelle étape pour Gasaat

Gasaat est détenu à 100 % par PhosCo et dispose actuellement d’une ressource minérale déclarée de 166,6 millions de tonnes de phosphate à une teneur moyenne de 20,6 % de P₂O₅.

Le projet a connu ces derniers mois une succession de campagnes de forage destinées à préciser et à étendre ses ressources. PhosCo poursuit parallèlement ses travaux sur d’autres zones du bassin phosphatier du Nord tunisien.

La société australienne prévoit de publier dans le courant du mois d’octobre une étude de cadrage actualisée de Gasaat.

L’association de STUDI aux études du projet, accompagnée de son investissement prévu dans PhosCo, constitue une nouvelle étape dans la préparation technique et financière de Gasaat. Son développement industriel reste toutefois lié aux résultats des études, aux autorisations nécessaires et aux futures décisions d’investissement.

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Après sa libération, Saïed demande le retour immédiat d’Adam Mbarek en classe

Le président de la République, Kaïs Saïed, a donné ses instructions au ministre de l’Éducation afin que le lycéen Adam Mbarek puisse reprendre immédiatement sa scolarité dans son établissement.

Cette instruction intervient quelques heures après la décision du juge des enfants de remettre en liberté le jeune homme, âgé de 17 ans.

Le ministre de l’Éducation a été chargé de prendre les mesures nécessaires pour permettre à Adam Mbarek de retrouver son établissement et de lui assurer les conditions appropriées pour poursuivre son parcours scolaire.

Libéré après environ deux semaines de détention

Adam Mbarek avait été arrêté après avoir participé à une manifestation organisée le 19 septembre à Tunis en soutien aux militants liés à la flottille Soumoud.

Son dossier avait été traité séparément de celui des autres personnes interpellées en raison de son statut de mineur. Le juge des enfants avait ordonné son placement dans une institution pour mineurs et fixé son audience au 6 octobre.

Dans une publication datée du 25 septembre, l’avocat Samir Dilou avait indiqué que le renvoi du lycéen devant le juge des enfants reposait sur les articles 79, 128, 220 bis, 245 et 247 du Code pénal. Ces dispositions concernent notamment la participation à un rassemblement considéré comme troublant l’ordre public, l’imputation de faits illégaux à un fonctionnaire public, les cris ou chants provocateurs dans les lieux publics, ainsi que des faits de diffamation visant notamment l’autorité publique.

Son placement avait suscité plusieurs réactions et mobilisations réclamant sa libération, notamment dans les milieux associatifs et parmi des jeunes et des lycéens.

Mardi 6 octobre, le juge des enfants a décidé sa remise en liberté.

Quelques heures plus tard, le président de la République a donné ses instructions au ministre de l’Éducation pour permettre son retour immédiat en classe et la reprise de son parcours scolaire.

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