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Lese-Ansicht

On insulte notre intelligence 

Après un championnat arabe calamiteux, une coupe d’Afrique désastreuse et une honteuse coupe du monde, le bureau fédéral n’a pas voulu partir. Après avoir concédé deux nuls devant l’Ouganda et le Botswana à domicile, deux équipes des plus moyennes, les responsables ont enfoncé le clou en ignorant que les points du match contre l’Ouganda comptent vraiment même si ce pays fait partie des nations qui organiseront le prochain championnat d’Afrique des Nations. Après une gestion désastreuse des affaires du football tunisien, voilà qu’un éminent responsable sort au grand jour pour nous parler de la possibilité d’organiser une coupe d’Afrique alors que nous ne disposons pas de stades pouvant abriter un match de Ligue des champions des clubs. Faut-il rappeler que le Stade de Radès est dérogatoire ?

Nous manquons de tout et surtout de pelouses propices à la pratique du football. Nous avons touché le fond et nous continuons de creuser et le premier responsable de la FTF a osé affirmer que cette dernière a fait ce qu’il fallait pour que tout aille pour le mieux et que finalement les résultats n’ont pas suivi. Tout est bien dans le meilleur des mondes possibles pour le football tunisien, les résultats finiront par suivre !

 Inutile de revenir sur plein d’autres détails comme le stage annulé et le match amical contre le Mali annulé également. Une première !

Il est clair que quand on se sent intouchable, on peut tout dire et les autres ne peuvent rien faire. On est en train de le vérifier…

Mourad AYARI

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Tunisie-Algérie :  la réalisation d’une centrale électrique de 1.400 MW en projet

Le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables algérien a annoncé, dans un communiqué publié le 1er octobre 2026, qu’à l’issue d’une séance de travail réunissant le ministre de l’Equipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, et le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, la réalisation d’une centrale électrique à cycle combiné d’une capacité de 1.400 mégawatts (MW) en Tunisie figure parmi les principaux projets inscrits dans le cadre du partenariat énergétique entre les deux pays.

Lors de cette rencontre, tenue en marge de la deuxième réunion ministérielle des ministres de l’Énergie des pays partenaires du projet de corridor sud de l’hydrogène «SouthH2», le ministre Slah Zouari a indiqué que les investissements nécessaires à la réalisation de la centrale devraient être déterminés prochainement, afin d’accélérer le lancement des différentes étapes du projet et de permettre sa concrétisation dans les meilleurs délais.

«Une délégation technique tunisienne se rendra prochainement en Algérie. Cette visite aura pour objectif d’examiner de manière approfondie les différents aspects techniques et opérationnels liés à la réalisation de cette infrastructure énergétique», a-t-il affirmé.

Ainsi, selon le communiqué du ministère algérien, les discussions ne se sont pas limitées au projet de la centrale électrique. Elles ont également porté sur les moyens de réactiver le Comité maghrébin de l’électricité (COMELEC), dans le but de renforcer la coopération énergétique à l’échelle régionale.

 

L’Algérie s’engage à soutenir l’approvisionnement énergétique tunisien

Dans cette continuité, le ministre algérien a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à poursuivre son soutien à la Tunisie, notamment en matière d’approvisionnement énergétique, conformément aux orientations du président algérien, Abdelmadjid Tebboune.

«L’Algérie a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses exportations d’énergie vers la Tunisie durant l’été 2026, malgré les circonstances exceptionnelles qu’a connues le pays», a souligné le ministre algérien.

Par ailleurs, Mourad Adjal a insisté sur l’importance d’intensifier les efforts et de renforcer la coordination entre la Société algérienne de distribution de l’électricité et du gaz (Sonelgaz) et la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG).

«Cette coopération vise notamment à consolider un partenariat davantage structuré, fondé sur une vision prospective et capable de répondre aux défis et aux besoins énergétiques futurs des deux pays», selon le communiqué du ministère algérien.

 

Centrale électrique : un projet dès mai 2026

Il convient de rappeler que le projet de la centrale électrique de 1.400 MW avait déjà été évoqué en mai 2026.

La réalisation d’une centrale électrique à cycle combiné en Tunisie avait alors été au cœur d’une rencontre tenue en Algérie, le 24 mai 2026, entre le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, et une délégation de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG), conduite par son PDG, Fayçal Trifa.

Selon l’Agence de presse algérienne (APS), le ministre algérien Mourad Adjal avait, à cette occasion, donné des instructions aux responsables de Sonelgaz afin de renforcer la coordination avec la STEG et de l’accompagner dans la prise en charge de ses différents besoins énergétiques.

En outre, en 2025, Sonelgaz et la STEG avaient déjà signé un mémorandum d’entente destiné à renforcer leur coopération et à consolider leurs relations.

Selon un communiqué du ministère algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, ce mémorandum établit le cadre général ainsi que les mécanismes devant permettre la mise en œuvre d’actions conjointes, notamment dans les domaines de la production, du transport et de la distribution de l’électricité, ainsi que du transport et de la distribution du gaz naturel et de la maintenance des infrastructures électriques.

Nouha MAINSI

 

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62ᵉ anniversaire du programme ITEC : Tunisie-Inde, le pari du savoir et des compétences

De la formation aux technologies émergentes, le programme indien de coopération technique et économique ouvre un nouveau chapitre de la coopération entre Tunis et New Delhi. Plus de 1.000 Tunisiens ont déjà bénéficié de ce dispositif lancé en 1964.

Soixante-deux ans après sa création, le programme indien de coopération technique et économique (ITEC) continue de miser sur ce qui ne s’exporte pas dans des containers : le savoir, les compétences et les réseaux humains. L’ambassade de l’Inde en Tunisie a célébré, dimanche 4 octobre à Gammarth, le 62e anniversaire de ce programme qui constitue aujourd’hui l’un des principaux instruments de coopération de New Delhi avec les pays partenaires.

La cérémonie, organisée dans un hôtel de la place, a réuni des représentants du gouvernement tunisien, des responsables du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que plusieurs anciens bénéficiaires tunisiens de l’ITEC.

Créé le 15 septembre 1964, l’ITEC a considérablement élargi son champ d’action au fil des décennies. Plus de 225.000 responsables et professionnels issus de plus de 160 pays ont bénéficié de formations dans des secteurs civils et militaires.

Mais le programme a changé de dimension. Aux formations classiques se sont ajoutés des programmes consacrés à l’intelligence artificielle appliquée à la gouvernance, à la cybersécurité, à l’informatique quantique, à la transformation numérique, au changement climatique, à l’innovation et à l’entrepreneuriat.

 

Une coopération appelée à changer d’échelle

Dans son allocution, l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Dr Devyani Uttam Khobragade, a insisté sur une conception de la coopération fondée sur le partenariat et la réciprocité. L’ITEC ne se limite plus à des formations dispensées en Inde. Le dispositif comprend également des programmes adaptés aux besoins spécifiques des pays partenaires, des formations à distance, des sessions organisées directement dans les pays concernés, des programmes destinés aux hauts responsables ainsi que des visites d’étude et l’intervention d’experts indiens.

La Tunisie occupe une place particulière dans cette histoire. Plus de 1.000 Tunisiens ont déjà suivi des formations dans le cadre de l’ITEC. Le dispositif offre actuellement 100 places annuelles à la Tunisie, un quota que l’ambassadrice souhaite voir pleinement utilisé.

L’enjeu est désormais de mieux faire connaître ces possibilités auprès des administrations, des institutions publiques mais également du secteur privé. Près de 40% des bénéficiaires du programme pour la session 2025-2026 provenaient du secteur privé, signe d’une ouverture croissante de l’ITEC au-delà de la fonction publique.

Cette évolution correspond aussi aux nouveaux axes de la relation tuniso-indienne. Lors des sixièmes consultations entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, tenues à Tunis en mars 2026, plusieurs domaines ont été identifiés comme prioritaires : agriculture, gestion de l’eau, énergies renouvelables et infrastructures numériques publiques.

Ces secteurs s’inscrivent dans une approche plus large de la coopération bilatérale articulée autour des «3T» : Trade, Technology and Training, autrement dit commerce, technologie et formation.

 

Les anciens bénéficiaires, mémoire vivante de l’ITEC

La cérémonie a également donné la parole à ceux qui incarnent le mieux la portée concrète du programme : ses anciens bénéficiaires.

Karim Karmi, professeur à l’Université de la Manouba relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Omar Ben Amor, producteur de films et acteur des médias alternatifs, également directeur artistique et entrepreneur dans le design et le textile, ainsi que Yosr Bellourou, spécialiste des opérations au sein de l’Organisation mondiale de la santé, ont partagé leurs expériences de formation en Inde.

Trois parcours, trois secteurs, mais une même idée : une formation ne prend véritablement son sens qu’une fois revenue sur le terrain.

C’est précisément cette dimension que l’ambassadrice souhaite renforcer. Pour elle, le succès de l’ITEC ne se mesure pas au certificat remis au terme d’une formation, mais à ce que le bénéficiaire en fait ensuite : nouvelles méthodes de travail, amélioration des systèmes, renforcement des institutions, transmission des connaissances et création de nouveaux réseaux professionnels.

Les anciens participants sont ainsi appelés à devenir à leur tour des relais du programme, en encourageant leurs collègues à candidater et en permettant à l’ambassade d’identifier les domaines dans lesquels les besoins tunisiens évoluent.

Au-delà des salles de formation et des certificats, l’ITEC entend donc construire une coopération durable entre les deux pays. Une coopération où la technologie ouvre des portes, mais où ce sont les femmes et les hommes formés, leurs expériences et les liens noués en chemin qui donnent au partenariat sa véritable profondeur.

Mona BEN GAMRA

 

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C’est parti pour une nouvelle saison de chasse : au grand bonheur de 12 mille passionnés

Battant champs et forêts, ils traquent, depuis dimanche dernier, un gibier certes de moins en moins fourni, mais diversifié. C’est une fête qui s’ouvre. Le bonheur des chasseurs sera immense. Se retrouver à deux ou en groupe plus élargi, partir ensemble tôt le matin, partager la convivialité et l’amitié. Lièvre, perdrix, caille sédentaire et pigeon biset y figurent toujours. Passion, détente, plaisir, voilà le leitmotiv pour les centaines de chasseurs qui partiront à la recherche de leur gibier. Braver les mornes et les vallées, se positionner au bon endroit, attendre, armer et tirer, voilà les différentes attitudes en cette période d’activité qui débute avec la chasse au lapin de garenne, à la perdrix choukar, à la caille sédentaire, au pigeon biset et au ganga cata.

Cette période s’étendra jusqu’au 6 décembre 2026, la chasse étant autorisée uniquement les dimanches, les jours de fête et les jours fériés. Concernant le grand gibier (sanglier et loup doré africain), la saison s’étend d’aujourd’hui jusqu’au 31 janvier 2027 dans plusieurs gouvernorats, notamment Bizerte, Tunis, la Manouba, l’Ariana, Ben Arous, Nabeul, Zaghouan, Sousse, Monastir, Mahdia, le Kef, Siliana, Béja, Jendouba, Kairouan, Kasserine et Médenine. La saison de chasse au grand gibier se poursuivra jusqu’au 21 mars 2027 dans les gouvernorats de Tozeur, Kébili, Gafsa, Gabès, Tataouine, Sfax et Sidi Bouzid. Par ailleurs, la période de chasse aux oiseaux d’eau, au pigeon ramier, à la grive et à l’étourneau a été fixée du 22 novembre 2026 au 28 mars 2027, tandis que la saison de chasse à la tourterelle (migratrice et sédentaire) s’étendra du 1er août 2027 au 19 septembre 2027. Le plus souvent, les chasseurs partent de bonne heure, jusqu’à une heure indéterminée. Pour certains, la prise est bonne, pour d’autres, c’est un retour «bredouille». Mais la plupart des chasseurs ne se découragent pas. Tout chasseur qui se respecte doit aussi respecter son espace réservé à la pratique de ce plaisir. Comme à l’accoutumée, la Fédération tunisienne des chasseurs insiste sur le respect des règles d’hygiène, de sécurité, notamment la distance par rapport aux habitations, routes, infrastructures publiques, par rapport à la chasse sur terrain d’autrui. La chasse demeure toujours un sport, une passion, une tradition comme aiment le proclamer les adeptes de cette pratique. 

Haythem Boughzala, un chasseur chevronné, membre de l’Association régionale des chasseurs de Nabeul et chargé du pôle numérique à la Fédération nationale des chasseurs et de chasse spécialisée, insiste aussi sur la préparation nécessaire pour les chasseurs avant un séjour en forêt. «Par exemple, il est important de faire l’entretien des équipements, de pratiquer son tir et de planifier l’après-chasse pour l’entreposage de l’animal au frais. Chasser, c’est avant tout un plaisir, un moyen de s’évader mais aussi et surtout, de partager une belle prise avec des amis lors d’une grillade», se réjouit-il.

Fethi est un chasseur de Kélibia. Dans sa famille, la chasse est une histoire de transmission. Les plus jeunes font office de rabatteurs. Ils marchent dans le champ pour lever le gibier, sans fusil évidemment. «C’est toujours encourageant d’être accompagné. Et c’est une passion pour moi, un rituel annuel. Le prix n’a pas diminué ma passion pour la chasse. Ce que j’aime avant tout, c’est le contact avec la nature et la convivialité», explique-t-il.

 

La chaleur extrême bouleverse la faune sauvage

Alors que la majorité de nos régions ont connu des épisodes de canicule record, les conséquences sur la faune sauvage deviennent une préoccupation majeure pour les chasseurs. Perte d’eau, raréfaction de la nourriture, reproduction perturbée : le gibier subit de plein fouet les effets des fortes chaleurs. Ces phénomènes climatiques ne touchent pas uniquement les espèces sauvages. Ils modifient également les pratiques de chasse et imposent une adaptation des acteurs du monde cynégétique. Connaisseur de la nature locale, Haythem en retrouve les symptômes partout, comme devant une ravine, d’habitude occupée par un petit cours d’eau. Cet automne, le ru est à sec, et les terriers sont abandonnés. D’habitude, il reste toujours un filet d’eau ici pour qu’il y ait un petit peu de vie aquatique et puis surtout, pour que les animaux puissent y trouver de la fraîcheur. «En tant qu’association de chasseurs, nous nous sommes mobilisés pour venir en aide à la biodiversité. Tous les week-ends, nous alimentons des points d’eau disposés en lisière de forêt, dont profitent les oiseaux», précise-t-il.

Entre stress thermique, incendie, manque d’eau, raréfaction de la nourriture, perturbation de la reproduction, migration du gibier vers l’Europe, de nombreuses espèces voient leurs conditions de vie se dégrader lors des épisodes de fortes chaleurs. La sécheresse qui accompagne souvent les épisodes caniculaires réduit ainsi la disponibilité des ressources alimentaires. Les prairies jaunissent, les cultures souffrent du manque d’eau et certaines espèces végétales produisent moins de graines ou de fruits. Cette situation affecte directement le petit gibier. Dans certaines régions, les animaux sont contraints de parcourir davantage de distance pour se nourrir. C’est le cas des sangliers qui descendent dans les villes à Hammam-Lif, Ezzahra, Gammarth, Séjoumi car ils ne trouvent rien à manger. Les effets d’une canicule peuvent se faire ressentir plusieurs mois après l’épisode de chaleur. Une baisse de la reproduction ou une mortalité accrue des jeunes peut entraîner une diminution locale des populations de petit gibier. Mais nous constatons cette année un léger mieux pour le gibier. Cette évolution impose une réflexion sur la gestion des habitats, la préservation des zones humides et l’adaptation des pratiques cynégétiques. La protection des milieux naturels devient plus que jamais un levier essentiel pour maintenir des populations de gibier en bonne santé. Dans un contexte de changement climatique, l’avenir de certaines populations de gibier dépendra largement de notre capacité à adapter les pratiques de gestion et à protéger les ressources indispensables à la faune sauvage. «La chasse est un loisir, pas une activité d’intérêt public. Or, nous estimons que les animaux sauvages appartiennent au patrimoine commun, il faut en prendre soin», insiste Haythem Boughzala.

Kamel BOUAOUINA

 

 

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