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Sonede, GCT : près de 700 millions de dinars de financements de la BAD pour remettre les entreprises publiques à niveau

Près de 700 millions de dinars de financements de la Banque africaine de développement (BAD) sont destinés à la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) et au Groupe chimique tunisien (GCT). Deux opérations portant, d’un côté, sur l’amélioration du rendement du réseau d’eau potable du Grand Tunis et, de l’autre, sur la...

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Un opérateur panafricain attire jusqu’à 155 millions de dollars pour accélérer son expansion

La U.S. International Development Finance Corporation (DFC) prévoit d’investir jusqu’à 155 millions de dollars dans WIOCC Group, opérateur panafricain d’infrastructures numériques. L’investissement, annoncé le 16 septembre, doit accompagner l’expansion des réseaux de fibre, des câbles sous-marins et des data centers de WIOCC sur le continent. 

Présent dans 30 pays africains, WIOCC dispose notamment de plus de 40 data centers centraux et edge et d’un réseau de fibre terrestre et sous-marin. 

L’investissement doit renforcer les infrastructures numériques de WIOCC sur le continent, notamment ses capacités de connectivité et de data centers.

Pour les entreprises qui développent des activités numériques, l’enjeu se situe notamment au niveau de l’accès aux capacités de stockage et de traitement des données. Le développement des data centers peut accompagner les besoins des fintechs, des opérateurs télécoms, des plateformes de commerce en ligne et, plus largement, des entreprises qui déplacent leurs activités vers le cloud ou développent des applications reposant sur l’intelligence artificielle.

L’investissement américain intervient alors que WIOCC vient déjà de sécuriser 300 millions de dollars auprès de l’Africa Finance Corporation et de Vision Invest. Cette enveloppe doit financer l’expansion de ses infrastructures de fibre et de data centers ainsi que le renforcement de ses capacités sous-marines. 

La DFC cible également le financement du commerce. Elle a approuvé une contre-garantie de 500 millions de dollars au profit du Global Trade Finance Program de l’IFC. Le mécanisme doit permettre aux banques des marchés émergents de financer davantage d’opérations commerciales impliquant des produits américains. L’Afrique figure parmi les marchés visés.

Pour une entreprise africaine, le dispositif concerne donc principalement les opérations d’importation auprès de fournisseurs américains. Les secteurs cités par la DFC couvrent notamment les équipements électriques, les machines industrielles, les ordinateurs, les véhicules et les produits agricoles. Selon la DFC, cette garantie pourrait contribuer à soutenir jusqu’à 20 milliards de dollars d’exportations américaines vers de nouveaux marchés.

Washington s’intéresse également aux ressources stratégiques du continent. La DFC indique soutenir un projet de minerais critiques en Afrique de l’Ouest, sans préciser à ce stade le pays concerné ni le montant de son engagement. Certaines autres transactions annoncées dans le même programme restent également confidentielles. Ces opérations figurent parmi les nouveaux engagements annoncés par la DFC, qui prévoit plus de 8 milliards de dollars d’investissements à l’échelle mondiale. Pour l’Afrique, les projets rendus publics portent ainsi à la fois sur les infrastructures numériques, le financement du commerce et les minerais critiques.

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Afreximbank mobilise 500 millions de dollars pour booster le commerce africain

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et African Trade & Distribution Company ont conclu une facilité de crédit globale de 500 millions de dollars. Elle se destine à soutenir les activités commerciales, logistiques et de distribution et à accélérer la circulation des biens sur les marchés africains et internationaux.

Le financement doit permettre à African Trade & Distribution Company de développer des opérations éligibles dans le commerce et la distribution. Avec, notamment, l’achat et l’agrégation de produits africains, ainsi que la prise en charge des coûts liés au transport, au stockage, à la logistique et à la distribution.

La facilité vise également à accompagner le développement de corridors commerciaux et de réseaux d’approvisionnement et de distribution à travers les différents marchés africains.

Soutenir les chaînes de valeur africaines

Lancée initialement en Égypte, African Trade & Distribution Company a depuis étendu ses activités au Nigeria, au Malawi et au Zimbabwe. L’entreprise entend contribuer au développement du commerce intra-africain, au renforcement des chaînes de valeur et à l’accroissement de la valeur ajoutée locale, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Pour Afreximbank, le financement doit ainsi contribuer à renforcer les infrastructures commerciales nécessaires à une meilleure intégration des marchés africains.

« Cette facilité de crédit globale de 500 millions de dollars soutiendra l’engagement d’Afreximbank à renforcer l’écosystème commercial et les services logistiques nécessaires pour libérer pleinement le potentiel de la Zone de libre-échange continentale africaine », a déclaré Kanayo Awani, vice-présidente exécutive chargée du commerce intra-africain et du développement des exportations à Afreximbank.

Elle affirme également que le financement doit faciliter la distribution des produits manufacturés africains à travers le continent, approfondir les chaînes de valeur régionales et élargir l’accès des producteurs africains aux différents marchés. Il devrait également favoriser le développement des exportations manufacturières et contribuer à une économie africaine davantage intégrée.

De son côté, Stewart Makura, directeur général d’African Trade & Distribution Company, souligne que la pleine réalisation du potentiel commercial du continent nécessite des systèmes fiables capables de relier les producteurs, les transformateurs, les industriels et les marchés.

La Tunisie renforce ses liens avec Afreximbank

Cette opération intervient alors que la Tunisie intensifie sa coopération avec Afreximbank. En juin 2026, l’État tunisien avait conclu avec la banque africaine un accord de prêt de 500 millions de dollars, destiné à soutenir la mobilisation des ressources extérieures et à financer l’importation de produits stratégiques, notamment dans les secteurs de l’énergie et des produits alimentaires.

Au cours du même mois, la Tunisie avait également examiné avec une délégation d’Afreximbank la possibilité de lancer à Tunis un centre commercial africain multisectoriel. Le projet s’inscrit dans les efforts visant à renforcer la position de la Tunisie dans le commerce continental et à développer ses échanges avec les marchés africains.

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Kairouan, Sidi Bouzid, Kasserine : un guichet de financement dédié aux jeunes agriculteurs

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) annonce la mise en place d’un guichet de financement dédié aux jeunes porteurs de projets actifs dans les gouvernorats de Kairouan, Sidi Bouzid et Kasserine.

Cette initiative vise à soutenir les projets agricoles, les services liés à l’agriculture ainsi que les activités de transformation primaire intégrée. Les jeunes porteurs d’idées de projets sont ainsi invités à déposer leur candidature au plus tard le 30 septembre 2026, afin de bénéficier de ce dispositif.

Le guichet s’inscrit dans le cadre du Projet de valorisation des périmètres irrigués et de développement des chaînes de valeur (PVPI-DCV), financé par la Banque africaine de développement (BAD).

À travers ce projet, l’objectif final est d’améliorer les conditions de vie des populations des régions concernées, en s’appuyant sur une approche intégrée couvrant plusieurs secteurs agricoles, précise l’APIA.

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