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Lese-Ansicht

Il y a 41 ans | La Tunisie faisait condamner Israël à l’Onu

Il y a 41 ans, jour pour jour… Le 4 octobre 1985, le Conseil de sécurité condamna l’agression israélienne contre le siège de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Hammam Chott, dans la banlieue sud de Tunis. Un témoignage vécu à New York…

Noureddine Mezni * 

Le 4 octobre 1985, le Conseil de sécurité des Nations unies adoptait la résolution 573 (1985), à la suite de la plainte déposée par la Tunisie contre Israël, après l’acte d’agression commis contre sa souveraineté et son intégrité territoriale, «en violation flagrante de la Charte des Nations unies et du droit et des normes de conduite internationaux».

La résolution condamnant l’agression israélienne fut adoptée par quatorze voix, sans aucune voix contre, avec une seule abstention : celle des États-Unis.

Cette résolution revêtait une importance particulière puisqu’elle constituait la première résolution du Conseil de sécurité condamnant explicitement l’agression israélienne contre le territoire tunisien.

Je venais, à cette époque, d’être nommé Représentant adjoint de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) auprès de l’Onu. J’ai donc vécu cet événement historique au siège des Nations unies, à New York.

Une position américaine qui avait suscité la consternation

J’étais chargé de préparer le texte de l’intervention de mon organisation devant le Conseil de sécurité, réuni pour examiner cette agression israélienne.

Je n’oublierai jamais la fierté que j’avais ressentie en recevant les directives de l’administration centrale de l’OCI, dont le siège était alors à Jeddah, pour préparer ce texte. C’était la première tâche de cette importance qui m’était confiée dans le cadre de mes nouvelles fonctions.

Ce qui m’avait le plus choqué, en suivant de près l’extraordinaire couverture médiatique de l’agression israélienne par les chaînes de télévision américaines, était le soutien public et immédiat de la Maison-Blanche à Israël, qui avait qualifié son opération d’«acte légitime d’autodéfense», après l’assassinat, revendiqué par la Force 17, unité d’élite de l’OLP, de trois civils israéliens à bord de leur yacht, au large des côtes chypriotes.

Israël avait ainsi violé la souveraineté de la Tunisie, pourtant amie de longue date des États-Unis, et tué des dizaines de civils, Tunisiens et Palestiniens.

Le président Habib Bourguiba et plusieurs de ses alliés européens avaient alors exercé de fortes pressions sur l’administration américaine afin qu’elle reconsidère sa position initiale.

Bourguiba, ami de l’Occident et en particulier des États-Unis d’Amérique, menaça de rompre les relations diplomatiques de Tunis avec Washington au cas où le gouvernement américain opposait son veto à la résolution.

Clovis Maksoud et le «temps gagné»

Des négociations serrées se déroulaient au moment même où le Conseil de sécurité était réuni pour débattre de cette agression. La ferme condamnation de l’opération israélienne par plusieurs capitales européennes, dès les premières heures, ainsi que l’intervention de Bourguiba auprès de son homologue américain, Ronald Reagan, avaient finalement porté leurs fruits.

La délégation tunisienne présente dans la salle du Conseil de sécurité, conduite par Béji Caïd Essebsi, alors ministre des Affaires étrangères, attendait avec impatience l’issue de ces démarches.

Pendant cette attente, et afin de gagner du temps avant l’arrivée des instructions de Washington à son représentant au Conseil de sécurité, l’ambassadeur Walter Vernon, la délégation tunisienne avait demandé à l’ambassadeur de la Ligue arabe auprès de l’Onu, le professeur Clovis Maksoud, d’«allonger» au maximum le discours qu’il était en train de prononcer devant les membres du Conseil.

Le représentant de l’organisation panarabe, parfait anglophone, excella au cours de cette intervention, dont une grande partie fut improvisée pour la circonstance. Il réussit ainsi à retenir l’attention de l’ensemble des membres du Conseil jusqu’à l’arrivée de la réponse de la Maison-Blanche.

Washington avait finalement demandé à son représentant de s’abstenir, permettant ainsi l’adoption de la résolution 573 condamnant l’agression israélienne.

Une scène que je n’ai jamais oubliée

Je me souviens également d’une scène qui m’avait particulièrement marqué ce jour-là.

Benjamin Netanyahu, alors représentant permanent d’Israël auprès des Nations unies, avait, immédiatement après l’adoption de la résolution, déchiré le document portant le projet de résolution, dans un geste spectaculaire qui avait surpris la salle du Conseil de sécurité.

Cette scène est restée gravée dans ma mémoire, tant elle témoignait de la tension qui régnait autour de cette résolution historique.

Quarante et un ans plus tard, je garde encore le souvenir très précis de cette journée passée au siège des Nations unies à New York : une journée où, pour la première fois, je me retrouvais directement au cœur d’un dossier majeur porté devant le Conseil de sécurité dans le cadre de mes nouvelles fonctions internationales.

Un événement historique dans les annales du Conseil de sécurité des Nations unies, que j’ai eu le privilège de vivre de l’intérieur.

* Consultant en diplomatie publique internationale et en communication, ancien porte-parole du président de la Commission de l’UA.

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ESS  : l’art de désavouer publiquement les siens 

Autant on apprécie la pondération et la pertinence des déclarations du porte-parole de l’Etoile Sportive du Sahel, Marouène Tfifha, autant sa dernière sortie médiatique sur les ondes d’une radio privée a suscité quelques remous par rapport à certaines attitudes inopportunes.

En effet, évoquant le sort de certains joueurs étrangers de l’Etoile dont le rendement est à vrai dire décevant et en deçà des attentes, à savoir le milieu de terrain guinéen Moussa Diawara, l’attaquant nigérian Sunday Megwo et l’ailier sénégalais Moussa Senghor.

A propos de ce trio, le porte-parole de l’Etoile a eu l’indélicatesse de déclarer qu’il est techniquement limité et qu’il n’a pas de place au sein de l’effectif. Une déclaration diamétralement déplacée et dénuée de toute pertinence, elle peut même nuire à l’ambiance générale au sein du groupe, surtout que les trois joueurs en question font partie de l’effectif et sont juridiquement liés au club sahélien par des relations contractuelles claires et toujours en vigueur.

Communiquer c’est bien, mais tout n’est pas communicable 

Pour rester dans le contexte de la dernière sortie médiatique du porte-parole de l’Etoile, ce dernier a fini par céder du terrain face à l’insistance pressante du présentateur de l’émission –ce qui est légitime pour un journaliste- en dévoilant le montant de la masse salariale de l’Etoile (300 mille dinars d’après Marouène Tfifha).

Or, ce genre d’information n’a rien à voir avec la transparence et ne devrait pas être divulgué, s’agissant d’une donnée tout à fait interne et qui doit rester dans un cercle étroitement fermé se limitant aux membres du comité directeur et pas plus, car une telle information requiert conjoncturellement une note péjorative et limitative de la dimension du club sahélien.

Trop de communication nuit à la communication 

Dans cette période transitoire semée de difficultés et de défis de tous genres qu’endure l’Etoile, la communication relative à l’actualité du club reste un vecteur primordial sur la voie de la transparence managériale «sécurisante» pour les supporters étoilés et toutes les composantes du club.

Toutefois, à un moment donné, il va falloir privilégier plutôt la discrétion, voire le blackout par moments afin de garantir une certaine sérénité au sein du groupe et s’éloigner ainsi des différents tiraillements, surtout en l’absence d’actualité brûlante impactante.

Toutefois, le porte-parole de l’Etoile a été l’auteur de deux sorties médiatiques en l’espace de quelques jours sans pour autant qu’il y ait de faits dignes d’être élucidés à l’attention de l’opinion publique et plus particulièrement, les supporters de l’Etoile.

De ce fait, par moments, il vaudrait mieux appliquer le dicton «se faire rare, c’est se faire précieux».

A bon entendeur salut…

Hatem REGAIEG

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Ligue 2 (aujourd’hui, la suite) : pour y voir plus clair en Poule B

C’est dans la logique des choses que les rencontres d’aujourd’hui se disputent sous le signe de la confirmation pour les vainqueurs de la journée inaugurale et sous celui de la réhabilitation pour les vaincus. Ainsi, le Croissant Sportif de Redeyef, l’Avenir Sportif de Kasserine et Kalaâ Sport, vainqueurs en déplacement, vont avoir l’avantage du terrain pour refaire le coup.

Pour sa première sortie à domicile et après le succès ramené de Gafsa, les Kasserinois reçoivent cet après-midi l’Olympique du Kef dans un derby entre deux équipes de gouvernorats voisins. L’ASK, qui a raté la saison écoulée son accession d’un cheveu, ne veut pas connaître la même mésaventure et a, semble-t-il, pris le taureau par les cornes pour faire un parcours sans faute. Une seconde victoire tout à l’heure est à sa portée même si les Keffois, animés de beaucoup de bonne volonté, vont essayer de tenir la dragée haute à leurs adversaires et riposter selon les moyens du bord. Un match intéressant à suivre entre une équipe d’expérience et une autre ambitieuse.

Sous le signe de la réhabilitation, le Stade Gabésien et le Sporting Club de Moknine vont s’affronter sur le terrain du premier nommé. Les Gabésiens, loin de leur niveau habituel, ont échappé à la défaite à l’Ariana et doivent absolument réagir cet après-midi pour s’imposer et surtout convaincre après une prestation très quelconque lors de la première journée. Sabeur Trabelsi va chercher à améliorer le rendement général et résoudre les problèmes apparus dans les trois compartiments pour espérer remporter les points de la victoire. En face, le SC Moknine encore en rodage doit s’appliquer en défense et au milieu du terrain afin de résister à son adversaire. 

En revanche, c’est sous le signe de la confirmation que Kalaâ Sport et la Jeunesse Sportive Kairouanaise se retrouvent tout à l’heure, déterminées à s’offrir un nouveau succès. Les Sahéliens de Kalaâ ont fait preuve de beaucoup de personnalité à Médenine et veulent bien récidiver cet après-midi face à l’un des candidats les plus sérieux à l’accession. La JSK, reléguée au terme du dernier exercice, veut retrouver la Ligue 1 au plus vite et une seconde victoire consécutive ne fera que consolider son rang et augmenter ses chances, même s’il est encore très tôt de parler d’accession.

A Jendouba, la formation locale accueille l’Association Sportive de l’Ariana frustrée par le résultat de sa rencontre de la première journée après une nette domination face au SG et un penalty raté. Aujourd’hui, les protégés de Souhaïl Berradhia veulent compenser leur demi-échec par une victoire en déplacement. Leur mission ne va pas être facile face à un adversaire à la recherche d’une réhabilitation devant ses supporters afin de garder le contact avec le groupe de tête.

Le Club Sportif de Korba et El Gawafel Sportives de Gafsa ont trébuché d’entrée et veulent se rattraper dès cet après-midi. Secouées par une crise interne, El Gawafel n’ont pas eu le temps nécessaire pour préparer leur nouvelle saison et n’ont pu éviter la défaite lors de la première journée. En se rendant au Cap-Bon, les Miniers de Gafsa doivent bien se serrer les coudes pour éviter une nouvelle défaite qui ne fera que compliquer leur situation en attendant la levée de l’interdiction de recrutement et l’arrivée de joueurs capables de remettre le train sur le bon chemin. Le CS Korba a perdu à Bouchemma et veut bien se racheter. L’occasion lui est offerte à condition que les attaquants se montrent plus adroits devant les buts adverses.

Le Croissant Sportif de Redeyef, large vainqueur à Moknine, est appelé à confirmer ses bons débuts en recevant un autre vainqueur de la première journée, l’Espoir Sportif de Bouchemma. Chacune des deux équipes a ses arguments et le match peut se jouer sur de menus détails.

L’Union Sportive de Ksour Essaf a acquis la réputation d’être sans pitié sur son terrain et de jouer l’offensive à outrance. Une réputation à confirmer dès aujourd’hui en recevant l’Olympique de Médenine, nouveau venu en Ligue 2. L’expérience des joueurs de Ksour Essaf peut leur valoir une première victoire, même si les Sudistes de Médenine ne partent pas vaincus d’avance et ont plus d’un tour dans leur sac pour tenir la dragée haute à leurs adversaires et, pourquoi pas, créer la surprise. 

La seule rencontre de la Poule A au programme d’aujourd’hui sera celle qui opposera le Sfax Railways Sports à l’Avenir Sportif de Gabès appelé à relever la tête après sa défaite à Gabès même face à Megrine. Salah Day sur le banc doit absolument trouver la meilleure formule pour revenir à la maison avec les points de la victoire, au risque de se retrouver sur un siège éjectable. Entretemps, les Cheminots de Sfax, qui ont annoncé leur ambition d’entrée, doivent garder la tête sur les épaules et bien s’appliquer pour ne pas rater leur première sortie à domicile.

Hédi

 

Programme (Tous les matchs à 15h00)

Poule A 

A Bouhajla
BS Bouhajla – AS Soliman

Arb. : Sofiène Jbara

Poule B

A Korba
CS Korba – EGS Gafsa

Arb. : Mahmoud Ksiaâ

A Jendouba
Jendouba Sport – AS Ariana

Arb. : Oussama Chraïet

A Kalaâ Sghira
Kalaâ Sport – JS Kairouanaise

Arb. : Samir Ounelli

A Ksour Essaf
US Ksour Essaf – CO Médenine

Arb. : Iheb Ben Kilani

A Kasserine
AS Kasserine – O.Kef

Arb. : Abdessalem Mani

A Gabès
Stade Gabésien – SC Moknine

Arb. : Yassine Mergheni

A Redeyef
CS Redeyef – ES Bouchemma

Arb. : Hamza Msilini

 

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