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Affaire de Mellassine : Plus de 14 personnes désormais arrêtées

L’enquête sur l’agression sexuelle d’une adolescente de 16 ans à Mellassine se poursuit. Le nombre de personnes arrêtées dépasse désormais 14.

Une enquête qui s’élargit

La brigade spécialisée de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants de la Garde nationale de Ben Arous poursuit ses investigations dans cette affaire. Selon les derniers éléments rapportés par Mosaïque FM, plus de 14 personnes sont désormais arrêtées dans le cadre de l’enquête.

Ce chiffre intervient après plusieurs vagues d’interpellations. Le 1er octobre, deux personnes avaient été arrêtées, portant alors à cinq le nombre de personnes interpellées depuis le 24 septembre, tandis que sept autres étaient recherchées.

Le 5 octobre, trois autres suspects — deux frères et leur mère — avaient à leur tour été arrêtés par la brigade spécialisée de la Garde nationale de Ben Arous.

Les auditions prévues ce mercredi

Sur le volet judiciaire, le juge d’instruction du quatrième bureau chargé des affaires des enfants au Tribunal de première instance de Tunis 2 avait délivré, le 2 octobre, des mandats de dépôt contre les personnes arrêtées jusque-là. Parmi elles figuraient notamment deux jeunes femmes, deux mineurs, un infirmier et le propriétaire du domicile où les faits présumés se seraient déroulés.

Le juge avait également fixé au 7 octobre la date des interrogatoires approfondis. Les investigations doivent notamment permettre de déterminer avec précision le rôle de chacune des personnes concernées.

Les examens médicaux réalisés sur la victime avaient, selon les sources citées par Mosaïque FM, confirmé qu’elle avait subi un viol. Les enquêteurs avaient également saisi un téléphone portable qui aurait été utilisé pour filmer l’agression.

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Après sa libération, Saïed demande le retour immédiat d’Adam Mbarek en classe

Le président de la République, Kaïs Saïed, a donné ses instructions au ministre de l’Éducation afin que le lycéen Adam Mbarek puisse reprendre immédiatement sa scolarité dans son établissement.

Cette instruction intervient quelques heures après la décision du juge des enfants de remettre en liberté le jeune homme, âgé de 17 ans.

Le ministre de l’Éducation a été chargé de prendre les mesures nécessaires pour permettre à Adam Mbarek de retrouver son établissement et de lui assurer les conditions appropriées pour poursuivre son parcours scolaire.

Libéré après environ deux semaines de détention

Adam Mbarek avait été arrêté après avoir participé à une manifestation organisée le 19 septembre à Tunis en soutien aux militants liés à la flottille Soumoud.

Son dossier avait été traité séparément de celui des autres personnes interpellées en raison de son statut de mineur. Le juge des enfants avait ordonné son placement dans une institution pour mineurs et fixé son audience au 6 octobre.

Dans une publication datée du 25 septembre, l’avocat Samir Dilou avait indiqué que le renvoi du lycéen devant le juge des enfants reposait sur les articles 79, 128, 220 bis, 245 et 247 du Code pénal. Ces dispositions concernent notamment la participation à un rassemblement considéré comme troublant l’ordre public, l’imputation de faits illégaux à un fonctionnaire public, les cris ou chants provocateurs dans les lieux publics, ainsi que des faits de diffamation visant notamment l’autorité publique.

Son placement avait suscité plusieurs réactions et mobilisations réclamant sa libération, notamment dans les milieux associatifs et parmi des jeunes et des lycéens.

Mardi 6 octobre, le juge des enfants a décidé sa remise en liberté.

Quelques heures plus tard, le président de la République a donné ses instructions au ministre de l’Éducation pour permettre son retour immédiat en classe et la reprise de son parcours scolaire.

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