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Industrie: l’omanais Suhail Bahwan veut investir en Tunisie

Suhail Bahwan (SB HOLDING), un groupe omanais d’investissement et industriel actif dans plusieurs secteurs économiques, se dit intéressé par de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie et à élargir ses activités sur la région de l’Afrique du Nord. Dans ce cadre, le groupe considère la Tunisie comme un « site stratégique » pour l’investissement et le développement des affaires.

Lors d’une rencontre mercredi, entre le ministre de l’Economie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et une délégation du groupe omanais conduite par le vice-président du conseil d’administration du groupe, Salem Saad Bahwan, et le président du groupe, les activités de SB HOLDING ont été expliquées, ainsi que ses projets d’investissement à l’étranger dans divers secteurs, à savoir entre autres les industries chimiques, les engrais et les énergies renouvelables, lit-on dans un communiqué du ministère de l’Economie.

De son côté, Abdelhafidh a présenté les avantages offrant un cadre favorable à l’établissement d’un partenariat fructueux, affirmant la disposition de son département et de ses structures concernées par l’investissement à fournir l’appui et l’accompagnement nécessaires au groupe afin de concrétiser ses projets dans les meilleures conditions.

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Phosphate: le groupe tunisien STUDI investit 1,4 million de dollars dans PhosCo

La compagnie minière australienne PhosCo renforce son projet de phosphate de Gasaat en Tunisie. Elle vient de signer un protocole d’accord avec le groupe tunisien d’ingénierie STUDI International, qui prévoit également un investissement de 1,4 million de dollars de STUDI dans le capital de PhosCo.

L’accord porte d’abord sur les prochaines études du projet. STUDI International doit accompagner PhosCo dans la réalisation de l’étude de préfaisabilité (PFS) et de l’étude de faisabilité bancable (BFS). La collaboration pourrait ensuite se poursuivre lors des différentes étapes du développement du projet, notamment l’ingénierie détaillée, l’approvisionnement, la construction et la mise en service.

Le groupe tunisien pourrait également intervenir sur plusieurs infrastructures liées au projet, notamment l’énergie, l’eau, les routes, le transport ferroviaire et les installations portuaires. Les questions environnementales, l’urbanisme et les systèmes d’information géographique font aussi partie du périmètre envisagé.

En parallèle, une filiale africaine de STUDI doit souscrire à 9,52 millions d’actions nouvelles de PhosCo au prix de 0,15 dollar par action. L’opération permettra à la compagnie minière de lever 1,4 million de dollars avant frais. Elle prévoit aussi l’attribution de 9,52 millions d’options, à raison d’une option pour chaque action souscrite. Ces options pourront être exercées à 0,20 dollar jusqu’au 29 juin 2029.

PhosCo indique que les fonds serviront à poursuivre l’exploration et les études sur le projet de Gasaat, ainsi qu’à financer les démarches liées aux permis et les besoins généraux de la compagnie.

Ce partenariat intervient alors que le projet entre dans une nouvelle phase d’études. STUDI apporte de son côté une expérience dans l’ingénierie et les infrastructures en Tunisie et sur le continent africain. Le groupe, créé en 1970, est présent dans plus de 40 pays africains.

L’accord reste pour l’instant un cadre de collaboration non contraignant. Il est prévu pour 24 mois et pourra être renouvelé. Les différents travaux feront ensuite l’objet de contrats spécifiques entre les deux parties.

La prochaine échéance annoncée par PhosCo est la publication de l’étude de cadrage actualisée du projet de Gasaat, attendue plus tard ce mois-ci. Cette étude doit apporter de nouveaux éléments sur les perspectives de développement du projet.

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Budget 2026 : le soutien aux carburants dépasse l’investissement

Les dépenses consacrées au soutien aux carburants ont dépassé les dépenses d’investissement de 762 millions de dinars au cours du premier semestre 2026. Selon les résultats d’exécution du budget de l’État à fin juin 2026, les dépenses de soutien aux carburants ont atteint 2,427 milliards de dinars, contre 1,665 milliard de dinars pour les dépenses d’investissement.

D’après le document sur l’exécution du budget à fin juin 2026 et les principales hypothèses et orientations du projet de budget de l’État pour 2027, élaboré par le ministère des Finances, les dépenses de soutien ont globalement progressé de 12 % au cours des six premiers mois de l’année, pour atteindre 3,486 milliards de dinars.

Le taux d’exécution des dépenses de soutien s’est ainsi établi à 35,7 % des prévisions inscrites dans la loi de finances.

Le soutien aux carburants atteint déjà 48,6 % des prévisions

À lui seul, le soutien aux carburants a représenté 2,427 milliards de dinars, soit un taux d’exécution de 48,6 % des crédits prévus pour l’ensemble de l’année.

Cette évolution s’explique principalement par la hausse des cours du pétrole sur les marchés internationaux au cours du premier semestre 2026, dans le contexte de la crise iranienne. Le prix moyen du baril aurait ainsi atteint environ 92,6 dollars à fin juin 2026.

Cette situation contraste avec les hypothèses retenues lors de l’élaboration du budget de l’État pour 2026, qui reposait notamment sur un scénario de reprise progressive de la croissance, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des services et du tourisme.

Les prévisions budgétaires avaient également été établies sur la base d’une croissance de 3,3 % en termes réels pour 2026 et d’un prix moyen du baril de Brent fixé à 63,3 dollars, ainsi que sur l’hypothèse d’une relative stabilité du dinar tunisien face aux principales devises.

24,9 milliards de dinars de dépenses budgétaires

Dans l’ensemble, l’exécution du budget à fin juin 2026 affiche un taux d’avancement de 39,2 %. Les dépenses budgétaires effectivement payées ont atteint environ 24,917 milliards de dinars, enregistrant une hausse de 8,9 % par rapport au niveau enregistré à fin juin 2025.

Les données du ministère des Finances mettent ainsi en évidence le poids croissant des dépenses de soutien, notamment celles liées aux carburants, dans l’exécution budgétaire au premier semestre 2026, dans un contexte marqué par une forte remontée des cours internationaux du pétrole.

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Tunisie-Japon : Vers la signature de l’accord d’investissement avant fin 2026

La Tunisie et le Japon sont désormais convenus de signer avant la fin de 2026 leur accord bilatéral d’investissement, qui a atteint le stade de « substantial agreement ». Une nouvelle étape dans un dossier engagé depuis 2025 et appelé à renforcer le cadre juridique des investissements entre les deux pays.

Le calendrier se précise pour l’accord d’investissement entre la Tunisie et le Japon. Les deux pays partagent désormais la même position sur l’objectif de signer l’accord avant la fin de l’année 2026, a annoncé mercredi 7 octobre le ministère japonais des Affaires étrangères.

L’annonce intervient à l’occasion d’un entretien entre le vice-ministre japonais des Affaires étrangères, Yasutaka Nakasone, et l’ambassadeur de Tunisie au Japon, Ahmed Chafra. Selon le ministère japonais, l’accord a atteint le stade de « substantial agreement », c’est-à-dire un accord substantiel sur le contenu du texte.

Du principe à l’accord substantiel

Cette avancée marque une évolution par rapport à l’annonce faite en avril dernier. Le 10 avril, Tokyo et Tunis avaient fait état d’un accord de principe sur le traité d’investissement, après l’ouverture formelle des négociations en juin 2025.

À l’époque, les deux parties avaient indiqué vouloir poursuivre les procédures nécessaires en vue d’une signature et de l’entrée en vigueur de l’accord. Celui-ci doit notamment contribuer à améliorer la sécurité juridique des investissements et à favoriser les investissements réciproques entre les deux pays.

Six mois plus tard, le dossier a donc franchi un nouveau palier. Le Japon indique désormais que les deux parties sont alignées sur une signature au cours de cette année, qui marque également le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques tuniso-japonaises.

Un forum économique en préparation

L’entretien du 7 octobre a également permis d’aborder la dimension économique de cette nouvelle étape. Ahmed Chafra a fait part de son engagement à œuvrer au renforcement des relations économiques bilatérales à travers la signature de l’accord d’investissement, mais aussi la réalisation d’un Forum économique bilatéral Tunisie-Japon.

Le projet s’inscrit dans une année particulièrement symbolique pour les deux pays. Le Japon et la Tunisie célèbrent en 2026 les 70 ans de l’établissement de leurs relations diplomatiques, un anniversaire qui a déjà donné lieu à plusieurs initiatives officielles et qui sert de cadre au renforcement de leur coopération.

Le Japon, partenaire majeur

Le Japon demeure l’un des partenaires majeurs de la Tunisie dans le financement des grands projets structurants, notamment à travers la JICA, dont les engagements cumulés ont dépassé 350 milliards de yens à fin 2024.

Parmi les chantiers emblématiques figurent la poursuite de la station de dessalement d’eau de mer de Sfax, ainsi que le développement accéléré de la coopération énergétique.

Le dossier le plus marquant reste le projet photovoltaïque de 130 MW à Gabès, retenu récemment pour bénéficier d’un appui financier japonais dans le cadre du mécanisme de crédits carbone.

Le financement peut atteindre 2 milliards de yens, soit environ 37 millions de dinars, pour un projet piloté par le groupe japonais Marubeni en partenariat avec une entreprise française. Cette opération confirme la montée en puissance du Japon sur les segments tunisiens de la transition énergétique et de la décarbonation industrielle.

Des échanges commerciaux en progression

Le commerce bilatéral poursuit lui aussi sa consolidation. En 2024, les exportations tunisiennes vers le Japon ont atteint 18,6 milliards de yens, portées principalement par les produits de la mer, l’huile d’olive et le textile-habillement.

Les importations tunisiennes en provenance du Japon se sont élevées à 11,5 milliards de yens, dominées par l’automobile, les machines, les équipements électriques et les produits sidérurgiques.

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Gel des voitures administratives pendant 3 ans : le coup de frein proposé par les artisans

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises propose la mise en place d’un programme exceptionnel de trois ans, à intégrer au projet de loi de finances 2027, afin de rationaliser les dépenses publiques et de renforcer la gouvernance des moyens de l’État.

Selon une note de présentation accompagnant le projet de dispositions de la Fédération tunisienne des artisans et des PME, ce programme s’étendrait du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2029. Il prévoit notamment le gel de l’acquisition de nouvelles voitures administratives et de fonction au profit des structures publiques, ainsi que la suppression progressive des véhicules de fonction jugés non indispensables.

La Fédération propose également de limiter à un seul véhicule par responsable public et d’interdire le cumul entre une voiture de fonction et une voiture administrative. Elle préconise, en parallèle, de privilégier l’entretien du parc automobile existant et sa redistribution entre les différentes structures publiques.

Toute nouvelle acquisition devrait ainsi être soumise à une autorisation exceptionnelle et dûment motivée, réservée aux situations considérées comme indispensables.

Réduire les dépenses de fonctionnement

Le projet prévoit également plusieurs mesures destinées à maîtriser les dépenses de fonctionnement de l’État. La Fédération appelle notamment à rationaliser la consommation de carburant ainsi que les dépenses liées aux missions et déplacements, en faisant du billet en classe économique la règle générale et en privilégiant les réunions à distance lorsque cela est possible.

La révision des contrats de location des locaux administratifs figure également parmi les propositions, de même que la maîtrise des dépenses consacrées aux conférences, aux études et aux prestations de conseil.

Pour assurer un meilleur suivi du parc automobile public, la Fédération propose par ailleurs la création d’un registre national unifié des véhicules administratifs et de fonction.

Le gouvernement serait également tenu de présenter chaque année à l’Assemblée des représentants du peuple un rapport sur la mise en œuvre du programme et sur les économies réalisées. Ces mesures seraient soumises à des mécanismes de contrôle et d’audit.

Réorienter les économies vers l’investissement et l’emploi

Dans le document accompagnant son projet, la Fédération estime que la réforme des finances publiques devrait commencer par la lutte contre le gaspillage au sein de l’État, plutôt que par l’introduction de nouvelles charges pour les citoyens et les entreprises.

Elle plaide ainsi pour que les économies dégagées par ces mesures soient réorientées vers l’investissement, la production et l’emploi, mais aussi vers le soutien aux petites et moyennes entreprises et aux artisans.

À travers ce programme, la Fédération entend donc inscrire la maîtrise des dépenses publiques dans une logique de réallocation des ressources, avec l’objectif de dégager des marges financières susceptibles de soutenir davantage l’activité économique et le tissu entrepreneurial.

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