❌

Lese-Ansicht

Bientôt une sucrerie allemande à Benghazi en Libye

Le géant allemand de l’ingénierie sucrière BMA (Braunschweigische Maschinenbauanstalt GmbH) vient de signer un contrat avec la société libyenne Julyana Sugar Company (JSC) pour l’implantation d’une usine intégrée à Benghazi.

Prévus sur une durée maximale de 24 mois, le chantier vise à renforcer la souveraineté alimentaire de la Libye. En tout cas, le projet a franchi une étape décisive le 18 septembre 2026 avec la signature officielle de l’accord par Mohamed Ben Attia, président de Julyana Sugar Company, et Uwe Altena, dirigeant du groupe BMA, annonce un confrère de la place. Implantée dans la zone de Jalyana, l’unité couvrira l’ensemble de la chaîne de transformation, c’est-à-dire de l’extraction au séchage du sucre, grâce à la technologie et à l’expertise d’ingénierie du groupe allemand.

Avec une capacité de traitement affichée de 2 500 tonnes par jour (soit un potentiel théorique de plus de 910 000 tonnes par an), cette infrastructure industrielle est destinée en priorité à approvisionner le marché intérieur libyen, avant d’envisager d’éventuelles exportations régionales, toujours selon la même source.

Bien que le montant total de l’investissement n’ait pas été divulgué, ce projet marque une avancée importante pour le secteur agroalimentaire libyen en matière de création d’emplois et de transfert de technologies.

A rappeler que le groupe BMA dispose notamment d’une filiale régionale à Tunis (BMA MENA), et par cette implantation en Libye, confirme donc son ancrage sur les marchés d’Afrique du Nord.

L’article Bientôt une sucrerie allemande à Benghazi en Libye est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie-Libye : Plus de 400 MD de dettes de santé restent en suspens

Le dossier des dettes libyennes envers les établissements de santé tunisiens revient au premier plan. Les créances accumulées par les cliniques privées ont été estimées à plus de 400 millions de dinars, alors que Tunis et Tripoli viennent de réaffirmer leur volonté de régler ce dossier.

Une dette qui dépasse les 400 millions de dinars

La question des impayés libyens envers le secteur de la santé tunisien figurait parmi les dossiers abordés lundi 21 septembre à New York par le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et le ministre libyen chargé de la gestion du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Taher Salem al-Baour.

Les deux responsables ont souligné la nécessité d’une coordination pour régler plusieurs dossiers en suspens entre les deux pays, notamment les dettes dues aux établissements de santé tunisiens. Aucun montant ni échéancier de paiement n’a toutefois été annoncé à l’issue de cette rencontre.

Le dernier chiffrage détaillé retrouvé fait état de plus de 400 millions de dinars de dettes envers les cliniques tunisiennes. Ce montant avait été avancé en mars 2025 par un représentant du secteur privé de la santé, tandis que le président de la Chambre syndicale nationale des cliniques privées, Boubaker Zakhama, évoquait de son côté une dette dépassant 350 millions de dinars.

Un dossier ancien toujours sans règlement définitif

Les dettes remontent en partie à la période qui a suivi 2011 et concernent notamment la prise en charge de patients et de blessés libyens dans les établissements tunisiens.

Une commission chargée de l’examen des créances avait été mise en place en 2018 et avait achevé ses travaux en 2023, sans permettre jusqu’ici de régler définitivement le dossier, selon les déclarations du secteur privé rapportées en 2025.

La question concerne notamment les factures liées aux patients pris en charge dans le cadre de dispositifs financés par la partie libyenne. Le secteur privé tunisien réclame depuis plusieurs années le règlement de ces sommes, qui pèsent sur la trésorerie de certaines cliniques.

Tunis et Tripoli veulent relancer le dossier

La rencontre de New York intervient ainsi sur un dossier qui reste sans solution définitive. Les deux ministres ont insisté sur la nécessité de préparer les prochaines échéances bilatérales, notamment la Haute Commission mixte tuniso-libyenne, afin de traiter les dossiers prioritaires.

Les discussions ont également porté sur les difficultés qui entravent la circulation des marchandises et des personnes aux postes-frontières et sur les moyens de faciliter les échanges entre les deux pays.

Pour le secteur de la santé tunisien, l’enjeu reste donc concret : obtenir le règlement des créances accumulées, alors que le montant public le plus élevé retrouvé dépasse 400 MD pour les cliniques privées.

Lire aussi :

L’article Tunisie-Libye : Plus de 400 MD de dettes de santé restent en suspens est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌