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Raya Holding prépare une acquisition de 60 millions de dollars dans les data centers

Raya Holding veut accélérer dans les infrastructures numériques. Le groupe égyptien a approuvé, sous conditions, un financement pouvant atteindre 60 millions de dollars pour soutenir l’acquisition de 100 % des droits de propriété d’une installation de data center en Égypte.

La décision a été prise par le conseil d’administration de Raya Holding lors de sa réunion du 23 septembre 2026. Le financement passera par une augmentation de capital de Raya Data Center Services, souscrite par Raya Information Technology, filiale détenue à 100 % par Raya Holding. Le montant maximal est fixé à 60 millions de dollars, soit environ 3 milliards de livres égyptiennes à titre indicatif.

Les fonds ne pourront être utilisés que pour financer la partie en capital du prix d’acquisition de l’actif ciblé. L’augmentation de capital pourra être réalisée en une ou plusieurs tranches, en dollars, en livres égyptiennes ou dans les deux devises, en fonction des besoins de la transaction. Le taux de change appliqué sera celui retenu par la banque au moment de chaque paiement.

La transaction n’est toutefois pas encore finalisée. L’autorisation donnée par Raya Holding reste conditionnée à la conclusion effective de l’acquisition, à la signature des accords définitifs ainsi qu’à l’obtention des différentes autorisations et à la satisfaction des conditions juridiques et réglementaires requises. Si l’opération n’aboutit pas, l’augmentation de capital et le financement ne deviendront pas effectifs.

Un secteur stratégique pour Raya

Cette opération prolongerait les investissements déjà engagés par le groupe dans les infrastructures numériques. Raya Data Center Services est active dans les data centers, le cloud et les services managés. Le groupe avait notamment annoncé un partenariat avec Africa50, qui avait investi 15 millions de dollars aux côtés de 10 millions de dollars apportés par Raya Information Technology, pour développer les capacités de son activité de data centers et un nouveau centre de données certifié Tier III en Égypte.

L’enjeu dépasse donc cette seule acquisition : pour Raya Holding, les data centers constituent désormais l’un des axes de développement de ses activités technologiques. Dans ses résultats du premier semestre 2026, le groupe avait enregistré 33,8 milliards de livres égyptiennes de revenus, en hausse de 22 % sur un an, tandis que ses activités technologiques continuaient de bénéficier de la demande liée aux infrastructures numériques.

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Pleine lune : est-elle vraiment responsable de vos nuits difficiles, de votre fatigue et de votre « bad mood » ?

Une nuit agitée, un réveil difficile, une irritabilité inhabituelle… Et si la pleine lune y était pour quelque chose ? La croyance est ancienne et largement répandue. Pourtant, les recherches scientifiques dressent un tableau beaucoup plus nuancé : la pleine lune n’a pas été démontrée comme une cause directe de sautes d’humeur, de crises psychologiques ou de comportements inhabituels. En revanche, plusieurs travaux ont observé des variations du sommeil autour de certaines phases lunaires.

C’est probablement là que se trouve le véritable sujet. Car lorsqu’une nuit est moins réparatrice, ses effets peuvent se prolonger dans la journée : fatigue, baisse de vigilance, irritabilité et moindre capacité à réguler ses émotions.

Le sommeil : le principal lien observé

Une étude publiée dans Current Biology en 2013 avait trouvé, dans des conditions de laboratoire contrôlées, qu’autour de la pleine lune, l’activité cérébrale associée au sommeil profond diminuait de 30 %. Les participants mettaient également environ cinq minutes de plus à s’endormir et dormaient en moyenne 20 minutes de moins. Les chercheurs avaient aussi observé une baisse de la mélatonine, une hormone impliquée dans la régulation du sommeil.

Mais cette conclusion n’est pas devenue un consensus scientifique. Une étude beaucoup plus importante, portant sur 2 125 personnes, n’a trouvé aucune différence statistiquement significative de durée ou de qualité du sommeil entre les différentes phases de la lune.

Autrement dit, les résultats ne sont pas suffisamment homogènes pour affirmer que la pleine lune fait systématiquement moins bien dormir tout le monde.

D’autres travaux apportent néanmoins des éléments intéressants. Une étude publiée en 2021 dans Science Advances, basée sur des données recueillies dans plusieurs environnements, a constaté que les participants avaient tendance à s’endormir plus tard et à dormir moins longtemps dans les jours précédant la pleine lune, lorsque la lumière lunaire est disponible en début de nuit. L’analyse incluait notamment 463 étudiants américains et plusieurs populations vivant en Argentine.

Et cette impression d’avoir « moins d’énergie » ?

C’est ici qu’il faut distinguer perception et mécanisme biologique démontré.

Il n’existe pas de preuve robuste permettant d’affirmer que la pleine lune « vide l’énergie » ou augmente directement la fatigue. En revanche, une nuit plus courte ou plus fragmentée peut bel et bien modifier l’état émotionnel et les capacités cognitives le lendemain. Une vaste méta-analyse publiée en 2024 dans Psychological Bulletin a synthétisé 154 études expérimentales et 1 338 estimations d’effets, représentant 5 717 participants. Elle conclut que les différentes formes de privation de sommeil réduisent notamment les émotions positives et augmentent certains symptômes d’anxiété.

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Tunisie : la BCT veut passer de la résilience à la création de richesse

La Tunisie doit désormais accélérer le passage à l’investissement et à la création de richesse. C’est le message porté par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, lors d’une rencontre avec des responsables de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (IFC).

Le gouverneur estime que le pays a jusqu’ici démontré sa capacité à absorber les chocs climatiques et géopolitiques. Mais cette résilience ne suffit plus. « Il est temps de passer d’une logique de résilience à une logique de création de richesse », a-t-il déclaré. Pour concrétiser ce changement de cap, la BCT met notamment l’accent sur l’accélération des projets et des investissements. Deux secteurs sont particulièrement cités : le phosphate et les énergies renouvelables.

Fethi Nouri a également appelé à relancer l’investissement privé, tout en rappelant les efforts consacrés à la préservation de la stabilité du taux de change et des réserves en devises. Pour la BCT, l’enjeu est désormais de transformer la stabilité macroéconomique en davantage d’activité économique et d’investissement.

La Banque mondiale et l’IFC veulent renforcer leur intervention

La Banque mondiale a confirmé son intérêt pour des solutions concrètes en matière d’infrastructures et de développement du secteur privé. Son directeur pays pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, a décrit le partenariat avec la Tunisie comme reposant sur trois éléments : les projets, les résultats et la recherche de solutions opérationnelles. De son côté, Ary Naim, directeur de l’IFC pour l’Afrique, a annoncé l’ambition d’augmenter significativement les financements destinés à la Tunisie. L’institution prévoit notamment de renforcer ses investissements dans les infrastructures et son soutien à l’internationalisation des entreprises tunisiennes. Concrètement, l’IFC entend mobiliser des instruments de financement pour aider les entreprises tunisiennes à accéder davantage aux capitaux et à se développer à l’international. Un enjeu directement lié à la capacité du secteur privé à prendre le relais dans la création de valeur et d’emplois.

 

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Au Maroc, Noor Ouarzazate transforme le désert en laboratoire géant de l’énergie solaire

Au sud-est du Maroc, le complexe solaire Noor Ouarzazate s’étend sur environ 3 000 hectares et affiche une capacité installée de 580 MW. Mis en service progressivement entre 2016 et 2018, il réunit quatre centrales et plusieurs technologies solaires, dont le solaire thermodynamique à concentration (CSP) et le photovoltaïque.

Présenté comme l’un des plus grands complexes solaires au monde, Noor Ouarzazate repose sur trois centrales CSP — Noor I, II et III — et une centrale photovoltaïque, Noor IV. Les trois premières concentrent le rayonnement solaire à l’aide de miroirs pour produire de la chaleur, puis de la vapeur destinée à entraîner une turbine. Noor IV, d’une puissance de 72 MW, fonctionne quant à elle avec des panneaux photovoltaïques équipés d’un système de suivi du soleil.

La particularité de Noor réside surtout dans le stockage thermique associé aux centrales CSP. Noor I dispose notamment d’une capacité de stockage de trois heures. Noor III, équipée d’une tour solaire de 243 mètres, utilise des sels fondus capables de conserver la chaleur afin de continuer à produire de l’électricité après le coucher du soleil. Les températures peuvent atteindre environ 565 °C.

Cette architecture permet donc de rendre une partie de la production solaire « pilotable » et de mieux répondre aux besoins du réseau lorsque la production photovoltaïque diminue en fin de journée. Il serait toutefois inexact de présenter l’ensemble du complexe comme une installation produisant de manière continue 24 heures sur 24 : Noor IV, notamment, est une centrale photovoltaïque sans stockage thermique.

Le projet constitue aussi un cas intéressant pour les entreprises et les investisseurs : son développement s’est appuyé sur des partenariats public-privé et sur le financement de plusieurs institutions internationales, dont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’AFD et la Banque européenne d’investissement. L’objectif dépassait donc la seule production d’électricité : il s’agissait aussi de réduire la dépendance du Maroc aux énergies fossiles et de développer une filière industrielle autour des énergies renouvelables.

Le complexe montre également les limites techniques du modèle. Noor III a été arrêtée en février 2024 après une fuite dans un réservoir de sels fondus et n’a repris son activité qu’en avril 2025. En 2026, un nouveau réservoir de stockage est encore au cœur d’un programme destiné à renforcer la fiabilité de l’installation.

Au-delà de son image de « cité solaire » au milieu du désert, Noor Ouarzazate est surtout un démonstrateur à grande échelle : celui d’un modèle énergétique combinant production solaire, stockage thermique, infrastructures de réseau et financement public-privé. 

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AKSA Composites investit 5 millions de dollars en Tunisie

La Tunisie accueille un nouvel acteur dans l’industrie aéronautique. La société turque AKSA Composites, spécialisée dans les matériaux composites avancés, a signé le 24 septembre 2026 un accord de bail industriel avec l’Ecopark de Borj Cédria, pour un investissement annoncé d’environ 5 millions de dollars.

Cette implantation constitue la première présence d’AKSA Composites en Afrique et la première implantation en Tunisie d’un acteur aéronautique turc, selon la FIPA-Tunisia. La société est une filiale du groupe turc Akkök. Le projet intervient dans un secteur où la Tunisie cherche à renforcer ses activités à plus forte valeur ajoutée. AKSA Composites travaille notamment sur les matériaux composites utilisés dans l’aéronautique et d’autres applications industrielles avancées.

Au-delà du montant investi, l’enjeu porte aussi sur les capacités industrielles qui pourront être développées localement: transfert de technologies, montée en compétences et intégration de fournisseurs tunisiens dans les chaînes de valeur internationales. Le projet n’est pas né avec la signature de septembre. Les premiers échanges entre AKSA Composites et l’écosystème aéronautique tunisien remontent au Hamburg Aviation Forum de 2025. Le GITAS indique que les discussions se sont poursuivies avec l’accompagnement de la FIPA-Tunisia avant d’aboutir à cette implantation.

En juillet 2026, la FIPA avait déjà annoncé que l’entreprise prévoyait de lancer prochainement ses activités à Borj Cédria. La signature du bail marque donc le passage d’un projet en préparation à une nouvelle étape industrielle concrète.

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Ce pays africain veut faire baisser les prix des billets d’avion

Le gouvernement ghanéen met la pression sur les compagnies aériennes pour qu’elles réduisent leurs tarifs. Après la suppression des droits et taxes sur les pièces détachées importées par les compagnies aériennes domestiques, le ministre des Transports, Joseph Bukari Nikpe, a appelé les transporteurs à faire bénéficier les voyageurs de cette baisse des coûts.

La mesure vise à alléger les charges de maintenance des appareils. Mais elle intervient dans un marché où le prix du transport aérien reste fortement influencé par le carburant, les redevances aéroportuaires, les coûts de personnel et la disponibilité des avions.

Cette réforme fiscale intervient également alors que le Ghana fait face à des critiques concernant l’introduction, depuis avril 2026, de nouvelles contributions destinées au financement des infrastructures aéroportuaires. La CEDEAO estime que certaines de ces charges ne sont pas conformes à la dynamique régionale visant à réduire le coût du transport aérien. Celle-ci prévoit notamment une baisse de 25 % des redevances passagers et de sûreté.

D’autres pays ouest-africains prennent également des mesures pour réduire les coûts du secteur. La Côte d’Ivoire a appliqué la réduction de 25 % prévue par la CEDEAO pour les vols intra-régionaux. Au Togo, les frais d’installation d’une compagnie aérienne ont été ramenés d’environ 215 millions à 3,5 millions de FCFA.

Au-delà de la baisse des billets, l’enjeu est donc aussi celui de la compétitivité du marché : réduire les coûts d’exploitation et les barrières à l’entrée pour permettre aux compagnies d’augmenter leur offre et, potentiellement, de renforcer la concurrence.

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