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Béja : 34.200 dinars récupérés après le cambriolage de la BNA, six suspects arrêtés

L’enquête sur le cambriolage d’une agence de la Banque Nationale Agricole (BNA) à Béja connaît une première évolution. Six personnes soupçonnées d’être impliquées dans le vol ont été arrêtées et 34.200 dinars ont été récupérés, selon des informations sécuritaires rapportées jeudi 24 septembre.

34.200 dinars récupérés

Le montant dérobé dans le distributeur automatique de l’agence s’élevait à 47.000 dinars, selon le directeur de l’agence, Mohamed Ezzine, cité par l’agence TAP.

Une somme de 34.200 dinars a depuis été récupérée. La somme restant à retrouver s’élève ainsi à environ 12.800 dinars.

Six suspects interpellés

Les agents et cadres de la sous-direction des affaires criminelles relevant de la Police judiciaire à Béja ont procédé à l’arrestation de six personnes soupçonnées d’avoir participé au vol.

Le principal suspect et ses complices se seraient introduits dans l’établissement par son accès arrière avant de s’emparer de l’argent du distributeur. Deux véhicules ainsi que des téléphones portables ont également été saisis dans le cadre de l’enquête.

Les investigations ont notamment reposé sur l’exploitation et l’examen des images des caméras de surveillance, avec un dispositif de sécurité renforcé autour de l’agence située avenue Kheireddine, au centre-ville de Béja.

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Freelance, télétravail, plateformes : La Tunisie prépare un nouveau cadre légal

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle prépare des projets de loi destinés à encadrer plusieurs nouvelles formes de travail en Tunisie, notamment le travail indépendant, le télétravail et l’activité via les plateformes numériques. L’objectif affiché est de renforcer la protection sociale et les conditions de travail des personnes qui exercent dans ces nouveaux modes d’activité.

Des textes encore en préparation

L’annonce a été faite jeudi 24 septembre par Lilia Makhlouf, chargée de la gestion de la Direction générale de la promotion de l’emploi au ministère de l’Emploi, lors d’un forum régional consacré au travail décent et à l’inclusion.

Selon elle, les projets de loi sont encore en cours d’élaboration, en coordination avec les différents ministères concernés, notamment le ministère des Affaires sociales.

Le futur dispositif doit notamment tenir compte du Code du travail et des régimes de protection sociale. Le ministère souhaite présenter ces projets dans les prochaines périodes, alors que le nombre de jeunes ayant recours au travail indépendant ou aux plateformes numériques augmente.

Adapter le droit aux nouvelles formes d’emploi

Pour le ministère, l’enjeu consiste à faire entrer ces activités dans un cadre juridique et institutionnel permettant notamment de garantir une protection sociale et des conditions de travail décentes.

Cette évolution intervient dans un marché du travail transformé par les mutations technologiques, mais également démographiques et climatiques. Selon Lilia Makhlouf, ces transformations pourraient entraîner la disparition de certaines professions tout en favorisant l’apparition de milliers de nouveaux métiers.

Le ministère entend ainsi renforcer l’adaptation des compétences aux besoins futurs du marché de l’emploi, notamment à travers la formation et l’acquisition de compétences techniques, linguistiques et comportementales.

Le travail via les plateformes au cœur du chantier

Le travail via les plateformes numériques constitue l’un des volets les plus nouveaux de ce chantier. Il concerne notamment des activités qui se développent en dehors des formes classiques de relation de travail et pour lesquelles les questions de statut, de protection sociale et de conditions d’exercice restent posées.

Le projet du ministère vise donc à construire un cadre permettant d’intégrer ces travailleurs dans les dispositifs existants, tout en tenant compte des spécificités de ces nouvelles activités.

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Grand Tunis : 120.000 compteurs intelligents et 17 MW de solaire dans le programme SONEDE

Le programme de modernisation du réseau de la SONEDE financé par la Banque africaine de développement (BAD) se précise. Après l’annonce des financements de près de 698 millions de dinars, la BAD a détaillé jeudi 24 septembre les principales composantes du projet, qui prévoit notamment l’installation de 120.000 compteurs intelligents dans le Grand Tunis, au bénéfice d’environ 500.000 personnes.

120.000 compteurs intelligents

Le volet consacré à la SONEDE prévoit le déploiement de 120.000 compteurs intelligents dans le Grand Tunis. Selon la BAD, ces équipements doivent permettre d’améliorer la gestion du réseau et le suivi de la consommation d’eau, tout en contribuant à une meilleure maîtrise des pertes.

Le projet comprend également l’installation de 17 MW de capacités solaires, ainsi que la modernisation de trois installations de la SONEDE.

Sur le réseau, le programme prévoit par ailleurs la réhabilitation de 25 kilomètres de conduites de transfert et de 113 kilomètres de réseau de distribution.

L’ensemble de ces opérations doit bénéficier à environ 500.000 personnes, dans une région où la pression sur les ressources hydriques et les infrastructures constitue un enjeu majeur.

23 MW d’autoproduction à Gabès

Le financement annoncé par la BAD concerne également le Groupe chimique tunisien (GCT). À Gabès, le projet prévoit notamment de récupérer de la vapeur actuellement perdue afin de produire de l’électricité.

Cette opération doit permettre au groupe de disposer d’une capacité de 23 MW d’autoproduction électrique. L’objectif est à la fois de valoriser une ressource énergétique disponible et de réduire la consommation d’électricité achetée auprès du réseau.

Des infrastructures à moderniser

Les nouveaux détails publiés par la BAD donnent ainsi une dimension beaucoup plus concrète aux financements annoncés le 22 septembre.

Pour la SONEDE, le programme combine renouvellement des équipements, réhabilitation des réseaux, production solaire et déploiement de compteurs intelligents. Pour le GCT, il vise notamment à améliorer l’efficacité énergétique des installations industrielles de Gabès.

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Tunisie : La BERD relève la croissance à 2,4%, la facture énergétique bondit de 31,6%

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) revoit à la hausse sa prévision de croissance pour la Tunisie en 2026, à 2,4%, contre une précédente estimation de 2,1%. L’institution table également sur une progression de 2,3% en 2027, portée notamment par l’amélioration de la production agricole. Mais cette amélioration intervient dans un contexte marqué par une forte hausse de la facture énergétique.

Une croissance soutenue par l’agriculture

Dans ses nouvelles Perspectives économiques régionales publiées jeudi 24 septembre, la BERD estime que l’économie tunisienne devrait bénéficier en 2026 d’une meilleure performance du secteur agricole.

Cette amélioration contribue à relever la prévision de croissance à 2,4%, avant un ralentissement à 2,3% en 2027. La BERD souligne toutefois que plusieurs branches industrielles restent confrontées à des difficultés, notamment les secteurs des produits chimiques et du textile.

La progression attendue reste ainsi dépendante de la capacité de plusieurs secteurs à consolider leur activité, alors que les performances économiques demeurent contrastées.

La facture énergétique augmente fortement

L’un des principaux points de vigilance relevés par la BERD concerne l’évolution des importations énergétiques.

Entre janvier et juillet 2026, la facture des importations énergétiques de la Tunisie a augmenté de 31,6%. Cette progression intervient alors que le pays reste fortement exposé aux variations des prix et des besoins d’importation d’énergie.

Pour les finances publiques, cette hausse constitue un facteur de pression supplémentaire. L’augmentation du coût des importations énergétiques peut notamment peser sur les équilibres budgétaires et extérieurs, en fonction de l’évolution des prix internationaux et de la consommation intérieure.

Un contraste entre activité et vulnérabilités

La nouvelle projection de la BERD dessine ainsi une situation à deux faces pour l’économie tunisienne. D’un côté, l’amélioration de la production agricole permet à l’institution de relever ses anticipations de croissance pour 2026. De l’autre, la progression de la facture énergétique rappelle la vulnérabilité du pays à ses besoins d’importation.

Cette évolution intervient alors que les performances de plusieurs activités industrielles restent plus faibles. La dynamique de croissance tunisienne demeure donc soutenue par certains secteurs, sans que les pressions pesant sur les comptes énergétiques et les finances publiques disparaissent.

La BERD prévoit pour l’ensemble de la région du Sud et de l’Est de la Méditerranée une croissance moins dynamique, sur fond de tensions régionales et de conditions économiques toujours incertaines.

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Enseignement primaire : Voici les dates des évaluations pour l’année scolaire 2026-2027

Le ministère de l’Éducation a publié le calendrier des évaluations trimestrielles dans l’enseignement primaire pour l’année scolaire 2026-2027. Les premières épreuves écrites auront lieu du 23 novembre au 5 décembre 2026, tandis que les dernières se dérouleront du 24 au 29 mai 2027.

Trois périodes d’épreuves écrites

Pour le premier trimestre, l’évaluation continue des élèves, de la première à la sixième année primaire, se déroulera du 2 au 21 novembre 2026 pour les activités orales et pratiques.

Les épreuves écrites sont programmées du 23 novembre au 5 décembre 2026. La correction et la remise des copies aux élèves sont prévues du 7 au 12 décembre, période durant laquelle des activités de soutien et de remédiation seront également organisées.

Pour le deuxième trimestre, l’évaluation continue s’étalera du 28 décembre 2026 au 20 février 2027. Les épreuves écrites auront lieu du 22 février au 6 mars 2027, puis les corrections et activités de soutien du 8 au 13 mars.

Enfin, au troisième trimestre, l’évaluation continue se déroulera du 29 mars au 22 mai 2027. Les épreuves écrites auront lieu du 24 au 29 mai 2027. La période de correction, de remise des copies et de soutien s’étendra ensuite du 31 mai au 19 juin.

Les dates à retenir pour les parents

Le calendrier fixe également les principales échéances administratives liées aux résultats.

Pour le premier trimestre, les notes devront être saisies dans l’espace numérique avant le 10 décembre 2026. Les bulletins seront remis aux élèves entre le 10 et le 12 décembre.

Au deuxième trimestre, la saisie des notes devra intervenir avant le 5 mars 2027, tandis que les bulletins seront remis les 12 et 13 mars.

Pour le troisième trimestre, la saisie, le traitement et la validation des notes interviendront durant la période allant du 31 mai au 19 juin.

Les conseils de classe se tiendront du 24 au 28 juin 2027. Les carnets de résultats scolaires seront remis à tous les élèves le 29 juin.

Une année scolaire jusqu’au 30 juin

Les activités dans les écoles primaires se poursuivront jusqu’au 30 juin 2027, date prévue pour la clôture de l’année scolaire.

La période du 31 mai au 30 juin comprendra également la préparation de la cérémonie de clôture de l’année scolaire et la poursuite des activités des clubs culturels.

L’évaluation continue porte notamment sur la communication orale, les récitations, la lecture à voix haute, l’éducation technologique, l’éducation musicale et les arts plastiques, ainsi que sur les activités religieuses prévues dans le programme.

La cérémonie de clôture de l’année scolaire est prévue le mercredi 30 juin 2027, en coordination avec les commissariats régionaux de l’Éducation et les autorités locales.

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Migration : La Tunisie refuse d’être un pays de transit et demande plus de retours volontaires

La Tunisie a réaffirmé son refus d’être considérée comme un pays d’installation ou de transit pour les migrants, lors d’un entretien à New York entre le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti et le commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, Magnus Brunner. Tunis demande parallèlement à l’Union européenne de renforcer son soutien aux programmes de retour volontaire et d’élargir les voies de migration régulière.

Tunis réaffirme ses lignes rouges

La rencontre, tenue mercredi 23 septembre en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, a porté sur le partenariat entre la Tunisie et l’Union européenne dans le domaine migratoire.

Mohamed Ali Nafti a réaffirmé la position tunisienne fondée sur le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures et l’égalité entre les partenaires.

Le ministre a également rappelé que la Tunisie ne veut pas devenir un pays d’installation ou de transit pour les migrants. Il a mis en avant les efforts déployés par les autorités tunisiennes contre les réseaux de traite des êtres humains et de trafic de migrants.

Un soutien européen demandé pour les retours

Dans ce cadre, Nafti a appelé la partie européenne à renforcer son soutien aux programmes de retour volontaire des migrants originaires d’Afrique subsaharienne, en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La demande tunisienne porte sur un dispositif qui doit permettre aux migrants concernés de regagner volontairement leur pays, avec l’appui de l’OIM. Le ministre a insisté sur la nécessité de garantir leur dignité et leurs droits dans le cadre de ces opérations.

Cette question s’inscrit dans la coopération déjà engagée entre Tunis et l’OIM. Nafti avait également rencontré sa directrice générale, Amy Pope, à New York pour examiner les résultats du mécanisme de retour volontaire et de réintégration.

Tunis demande aussi davantage de migration régulière

Le volet migratoire ne s’est toutefois pas limité aux retours. Mohamed Ali Nafti a également plaidé pour le renforcement des voies de migration régulière et la facilitation de la mobilité entre la Tunisie et l’Union européenne.

Pour Tunis, ces mécanismes sont présentés comme un moyen d’accompagner le développement économique et social et de traiter les causes profondes des migrations.

De son côté, Magnus Brunner a fait part de la volonté de l’Union européenne de renforcer sa coopération avec la Tunisie, notamment dans le domaine de la migration régulière. Le commissaire européen a également indiqué que l’UE entendait poursuivre son soutien financier et logistique à l’OIM.

La rencontre de New York confirme ainsi les deux volets désormais mis en avant dans le dialogue migratoire tuniso-européen : davantage de coopération sur les retours volontaires et le développement de voies régulières, parallèlement au refus tunisien d’assumer un rôle de pays d’installation ou de transit.

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Céréales : La Tunisie achète 200.000 tonnes de blé tendre et d’orge

L’Office tunisien des céréales a acheté 200.000 tonnes de céréales dans le cadre d’un appel d’offres international : 125.000 tonnes de blé tendre et 75.000 tonnes d’orge fourragère. Les prix obtenus vont jusqu’à 314,23 dollars la tonne pour le blé et 307,62 dollars pour l’orge, selon la source spécialisée UkrAgroConsult.

125.000 tonnes de blé tendre

L’adjudication porte sur cinq lots de 25.000 tonnes de blé tendre, soit un total de 125.000 tonnes. Les prix d’achat se situent entre 311,72 et 314,23 dollars la tonne, coût et fret compris (C&F).

Les lots ont été attribués aux négociants Buildcom et Soufflet. Les livraisons sont prévues entre le 1er octobre et le 15 décembre, selon l’origine des céréales.

L’Office a également acheté 75.000 tonnes d’orge fourragère, réparties en trois lots de 25.000 tonnes. Le prix varie de 304,23 à 307,62 dollars la tonne C&F.

Les fournisseurs retenus sont Soufflet, Al Ghurair et Bunge, avec des livraisons programmées entre le 20 octobre et le 30 novembre.

Une importation malgré la bonne récolte

Cette opération intervient alors que la campagne céréalière tunisienne affiche des résultats nettement meilleurs sur le plan de la collecte. L’Office des céréales fait état d’environ 11 millions de quintaux collectés, dont près de 73% de blé dur. La production de la campagne est, elle, estimée entre 17 et 18 millions de quintaux.

Ces deux données ne sont toutefois pas directement comparables à l’achat annoncé le 23 septembre. L’adjudication concerne du blé tendre et de l’orge fourragère, alors que la majeure partie des céréales collectées cette année est constituée de blé dur. La PDG de l’Office des céréales avait d’ailleurs précisé que les 11 millions de quintaux collectés ne correspondent pas au volume total de la production.

Des livraisons jusqu’en décembre

La nouvelle commande s’inscrit ainsi dans la gestion des besoins du marché tunisien, parallèlement à la valorisation de la récolte nationale.

Au total, les 200.000 tonnes commandées correspondent à 2 millions de quintaux. Leur arrivée sera étalée sur plusieurs mois afin d’alimenter les besoins du pays en blé tendre et en orge.

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Flambée des prix en Tunisie : Kaïs Saïed demande de rationaliser les importations

Face à la hausse excessive des prix, Kaïs Saïed demande de revoir la politique d’importation et d’intensifier la lutte contre la corruption. Lors d’une réunion tenue mercredi 23 septembre à Carthage avec la cheffe du gouvernement et le gouverneur de la Banque centrale, le président a également insisté sur un meilleur accès au crédit et sur le rôle des banques dans le soutien à l’économie.

Les importations dans le viseur

La question de la hausse des prix a occupé une place importante dans la réunion entre Kaïs Saïed, Sara Zaafrani Zenzri et Fethi Zouhair Nouri. Le président de la République a insisté sur la nécessité de « rationaliser les importations », sans toutefois annoncer dans le communiqué de nouvelles mesures précises ou une liste de produits concernés.

Cette orientation est associée, dans le même communiqué, à la lutte contre la corruption. Kaïs Saïed estime que celle-ci ne se limite pas aux pratiques de corruption au sens strict, mais englobe également la fraude, les entraves au fonctionnement des services publics et ce qu’il qualifie de mauvais traitement infligé aux usagers de l’administration.

Les banques appelées à faciliter le crédit

L’autre volet économique de la réunion concerne le financement. Kaïs Saïed a rappelé le rôle de la Banque centrale dans le soutien à l’économie nationale et dans la recherche de solutions permettant d’atteindre les équilibres financiers.

Il a également insisté sur la mission particulière des banques publiques, créées notamment pour accompagner les efforts de l’État. Les autres établissements bancaires sont, eux aussi, appelés à faciliter l’accès aux crédits dans des conditions « aisées » et à respecter les circulaires de la Banque centrale.

Le message présidentiel porte ainsi sur deux leviers économiques distincts : agir sur les importations dans un contexte de renchérissement des prix et améliorer les conditions d’accès au financement pour les citoyens et les entreprises.

L’État social au centre du discours

La réunion a également été l’occasion pour Kaïs Saïed de rappeler sa conception du rôle économique et social de l’État. Il a cité notamment la santé, le transport, l’éducation et la couverture sociale, estimant que l’État social devait constituer une réalité perceptible dans la vie quotidienne et dans toutes les régions.

Cette référence s’inscrit dans la ligne politique défendue par le président autour de la justice sociale et d’un rôle important des services publics. Elle accompagne, dans le communiqué, son appel à une complémentarité entre les secteurs public et privé.

Kaïs Saïed a enfin donné une dimension politique à son propos. Il a affirmé que certaines pratiques et les personnes qui les soutiennent chercheraient à « faire échouer le processus révolutionnaire », tout en accusant certains cercles de vouloir présenter les revendications de la révolution comme une illusion.

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Flottille Soumoud : Wael Naouar suspend sa grève de la faim après 38 jours

Après 38 jours de grève de la faim, Wael Naouar a annoncé mercredi 23 septembre la suspension de son mouvement, à la demande de sa famille et de son comité de défense. Détenu dans le cadre de l’affaire judiciaire visant des membres de la Flottille Soumoud, il appelle également Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi à suspendre leur propre grève de la faim.

Une grève suspendue après 38 jours

Wael Naouar a annoncé mercredi soir qu’il mettait fin à sa grève de la faim, entamée le 16 août, tout en maintenant ses revendications. La décision intervient notamment à la demande de sa famille, de son comité de défense et de plusieurs soutiens, alors que son état de santé suscitait de fortes inquiétudes.

Il appelle dans le même temps les trois autres détenus de l’affaire, Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi, à interrompre leur mouvement.

Quatre détenus dans une enquête financière

Les quatre hommes sont détenus depuis mars dans le cadre d’une information judiciaire ouverte au Pôle judiciaire économique et financier. L’enquête avait été déclenchée le 6 mars après des signalements concernant des flux financiers jugés suspects liés à l’instance dirigeante de la Flottille de la résilience en Tunisie. Les investigations portent notamment sur l’origine des fonds collectés, leur utilisation et l’éventuel détournement de sommes à des fins personnelles.

Selon les éléments rapportés par les sources judiciaires, les poursuites portent notamment sur des soupçons de falsification, détention et usage de documents falsifiés, escroquerie, abus de confiance aggravé, ainsi que sur des irrégularités relatives à des documents et registres comptables. L’enquête porte également sur des soupçons de blanchiment d’argent commis dans le cadre d’une entente.

La défense des militants conteste les accusations et soutient que les opérations financières concernées relevaient du financement de l’activité de solidarité et de préparation de la Flottille.

Quatre mois supplémentaires de détention

Le 11 septembre, le juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier a prolongé de quatre mois la détention préventive de Wael Naouar, Ghassen Boughdiri, Ghassen Henchiri et Nabil Chennoufi. La chambre d’accusation de la cour d’appel de Tunis a ensuite rejeté le recours contre cette décision, confirmant leur maintien en détention dans le cadre de l’enquête.

La suspension de la grève de la faim par Wael Naouar intervient donc alors que la procédure judiciaire se poursuit et que les quatre membres de la Flottille restent détenus.

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