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Comment les assureurs peuvent-ils tirer profit de l’IA?

Comment les assureurs pourront-ils maximiser le retour sur leurs investissements dans l’IA? C’est à cette question que le cabinet de conseil technologique Accenture a essayé d’apporter une réponse. Son enquête a été menée auprès de 263 cadres supérieurs du secteur de l’assurance exerçant une responsabilité directe sur l’IA, les données, la technologie et la transformation des entreprises.

Il en ressort que moins d’un assureur sur quatre (23%) est parvenu à intégrer le déploiement de l’IA à l’échelle de toute la compagnie. Les capacités en matière d’IA demeurent concentrées au sein de petits groupes avec une montée en compétences limitée dans les domaines de la souscription, des sinistres et de l’actuariat.

Mais même avec l’approche fragmentée actuelle, l’IA procure déjà de meilleurs résultats aux assureurs, en particulier en matière de croissance du chiffre d’affaires. L’étude montre que 81% des assureurs interrogés constatent une amélioration d’au moins 5% de leurs primes brutes acquises grâce à une meilleure tarification, la personnalisation et la vente croisée, qui sont les avantages accordés par cette nouvelle technologie.

Si l’IA génère déjà de réels gains de chiffre d’affaires, la plupart des compagnies laissent encore du potentiel de côté. Elles doivent passer de projets pilotes isolés à une intelligence globale à l’échelle de l’entreprise. L’IA n’est pas à traiter comme un simple programme technologique, mais comme un moteur de croissance, doté de liens clairs entre la stratégie et l’exécution pour créer un impact mesurable.

Accenture formule ensuite cinq recommandations que les entreprises peuvent suivre pour améliorer leur mise en œuvre de l’IA.

La première est d’aligner le déploiement de l’IA sur la stratégie commerciale pour garantir qu’il soutient directement les objectifs de l’ensemble de la compagnie.

La deuxième est de développer les compétences en IA au sein des équipes pour associer expertise technique et métier.

La troisième est de faire évoluer l’écosystème des talents pour intégrer des flux de travail pilotés par l’humain et basés sur des interactions entre agents conversationnels. Pour les assureurs, les agents d’IA dotés d’initiative représentent un changement significatif, les transformant de prestataires de services réactifs en entreprises proactives.

La quatrième est d’adopter une stratégie de données à deux vitesses pour moderniser les systèmes existants, tout en soutenant les technologies d’IA. Des succès rapides par sprints courts libèrent de la croissance et procurent des gains d’efficacité immédiats, tandis que la construction de capacités sur le long terme créé une valeur pérenne.

La dernière est de formaliser une culture de la conformité proactive pour transformer la conception éthique en avantage concurrentiel. Les assureurs qui formalisent tôt leur gouvernance, via une documentation transparente des modèles, une supervision humaine, une traçabilité et une conception éthique, peuvent faire de la confiance un facteur distinctif face à la concurrence.

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La Tunisie a besoin de transformer l’épargne accumulée en valeur

La nette progression de l’épargne sur les huit premiers mois de 2026 est remarquable. Les dépôts bancaires ont évolué de 1 512 à 38 884 MDT. Idem pour l’épargne postale (+579 MDT à 12 454 MDT) et les dépôts à terme et autres produits financiers (+663 MDT à 19 957 MDT).

Cette abondance relative de liquidités constitue un socle fondamental et rassurant. Disposer de plus de 71 MdsTND cumulés dans ces différentes rubriques d’épargne représente un réservoir de capitaux potentiels prêts à financer la relance, l’innovation et le développement des entreprises.

Cependant, la simple existence de cette épargne ne garantit pas son efficacité économique. Elle doit impérativement être canalisée de manière rigoureuse vers des investissements productifs. Le risque réside dans la stérilisation de ces liquidités et leur orientation exclusive vers des placements sans risque, comme les bons du Trésor.

Pour transformer ce potentiel financier en levier de croissance, les mécanismes d’intermédiation bancaire et financière doivent être optimisés. Il est indispensable de rediriger ces flux vers des projets structurants à fort impact, tels que la transition énergétique, les technologies de l’information, l’industrie manufacturière à haute valeur ajoutée et le soutien aux PME. Tout cela a besoin d’un renforcement du cadre réglementaire actuel, dans le sens d’un coup de pouce au climat des affaires. Cela permettra de canaliser cette épargne vers l’économie réelle et l’investissement de long terme.

Transformer ces liquidités dormantes en un véritable moteur de développement durable est un passage nécessaire si nous voulons changer de cap rapidement. Autrement, cette épargne va encore s’accumuler, au service de la rente.

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