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«Primitive Robot» | Concert de Marcondiro à Tunis

Marcondiro, un groupe de musique rock indépendant et d’auteur, fondé à Rome en 2009 par le chanteur et performeur Marco Borrelli, présente sa démarche artistique à Tunis, le jeudi 1er octobre à 20 heures, sur la scène de L’Agora à La Marsa. Il présentera «Primitive Robot», aux côtés de Valerio Cesarini et du musicien tunisien Ziad Trabelsi.

Le rendez-vous s’inscrit dans le cadre de la 34e édition du Festival Sete Sóis Sete Luas, manifestation internationale qui, depuis plus de trente ans, favorise à travers la musique et la culture le dialogue entre les pays méditerranéens et le monde lusophone. A Tunis, il prend la forme d’une rencontre artistique qui dépasse la simple dimension du concert : des langages, des origines et des sensibilités différentes entrent en dialogue dans l’un des cadres internationaux qui ont fait de l’échange culturel leur identité.

Au cœur de la soirée se trouvera l’univers de «Primitive Robot», un projet dans lequel Marcondiro met en tension deux dimensions en apparence opposées : le primitif et le technologique. Une contradiction qui devient matière musicale et narrative et qui interroge le rapport de l’homme contemporain à ses origines, à la machine et à une réalité en transformation toujours plus rapide.

À Tunis, cette recherche prend une dimension supplémentaire grâce à la rencontre avec Ziad Trabelsi, musicien tunisien, et à la présence de Valerio Cesarini. Le concert devient ainsi un espace de croisement où l’écriture et la vision de Marcondiro se confrontent à d’autres sonorités et traditions, au sein d’un même espace géographique méditerranéen.

«Amener Primitive Robot à Tunis, c’est une nouvelle fois le faire sortir de ses frontières et le mettre en relation avec un autre lieu, une autre culture, une autre manière de ressentir la musique», souligne Marcondiro.Il ajoute : «La Méditerranée est depuis toujours un espace où les identités ne restent pas immobiles : elles se rencontrent, se mélangent et évoluent. Jouer avec Ziad et Valerio dans le cadre du Sete Sóis Sete Luas, c’est entrer pleinement dans ce mouvement.»

Créé il y a 34 ans, le Festival Sete Sóis Sete Luas représente en 2026 un réseau culturel international fondé sur la circulation des artistes, la création originale et la rencontre entre les cultures. L’étape tunisienne offre ainsi à Primitive Robot une nouvelle dimension internationale et, surtout, un terrain en cohérence avec la nature même du projet : faire de la musique un espace où des identités en apparence éloignées peuvent se reconnaître, se transformer et donner naissance à quelque chose de nouveau.

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La ‘Biennale de l’Image en Mouvement’ investit la médina de Tunis

À moins de trente jours de l’ouverture de la 8e édition de Jaou Tunis, la Biennale de l’Image en Mouvement (BIM’26), qui se tiendra du 24 octobre au 22 novembre 2026 à Quechlet El Attarine, à la Medina de Tunis, commence à dévoiler ses secrets. Coproduite par le Centre d’art contemporain Genève et la Fondation Kamel Lazaar, cette édition, présentée pour la première fois hors de Suisse, réunira à Tunis seize artistes autour de l’exposition ‘‘Becoming the Ocean’’ sous la direction artistique de Lina Lazaar et Andrea Bellini.

Cette édition marque une nouvelle étape dans la collaboration entre les deux institutions organisatrices, qui souhaitent établir en Afrique un espace durable dédié à la production artistique, à la réflexion critique et au dialogue trans-régional autour de l’image en mouvement, en créant des liens entre les différentes géographies de la majorité mondiale.

Comme l’explique Lina Lazaar (co-curatrice et vice présidente de la KLF),  «amener BIM à Tunis est plus qu’une célébration des images en mouvement» «C’est une opportunité de renforcer les compétences des acteurs culturels et des techniciens locaux, appelés à évoluer dans des conditions souvent complexes. Au-delà des œuvres créées ici, BIM construit un réseau qui place les voix de la majorité mondiale (Global Majority) au centre de son action. Son héritage perdurera non seulement dans les idées qu’elle génère, mais aussi à travers les personnes et les pratiques qui se développent autour d’elles», ajoute-t-elle.

Pour la première fois, la BIM s’installe exceptionnellement hors de Suisse. À Tunis, elle prendra la forme d’une exposition et d’un programme public avant de poursuivre son parcours à Venise, Bruxelles, Genève et Londres.

La collaboration intercontinentale marque un nouveau chapitre dans l’histoire quadragénaire de BIM. Fondée à Genève en 1985, la BIM fut parmi les premiers événements dédiés aux images en mouvement produites par les artistes. Depuis 2014, elle se concentre sur la commande de nouvelles œuvres originales plutôt que sur un thème global, célébrant une pluralité de perspectives. 

La caserne de Halfaouine.

Seize nouvelles productions

L’exposition Becoming the Ocean réunira seize artistes d’Afrique, du monde arabe, d’Amérique latine, d’Asie et de leurs diasporas. Les œuvres, toutes nouvellement commandées pour cette édition, seront présentées à la Quechlet El Attarine, ancienne caserne militaire ottomane du XIXe siècle située au cœur de la médina de Tunis.

Participeront à cette édition : Tabarak Allah Abbas, Younès Ben Slimane, Mona Benyamin, S.A. Chavarría, Leena Habiballa, Roman Selim Khereddine, Zein Majali, Alaa Mansour, Paulo Nazareth, Diane Severin Nguyen, Liv Schulman, Hildegard Titus, Natasha Tontey, Castiel Vitorino Brasileiro, ainsi que Hajra Waheed & Sarah Zeryab.

Selon Andrea Bellini (co-curateur et directeur du Centre d’art conteporain Genève), «il pourrait bien s’agir du groupe le plus diversifié à ce jour dans l’histoire de la BIM. La forte présence d’artistes provenant du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, et le fait que treize sur seize soient des femmes, reflètent un engagement délibéré envers des voix audacieuses et diverses. En ces temps sombres, cela indique un signal puissant de notre détermination à défendre une diversité de perspectives artistiques.» 

Une traversée vers l’inconnu

Le point de départ de l’exposition est une interrogation sur les moments où les systèmes ne se contentent plus de décliner, mais se raidissent et s’intensifient. Les frontières se ferment, la surveillance s’étend, les crises écologiques s’accélèrent et les logiques coloniales réapparaissent sous de nouvelles formes.

‘‘Becoming the Ocean’’ se construit à partir de cette situation de tension et de basculement. L’exposition s’intéresse à ces moments où les structures héritées cessent de fournir des repères, tandis que l’avenir demeure difficile à penser.

Le titre de l’exposition est tiré d’une histoire dont l’auteur reste incertain. Osho a évoqué cette image en 1979, l’attribuant à Khalil Gibran, avant d’y revenir sous une forme développée en 1986 : une rivière, à l’approche de la mer, ressent sa transformation comme une disparition. Ce qui semble être une fin devient pourtant une expansion, l’entrée dans une réalité plus vaste. Le passage n’exige donc pas l’effacement, mais le courage d’entrer dans une nouvelle forme d’existence.

Les seize artistes réunis à Tunis développent des pratiques traversées par la guerre, les migrations, les bouleversements écologiques, les luttes politiques, les savoirs ancestraux, les transformations technologiques et les conflits persistants autour de la mémoire.

Les corps deviennent des archives. Les paysages, des témoins. Les histoires apparaissent et disparaissent, comme des courants qui circulent sous la surface du monde visible.

Younes Ben Slimane – Grounds for Mourning.
Younes Ben Slimane – Grounds for Mourning.

L’exposition interroge ainsi les imaginaires de séparation qui ont accompagné la modernité : séparation entre nations, peuples, histoires, espèces et futurs. À cette logique, ‘‘Becoming the Ocean’’ oppose une réflexion sur l’interdépendance, non comme idéal abstrait, mais comme condition de survie.

Dans un contexte où les structures héritées semblent de moins en moins capables de répondre aux crises qu’elles ont elles-mêmes contribué à produire, la transformation n’est pas envisagée comme une résolution, mais comme une pratique : porter la mémoire avec soi tout en entrant dans des formes de relation encore largement inconnues.

La rivière arrive à la mer chargée de tout ce qu’elle a été. La traversée ne demande pas l’oubli. Seulement le courage de continuer. 

Un symposium les 26 et 27 octobre à la salle Le Rio

‘‘BIM’26 – Becoming the Ocean’’ part du constat que nous traversons un  sursaut d’extinction : un moment où les systèmes politiques, historiques, technologiques et épistémologiques s’intensifient précisément parce qu’ils atteignent les limites de leur capacité à organiser le monde.

Pendant deux jours, le symposium réunit artistes, écrivain·es, chercheur·euses et penseur·euses politiques pour interroger ce qui advient lorsque les structures héritées ne tiennent plus, et quelles formes de savoir, de relation et d’imagination politique doivent alors être produites en réponse.

Le programme s’articule autour de quatre chapitres interconnectés : L’ordre international; La Mémoire; L’Intelligence et La Vérité.

Notes On Camp – film de Sarah Zeryab.

Réinventer un patrimoine militaire

Le choix de la Quechlet El Attarine inscrit la BIM’26 dans l’un des paysages urbains historiques les plus remarquables de la Méditerranée et du monde islamique. Située au cœur de la médina de Tunis, cette ancienne caserne ottomane du XIXe siècle compte parmi les édifices militaires les mieux conservés de la médina.

Au cours de ses deux siècles d’existence, le lieu a connu plusieurs transformations, passant d’une fonction militaire et carcérale à des usages éducatifs puis culturels. Avec Becoming the Ocean, il s’apprête à connaître une nouvelle métamorphose.

Pour la BIM’26, la Quechlet El Attarine ne constitue pas un simple cadre d’exposition. Son histoire stratifiée et ses transformations successives participent pleinement à l’expérience proposée. Les œuvres et l’architecture entreront ainsi en dialogue, faisant émerger un lieu façonné par son passé tout en l’ouvrant à de nouveaux usages et à de nouvelles possibilités.

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Ibrahim Mahama : quand le Ghana pousse les portes de la Fondation Cartier

À partir du 22 octobre, l’artiste ghanéen Ibrahim Mahama investit le nouveau bâtiment parisien de la Fondation Cartier. Avec neuf artistes et collectifs associés, il transforme l’exposition en espace de mémoire, de transmission et de réflexion sur les futurs africains.…

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Affaire Thélyson Orélien | La frontière entre IA et création littéraire

‎Dans cette frontière, de plus en plus incertaine, entre l’écrivain qui utilise l’intelligence artificielle et l’intelligence artificielle qui écrit à la place de l’écrivain, où finit l’assistance et où commence la substitution ? L’affaire ‎Thélyson Orélien pose cette problématique avec acuité.

Atef Gadhoumi *  

‎Thélyson Orélien. Ce nom vous dit-il quelque chose ? Oui, certainement. Sinon, retenez-le. ‎Il est sur toutes les lèvres, fustigé par les uns, défendu par les autres. Sa notoriété, à peine acquise, déjà fugace, vient d’être éclaboussée. Pis encore, remise en cause. ‎Son premier roman est la révélation de cette rentrée littéraire. Prix du roman Fnac et nominé pour les plus prestigieux prix littéraires : le Goncourt, le Renaudot, le Femina… ‘‘C’était ça ou mourir’’ semblait promis à un destin exceptionnel. ‎Mais un simple tweet, anonyme à ses débuts, assumé plus tard comme un trophée de guerre, bouleverse cette ascension vertigineuse. L’arrête net : le roman serait généré par une IA.

‎Scandale et lynchage médiatique

‎Un verdict sans appel. Pangram, présenté comme l’un des détecteurs les plus fiables, a tranché.‎ ‎Le scandale fait feu de paille. Le monde littéraire est ébranlé. Un séisme dont les répliques semblent interminables, imprévisibles.

‎La chasse à l’homme est ouverte. Son passé est décortiqué au peigne fin. ‎Un second verdict tombe, lui aussi sans appel : plagiaire récidiviste. Rattrapé pour des écrits vieux de plus de quinze ans ! ‎Ses détracteurs crient victoire. ‎Conséquences immédiates : le roman est retiré de la sélection de l’Académie Goncourt. Au Canada, la tournée promotionnelle est suspendue et certaines rencontres sont annulées.‎ ‎Tout cela sur fond d’accusations qui, pour l’utilisation de l’IA, reposent notamment sur des analyses algorithmiques dont la portée probante fait précisément débat.

‎‎Tout ça pour ça. ‎Ces IA sont, par essence même, capables de générer un texte cohérent, grammaticalement correct, souvent même stylistiquement travaillé. Mais sont-elles en mesure de créer une œuvre littéraire sans avoir derrière elles des expériences vécues, une nécessité intérieure, une intention existentielle ou autre ? ‎J’en doute fort.

‎Au-delà du scandale, une frontière à redéfinir

‎Mais là n’est peut-être même pas l’essentiel. ‎Le véritable sujet, transcendant ce fait divers, est ailleurs : dans cette frontière, de plus en plus incertaine, entre l’écrivain qui utilise l’IA et l’IA qui écrit à la place de l’écrivain.‎

‎‎On ne doit plus se dérober devant cette réalité : nous utilisons tous, à des degrés divers, l’intelligence artificielle dans de nombreux domaines de notre vie. ‎La vraie question que chacun doit désormais se poser est simple :‎ ‎Où finit l’assistance et où commence la substitution ?

‎Pour l’écrivain, d’abord. À lui d’en être juge, en âme et conscience. L’IA peut être son soutien, son interlocuteur, son outil, à condition de savoir en user à bon escient. ‎Mais lorsque l’écrivain lui délègue ses idées, abandonne ses personnages, ses scènes, son style, ses choix, que reste-t-il alors de son imagination créative ?

‎L’écrivain et philosophe Pascal Bruckner, membre de l’Académie Goncourt, défend une coexistence possible entre l’intelligence artificielle et la création humaine, à une condition essentielle : que l’inspiration et la signature finale demeurent celles de l’auteur. ‎Une position qui mérite réflexion.

‎L’IA, un soutien ? Oui. ‎L’IA, un prête-plume ? Non.

* Ecrivain.  Prix Comar Découverte 2024.

La paternité littéraire de cet article est confirmée par Pangram.

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Reyad Kesri raconte la face intime de sa mère Warda El Djazaïria

Pendant des décennies, Warda El Djazaïria a incarné l’une des plus grandes voix de la chanson arabe. Son timbre puissant, son interprétation habitée et son attachement à l’Algérie ont fait d’elle une artiste hors norme, admirée bien au-delà des frontières du monde arabe. Mais derrière la diva, décédée le 17 mai 2012, se cachait une femme confrontée aux sacrifices, aux choix difficiles, à la maladie et aux épreuves familiales. C’est cette face intime que révèle son fils, Reyad Kesri, dans ‘‘Vivre avec une légende’’, un témoignage rare qui éclaire autrement le parcours d’une icône.

Djamal Guettala

Loin des biographies classiques, l’ouvrage ne cherche pas seulement à raconter une carrière exceptionnelle. Il dévoile le quotidien d’une femme qui a dû concilier les exigences de la scène, les responsabilités familiales et les combats personnels. À travers le regard de son fils, Warda apparaît dans toute sa complexité : artiste adulée, mère attentive, femme fragile et personnalité engagée.

Reyad Kesri revient d’abord sur l’histoire familiale qui a façonné le destin de Warda. Son père, Mohamed Kesri, originaire du Constantinois, a joué un rôle essentiel dans son parcours en lui permettant de poursuivre son rêve artistique. La séparation du couple, au début des années 1970, est racontée avec pudeur, loin des polémiques et des jugements.

Une femme face aux épreuves

Grandir auprès de Warda signifiait vivre entre deux mondes : celui de la vie ordinaire et celui des projecteurs. Le fils de la chanteuse décrit les foules, les voyages, les grands hôtels et cette célébrité permanente qui accompagnait chaque déplacement. Mais il raconte aussi son propre chemin, ses difficultés scolaires et son besoin de construire une identité indépendante.

Avec le temps, Reyad devient plus qu’un fils : il devient le protecteur de sa mère. Face aux problèmes de gestion, aux contrats déséquilibrés et aux personnes profitant de sa notoriété, il prend progressivement en charge ses intérêts professionnels. «Et sans que je m’en rende pleinement compte, je n’étais plus seulement le fils de Warda. Je devenais l’un de ses remparts», écrit-il,résumant ainsi la relation particulière entre une mère célèbre et un fils qui a choisi d’être son soutien dans un univers parfois impitoyable.

Au fil des décennies, Warda dépasse le simple statut d’artiste. Sa popularité immense fait d’elle une figure culturelle et parfois politique. Reyad Kesri raconte une chanteuse dont les prises de position, les engagements et l’identité algérienne ont parfois suscité des réactions au-delà du monde musical. «Elle posait problème parce que Warda n’était plus seulement une artiste : elle était devenue un symbole», note Reyad, dont le livre révèle aussi une femme déterminée, attachée à sa dignité et à son exigence artistique. Et même lorsqu’elle est confrontée aux difficultés, elle refuse de renoncer.

Les chapitres consacrés à sa santé sont parmi les plus bouleversants. Hépatite C, cancer du sein, diabète, problèmes cardiaques et greffe du foie : Warda affronte une succession d’épreuves avec une force exceptionnelle. «On a souvent cru que ma mère allait mourir. Les médecins le disaient… Elle, pourtant, continuait à vivre», témoigne Reyad, en citantl’un des médecins de Warda : «Votre mère devrait inspirer mes patients. Ils se plaignent de mourir alors qu’ils n’ont qu’une seule de ses maladies.»

Jusqu’au bout, une question demeure essentielle pour elle : «Quand pourrai-je chanter ? » Une phrase qui résume son rapport unique à la musique et à son public.

L’héritage d’une voix éternelle

Les dernières pages du livre prennent une dimension testamentaire. Reyad Kesri raconte les derniers combats de sa mère et son ultime apparition sur scène à Baalbeck en 2011, un moment qui symbolise une fidélité absolue à son métier.

Après sa disparition, une autre question se pose : comment préserver la mémoire d’une artiste de cette dimension ? Face aux nouvelles technologies permettant de recréer artificiellement les voix disparues, Reyad exprime ses réserves : « Certaines voix, une fois éteintes, méritent autre chose que d’être malmenées par des intelligences artificielles.»

Pour lui, le respect passe aussi par la reconnaissance des artistes de leur vivant : «J’aurais préféré que l’on célébrât davantage les vivants.»

Dans les dernières pages, il livre enfin la plus belle définition de sa mère : «Il n’y avait pas une seule Warda, mais plusieurs. Celle de la scène et celle de la maison. La femme engagée et la mère inquiète. La diva adulée et la malade fragile. Une fleur de chaque jardin. Et, à travers elles, le parfum d’une vie intensément vécue.»

Avec ce livre, Reyad Kesri signe bien plus qu’un énième hommage posthume à sa mère. Il propose un document précieux sur une époque, sur la chanson arabe et sur une artiste dont la voix continue de traverser les générations. Derrière la légende Warda, il révèle surtout le portrait d’une femme libre, exigeante et profondément humaine.

‘‘La voix, le sang et la vie. Fragments d’une présence : Warda El Jazayria’’, de Reyad Kesri, Éditions Dalimen, 13 mai 2026.

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Journées musicales de Carthage | Tout savoir sur la billetterie

À quelques jours du coup d’envoi de sa 11ᵉ édition, le comité d’organisation des Journées Musicales de Carthage (JMC 2026) a dévoilé les modalités de billetterie pour l’ensemble des spectacles de la programmation.

L’accès aux spectacles musicaux se fera selon les modalités suivantes :

1/ Achat des billets en ligne

  • Les billets peuvent être achetés directement aux guichets de la Cité de la Culture à partir du 3 octobre.
  • Chaque personne peut acheter des billets pour toute la durée du festival, dans la limite de 4 billets par spectacle.

Les billets sont disponibles dès maintenant sur le site officiel du festival : https://jmc.tn

2/ Achat direct

  • Les billets peuvent être achetés directement auprès de tous les guichets dédiés, à partir du 03 octobre à la Cité de la Culture.
    •Chaque personne peut acheter des tickets pour le jour-1 et le jour même de chaque spectacle, dans la limite de 4 tickets par spectacle.

Les étudiants et les élèves bénéficient d’une tarification réduite sur « les showcases » uniquement, sur présentation de leur carte d’étudiant.

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