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Aéronautique : Pursuit Aerospace muscle son ancrage industriel en Tunisie

Le géant américain Pursuit Aerospace accélère sa croissance en Tunisie. L’équipementier a débuté le 3 septembre dernier la construction d’un troisième bâtiment sur son site de la zone industrielle d’El Mghira, en banlieue de Tunis. Cette extension augmentera la superficie de l’usine de 40 %, portant l’ensemble des installations à plus de 13 000 m² d’ici le second semestre 2027.

Spécialisée dans la fonderie de précision en alliages de nickel et de cobalt pour moteurs d’avion, l’usine va renforcer ses capacités de production (fours, lignes de moules) pour répondre à la hausse de la demande mondiale. Le groupe prévoit d’y internaliser de nouvelles étapes à forte valeur ajoutée, comme l’usinage et certains procédés spécialisés, afin d’ériger le site tunisien en véritable « centre d’excellence ».

Sur le plan socioéconomique, ce projet constitue un levier majeur pour le bassin d’emploi local. Avec la création de nouveaux postes, l’effectif dépassera la barre symbolique des 1 000 salariés. Dans un secteur aéronautique tunisien qui compte près de 100 entreprises et 20 000 employés pour 650 millions d’euros d’exportations, Pursuit Aerospace représentera à lui seul plus de 5 % des emplois de toute la filière nationale.

Cette expansion stratégique s’inscrit dans une dynamique globale de renforcement des capacités du groupe américain, illustrée également par le rachat récent de la société britannique Creasey Castings en août dernier.

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Inflation à 5,6 %, 622 400 chômeurs : Imed Oulad Jibril conteste le « discours de résilience »

Le député Imed Oulad Jibril conteste le discours sur la maîtrise de l’inflation et du déficit public tenu par le directeur de cabinet de la ministre des Finances. Il estime que cette lecture de la situation économique occulte plusieurs indicateurs qui témoignent des difficultés persistantes et de leur impact sur les citoyens.

Dans une publication sur sa page Facebook, le député revient notamment sur le taux d’inflation, qui a atteint 5,6 % en septembre 2026. « Cela signifie que les prix continuent d’augmenter, après les hausses enregistrées au cours des dernières années », souligne-t-il.

En outre, Imed Oulad Jibril souligne que le ralentissement de l’inflation ne doit pas être confondu avec une baisse des prix. Il précise également qu’il ne signifie pas un rétablissement automatique du pouvoir d’achat perdu par les ménages.

Plus de 622 000 chômeurs

Le député met également l’accent sur la situation du marché du travail. Il évoque 622 400 personnes au chômage, tandis que le taux de chômage des jeunes atteint 35,4 %.

La situation des diplômés de l’enseignement supérieur constitue, selon lui, un autre point de préoccupation. Leur taux de chômage serait passé de 24,2 % à 26,6 % en l’espace de trois mois.

« Des années d’études et les sacrifices consentis par les familles se heurtent à des perspectives d’emploi limitées », écrit-il.

Autre indicateur cité par le député : le nombre d’emplois occupés aurait diminué de 58 200 personnes par rapport au trimestre précédent. Dans le même temps, le taux de participation au marché du travail serait passé de 45,9 % à 44,7 %.

Pour Imed Oulad Jibril, la seule baisse du taux de chômage ne suffit donc pas à conclure à une amélioration de l’emploi. Il appelle donc à prendre en compte l’évolution du nombre d’actifs et du nombre de personnes effectivement en emploi.

Dette et financement : des fragilités persistantes

Le député s’appuie également sur les analyses de la Banque mondiale concernant l’économie tunisienne, qu’il décrit comme engagée dans une trajectoire de croissance lente et exposée à la hausse des prix des importations ainsi qu’aux déséquilibres des finances publiques.

Il souligne également la persistance de l’endettement public et le recours croissant au financement intérieur. Des éléments qui, selon lui, doivent être intégrés à toute évaluation de la situation économique du pays.

Concernant la maîtrise du déficit budgétaire, Imed Oulad Jibril estime qu’elle doit être appréciée à partir de plusieurs éléments : le déficit concerné, la période de référence, son mode de financement, mais aussi le coût de l’emprunt et ses conséquences sur le financement des entreprises, l’investissement et le développement.

« Le citoyen attend un emploi et un revenu suffisant »

Pour le député, l’évaluation de la situation économique ne peut se limiter aux grands équilibres financiers. Il appelle à établir un bilan reliant les finances publiques à l’emploi, aux revenus et à l’évolution des prix.

« Les indicateurs qui n’ont pas été mentionnés dans le discours sont précisément ceux dont le citoyen ressent les effets au quotidien », estime-t-il.

Selon lui, la poursuite de la hausse des prix, l’augmentation du chômage des diplômés et la baisse du nombre de personnes en emploi doivent être prises en compte dans l’analyse de la situation économique.

« Le citoyen attend un emploi, un revenu suffisant et une entreprise capable de produire. Il est en droit de connaître les mesures prévues et les échéances pour changer cette réalité », affirme le député.

Il conclut en interrogeant directement le discours officiel sur la résilience de l’économie : « De quelle résistance parlez-vous, qui supporte le coût de cette situation et jusqu’à quand ? »

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Gel des voitures administratives pendant 3 ans : le coup de frein proposé par les artisans

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises propose la mise en place d’un programme exceptionnel de trois ans, à intégrer au projet de loi de finances 2027, afin de rationaliser les dépenses publiques et de renforcer la gouvernance des moyens de l’État.

Selon une note de présentation accompagnant le projet de dispositions de la Fédération tunisienne des artisans et des PME, ce programme s’étendrait du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2029. Il prévoit notamment le gel de l’acquisition de nouvelles voitures administratives et de fonction au profit des structures publiques, ainsi que la suppression progressive des véhicules de fonction jugés non indispensables.

La Fédération propose également de limiter à un seul véhicule par responsable public et d’interdire le cumul entre une voiture de fonction et une voiture administrative. Elle préconise, en parallèle, de privilégier l’entretien du parc automobile existant et sa redistribution entre les différentes structures publiques.

Toute nouvelle acquisition devrait ainsi être soumise à une autorisation exceptionnelle et dûment motivée, réservée aux situations considérées comme indispensables.

Réduire les dépenses de fonctionnement

Le projet prévoit également plusieurs mesures destinées à maîtriser les dépenses de fonctionnement de l’État. La Fédération appelle notamment à rationaliser la consommation de carburant ainsi que les dépenses liées aux missions et déplacements, en faisant du billet en classe économique la règle générale et en privilégiant les réunions à distance lorsque cela est possible.

La révision des contrats de location des locaux administratifs figure également parmi les propositions, de même que la maîtrise des dépenses consacrées aux conférences, aux études et aux prestations de conseil.

Pour assurer un meilleur suivi du parc automobile public, la Fédération propose par ailleurs la création d’un registre national unifié des véhicules administratifs et de fonction.

Le gouvernement serait également tenu de présenter chaque année à l’Assemblée des représentants du peuple un rapport sur la mise en œuvre du programme et sur les économies réalisées. Ces mesures seraient soumises à des mécanismes de contrôle et d’audit.

Réorienter les économies vers l’investissement et l’emploi

Dans le document accompagnant son projet, la Fédération estime que la réforme des finances publiques devrait commencer par la lutte contre le gaspillage au sein de l’État, plutôt que par l’introduction de nouvelles charges pour les citoyens et les entreprises.

Elle plaide ainsi pour que les économies dégagées par ces mesures soient réorientées vers l’investissement, la production et l’emploi, mais aussi vers le soutien aux petites et moyennes entreprises et aux artisans.

À travers ce programme, la Fédération entend donc inscrire la maîtrise des dépenses publiques dans une logique de réallocation des ressources, avec l’objectif de dégager des marges financières susceptibles de soutenir davantage l’activité économique et le tissu entrepreneurial.

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Tunisie : Pursuit Aerospace agrandit son usine de 40% et vise plus de 1000 emplois

Le groupe américain Pursuit Aerospace va agrandir de 40% son site industriel de Tunis, spécialisé dans la fabrication de composants destinés aux moteurs d’avion. À l’issue de cette extension, prévue au second semestre 2027, l’unité devrait employer plus de 1.000 personnes.

L’investissement a été annoncé mardi 6 octobre 2026 par Pursuit Aerospace dans le cadre du renforcement de ses capacités mondiales dans le domaine de la fonderie aéronautique.

Les travaux ont débuté le 3 septembre avec la construction d’un troisième bâtiment venant compléter les installations existantes du groupe en Tunisie.

Plus de 13.000 m² à terme

L’extension augmentera de 40% la superficie du site. Une fois les travaux achevés, les installations tunisiennes de Pursuit Aerospace dépasseront 140.000 pieds carrés, soit environ 13.000 m².

Le groupe prévoit également que les effectifs du site dépasseront le seuil des 1.000 salariés.

Pursuit Aerospace fabrique à Tunis des pièces de fonderie de précision en alliages de nickel et de cobalt destinées aux moteurs aéronautiques. Le site intervient ainsi dans la chaîne de production de composants complexes utilisés par les grands motoristes du secteur.

Le nouveau bâtiment doit permettre d’augmenter les capacités des fours et des lignes de production de moules, aussi bien pour répondre aux commandes actuelles que pour accueillir de nouveaux marchés.

Plus de 5% des emplois de l’aéronautique tunisienne

Le seuil annoncé par Pursuit donne également une indication du poids que devrait atteindre son implantation tunisienne.

L’industrie aéronautique compte actuellement environ 20.000 salariés en Tunisie, répartis entre près d’une centaine d’entreprises.

Avec plus de 1.000 salariés à l’issue de son extension, Pursuit Aerospace représenterait ainsi à elle seule plus de 5% des emplois de l’ensemble de la filière aéronautique tunisienne.

Autre indicateur du poids économique de la filière aéronautique tunisienne : ses exportations atteignent environ 650 millions d’euros.

Ces chiffres permettent de mesurer l’ampleur du projet de Pursuit : au-delà de l’augmentation de 40% de sa superficie, son implantation tunisienne devrait représenter à terme une part significative de l’emploi de toute la filière aéronautique nationale.

Davantage d’opérations réalisées en Tunisie

L’extension porte également sur la nature des activités réalisées localement.

Pursuit Aerospace prévoit d’internaliser à Tunis davantage d’opérations effectuées après la fonderie, notamment des travaux d’usinage et certains procédés industriels spécialisés.

Cette intégration doit permettre au groupe de réaliser sur un même site une part plus importante des différentes étapes de fabrication des composants aéronautiques.

Pursuit indique vouloir faire de ses opérations tunisiennes un centre d’excellence de la fonderie aéronautique.

Le groupe américain possède deux unités de production dans la zone industrielle d’El Mghira, dans la banlieue de Tunis.

L’annonce concernant la Tunisie intervient parallèlement au renforcement des activités de Pursuit Aerospace au Royaume-Uni. Le groupe a finalisé en août l’acquisition de Creasey Castings Limited, société britannique spécialisée dans les pièces moulées en magnésium et en aluminium.

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