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OneDosh étend ses paiements transfrontaliers en Europe

La fintech OneDosh poursuit son développement en Europe avec une plateforme destinée à simplifier la gestion des revenus et paiements internationaux. Après avoir développé son activité entre les États-Unis et le Nigeria, l’entreprise propose désormais ses services dans 29 pays européens, avec une offre combinant portefeuille en dollars, compte USD virtuel, carte de paiement et portefeuille en stablecoins.

Pour les freelances, travailleurs à distance, créateurs de contenu et petites entreprises travaillant avec des clients étrangers, l’objectif est de regrouper plusieurs opérations financières dans une même application. OneDosh permet notamment de recevoir des paiements internationaux, de conserver des fonds en dollars, de convertir des devises et d’utiliser une carte virtuelle pour les dépenses en ligne.

La carte virtuelle OneDosh est présentée comme une carte Visa destinée aux paiements en ligne et peut être ajoutée aux portefeuilles mobiles Apple ou Android. Elle peut notamment servir à régler des abonnements, des logiciels, des réservations ou d’autres dépenses internationales, sous réserve des conditions applicables au compte et au pays de l’utilisateur.

La plateforme mise également sur les stablecoins. Elle prend en charge notamment l’USDT et l’USDC, en plus des monnaies fiduciaires comme le dollar américain et le naira nigérian. Les utilisateurs peuvent ainsi envoyer, recevoir, conserver ou convertir différents types d’actifs depuis leur portefeuille.

Cette expansion intervient alors que OneDosh revendique plus de 200.000 utilisateurs et avait annoncé en juin 2026 une levée supplémentaire de 1 million de dollars, portant son financement pré-seed total à 4 millions de dollars. L’entreprise indiquait alors que cette croissance s’accompagnait de son déploiement dans 29 pays européens.

 

 

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Yellow Card met un pied au Canada pour accélérer les paiements transfrontaliers

La fintech africaine Yellow Card étend désormais ses activités au Canada. Son arrivée sur le marché nord-américain passe par Alkepay Inc., une filiale détenue à 100 % par le groupe et enregistrée auprès des autorités canadiennes compétentes. Elle peut désormais proposer des services de change et de transferts de fonds transfrontaliers à ses clients.

Concrètement, Alkepay est enregistrée comme entreprise de services monétaires auprès du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (FINTRAC). Elle est également enregistrée comme fournisseur de services de paiement auprès de la Banque du Canada, dans le cadre de la Loi sur les activités associées aux paiements de détail (RPAA).  Cette implantation permet à Yellow Card de proposer au Canada des opérations de change ainsi que des transferts de fonds transfrontaliers. Son modèle repose notamment sur les stablecoins, utilisés comme infrastructure pour faciliter les mouvements de fonds entre différentes devises et marchés. La société indique prendre déjà en charge plus de 50 monnaies.

Fondée en Afrique et déjà présente sur plusieurs marchés du continent, Yellow Card cherche ainsi à élargir son réseau au-delà de son marché d’origine. L’entreprise affirme avoir traité plus de 10 milliards de dollars de volume, travailler avec plus de 65 partenaires bancaires et pouvoir atteindre plus de 190 pays via les virements en dollars et les stablecoins. Ces chiffres sont communiqués par l’entreprise. L’entrée au Canada intervient alors que Yellow Card accélère son développement international. En août 2026, la fintech avait annoncé une levée de 40 millions de dollars destinée notamment à soutenir son expansion mondiale.

À noter : l’enregistrement auprès de la Banque du Canada ne constitue pas une licence. La Banque précise que les fournisseurs de services de paiement enregistrés sont soumis à son dispositif de supervision, notamment en matière de gestion des risques opérationnels et de protection des fonds des utilisateurs.

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L’UE fixe une échéance au 24 décembre 2026 pour l’identité numérique dans les 27 pays

Les 27 États membres de l’Union européenne devront proposer un portefeuille européen d’identité numérique (EUDI Wallet) d’ici le 24 décembre 2026. L’objectif est de permettre aux citoyens, aux résidents et aux entreprises de s’identifier en ligne et de conserver ou partager des documents numériques dans toute l’UE.

Le dispositif ne correspond donc pas à une simple carte de paiement numérique. Il s’agit d’une application mobile permettant notamment de stocker des justificatifs d’identité, un permis de conduire, des diplômes ou certaines attestations, puis de les partager avec un service public ou privé lorsque cela est nécessaire. L’utilisateur conserve le contrôle des informations transmises.

Le calendrier est désormais précis. Les règles européennes prévoient que les États membres mettent leurs portefeuilles à disposition avant la fin de 2026. Plusieurs pays ont déjà des applications nationales pouvant servir de base à cette évolution. Selon un suivi publié en août 2026, le Danemark, la France et l’Italie disposent déjà de solutions accessibles au public, même si leur niveau d’intégration et de conformité au cadre EUDI n’est pas identique. Le système sera également conçu pour fonctionner au-delà des frontières nationales. Les portefeuilles développés par les États membres devront respecter des standards communs afin que les données et justificatifs puissent être utilisés dans les autres pays de l’UE.

Le 24 décembre 2026 constitue ainsi une échéance majeure pour la transformation numérique européenne. À cette date, chaque État membre devra avoir mis à disposition au moins un portefeuille européen d’identité numérique, tandis que son adoption par les utilisateurs restera volontaire.

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Chez Nvidia, les actions ont transformé des milliers de salariés en millionnaires

Chez Nvidia, la flambée de l’action ne profite pas uniquement aux investisseurs. Elle a aussi considérablement augmenté le patrimoine de nombreux salariés, grâce à une politique de rémunération qui leur donne une exposition directe au capital du fabricant de puces.

Selon un sondage réalisé auprès de plus de 3 000 employés de Nvidia et cité par Forbes en 2024, 76% des répondants seraient millionnaires et environ un salarié sur trois déclarerait un patrimoine supérieur à 20 millions de dollars. Ces chiffres donnent une indication de l’ampleur des gains accumulés par certains salariés, mais ne constituent pas une statistique officielle publiée par Nvidia. Le mécanisme repose notamment sur deux leviers. Nvidia attribue à ses salariés des actions sous forme de RSU et de PSU, généralement acquises progressivement sur quatre ans sous certaines conditions.

L’entreprise dispose également d’un Employee Stock Purchase Plan (ESPP). Depuis mars 2025, les salariés peuvent consacrer jusqu’à 25% de leurs revenus à l’achat d’actions Nvidia. Le prix d’achat est fixé à 85% du plus bas entre le cours au début de la période d’offre et celui constaté au moment de l’achat, soit une décote pouvant atteindre 15%. La hausse spectaculaire du titre a mécaniquement amplifié la valeur de ces participations. Un cas cité par Fortune concerne un salarié de niveau intermédiaire qui aurait acheté des actions Nvidia pendant 18 ans sans les vendre. Sa participation aurait atteint environ 62 millions de dollars. Cette accumulation de patrimoine peut aussi jouer sur la fidélisation des talents. Fortune évoquait ainsi des «golden handcuffs», les salariés ayant intérêt à rester suffisamment longtemps pour bénéficier de l’acquisition progressive de leurs actions. Le taux de turnover de Nvidia était de 2,7% en 2023, selon la même source.

Jensen Huang, cofondateur et PDG de Nvidia, a lui-même affirmé en 2025 avoir créé davantage de milliardaires au sein de son équipe dirigeante que n’importe quel autre PDG. Deux cadres dirigeants, la directrice financière Colette Kress et le responsable des opérations mondiales Jay Puri, ont notamment franchi le seuil du milliard de dollars de patrimoine grâce à leurs participations dans Nvidia. La puissance financière de Nvidia continue par ailleurs de s’accroître. Pour le trimestre clos le 26 juillet 2026, le groupe a enregistré 96,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 59,7 milliards de dollars de bénéfice net, soit environ 648 millions de dollars de bénéfice net par jour sur la période. Le phénomène illustre un enjeu plus large du management des talents dans la tech: au-delà du salaire fixe, donner aux salariés une participation à la création de valeur peut transformer leur rémunération en patrimoine lorsque l’entreprise connaît une forte croissance. Cette logique commence aussi à dépasser le cercle des grands groupes technologiques cotés. En Europe, la plateforme Akka propose aux particuliers d’investir dans des startups et des entreprises non cotées à travers des véhicules d’investissement dédiés. Akka indique actuellement avoir plus de 3 000 investisseurs actifs, 25 millions d’euros investis et 34 entreprises dans son portefeuille. Les investissements démarrent à 300 euros par opération.

Les opportunités proposées sont opérées sous la licence de Blast Angels Europe SAS, prestataire européen de financement participatif agréé par l’Autorité des marchés financiers française sous le numéro FP-2024-9. L’AMF précise toutefois qu’un agrément ne constitue pas une incitation à investir et que les investissements dans les startups restent risqués. Akka affirme par ailleurs analyser plus de 5 000 entreprises par an et n’en retenir qu’une quinzaine environ après ses procédures de sélection et de due diligence. La plateforme rappelle elle-même que l’investissement dans les startups comporte notamment un risque de perte en capital et d’illiquidité.

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Thaïlande: les citoyens de ce pays d’Afrique du Nord doivent désormais demander un visa avant de voyager

Les ressortissants marocains doivent désormais obtenir un visa avant de se rendre en Thaïlande. La nouvelle règle est entrée en vigueur le 15 septembre 2026, après la révision par Bangkok de son régime d’exemption de visa pour les titulaires de passeports ordinaires.

Jusqu’à présent, les Marocains pouvaient entrer en Thaïlande sans visa pour un séjour pouvant aller jusqu’à 60 jours, dans le cadre du dispositif instauré en juillet 2024. Le Maroc ne figure désormais plus dans les catégories permettant une entrée sans visa à l’arrivée.

Pour les voyageurs marocains, la demande peut être effectuée en ligne. L’ambassade royale de Thaïlande à Rabat indique que les personnes résidant au Maroc doivent passer par la plateforme officielle Thai e-Visa. Le passeport et les documents originaux n’ont plus à être déposés physiquement auprès de l’ambassade. La procédure consiste notamment à créer un compte, remplir la demande, joindre les justificatifs requis et régler les frais de visa. Une fois le visa approuvé, la confirmation est envoyée par courrier électronique et doit être présentée lors de l’enregistrement auprès de la compagnie aérienne et à l’arrivée en Thaïlande.

La réforme thaïlandaise ne concerne pas uniquement le Maroc. Bangkok a supprimé l’ancien dispositif d’exemption de 60 jours et l’a remplacé par un nouveau système, avec notamment une exemption de 30 jours pour 60 pays et territoires. Les autorités thaïlandaises expliquent cette révision par des considérations liées à la sécurité, aux intérêts touristiques et économiques, à la réciprocité et à la simplification des différents régimes de visa.

Pour les Marocains ayant déjà voyagé en Thaïlande avant le 15 septembre, le changement ne réduit pas automatiquement la durée de séjour accordée à l’entrée: les personnes déjà présentes dans le pays peuvent rester jusqu’à la date indiquée sur leur tampon d’immigration.

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Banques tunisiennes: ce que révèle vraiment le premier semestre 2026

Les banques tunisiennes cotées affichent des performances contrastées au premier semestre 2026. Si la plupart ont amélioré leur produit net bancaire (PNB), les écarts sont importants en matière de rentabilité, de risque, de ressources et de solvabilité. C’est le principal enseignement de la note publiée par Prime Partners, basée sur les données arrêtées au 30 juin 2026.

Sur les dix banques étudiées, Amen Bank affiche la plus forte progression du PNB, à +17,7%, suivie de la Banque de Tunisie (+11,8%) et de l’UBCI (+10,9%). À l’inverse, le PNB de la STB Bank recule de 10,5%. La BIAT enregistre pour sa part une hausse limitée de 1,9% de son PNB, mais son résultat net progresse de 10,3%, notamment grâce à la baisse du coût du risque. La rentabilité ne suit donc pas automatiquement la croissance des revenus. Amen Bank et la Banque de Tunisie combinent notamment progression du PNB et bonne efficacité opérationnelle. À l’UBCI, en revanche, la croissance de l’activité reste davantage absorbée par les coûts et le coût du risque. Chez la STB Bank, la reprise des volumes ne s’est pas encore traduite par une amélioration des résultats: le bénéfice net tombe à 9,1 millions de dinars, en baisse de 59,4%.

Les ressources constituent un autre facteur de différenciation. Le ratio analytique crédits/dépôts s’étend de 57,4% chez la BIAT à 101,8% chez la BH Bank. La BIAT et Attijari Bank disposent ainsi d’une base de dépôts largement supérieure à leurs crédits, tandis que la Banque de Tunisie, l’UBCI et la BNA utilisent une part beaucoup plus importante de leurs ressources pour financer les crédits. La BH Bank dépasse même 100% sur les données disponibles. Le risque reste toutefois un élément déterminant. Le taux d’engagements classés varie fortement selon les établissements. Il atteint environ 21,6% à la BNA, malgré une amélioration du taux et de la couverture, contre 5,1% à l’UBCI. Chez Amen Bank, le taux d’engagements classés monte légèrement à 8,70%, tandis que la couverture atteint 72,21%. La Banque de Tunisie affiche, elle, un taux de 6,49% avec une couverture de 85,69%.

Côté solvabilité, les niveaux publiés restent globalement confortables. La BNA affiche le ratio de solvabilité globale le plus élevé parmi les ratios retenus, à 22,13% au 31 décembre 2025, devant Amen Bank à 16,85%, la Banque de Tunisie à 16,23% et la BIAT à 15,81%. Prime Partners rappelle toutefois que le capital sert avant tout à absorber les risques et ne constitue pas, à lui seul, une ressource destinée à financer de nouveaux crédits. Finalement, la note ne cherche pas à désigner une banque gagnante. Elle met plutôt en évidence des contraintes différentes: certaines banques doivent mieux employer leurs ressources, d’autres renforcer leur efficacité, maîtriser le risque ou préserver leur capacité de croissance. L’ATB et la BH Bank font par ailleurs l’objet d’une lecture plus limitée, leurs états financiers intermédiaires du S1 2026 n’étant pas encore publiés au moment de l’analyse.

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