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Le CMF publie un nouveau guide pour éviter les pièges de l’investissement en ligne

Les offres d’investissement se multiplient sur Internet, mais toutes ne se valent pas. À l’occasion de la Semaine mondiale de l’investisseur, qui se tient du 5 au 11 octobre 2026, le Conseil du marché financier (CMF) met l’accent sur un risque qui accompagne désormais l’investissement en ligne: les fraudes et les manipulations.

Le régulateur tunisien publie à cette occasion un guide pratique intitulé “Prévenir les fraudes sur Internet et investir avec vigilance”. Le document s’adresse au public et aux investisseurs et revient sur les principaux réflexes à adopter avant de répondre à une offre d’investissement, de transmettre des informations personnelles ou financières ou encore d’effectuer un transfert de fonds.

L’objectif est assez simple: apprendre à ne pas se laisser convaincre trop vite par une proposition diffusée en ligne. Le CMF recommande notamment de vérifier les informations liées à l’offre et d’identifier les techniques de fraude ou de manipulation susceptibles d’être utilisées sur Internet.

La vigilance doit notamment porter sur les informations communiquées au moment de la sollicitation. Une offre d’investissement ne devrait pas être considérée comme fiable sur la seule base de son discours commercial ou des informations diffusées en ligne. La vérification constitue un premier réflexe avant toute décision financière.

Cette démarche prend également une nouvelle forme avec la création, par le CMF, d’une rubrique «Mises en garde» sur son site Internet. Elle rassemble les alertes publiées par le régulateur au sujet de pratiques, d’offres ou d’acteurs susceptibles de présenter un risque pour les investisseurs et le public.

Pour les personnes sollicitées en ligne, cette rubrique peut ainsi devenir un point de vérification avant de donner suite à une proposition. Le CMF prévoit de l’actualiser afin de permettre au public de consulter plus facilement les différentes mises en garde émises par l’autorité.

Derrière ces nouvelles initiatives, le régulateur cherche surtout à renforcer les réflexes des investisseurs dans un environnement où l’accès à l’information financière est devenu beaucoup plus rapide. Cette facilité d’accès ne signifie pas pour autant que l’information est toujours fiable. Entre les offres diffusées sur les plateformes numériques, les sollicitations directes et les propositions d’investissement présentées comme des opportunités à saisir, le risque est aussi de décider avant d’avoir vérifié.

La Semaine mondiale de l’investisseur 2026 intervient précisément sur ce terrain. Organisée du 5 au 11 octobre sous l’égide de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO), cette campagne internationale célèbre cette année sa dixième édition. Elle réunit des autorités de régulation et différents acteurs autour d’un même objectif: renforcer l’éducation financière et la protection des investisseurs.

La participation du CMF s’inscrit dans cette démarche. Au-delà de la sensibilisation aux risques liés aux placements, l’enjeu est de favoriser des décisions fondées sur une information vérifiée.

Le message du régulateur tient finalement en quelques réflexes:

  • vérifier avant d’investir,

  • ne pas communiquer ses données personnelles ou financières sans précaution et

  • s’assurer de la fiabilité d’une offre avant tout transfert de fonds.

  • Dans un marché financier de plus en plus connecté, la prudence commence donc aussi derrière un écran.

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Pour la première fois, les exportations de dattes tunisiennes dépassent le milliard de dinars

Les exportations tunisiennes de dattes ont franchi pour la première fois le seuil du milliard de dinars, avec près de 160 000 tonnes exportées, essentiellement de la Deglet Nour. Une performance qui pousse le secteur à renforcer sa stratégie de promotion sur les marchés traditionnels et à conquérir de nouveaux débouchés.

Le directeur général du Groupement interprofessionnel des dattes, Kais Ben Arfa, a indiqué qu’un programme promotionnel pour la saison 2026-2027 a été élaboré afin de consolider le positionnement des dattes tunisiennes sur les marchés historiques, tout en renforçant leur présence sur les marchés à fort potentiel.

Cette stratégie intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis pour la filière, notamment les effets du changement climatique sur la production et les rendements, l’intensification de la concurrence internationale ainsi que la hausse des coûts de production, de transport et de logistique.

Le programme prévoit également un suivi rapproché de la préparation et du déroulement des campagnes d’exportation, ainsi qu’une coordination renforcée entre les différents acteurs du secteur, afin d’améliorer la compétitivité du produit tunisien.

Des points de vente directe pour soutenir le marché local

Le marché tunisien constitue également un axe majeur de cette nouvelle stratégie. Le Groupement compte poursuivre l’expérience des points de vente directe du producteur au consommateur, déjà mise en place lors des précédentes campagnes et qui aurait rencontré un accueil favorable auprès des agriculteurs comme des consommateurs.

Deux périodes sont envisagées pour ces espaces de vente : immédiatement après la récolte, puis à l’approche du mois de Ramadan. L’objectif est de rapprocher les dattes des consommateurs et de leur permettre d’accéder au produit à des prix plus abordables, tout en encourageant sa consommation sur le marché local.

Des campagnes publicitaires et promotionnelles ainsi que la participation à différentes manifestations locales, régionales et nationales sont également prévues.

Les dérivés de dattes au cœur de la diversification

Au-delà des dattes fraîches, le Groupement entend désormais miser davantage sur les produits dérivés, considérés comme un levier de création de valeur et de diversification des exportations tunisiennes.

Dans cette optique, le Groupement prévoit notamment de participer au Salon international des industries alimentaires en Afrique (IFSA 2027) afin de promouvoir les dérivés de dattes tunisiens, notamment auprès des opérateurs internationaux.

Pâte de dattes, sirop et poudre de dattes figurent parmi les produits présentant des perspectives de développement, notamment sur certains marchés européens, nord-américains et dans les pays du Golfe.

Cette orientation répond également à l’évolution de la demande mondiale en faveur de produits alimentaires naturels et considérés comme plus sains.

Conquérir de nouveaux marchés

À l’international, le programme promotionnel prévoit une participation accrue aux salons et manifestations professionnelles sur les marchés traditionnels comme sur les marchés émergents.

L’enjeu est double : préserver les relations commerciales existantes et identifier de nouvelles destinations pour les dattes tunisiennes et leurs dérivés. Le Groupement entend ainsi poursuivre la diversification des débouchés afin de réduire la dépendance à l’égard des marchés traditionnels.

Une stratégie à l’horizon 2055

Le Groupement prépare par ailleurs une étude stratégique sur l’avenir de la filière à l’horizon 2055. Elle devra notamment analyser les mutations auxquelles le secteur sera confronté, parmi lesquelles les effets du changement climatique et le décalage croissant entre la période de récolte des dattes et l’arrivée du mois de Ramadan.

Un plan d’action promotionnel sur trois ans est également envisagé afin d’inscrire les efforts de promotion dans la durée et de les articuler autour d’objectifs précis sur les marchés tunisien et international.

Après avoir franchi le cap symbolique du milliard de dinars à l’export, la filière tunisienne des dattes cherche ainsi à transformer cette performance en nouveau levier de croissance, en misant à la fois sur la diversification des marchés, le développement des produits dérivés et la stimulation de la consommation locale.

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PLF 2027: un nouveau statut fiscal et un mécanisme de compensation pour les PME

La Fédération Tunisienne des Artisans et Petites et Moyennes Entreprises (FTAPME) propose, dans le cadre du projet de loi de finances 2027, la création d’un statut d’entreprise fiscalement disciplinée, d’après les propos relayés par l’agence TAP. L’idée est de mieux distinguer les TPE, PME et artisans qui respectent leurs obligations fiscales, sociales et légales, en leur ouvrant l’accès à plusieurs dispositifs de soutien.

La proposition intervient aussi sur un sujet qui pèse directement sur la trésorerie des petites entreprises: les délais de paiement du secteur public. La même source precise que la FTAPME souhaite permettre à une entreprise qui doit de l’argent au fisc, mais qui attend elle-même le règlement d’une créance exigible auprès de l’État, d’établir une compensation entre les deux montants.

Plus précisement, une PME pourrait faire valoir ses créances sur l’État, les collectivités locales ou les entreprises publiques afin qu’elles soient déduites de ses dettes fiscales ou sociales. En fait, le montant réellement dû serait alors calculé sur le solde restant après compensation. Selon ladite source, l’entreprise ne pourrait pas être considérée en défaut fiscal, ni subir de pénalités ou perdre certains avantages, à hauteur des sommes que l’administration ou un organisme public lui doit. D’ailleurs, la mesure serait encadrée par des justificatifs tels que les marchés publics, bons de commande, attestations de livraison, factures acceptées, décisions administratives ou jugements. La Fédération propose à ce titre une plateforme numérique nationale dédiée à ces opérations, avec un délai maximal de 30 jours accordé à l’administration pour se prononcer sur une demande. En plus d’une une “Attestation de situation fiscale nette”. Ce document permettrait de faire apparaître les dettes fiscales de l’entreprise, ses créances publiques reconnues, les montants compensés et le solde restant. L’objectif?  Est d’éviter qu’un retard de paiement de l’État empêche une entreprise de participer à un marché public ou d’accéder à un dispositif d’aide. Au fait, la proposition introduit aussi un principe de réciprocité. Lorsque l’État dépasse les délais légaux de règlement, l’entreprise pourrait réclamer des indemnités de retard. La relation entre l’administration et l’entreprise ne serait donc plus envisagée uniquement sous l’angle de l’obligation fiscale, mais aussi à partir des engagements financiers de chacune des parties.

Dans la même optique,  les entreprises bénéficiant du statut d’entreprise fiscalement disciplinée pourraient accéder à plusieurs avantages. La FTAPME propose notamment des incitations financières et fiscales liées aux emplois effectivement créés et déclarés, ainsi qu’une prise en charge partielle des cotisations patronales de sécurité sociale pour les nouveaux recrutements. Une priorité serait également accordée à ces entreprises dans certains programmes publics consacrés à l’investissement, à la formation, au redressement, aux exportations ainsi qu’aux mécanismes publics de garantie et de financement.

Pour accompagner ce dispositif, la fédération propose enfin de consacrer une enveloppe initiale équivalant à 1% des ressources fiscales éligibles, sans compromettre l’équilibre budgétaire de l’État.

 

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TABM : le CEPEX connecte les entreprises tunisiennes aux marchés africains

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) mise sur les rencontres d’affaires pour rapprocher les entreprises tunisiennes des marchés africains. À ce titre, la 4ᵉ édition de Tunisia Africa Business Meetings (TABM), prévue les 9 et 10 décembre 2026 à Tunis, s’annonce comme un rendez-vous dédié aux échanges entre opérateurs économiques tunisiens et africains.

Organisé par le CEPEX, l’événement repose notamment sur des rencontres B2B, des activités de networking et des échanges professionnels destinés à faciliter l’identification de partenaires et la concrétisation de nouvelles opportunités commerciales sur les marchés subsahariens.

Le Tchad parmi les marchés ciblés

Cette dynamique était également au cœur de la rencontre tenue vendredi 2 octobre 2026 à la Maison de l’Exportateur entre Mourad Ben Hassine, PDG du CEPEX, et Fatime Hissein Hamita, représentante de l’Agence nationale des investissements et des exportations du Tchad.

La rencontre, organisée en marge de la participation de la responsable tchadienne au Forum international du Halal, qui se tenait les 29 et 30 septembre au siège du CEPEX, a porté sur les moyens de renforcer les échanges entre les opérateurs économiques tunisiens et tchadiens.

Les discussions ont notamment évoqué le partage d’informations économiques et commerciales, l’échange d’expertise en matière d’accompagnement des entreprises et de promotion des exportations, ainsi que l’identification de nouvelles opportunités de partenariat.

Dans ce cadre, les deux parties ont relevé la possibilité de conclure un mémorandum d’entente (MoU), qui pourrait structurer leur coopération autour de plusieurs axes : échange d’informations sur les marchés, promotion commerciale, organisation de rencontres B2B, identification d’opportunités d’affaires et accompagnement des entreprises dans leur accès aux marchés tunisien et tchadien.

Une passerelle vers les marchés africains

À cette occasion, Mourad Ben Hassine a invité la partie tchadienne à participer activement à la 4ᵉ édition du TABM, notamment à travers la mobilisation d’opérateurs économiques tchadiens.

Pour le CEPEX, cette participation doit permettre aux entreprises tchadiennes d’identifier des partenaires tunisiens et d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires. Elle offre également aux entreprises tunisiennes un accès direct à de nouveaux interlocuteurs et marchés en Afrique subsaharienne.

À travers le TABM, le CEPEX entend ainsi faire des rencontres B2B un levier concret pour développer les exportations tunisiennes, diversifier leurs débouchés et renforcer les liens d’affaires avec les marchés africains.

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