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Groupe de la Banque mondiale : nomination d’un nouveau Représentant pour la Tunisie

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé la nomination de Alexander Kremer au poste de nouveau Représentant pour la Tunisie. Il succède à Alexandre Arrobbio, qui occupait ce poste depuis cinq ans, selon un communiqué publié lundi à Tunis.
Basé à Tunis, il pilotera les relations du Groupe de la Banque mondiale avec le gouvernement tunisien, le secteur privé, la société civile et les partenaires de développement. Il supervisera la conception et la mise en œuvre du programme d’engagement dans le pays et coordonnera les efforts de l’équipe pays pour promouvoir une croissance inclusive, la création d’emplois, le développement du secteur privé et le renforcement de la résilience économique et sociale.
Kremer est le premier Représentant du Groupe de la Banque mondiale à représenter conjointement les trois institutions du Groupe de la Banque mondiale en Tunisie : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Cette évolution reflète les réformes en cours du Groupe de la Banque mondiale visant à apporter des solutions plus intégrées couvrant à la fois les secteurs public et privé, précise le Groupe de la Banque mondiale.
Avant d’être affecté à la Tunisie, Kremer qui est de nationalité britannique, était Représentant de la Banque mondiale pour la République démocratique populaire lao. Il a également occupé les postes de Représentant pour la Biélorussie, la Moldavie, la République kirghize et le Turkménistan, ainsi que de directeur pays par intérim pour l’Ukraine.
Kremer a travaillé sur les politiques économiques, agricoles, énergétiques et de développement territorial dans plusieurs pays de la région, dont la Tunisie, la Syrie et le Liban.

 

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Crédits sur l’honneur : la désillusion collective des Tunisiens

Présentés comme une bouffée d’oxygène pour les ménages et les petits entrepreneurs, les « crédits sur l’honneur » sont officiellement entrés en vigueur le 1er octobre. Mais derrière le taux zéro et l’absence de garanties, les premières conditions d’accès révèlent…

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Crédits d’honneur : Les banques ont épuisé leurs enveloppes dès le premier jour, 14.200 demandes enregistrées

Les crédits d’honneur destinés aux particuliers ont rencontré une forte demande dès leur lancement. Selon Sofiane Ouerimi, expert-comptable et spécialiste des questions bancaires, les banques ont épuisé dès le premier jour leurs enveloppes financières consacrées à ce dispositif, avec quelque 14.200 demandes enregistrées.

Intervenant lundi 5 octobre 2026 sur Mosaïque FM, Ouerimi a précisé que cette situation ne signifie pas pour autant la fin du dispositif. L’épuisement des enveloppes constitue, selon lui, une étape temporaire permettant aux commissions compétentes de procéder à l’examen des demandes et des accords de principe déjà accordés.

Une enveloppe alimentée par 8% des bénéfices bancaires

Le mécanisme repose en effet sur une sélection progressive des dossiers. Lorsqu’un client obtient un accord de principe mais ne complète pas les documents exigés lors de la deuxième étape, son dossier est annulé et la place disponible est attribuée à un autre demandeur inscrit sur la liste d’attente.

Cette procédure doit permettre aux banques d’utiliser au maximum les ressources disponibles et d’éviter que des enveloppes restent immobilisées par des dossiers qui ne seraient finalement pas finalisés.

Lire aussi : Crédit d’honneur : Plusieurs banques ne sont pas concernées par le dispositif

Le dispositif des crédits d’honneur est entré en vigueur le 1er octobre 2026, avec le dépôt des demandes effectué exclusivement via les plateformes numériques mises en place par les banques concernées. Le cadre réglementaire repose notamment sur le décret n°148 de 2026, daté du 23 juillet 2026, ainsi que sur la circulaire n°8 de 2026 de la Banque centrale de Tunisie.

Le dispositif impose aux banques concernées de consacrer au moins 8% de leurs bénéfices de l’exercice précédent aux lignes de financement d’honneur. Pour la première mise en œuvre, ce sont donc les résultats enregistrés au titre de l’exercice 2025 qui servent de référence. Selon des données rapportées par plusieurs médias tunisiens, l’ensemble des bénéfices bancaires de 2025 a permis de constituer une enveloppe d’environ 120 millions de dinars.

Le plafond du crédit d’honneur est fixé à 5000 dinars

Pour les particuliers, le plafond du crédit d’honneur est fixé à 5000 dinars pour financer des besoins de consommation. Le plafond atteint 10.000 dinars pour les porteurs de petits projets dont l’investissement ne dépasse pas 150.000 dinars, tandis que les petites et moyennes entreprises ainsi que les sociétés communautaires peuvent bénéficier d’un financement allant jusqu’à 25.000 dinars.

Ces financements sont accordés sans intérêts et sans garanties ou assurances exigées par la banque. Leur remboursement est prévu sur une période maximale de deux ans, avec la possibilité d’une période de grâce pouvant atteindre six mois.

La forte affluence enregistrée dès les premières heures de mise en œuvre met ainsi en évidence l’importance de la demande pour ce nouveau mécanisme. Le nombre de dossiers effectivement financés dépendra toutefois de l’examen des demandes, de la conformité des pièces fournies et de la validation définitive des dossiers.

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