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ONUDI-Japon : Echanges autour du développement industriel en Tunisie

Le Japon, premier contributeur gouvernemental au financement volontaire de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) en 2025, entretient avec l’Organisation un partenariat couvrant notamment le transfert de technologies et de compétences, le renforcement des capacités industrielles ainsi que l’appui aux entreprises et aux chaînes de valeur.

Dans ce contexte, une rencontre s’est tenue entre S.E. M. SAITO Jun, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon en Tunisie, et M. Lassaad Ben Hassine, Représentant de l’ONUDI en Tunisie, accompagné de ses collègues Mme Giusy Musaro et M. Idriss Guerziz. Les échanges ont porté sur les activités de l’ONUDI en Tunisie et les priorités en matière de développement industriel durable et inclusif.

La rencontre a permis de présenter le portefeuille de coopération technique de l’ONUDI en Tunisie ainsi que les principales orientations du futur Programme de Partenariat Pays (PCP) Tunisie 2026-2030, notamment en matière de compétitivité des PME, d’innovation et de transformation numérique, de transition énergétique et de décarbonation, d’économie circulaire et de développement des compétences.

Ces priorités sont alignées sur le Plan de développement de la Tunisie 2026-2030 et s’inscrivent dans les orientations du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF) 2027-2031.

Communiqué

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Béja : La technologie japonaise de Fukuoka pour réduire les émissions des déchets

Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a inauguré vendredi à Béja un projet pilote utilisant la technologie japonaise de Fukuoka pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des déchets ménagers. Le dispositif repose sur un système d’aération permettant d’accélérer la décomposition des déchets organiques et de limiter les émissions de méthane.

La Tunisie expérimente à Béja une nouvelle approche pour réduire l’impact climatique des déchets ménagers. Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, s’est rendu vendredi 2 octobre 2026 dans le gouvernorat de Béja, où il a inauguré un projet pilote destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des déchets déposés dans l’unité de traitement des déchets de la région.

La visite s’est déroulée en présence du gouverneur de Béja, Ahmed Ben Kharrat, de l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun, ainsi que de députés et de représentants des autorités locales et régionales.

Une technologie japonaise adaptée aux déchets existants

Le projet repose sur la technologie de Fukuoka, mise en œuvre au niveau d’une cellule aménagée pour traiter les déchets actuellement déposés.

Son principe repose sur l’installation d’un système d’aération à l’intérieur de la cellule, permettant une circulation continue de l’air sans consommation supplémentaire d’énergie. Cette aération doit favoriser la décomposition des matières organiques et, par conséquent, réduire la production et les émissions de méthane.

Le ministère de l’Environnement présente cette expérience comme un projet pilote appelé à contribuer aux objectifs climatiques de la Tunisie. Le méthane constitue en effet l’un des principaux gaz à effet de serre associés au secteur des déchets.

Selon le ministère, une tonne de méthane équivaut à environ 28 tonnes équivalent CO₂ en termes d’impact climatique.

Une première étape avant d’autres projets

Le choix de la technologie japonaise s’inscrit dans une démarche visant à tester des solutions permettant de réduire les émissions générées par les déchets déjà déposés, tout en limitant les besoins énergétiques du dispositif.

Le projet de Béja intervient parallèlement à d’autres initiatives annoncées par le ministère dans le domaine de la gestion et du traitement des déchets. La technologie et les résultats obtenus dans le cadre de cette expérience pourront notamment servir à identifier les solutions susceptibles d’être adaptées à d’autres sites.

Assainissement et protection de la Medjerda

La visite ministérielle ne s’est pas limitée au projet de Béja. Une séance de travail consacrée aux projets d’assainissement dans le gouvernorat a notamment porté sur l’achèvement de la station d’assainissement d’Oued Zarga, la réalisation de 21 kilomètres de conduites et le raccordement de 1.200 logements au réseau public.

Le programme prévoit également le raccordement de 500 logements dans trois quartiers populaires, ainsi que l’intervention dans quatre autres quartiers en 2027. Le renouvellement des équipements des stations d’assainissement de Teboursouk, Testour et Nefza, ainsi que la création de stations à Ksar? et Zahret Mediene, figurent également parmi les projets évoqués par le ministère.

À Medjez El Bab, le ministre et le gouverneur ont par ailleurs suivi la mise en œuvre du plan d’action régional de lutte contre la pollution du bassin versant de la Medjerda. Celui-ci prévoit notamment l’identification des sources de pollution, le renforcement des contrôles sur le terrain, la protection des ressources en eau et l’amélioration du traitement des rejets.

Le ministère indique qu’en 2025, 37 projets importants ont été approuvés dans le gouvernorat de Béja, auxquels s’ajoutent 19 projets soumis à des cahiers des charges. Des équipes pluridisciplinaires relevant des ministères de l’Environnement, de l’Intérieur, de la Santé et de l’Agriculture doivent poursuivre les contrôles des usines et des activités afin de contribuer à la protection de la Medjerda contre la pollution.

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Tunisie-Japon: 70 ans de relations, un nouveau chapitre autour de l’investissement

La Tunisie veut profiter du prochain forum tuniso-japonais, prévu en décembre, pour renforcer son attractivité auprès des investisseurs japonais. Les énergies renouvelables, les composants automobiles et les technologies de l’information devraient notamment être mis en avant.

Le sujet a été discuté le 30 septembre à Tunis lors d’une rencontre entre Saito Jun, ambassadeur du Japon en Tunisie, et Jalel Tebib, directeur général de FIPA-Tunisia et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (TIA). Les échanges ont porté sur la préparation du forum et sur les moyens de présenter les atouts de la Tunisie aux opérateurs japonais.

La partie japonaise a notamment proposé de mettre en avant le positionnement géographique de la Tunisie, entre les marchés européens et africains, ainsi que ses ressources humaines dans plusieurs secteurs.

Un autre dossier figure au menu des discussions. Les deux pays préparent un accord bilatéral d’investissement. Selon Amira Klai, directrice générale des Conventions et Contentieux internationaux d’investissement au ministère de l’Économie et de la Planification, ce texte doit renforcer les garanties offertes aux opérateurs économiques et contribuer à stimuler les flux de capitaux entre les deux pays.

Cette dynamique intervient alors que la présence japonaise en Tunisie reste concentrée sur plusieurs activités industrielles, notamment les secteurs électrique et électronique, mécanique, textile et agroalimentaire. Selon les données citées par les autorités tunisiennes, les investissements japonais recensés atteignent 365 millions d’euros pour près de 16.000 emplois.

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Tunisie–Japon : Transport aérien, ports et infrastructures au centre de nouvelles discussions

La coopération entre la Tunisie et le Japon s’ouvre sur de nouvelles pistes dans les secteurs du transport aérien, des infrastructures et de la gestion portuaire. Un nouvel échange entre l’ambassadeur de Tunisie au Japon, Ahmed Chafra, et le vice-ministre japonais Tsuyoshi Kusama a notamment porté sur ces dossiers, selon des informations relayées vendredi 2 octobre par Diwan à partir d’un communiqué de l’ambassade de Tunisie à Tokyo.

Les discussions ont notamment porté sur le transport aérien, un secteur stratégique pour les relations économiques et humaines entre les deux pays. Aucun détail public ne permet toutefois, à ce stade, d’affirmer qu’un nouvel accord, une nouvelle liaison aérienne ou un calendrier précis ait été arrêté à l’issue de cet échange.

Le transport aérien et les ports au cœur des discussions

La gestion des ports figure également parmi les domaines évoqués. La coopération pourrait notamment s’appuyer sur l’expertise japonaise et sur des actions de formation, notamment avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Cette orientation s’inscrit dans une coopération déjà ancienne entre Tunis et Tokyo dans le domaine des infrastructures et du développement des compétences. Le Japon avait notamment placé les « infrastructures de qualité » au cœur de ses engagements lors de la TICAD7, organisée à Yokohama en 2019. Les documents japonais liés à cette conférence prévoyaient notamment un soutien au développement des infrastructures, à l’amélioration de la connectivité ainsi qu’au renforcement des capacités dans le secteur maritime et la gestion des ports.

Lire aussi : Tunisie-Japon : Le partenariat entre dans une nouvelle phase, avec les investissements en ligne de mire

Le nouvel échange revêt un intérêt particulier puisqu’il concerne également la mise en œuvre du mémorandum de coopération consacré aux investissements dans les infrastructures de qualité, conclu entre la Tunisie et le Japon lors de la TICAD7.

Un mémorandum de la TICAD7 à concrétiser

L’ambassade du Japon en Tunisie rappelle que cette rencontre de 2019 avait notamment donné lieu à la signature d’un mémorandum sur les « investissements dans les infrastructures de qualité ». La JICA considère toujours la réalisation des engagements issus de la TICAD7 comme un axe de son action en Afrique.

La question est désormais de savoir si les discussions engagées à Tokyo déboucheront sur des projets tunisiens identifiés, des programmes de formation supplémentaires, une assistance technique ou éventuellement des investissements dans les infrastructures portuaires et le transport. À ce stade, les éléments rendus publics ne permettent pas encore d’identifier un montant, un projet précis ou un calendrier d’exécution.

Le dossier mérite donc d’être suivi. Il pourrait constituer un nouveau volet concret du partenariat tuniso-japonais, après la dynamique enclenchée autour de la TICAD et renforcée lors de la TICAD8 organisée à Tunis en 2022.

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