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BH Bank : Un 2ᵉ rapport de durabilité marqué par un premier bilan carbone historique

La BH Bank consolide sa démarche ESG en publiant son deuxième Rapport de Durabilité relatif à l’exercice 2025.

La BH Bank annonce la publication de son deuxième Rapport de Durabilité, relatif à l’exercice 2025. Cette nouvelle édition marque une étape importante dans la structuration progressive de sa démarche de responsabilité sociétale et dans le renforcement de la transparence de ses performances environnementales, sociales et de gouvernance.

Après la publication de son premier rapport, la Banque poursuit l’amélioration de son dispositif de reporting ESG en capitalisant sur l’expérience acquise et en tenant compte des attentes de ses parties prenantes.

Élaboré conformément aux recommandations du Guide de reporting ESG de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis, le rapport s’appuie également sur les lignes directrices de la norme ISO 26000 et sur les référentiels de la Global Reporting Initiative.

Le Rapport de Durabilité 2025 présente les engagements, les actions et les principaux résultats de la BH Bank autour de quatre axes : une gouvernance éthique et transparente, l’engagement social en faveur des collaborateurs, la finance responsable et la réduction de l’empreinte carbone, ainsi que l’innovation et l’inclusion financière.

Une gouvernance RSE progressivement renforcée

La gouvernance de la démarche ESG repose sur l’engagement et l’implication du Conseil d’administration et de la Direction Générale. Un Comité RSE ESG présidé par le Directeur Général a été mis en place afin d’assurer la définition des orientations, le suivi du plan d’action et la coordination des initiatives ESG de la Banque.

En 2025, la BH Bank a tenu à renforcer l’encadrement de ses engagements à travers l’élaboration de trois chartes consacrées à la RSE/ESG et aux parties prenantes, à la diversité et à la non-discrimination, ainsi qu’aux fournisseurs responsables. Ces dispositifs visent à promouvoir les principes d’éthique, de transparence, d’inclusion et de respect de l’environnement dans les activités de la Banque et au sein de sa chaîne de valeur.

Le capital humain au cœur de la performance durable

Avec un effectif de 1 853 collaborateurs, reparti entre 53 % de femmes et de 47 % d’hommes, la BH Bank place le développement du capital humain parmi les priorités de sa démarche de durabilité.

Au cours de l’exercice 2025, la Banque a assuré 17658 heures de formation, soit une moyenne de 7,6 heures par collaborateur. Les actions réalisées ont notamment porté sur la conformité, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, la finance durable et l’intégration des critères ESG dans les activités bancaires.

Une formation spécifique aux fondamentaux du développement durable a également été organisée au profit du staff managérial afin de renforcer ses capacités à intégrer les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les décisions et les opérations de la Banque.

Un premier bilan carbone pour mieux piloter l’empreinte environnementale

L’un des principaux faits marquants présentés dans cette deuxième édition est la réalisation du premier bilan carbone de la BH Bank, couvrant les émissions des scopes 1 et 2.

Les émissions totales évaluées pour l’année 2025 s’élèvent à environ 3056 tonnes de CO₂e. Le scope 1 représente près de 490 tonnes de CO₂e, provenant principalement des émissions fugitives, de la flotte de véhicules, des groupes électrogènes et des chaudières. Le scope 2, lié à l’électricité achetée, représente environ 2566 tonnes de CO₂e, soit 84 % des émissions mesurées.

Cette première évaluation a permis à la BH Bank de disposer d’une situation de référence, d’identifier ses principaux postes d’émissions et de préparer la définition d’objectifs et d’actions de réduction. La Banque prévoit également d’étendre progressivement son périmètre d’évaluation au scope 3, qui couvre les autres émissions indirectes liées à sa chaîne de valeur.

Une finance responsable au service des besoins économiques et sociaux

La BH Bank poursuit parallèlement ses actions en faveur d’une finance plus inclusive et responsable. En 2025, elle a continué à soutenir l’accès au logement, la résilience hydrique, l’éducation financière, l’employabilité des jeunes et le développement des territoires.

Dans le cadre du programme FOPROLOS, la Banque a financé 528 dossiers, pour un montant décaissé de 60,25 millions de dinars. Elle a également accordé 76 crédits destinés à la construction de « Majels », pour un montant total de 1,322 million de dinars, contribuant ainsi à la collecte des eaux pluviales et à la résilience face au stress hydrique.

L’engagement sociétal de la Banque s’est également traduit par des actions en faveur de l’éducation, de l’enfance, des populations vulnérables et de l’inclusion financière. Des initiatives de sensibilisation ont notamment été organisées au profit des étudiants afin de faciliter la compréhension des notions bancaires et de promouvoir des comportements financiers responsables.

Une démarche tournée vers l’amélioration continue

À travers la publication de ce deuxième Rapport de Durabilité, la BH Bank confirme sa volonté de renforcer progressivement l’intégration des enjeux ESG dans sa gouvernance, ses métiers et son dispositif de gestion des risques.

Les prochaines étapes porteront notamment sur l’amélioration de la qualité du reporting, l’approfondissement de l’analyse des risques ESG et climatiques, l’élargissement du bilan carbone et la poursuite de l’intégration des considérations environnementales et sociales dans les activités de financement et d’investissement.

Cette publication traduit ainsi l’ambition de la BH Bank de contribuer à une finance plus responsable, résiliente et créatrice de valeur durable pour l’ensemble de ses parties prenantes et pour l’économie tunisienne.

Lien rapport de durabilité : Le_Rapport_de_durablite_2025.pdf

 

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Alexander Kremer nommé nouveau directeur pays du Groupe de la Banque mondiale en Tunisie

Le Groupe de la Banque mondiale a nommé Alexander Kremer au poste de directeur pays pour la Tunisie. Il remplace Alexandre Arrobbio, qui occupait cette fonction depuis cinq ans. Basé à Tunis, il supervisera les relations avec les autorités tunisiennes, le secteur privé, la société civile et les partenaires au développement.

Premier responsable à représenter conjointement la BIRD, la SFI et l’AMGI en Tunisie, Alexander Kremer aura pour mission de renforcer la croissance inclusive, la création d’emplois, le développement du secteur privé et la résilience économique et sociale du pays.

Fort de plus de 35 ans d’expérience dans la coopération internationale et le développement économique, il a notamment dirigé les bureaux de la Banque mondiale au Laos, en Biélorussie, en Moldavie, au Kirghizistan et au Turkménistan.

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Consommation : L’inflation à 5,6%, en septembre

Le taux d’inflation a atteint 5,6% au mois de septembre 2026, d’après l’Indice des prix à la consommation publié, lundi, par l'Institut national de la

© Mosaique FM

taux d’inflation
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Inflation : la hausse des prix s’accélère à 5,6 % en septembre

L’inflation en Tunisie a atteint 5,6 % en septembre 2026, contre 5,2 % en août, portée notamment par l’accélération des prix de l’alimentation, de l’habillement et de l’enseignement, selon les données de l’INS.

La hausse des prix poursuit ainsi son accélération. En septembre 2026, le taux d’inflation s’est établi à 5,6 %, sous l’effet notamment de la progression plus rapide des prix de l’alimentation et des boissons, dont le rythme est passé de 7,5 % en août à 8,4 % en septembre.

Les prix de l’habillement et des chaussures ont également accéléré, atteignant 9,2 % sur un an, contre 9 % un mois auparavant. Même tendance pour le groupe « Enseignement », dont les prix ont progressé de 5,5 %, contre 5,4 % en août.

L’alimentation reste sous pression

Sur un an, les prix des produits alimentaires et des boissons ont augmenté de 8,4 %. Plusieurs produits de consommation courante affichent des hausses particulièrement marquées.

Les prix des volailles ont bondi de 16,5 %, suivis par ceux des fruits frais (+16,3 %), de la viande ovine (+14,6 %), de la viande bovine (+13 %), des légumes frais (+12,9 %) et des poissons frais (+10,4 %).

À l’inverse, les prix des huiles alimentaires ont reculé de 4,1 % sur un an.

Les produits manufacturés et les services en hausse

Les prix des produits manufacturés ont progressé de 4,8 % sur un an, principalement sous l’effet de la hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+9,2 %) et des produits d’entretien courant du foyer (+5,1 %).

Du côté des services, l’augmentation atteint 4,2 %. Les services d’hébergement enregistrent notamment une progression de 14,7 % sur un an.

L’inflation sous-jacente reste stable

Hors produits alimentaires et énergie, le taux d’inflation sous-jacente est demeuré stable à 4,9 % en septembre.

Les prix des produits libres, c’est-à-dire non encadrés, ont augmenté de 6,8 % sur un an, tandis que ceux des produits encadrés n’ont progressé que de 1,2 %.

Dans le détail, les produits alimentaires libres ont enregistré une hausse de 9,4 %, contre seulement 0,2 % pour les produits alimentaires à prix encadrés.

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L’artisanat tunisien mise sur le design et l’innovation pour mieux s’exporter

La troisième édition d’ArtiCrea, salon professionnel dédié à l’artisanat d’art et au design tunisiens, se tient du 5 au 11 octobre 2026 au Palais des expositions du Kram, à Tunis, avec la participation de plus de 150 entreprises artisanales. Le programme prévoit des rencontres professionnelles et des ateliers sur les tendances, l’accès aux marchés étrangers, le commerce électronique et la protection des créations.

Organisée par l’Office national de l’artisanat tunisien (Onat), en collaboration avec la Société des foires internationales de Tunis et la Fédération nationale de l’artisanat, la manifestation vise à renforcer les liens entre producteurs, designers, importateurs et acheteurs tunisiens et étrangers, ainsi qu’à ouvrir de nouveaux canaux de commercialisation et d’exportation. L’objectif, expliquent les organisateurs, est de transformer la valeur culturelle traditionnelle de l’artisanat tunisien en une valeur économique accrue.

Le programme d’ArtiCrea comprend des rencontres professionnelles et des ateliers portant sur le design, l’innovation, les tendances, les procédures d’exportation, l’accès aux marchés étrangers, le commerce électronique ainsi que la protection des dessins, modèles et marques. L’accent est ainsi mis, au-delà de la simple exposition des produits, sur la capacité des entreprises artisanales à être compétitives sur les marchés internationaux.

160 millions de dinars d’exportation en 2025

L’artisanat représente encore une part relativement modeste des exportations tunisiennes, mais offre des marges de croissance particulièrement importantes. En 2025, les exportations du secteur ont atteint environ 160 millions de dinars, contribuant à hauteur d’environ 2 % aux exportations totales du pays.

Selon l’Onat, le secteur compte quelque 2 500 entreprises, dont 650 exportatrices, et emploie directement des centaines de milliers d’artisans.

La répartition géographique des ventes révèle toutefois une particularité qui le distingue des exportations manufacturières tunisiennes dans leur ensemble. Si les États-Unis constituent l’un des principaux marchés pour l’artisanat tunisien, l’Europe demeure, globalement, la principale zone de destination. La diversification géographique figure donc parmi les priorités de l’Onat, notamment à travers la participation à des salons internationaux et la recherche de nouveaux débouchés en Afrique ainsi que sur d’autres marchés extra-européens. Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekaya, avait déjà souligné, en 2025, la nécessité de conquérir de nouveaux marchés africains.

Le secteur de 4 à 5% au produit intérieur brut

Le potentiel de développement apparaît particulièrement significatif si l’on considère le poids de l’artisanat dans l’économie tunisienne. Ce secteur contribue à hauteur de 4 à 5 % environ au produit intérieur brut et génère chaque année des milliers d’emplois, tout en étant fortement implanté dans les régions de l’intérieur.

La Tunisie considère ainsi l’artisanat non seulement comme une filière culturelle et touristique, mais aussi comme un levier de développement régional et d’inclusion économique.

Pour 2026, les autorités ont fixé un objectif particulièrement ambitieux : porter les recettes d’exportation de l’artisanat à 500 millions de dinars, soit plus de trois fois la valeur atteinte en 2025. Il s’agit d’un objectif qui reste à réaliser mais qui met en évidence l’ampleur du pari fait sur l’internationalisation du secteur. Les premiers signes pour 2026 sont toutefois positifs. Le programme national «Easy Export» a été renforcé ; il permet aux artisans, aux microentreprises, aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux start-ups d’utiliser le réseau postal pour leurs expéditions internationales. Le Fonds de promotion des exportations (Foprodex) prend en charge 50 % des frais de transport des colis destinés à l’étranger.

Le programme entre dans une phase d’expansion territoriale : selon le directeur général de la Poste tunisienne, Yassine Friâa, le système a démarré avec 11 guichets uniques et a déjà permis l’adhésion de 71 entreprises, avec plus de 6 000 colis expédiés. L’objectif est d’étendre le service à toutes les régions d’ici l’année prochaine.

La capacité commerciale réelle du secteur reste à atteindre

La directrice générale de l’Onat, Leila Msellati, a par ailleurs souligné que «la valeur officielle des exportations ne reflète pas entièrement la capacité commerciale réelle du secteur, car une partie des produits artisanaux atteint les marchés étrangers via des canaux qui ne sont pas pleinement pris en compte par les statistiques». Selon Mme Msellati, le renforcement de l’accompagnement et des incitations à l’exportation «peut donc générer un effet multiplicateur significatif».

C’est précisément sur cet écart entre le potentiel et les exportations enregistrées que se concentre la stratégie d’internationalisation soutenue par la coopération européenne, et notamment italienne. Le projet «Creative Tunisia», financé par l’Union européenne (UE) et l’Agence italienne de coopération au développement (AICS) et mis en œuvre par l’Onudi en partenariat avec l’Onat entre 2019 et 2026, a soutenu 17 groupements économiques, accompagné plus de 2 000 artisans, aidé 200 entreprises artisanales à accéder aux marchés internationaux, développé 350 nouvelles collections et ouvert dix nouveaux marchés étrangers.

Le projet a misé avant tout sur le passage d’une production traditionnelle à des produits capables de rivaliser sur le marché international grâce au design, à l’innovation, à la qualité et à l’organisation des filières.

La directrice générale de l’Onat a souligné que, «malgré la demande internationale pour les produits artisanaux tunisiens, il reste nécessaire de renforcer les chaînes de valeur : une étape décisive pour transformer la notoriété du produit en exportations structurelles».

L’Onat renforce la présence des produits tunisiens dans les salons internationaux. Après avoir participé à la Foire de Marseille, qui s’est achevée aujourd’hui, l’organisme a annoncé sa participation à Artigiano in Fiera à Milan, du 5 au 13 décembre, ainsi qu’au salon Ambiente en Allemagne en janvier 2027, dans le cadre de sa stratégie de promotion de l’artisanat sur les marchés d’exportation.

Une plateforme commerciale et créative

ArtiCrea 2026 marque ainsi une phase de transition pour le secteur, passant du statut de vitrine du patrimoine tunisien à celui de plateforme commerciale et créative. La présence d’acheteurs et d’importateurs étrangers, l’intégration du design et le recours au numérique témoignent d’une volonté de façonner un artisanat tunisien plus identifiable et compétitif, capable de s’insérer dans les chaînes de valeur internationales.

Pour la Tunisie, l’enjeu consiste désormais à transformer ce patrimoine de savoir-faire et d’identités territoriales en une augmentation structurelle des exportations. Dans une économie où plus de sept exportations sur dix sont destinées à l’Europe, le renforcement des filières artisanales peut constituer un levier de diversification des exportations, de développement régional et de création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

Avec Agencia Nova.

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Mission économique multisectorielle tunisienne en Guinée

Le Tunisia Africa Business Council (TABC) conduira, du 6 au 11 octobre 2026, une mission économique multisectorielle en Guinée à laquelle participent 30 chefs d’entreprise tunisiens issus de plusieurs secteurs stratégiques. Le but est de donner une nouvelle impulsion aux relations économiques tuniso-guinéennes en favorisant l’émergence de partenariats concrets, d’opportunités d’investissement et de projets conjoints, dans un contexte marqué par l’accélération des grands programmes de développement de la Guinée.

La délégation tunisienne regroupe des entreprises représentant les secteurs des infrastructures et du BTP, de l’énergie, des industries électrique, pharmaceutique et agroalimentaire, de l’enseignement supérieur, du tourisme, des technologies, de la santé et des services. Son objectif :  mettre en valeur le savoir-faire des entreprises tunisiennes et leur capacité à contribuer à la réalisation de projets complexes et structurants.

Durant quatre jours, la délégation participera à un programme combinant rencontres institutionnelles de haut niveau, réunions B2B et B2G et rencontres ciblées «door-to-door» avec des entreprises et décideurs guinéens.

Une journée sera notamment consacrée à des rencontres B2B à Conakry, afin de favoriser la mise en relation directe entre entreprises tunisiennes et guinéennes, d’identifier des complémentarités et de faire émerger des opportunités de coopération et de partenariat.

Simandou 2040 et perspectives de coopération

Cette mission intervient dans un contexte économique particulièrement important pour la Guinée, marqué par la dynamique Simandou 2040 et par l’ambition du pays d’accélérer son développement économique, industriel et infrastructurel.

Les besoins qui en découlent ouvrent des perspectives dans de nombreux domaines : infrastructures, énergie, eau et assainissement, industrie et transformation locale, habitat, technologies, santé, ingénierie et services spécialisés.

Pour les entreprises tunisiennes, cette nouvelle dynamique constitue une opportunité de valoriser leur expertise, nouer des alliances avec des partenaires guinéens et se positionner sur des projets à forte valeur ajoutée, dans une logique de partenariat durable et de transfert de savoir-faire. 

L’un des temps forts de la mission : l’organisation d’un workshop par le consortium Tunisien Tucad consacré à la structuration et au financement des projets en partenariat public-privé (PPP). Il réunira acteurs publics, entreprises, experts et partenaires autour des conditions nécessaires pour transformer les projets prioritaires en projets structurés, finançables et réalisables.

Les échanges porteront notamment sur les modèles de PPP, les mécanismes de financement, les garanties, la mobilisation des investisseurs et des partenaires techniques, ainsi que sur les possibilités d’implication du secteur privé tunisien dans les projets de développement guinéens.

Une participation active à Focia 2026 

La mission sera également marquée par la participation de la délégation tunisienne à la 3ᵉ édition du Forum pour la croissance inclusive en Afrique (Focia 2026), qui se tiendra le 10 octobre au Noom Hotel Conakry. Ce sera une nouvelle occasion de présenter les compétences tunisiennes, d’élargir les réseaux de partenariat et d’échanger avec les acteurs publics et privés autour des enjeux de transformation locale, d’industrialisation et de création de valeur en Afrique.

À travers cette mission, le TABC entend aller au-delà d’une démarche classique de prospection commerciale. L’ambition est de faire évoluer les relations économiques tuniso-guinéennes vers une approche fondée sur le partenariat, l’investissement, la co-construction, le co-développement et la réalisation conjointe de projets, en encourageant notamment les alliances entre entreprises tunisiennes et guinéennes. Il s’agit de construire une présence tunisienne plus structurée et durable en Guinée et de contribuer à l’émergence de partenariats économiques africains créateurs de valeur, d’investissement et de développement partagé.

Il est à rappeler que, malgré le louable activisme du TABC et des institutions publiques de promotion économique, les exportations tunisiennes vers le continent africain ne représentent «que» 10 % des échanges globaux du pays (soit près de 6,5 à 6,8 milliards de dinars), tandis que la part spécifique vers l’Afrique subsaharienne se limite à environ 3 % (1,6 milliard de dinars). Souhaitons bon vent au TABC qui ambitionne de doubler les exportations nationales vers le continent pour atteindre 13 milliards de dinars d’ici 2030.

I. B.

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Prix Nobel de médecine : la lumière au service de l’étude du cerveau

Le prix Nobel de médecine revient à Karl Deisseroth, Peter Hegemann et Georg Nagel, pour leurs travaux sur l’optogénétique.

Les trois chercheurs sont distingués « pour leurs découvertes concernant les canaux ioniques photosensibles et l’optogénétique ». Cette méthode permet de montrer comment les cellules nerveuses façonnent les souvenirs, les émotions et les comportements dans le cerveau. Karl Deisseroth est de nationalité américaine, alors que Peter Hegemann et Georg Nagel sont de nationalité allemande.

Outil précieux pour étudier les mécanismes des maladies neurologiques, l’optogénétique offre « des possibilités de cartographie du cerveau dont nous ne pouvions auparavant que rêver », a déclaré Per Svenningsson, président du comité Nobel de physiologie ou médecine.

Tout commence avec Peter Hegemann, le premier à chercher à comprendre comment une algue unicellulaire, Chlamydomonas, parvient à nager vers une source lumineuse. Au début des années 2000, Georg Nagel découvre une protéine singulière, la channelrhodopsine. Sous la lumière bleue, elle ouvre un canal qui laisse entrer des ions et génère une impulsion électrique. Les deux chercheurs constatent ensuite que n’importe quelle cellule dans laquelle on introduit cette protéine devient sensible à la lumière.

Deisseroth : de la cellule nerveuse de rat au cerveau de souris vivantes

Karl Deisseroth, psychiatre et neurologue américain, introduit alors le gène de la channelrhodopsine dans des cellules nerveuses de rats. En les éclairant avec de la lumière bleue, il parvient à déclencher un signal nerveux. Cette découverte majeure fait l’objet d’une publication en 2005. Deux ans plus tard, il réussit à faire fonctionner ce dispositif de commande lumineuse des cellules nerveuses dans le cerveau de souris vivantes.

Le mystère du fonctionnement du cerveau se dissipe ainsi petit à petit. Au 20e siècle, les chercheurs avaient tenté de comprendre quelles zones du cerveau influençaient quelles fonctions, mais les méthodes employées ne permettaient pas d’établir de liens de causalité. Beaucoup de questions et d’inconnues demeuraient. L’optogénétique fait considérablement avancer les choses et permettra de mieux comprendre comment certains types de cellules contribuent à des comportements tels que l’apprentissage, la peur, l’addiction ou encore le mouvement. La médecine clinique devrait en profiter, avec des possibilités d’application pour le traitement des troubles neurologiques et sensoriels, comme la maladie de Parkinson et l’épilepsie.

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Crédits sur l’honneur : la désillusion collective des Tunisiens

Présentés comme une bouffée d’oxygène pour les ménages et les petits entrepreneurs, les « crédits sur l’honneur » sont officiellement entrés en vigueur le 1er octobre. Mais derrière le taux zéro et l’absence de garanties, les premières conditions d’accès révèlent…

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Pour la première fois, les exportations de dattes tunisiennes dépassent le milliard de dinars

Les exportations tunisiennes de dattes ont franchi pour la première fois le seuil du milliard de dinars, avec près de 160 000 tonnes exportées, essentiellement de la Deglet Nour. Une performance qui pousse le secteur à renforcer sa stratégie de promotion sur les marchés traditionnels et à conquérir de nouveaux débouchés.

Le directeur général du Groupement interprofessionnel des dattes, Kais Ben Arfa, a indiqué qu’un programme promotionnel pour la saison 2026-2027 a été élaboré afin de consolider le positionnement des dattes tunisiennes sur les marchés historiques, tout en renforçant leur présence sur les marchés à fort potentiel.

Cette stratégie intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis pour la filière, notamment les effets du changement climatique sur la production et les rendements, l’intensification de la concurrence internationale ainsi que la hausse des coûts de production, de transport et de logistique.

Le programme prévoit également un suivi rapproché de la préparation et du déroulement des campagnes d’exportation, ainsi qu’une coordination renforcée entre les différents acteurs du secteur, afin d’améliorer la compétitivité du produit tunisien.

Des points de vente directe pour soutenir le marché local

Le marché tunisien constitue également un axe majeur de cette nouvelle stratégie. Le Groupement compte poursuivre l’expérience des points de vente directe du producteur au consommateur, déjà mise en place lors des précédentes campagnes et qui aurait rencontré un accueil favorable auprès des agriculteurs comme des consommateurs.

Deux périodes sont envisagées pour ces espaces de vente : immédiatement après la récolte, puis à l’approche du mois de Ramadan. L’objectif est de rapprocher les dattes des consommateurs et de leur permettre d’accéder au produit à des prix plus abordables, tout en encourageant sa consommation sur le marché local.

Des campagnes publicitaires et promotionnelles ainsi que la participation à différentes manifestations locales, régionales et nationales sont également prévues.

Les dérivés de dattes au cœur de la diversification

Au-delà des dattes fraîches, le Groupement entend désormais miser davantage sur les produits dérivés, considérés comme un levier de création de valeur et de diversification des exportations tunisiennes.

Dans cette optique, le Groupement prévoit notamment de participer au Salon international des industries alimentaires en Afrique (IFSA 2027) afin de promouvoir les dérivés de dattes tunisiens, notamment auprès des opérateurs internationaux.

Pâte de dattes, sirop et poudre de dattes figurent parmi les produits présentant des perspectives de développement, notamment sur certains marchés européens, nord-américains et dans les pays du Golfe.

Cette orientation répond également à l’évolution de la demande mondiale en faveur de produits alimentaires naturels et considérés comme plus sains.

Conquérir de nouveaux marchés

À l’international, le programme promotionnel prévoit une participation accrue aux salons et manifestations professionnelles sur les marchés traditionnels comme sur les marchés émergents.

L’enjeu est double : préserver les relations commerciales existantes et identifier de nouvelles destinations pour les dattes tunisiennes et leurs dérivés. Le Groupement entend ainsi poursuivre la diversification des débouchés afin de réduire la dépendance à l’égard des marchés traditionnels.

Une stratégie à l’horizon 2055

Le Groupement prépare par ailleurs une étude stratégique sur l’avenir de la filière à l’horizon 2055. Elle devra notamment analyser les mutations auxquelles le secteur sera confronté, parmi lesquelles les effets du changement climatique et le décalage croissant entre la période de récolte des dattes et l’arrivée du mois de Ramadan.

Un plan d’action promotionnel sur trois ans est également envisagé afin d’inscrire les efforts de promotion dans la durée et de les articuler autour d’objectifs précis sur les marchés tunisien et international.

Après avoir franchi le cap symbolique du milliard de dinars à l’export, la filière tunisienne des dattes cherche ainsi à transformer cette performance en nouveau levier de croissance, en misant à la fois sur la diversification des marchés, le développement des produits dérivés et la stimulation de la consommation locale.

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Tunisie – Italie : l’énergie, l’innovation et l’investissement au cœur d’un partenariat renouvelé

Entre la Tunisie et l’Italie, la coopération économique entre dans une nouvelle phase. Portée par plus de 1 000 entreprises italiennes implantées en Tunisie, elle s’articule désormais autour de trois priorités : les infrastructures énergétiques, la recherche et l’innovation, ainsi que l’investissement.

Rencontré lors de l’événement du Salon international de transition énergétique. L’ambassadeur d’Italie en Tunisie Alessandro Prunas est revenu sur le projet de gazoduc TransMed au projet d’interconnexion électrique Elmed, où il rappelle que les deux pays ambitionnent de passer d’une relation énergétique unidirectionnelle à un partenariat fondé sur les échanges, les énergies renouvelables et la création de valeur.

Il nous précise à cet effet : « Cette coopération repose principalement sur trois axes. »

Le premier axe concerne les infrastructures. Le projet avance très bien et présente un caractère particulièrement innovant, car il rompt avec une logique traditionnellement unidirectionnelle. A savoir, le gazoduc TransMed  qui constitue une infrastructure essentielle pour nos deux économies. Il transporte le gaz algérien vers l’Italie en passant par la Tunisie. En contrepartie de ce transit, la Tunisie reçoit 5,25 % des volumes de gaz acheminés. Cette infrastructure contribue donc à la souveraineté énergétique du pays. « Avec le projet d’interconnexion électrique Elmed, nous passons à une logique bidirectionnelle. Le câble pourra répondre aux besoins de la Tunisie lorsqu’elle aura besoin d’importer davantage d’électricité. À terme, il pourra également permettre à l’Italie d’accéder à l’énergie renouvelable produite en Tunisie, lorsque le pays sera devenu un producteur d’énergie renouvelable autosuffisant », poursuit-il.

La recherche et l’innovation

Le deuxième axe concerne la recherche et l’innovation. « Plusieurs initiatives ont été mises en place dans ce domaine. Je citerai notamment la Tunisia Innovation Zone, un accélérateur de start-up qui joue un rôle de plus en plus actif dans l’écosystème. D’autres initiatives, commeBig Tech, contribuent également à cette dynamique dont l’événement aura lieu les 13 et 14 octobre 2026 » ajoute-t-il.

L’objectif est de mettre en réseau les centres d’innovation, les accélérateurs et les start-up italiennes et tunisiennes afin de contribuer à la transition énergétique. L’innovation est en effet essentielle pour accompagner la montée en puissance de ce secteur.

L’investissement

Le troisième axe est celui de l’investissement. Le projet Elmed pourra favoriser les investissements italiens en Tunisie, notamment dans des secteurs nourris par l’innovation.

Et notre interlocuteur de conclure : « De nombreuses entreprises italiennes souhaitent investir dans la transition énergétique tunisienne. Il s’agit de passer d’un système unidirectionnel à un système bidirectionnel, dans lequel nos deux pays ne seraient plus seulement des consommateurs d’énergie, mais également des producteurs et des acteurs énergétiques majeurs pour les deux rives de la Méditerranée. Nous pouvons atteindre cet objectif en travaillant ensemble. C’est tout l’intérêt de cette coopération, qui est particulièrement étroite et prometteuse. »

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TABM : le CEPEX connecte les entreprises tunisiennes aux marchés africains

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) mise sur les rencontres d’affaires pour rapprocher les entreprises tunisiennes des marchés africains. À ce titre, la 4ᵉ édition de Tunisia Africa Business Meetings (TABM), prévue les 9 et 10 décembre 2026 à Tunis, s’annonce comme un rendez-vous dédié aux échanges entre opérateurs économiques tunisiens et africains.

Organisé par le CEPEX, l’événement repose notamment sur des rencontres B2B, des activités de networking et des échanges professionnels destinés à faciliter l’identification de partenaires et la concrétisation de nouvelles opportunités commerciales sur les marchés subsahariens.

Le Tchad parmi les marchés ciblés

Cette dynamique était également au cœur de la rencontre tenue vendredi 2 octobre 2026 à la Maison de l’Exportateur entre Mourad Ben Hassine, PDG du CEPEX, et Fatime Hissein Hamita, représentante de l’Agence nationale des investissements et des exportations du Tchad.

La rencontre, organisée en marge de la participation de la responsable tchadienne au Forum international du Halal, qui se tenait les 29 et 30 septembre au siège du CEPEX, a porté sur les moyens de renforcer les échanges entre les opérateurs économiques tunisiens et tchadiens.

Les discussions ont notamment évoqué le partage d’informations économiques et commerciales, l’échange d’expertise en matière d’accompagnement des entreprises et de promotion des exportations, ainsi que l’identification de nouvelles opportunités de partenariat.

Dans ce cadre, les deux parties ont relevé la possibilité de conclure un mémorandum d’entente (MoU), qui pourrait structurer leur coopération autour de plusieurs axes : échange d’informations sur les marchés, promotion commerciale, organisation de rencontres B2B, identification d’opportunités d’affaires et accompagnement des entreprises dans leur accès aux marchés tunisien et tchadien.

Une passerelle vers les marchés africains

À cette occasion, Mourad Ben Hassine a invité la partie tchadienne à participer activement à la 4ᵉ édition du TABM, notamment à travers la mobilisation d’opérateurs économiques tchadiens.

Pour le CEPEX, cette participation doit permettre aux entreprises tchadiennes d’identifier des partenaires tunisiens et d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires. Elle offre également aux entreprises tunisiennes un accès direct à de nouveaux interlocuteurs et marchés en Afrique subsaharienne.

À travers le TABM, le CEPEX entend ainsi faire des rencontres B2B un levier concret pour développer les exportations tunisiennes, diversifier leurs débouchés et renforcer les liens d’affaires avec les marchés africains.

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Voitures électriques : jusqu’à 5 millions de barils de pétrole évités par jour en 2030

La progression des véhicules électriques commence à modifier les équilibres du marché pétrolier mondial. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), leur essor pourrait éviter jusqu’à 5 millions de barils de pétrole par jour à l’horizon 2030.

Le véhicule électrique n’est plus seulement une question de mobilité ou de transition énergétique. Il devient progressivement un facteur qui pèse sur la demande mondiale de pétrole. C’est l’un des enseignements du Global EV Outlook 2026 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Le rapport indique que les véhicules électriques ont déjà permis d’éviter environ 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025. Avec la poursuite des politiques actuelles, ce volume pourrait atteindre près de 5 millions de barils par jour en 2030.

Plus de 20 millions de voitures électriques vendues

Cette évolution repose sur une progression rapide des ventes. En 2025, plus de 20 millions de voitures électriques ont été vendues dans le monde, représentant environ un quart des ventes de voitures neuves.

La Chine reste le principal moteur de cette transformation. Les véhicules électriques y ont représenté près de 55 % des ventes de voitures en 2025. En Europe, leur part a atteint 28 %, contre un peu moins de 10 % aux États-Unis, relève l’AIE.

Pour 2026, la dynamique devrait se poursuivre. La hausse des prix des carburants renforce par ailleurs l’intérêt économique des véhicules électriques, dont les coûts d’utilisation sont généralement inférieurs à ceux des véhicules thermiques.

Un impact direct sur la demande de pétrole

L’enjeu est majeur pour le marché pétrolier. Le transport routier représente une part importante de la consommation mondiale de pétrole. Chaque véhicule thermique remplacé par un modèle électrique réduit donc la consommation de carburants pétroliers.

Cette évolution intervient dans un marché déjà soumis à de fortes tensions. Dans son Oil Market Report – September 2026, l’AIE prévoit une baisse de 2,5 millions de barils par jour de la demande mondiale de pétrole en 2026. L’offre mondiale devrait, pour sa part, reculer de 5,7 millions de barils par jour.

La montée en puissance des véhicules électriques ajoute ainsi un facteur structurel à un marché déjà bouleversé par les tensions géopolitiques et les perturbations de l’approvisionnement.

La Chine en première ligne

La Chine joue un rôle central dans cette transformation. D’après l’AIE, les véhicules électriques y ont déjà permis d’éviter environ 1 million de barils de pétrole par jour en 2025. Ce chiffre pourrait atteindre 2,7 millions de barils par jour en 2030.

L’impact ne se limite donc plus aux émissions de carbone. L’électrification du parc automobile réduit également la dépendance aux importations de pétrole et peut renforcer la sécurité énergétique des économies fortement dépendantes des hydrocarbures.

Le passage de 1,7 million à près de 5 millions de barils de pétrole évités quotidiennement en quelques années marque un changement d’échelle.

Cela ne signifie pas la disparition du pétrole dans les transports. Mais l’électrification devient désormais suffisamment importante pour peser sur les équilibres du marché mondial.

Pour les pays importateurs d’énergie, l’enjeu est double : réduire leur facture pétrolière et limiter leur exposition aux fluctuations des cours et aux crises géopolitiques. Le développement de la voiture électrique s’impose ainsi progressivement comme un enjeu industriel, énergétique et géopolitique.

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Pétrole : l’OPEP+ gèle sa production pour novembre

L’OPEP+ a décidé dimanche 4 octobre de maintenir inchangés ses objectifs de production pour novembre. La décision intervient alors que les exportations des producteurs du Golfe restent perturbées par la guerre contre l’Iran…

L’OPEP+ a décidé de maintenir inchangés ses objectifs de production de pétrole pour le mois de novembre, conformément aux attentes du marché. La décision a été prise lors d’une réunion en visioconférence des sept principaux membres du groupe : l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman. Cette décision prolonge le statu quo adopté pour octobre et confirme la prudence du cartel élargi face aux perturbations persistantes de l’offre pétrolière au Moyen-Orient.

Le maintien des objectifs ne signifie toutefois pas que les volumes effectivement produits et exportés correspondent aux niveaux théoriques fixés par l’OPEP+. Les producteurs du Golfe continuent de fonctionner en dessous de leurs objectifs, en raison des perturbations provoquées par la guerre contre l’Iran.

Selon les données de l’OPEP citées par Reuters, les sept membres concernés ont produit 25 millions de barils par jour en août, soit 630 000 barils par jour de plus qu’en juillet, mais encore environ 5 millions de barils par jour de moins qu’avant le début de la guerre, en février. Les exportations des producteurs du Golfe ont récemment fluctué entre 60 % et 80 % de leurs niveaux habituels.

Cette situation limite la portée pratique des décisions de quotas. Comme le souligne UBS, les niveaux de production restent inférieurs aux plafonds officiels, maintenant ainsi une certaine tension sur le marché pétrolier.

Les quotas de 2027 restent en suspens

L’autre enjeu majeur concerne la révision des capacités de production des membres de l’OPEP+. Cette évaluation doit servir de référence pour déterminer les niveaux de production de 2027 et la répartition des futurs quotas. Initialement prévue pour fin septembre, cette étude a été repoussée à la mi-novembre, notamment en raison des perturbations provoquées par le conflit au Moyen-Orient et de l’incertitude entourant les capacités futures de plusieurs producteurs…

L’OPEP+ a progressivement relevé ses objectifs de production durant une grande partie de 2026, après plusieurs années de réduction de l’offre. Mais une grande partie de ces augmentations est restée « sur le papier », les perturbations liées à la guerre ayant empêché plusieurs producteurs d’atteindre leurs nouveaux objectifs.

Le groupe conserve par ailleurs environ 2 millions de barils par jour de réductions de production concernant la plupart de ses membres jusqu’à la fin de 2026. Les éventuelles modifications de cette politique devraient désormais dépendre des résultats de l’évaluation des capacités et des négociations sur les quotas de 2027.

Le Brent reste au-dessus de 100 dollars

La décision de l’OPEP+ intervient alors que le marché pétrolier reste tendu. Malgré le récent recul des cours, le Brent se maintient au-dessus de 100 dollars le baril, contre environ 73 dollars avant le déclenchement de la guerre contre l’Iran fin février.

La prochaine réunion des sept principaux membres de l’OPEP+ est prévue le 1er novembre. D’ici là, l’évolution des flux à travers le détroit d’Ormuz, la situation militaire et les conclusions de l’évaluation des capacités devraient rester déterminantes pour les perspectives de l’offre mondiale.

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Tunisie – Inde : le capital humain au cœur de 62 ans de coopération

La coopération entre le Tunisie et l’Inde mise sur la formation et le développement des compétences pour consolider un partenariat construit depuis plus de six décennies.

Le capital humain s’impose comme l’un des piliers de la coopération entre la Tunisie et l’Inde. À l’occasion de l’ITEC Day 2026, l’Ambassade de l’Inde à Tunis a réuni plus de 100 anciens bénéficiaires du programme indien de coopération technique et économique (ITEC), mettant en avant l’importance de la formation et du renforcement des compétences.

La rencontre, organisée dans le cadre de la célébration de 62 ans de partenariat tuniso-indien, a été marquée par la présence de l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Dr Devyani Uttam Khobragade, et du ministre tunisien Mourad Bellassoued, invité d’honneur.

Les échanges ont notamment porté sur la contribution du programme ITEC au développement du capital humain, à l’acquisition de compétences professionnelles et au renforcement des capacités. Depuis plusieurs années, le dispositif constitue un cadre de formation et d’échange entre les deux pays.

Au-delà du transfert de connaissances, l’ITEC contribue également à tisser des liens durables entre les professionnels et les institutions tunisiennes et indiennes. Les anciens bénéficiaires réunis à Tunis incarnent une dimension humaine de la coopération, fondée sur le partage d’expériences, les compétences et la création de passerelles entre les deux pays.

À travers cette dynamique, la Tunisie et l’Inde entendent inscrire leur partenariat dans la durée, en faisant du développement des compétences et du capital humain un levier de rapprochement et de coopération.

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