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Cybersécurité, data centers… Cybastion veut investir 300 millions de dollars au Sénégal

Le Sénégal pourrait bénéficier d’environ 300 millions de dollars, soit plus de 170 milliards de francs CFA, pour accélérer le développement de ses infrastructures numériques. L’annonce a été faite lundi 14 septembre à Washington par Cybastion, entreprise américaine spécialisée dans la cybersécurité, à l’issue d’une rencontre entre son PDG Thierry Wandji et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.

Les fonds annoncés doivent soutenir plusieurs chantiers, notamment la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité, les data centers, le transfert de technologies et la formation des compétences locales. Des startups sénégalaises devraient également être associées à ces projets, avec l’ambition de développer davantage de capacités technologiques sur le marché local. Pour Dakar, l’enjeu est aussi celui de la maîtrise de ses infrastructures et de ses données. Cette orientation rejoint les objectifs du New Deal Technologique, qui place le développement des infrastructures numériques, la cybersécurité, les compétences et les solutions locales au cœur de la stratégie numérique du Sénégal.

 

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L’Oréal mise sur OpenAI pour réinventer la beauté

L’Oréal et OpenAI passent à une nouvelle étape dans l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la beauté. Les deux groupes ont annoncé une collaboration stratégique qui touche à la fois l’expérience client, le commerce, la recherche scientifique, le marketing et la création de contenus.

Le premier changement concernera directement les consommateurs. Maybelline New York intégrera son outil d’essayage virtuel de maquillage dans ChatGPT, grâce à la technologie ModiFace de L’Oréal. L’objectif est de permettre aux utilisateurs de découvrir et de tester des looks à travers une interaction conversationnelle avec l’IA.

L’accord prévoit également de renforcer la découverte des produits L’Oréal dans ChatGPT aux États-Unis, notamment pour des marques comme Lancôme et Kérastase. Autrement dit, le groupe cherche à faire de l’IA conversationnelle un nouveau point de contact entre ses marques et les consommateurs, alors que les habitudes de recherche et d’achat évoluent.

La publicité fait également partie du dispositif. SkinCeuticals, CeraVe et Garnier participent au pilote publicitaire mondial de ChatGPT, avec l’ambition d’explorer une publicité directement intégrée aux moments où l’utilisateur exprime une intention de consommation.

L’enjeu ne se limite toutefois pas au marketing. L’Oréal prévoit d’utiliser GPT-Rosalind, le modèle d’OpenAI dédié aux sciences de la vie, pour travailler sur le microbiome cutané. Le groupe cherche notamment à identifier des bactéries bénéfiques afin d’accélérer le développement de nouvelles solutions de soins, avec La Roche-Posay comme première marque concernée.

L’IA doit aussi s’intégrer aux activités créatives du groupe. Le dernier modèle d’OpenAI doit alimenter CreAItech, la plateforme interne de L’Oréal consacrée à la création de contenus beauté générés par IA, notamment des images et des vidéos. Pour L’Oréal, cette alliance s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation par l’IA. Le groupe indique que 73 000 collaborateurs ont déjà été formés à l’IA générative et disposent d’outils internes comme L’OréalGPT et des assistants IA. Sa feuille de route repose notamment sur trois axes: personnaliser davantage l’expérience consommateur, augmenter les capacités des équipes et développer les compétences en IA dans l’ensemble de l’organisation.

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Une entreprise chinoise envisage un investissement de 3 millions d’euros en Tunisie

Une entreprise chinoise spécialisée dans les composants automobiles étudie la possibilité de s’implanter en Tunisie. Kunshan Chemitec Automotive Components Co., Ltd. envisage la création d’une unité de production sur environ 4 000 m², avec un investissement initial estimé à 3 millions d’euros et entre 30 et 50 emplois directs à la clé.

Le projet n’est toutefois pas encore acté. Il se trouve actuellement au stade de la prospection, selon les éléments communiqués par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), à l’issue d’une rencontre tenue le 14 septembre à Tunis entre une délégation de l’entreprise chinoise et la direction de l’Agence. Conduite par son CEO Liu Yichao, la délégation a présenté les premières lignes du projet et échangé avec l’APII sur les conditions d’une éventuelle implantation. L’effectif envisagé pourrait augmenter progressivement si le projet entre dans une phase de développement.

Fondée en 2005, Kunshan Chemitec Automotive Components est spécialisée dans les faisceaux de câbles (wiring harness) et les solutions destinées à leur protection. Son offre comprend notamment des rubans adhésifs, des gaines, des tubes tressés et des mousses utilisés, entre autres, dans les applications automobiles. L’entreprise est présente dans six pays et travaille avec plusieurs acteurs internationaux de l’industrie automobile. Une implantation tunisienne lui permettrait potentiellement de se rapprocher d’un écosystème automobile déjà développé et tourné vers l’export. Pour la Tunisie, l’intérêt du dossier réside donc autant dans le montant annoncé que dans le positionnement du projet. Une nouvelle activité dans les composants automobiles pourrait contribuer à renforcer les chaînes d’approvisionnement locales et à créer des opportunités de partenariat avec des industriels déjà implantés.

Lors de la réunion, l’APII a présenté à l’entreprise chinoise les procédures liées à la création et à l’implantation d’une entreprise en Tunisie, ainsi que les mécanismes d’accompagnement, les avantages fiscaux et les incitations prévus par la législation en vigueur. L’Agence a également orienté la délégation vers ses outils consacrés aux secteurs automobile et aéronautique, ainsi que vers son annuaire des entreprises industrielles. Ces ressources doivent notamment permettre à l’investisseur d’identifier les entreprises présentes sur le marché tunisien et d’examiner d’éventuelles possibilités de partenariat.

 

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Dash Energies vise 100 stations-service au Cameroun en deux ans

Dash Energies a officiellement fait ses premiers pas dans la distribution de carburants au Cameroun. La filiale de Dashaco Holdings Africa a inauguré, le 12 septembre 2026, sa première station-service à Douala, dans le quartier d’Akwa, sur le site réhabilité d’une ancienne station MRS. Mais au-delà de cette première implantation, c’est surtout l’ambition affichée pour les deux prochaines années qui retient l’attention : atteindre 100 stations-service d’ici septembre 2028.

Le calendrier annoncé est particulièrement serré. Après Akwa, Dash Energies prévoit une station à Limbé, puis deux à Kumba, à Kumba Town et Fiango, avant une implantation à Muyuka. L’objectif est ainsi de disposer de cinq stations au total avant la fin de 2026. Ces ouvertures ont été détaillées par Olivier Sabock, directeur général adjoint de Dash Energies. Pour atteindre 100 stations en septembre 2028, le groupe devra ensuite ajouter 95 points de vente en environ deux ans. Cela représente, en moyenne, près de quatre nouvelles stations par mois, soit presque une par semaine. Le rythme est particulièrement ambitieux au regard du marché camerounais : le ministère de l’Eau et de l’Énergie estime à environ 30 le nombre moyen de nouvelles stations construites chaque année dans le pays.

Le modèle de déploiement de Dash Energies reste toutefois à préciser. Les informations publiques disponibles ne détaillent ni le budget nécessaire pour atteindre les 100 stations, ni le mode de financement, ni la part des sites qui seront construits, repris, loués ou exploités en partenariat. La localisation de l’ensemble du futur réseau n’est pas non plus connue.

Cette question est stratégique dans un marché où la couverture territoriale reste incomplète. Un avis du MINEE publié en janvier 2026 indique que 189 arrondissements, soit 52,5 % du total, ne disposent encore d’aucune station-service. Le même document rappelle qu’un détenteur d’un agrément D1 doit construire au moins 20 % de ses stations en dehors des chefs-lieux de département.

À Akwa, Dash Energies propose du Super, du gasoil et du pétrole lampant. Le détail communiqué publiquement fait état de 30 000 litres de Super, 15 000 litres de gasoil et 5 000 litres de pétrole lampant. Ces volumes totalisent 50 000 litres, alors que le site de l’entreprise relayé par La Plume de l’Aigle indique une capacité totale de 45 000 litres. Cette divergence n’étant pas expliquée dans les sources consultées, le chiffre global doit être considéré avec prudence.

Le groupe ne mise d’ailleurs pas uniquement sur la vente de carburants. Son offre prévoit également des lubrifiants, une boutique Dash Delights et une carte prépayée Dash Cash destinée notamment aux particuliers et aux entreprises. Sur son site, Dash Energies présente par ailleurs l’importation, l’exploration et la distribution parmi ses activités.

L’entrée sur ce marché intervient dans un environnement fortement réglementé. Les prix à la pompe ne constituent pas un levier de différenciation totalement libre pour les distributeurs : le système camerounais repose sur des prix administrés. Dans ce contexte, la performance d’un réseau dépend notamment des volumes écoulés, de la localisation des stations, de la maîtrise des coûts et des revenus générés par les activités complémentaires.

Le besoin en carburants reste important. Selon l’Institut national de la statistique du Cameroun, les importations de produits énergétiques pèsent lourd dans la facture extérieure du pays. Les données officielles sur le commerce extérieur de 2025 montrent notamment le poids important des importations de carburants et lubrifiants dans les échanges du pays.

Pour Dashaco Holdings Africa, cette offensive marque surtout une nouvelle étape dans la diversification du groupe. Déjà présent dans les médias, la communication et la microfinance, le groupe développe désormais une activité dans l’aval pétrolier. Dash Energies devra toutefois transformer rapidement son ambition annoncée en réseau opérationnel : entre une première station inaugurée à Douala et 100 points de vente en septembre 2028, l’écart reste considérable.

Le défi sera d’autant plus important que le contexte international renchérit actuellement le coût du pétrole. Le 14 septembre 2026, le Brent a brièvement dépassé 109 dollars le baril, sous l’effet des perturbations des flux pétroliers liées aux tensions au Moyen-Orient. Pour un nouvel acteur de la distribution, cette volatilité renforce l’enjeu de sécuriser les approvisionnements et de préserver les marges.

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Tunisie-Canada: 7 vols par semaine et du cargo illimité pour renforcer les échanges

Le Canada et la Tunisie renforcent leurs liaisons aériennes avec un accord élargi qui augmente les capacités de transport de passagers et de marchandises entre les deux pays. Annoncée le 14 septembre 2026 par Transports Canada, cette nouvelle entente pourrait surtout faciliter les échanges commerciaux, la logistique et les déplacements professionnels.

Concrètement, chaque pays pourra désormais exploiter jusqu’à sept vols passagers-combinés par semaine, contre quatre auparavant. L’accord élargit également l’accès à tous les points du territoire tunisien et canadien, alors qu’il était auparavant limité à un seul point dans chaque pays. Autre changement important pour les entreprises: les compagnies aériennes disposent désormais de droits illimités pour les vols tout-cargo, une possibilité qui n’était pas prévue dans l’accord précédent. Cette évolution peut faciliter le transport de marchandises et offrir davantage de flexibilité aux opérateurs engagés dans les échanges entre les deux marchés. L’enjeu dépasse donc le transport aérien. Selon le gouvernement canadien, l’élargissement doit soutenir la diversification commerciale, les chaînes d’approvisionnement, le tourisme ainsi que les investissements. Le Canada considère la Tunisie comme un marché en croissance en Afrique du Nord.

Les chiffres avancés par Ottawa illustrent déjà l’intensification des relations économiques: les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint 439 millions de dollars canadiens en 2025, tandis que les investissements directs canadiens en Tunisie se sont élevés à 183 millions de dollars. Le trafic passagers entre les deux pays a, lui, progressé de plus de 55% depuis l’élargissement de l’accord en 2019. La demande est également alimentée par les déplacements d’affaires, le tourisme, les études et les voyages familiaux. Près de 3 000 Tunisiens étudiaient au Canada en 2025, tandis que la diaspora canado-tunisienne dépasse 30 000 personnes, selon le recensement canadien de 2021.

Pour les entreprises tunisiennes, l’intérêt sera notamment de disposer de davantage d’options pour accéder au marché canadien et, inversement, de faciliter l’arrivée d’entreprises et d’investisseurs canadiens en Tunisie. Le Canada identifie déjà plusieurs secteurs présentant des opportunités, notamment l’agriculture et l’agroalimentaire, les TIC, l’éducation et la formation professionnelle ainsi que l’aérospatiale. L’accord aérien entre les deux pays avait été conclu en 2010, puis élargi une première fois en 2019. Cette nouvelle extension intervient donc dans un contexte de croissance des échanges et de recherche de nouvelles connexions commerciales.

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Du ticket à 3,50 $ aux tarifs à trois chiffres: les 55 ans de hausse des prix chez Disney

En 1971, une entrée adulte au Magic Kingdom de Walt Disney World coûtait 3,50 dollars. Cinquante-cinq ans plus tard, le prix d’une journée dans le parc peut dépasser 100 dollars selon la date, tandis que certains événements spéciaux affichent des billets à près de 200 dollars. Une évolution qui donne une idée de l’ampleur de la hausse des prix dans l’univers Disney.

Le chiffre de 3,50 dollars est documenté par Disney lui-même. À l’ouverture de Walt Disney World, ce montant correspondait au droit d’entrée au Magic Kingdom. Les attractions étaient ensuite accessibles au moyen de tickets supplémentaires, avec des tarifs allant de 10 cents pour certaines attractions à 90 cents pour les plus populaires. À titre de comparaison, 3,50 dollars de 1971 représentent environ 29 dollars en pouvoir d’achat actuel, selon les données de l’indice des prix à la consommation américain utilisées par le Bureau of Labor Statistics. Autrement dit, même après correction de l’inflation, le coût d’accès à l’univers Disney a augmenté beaucoup plus rapidement que le niveau général des prix.

Le parking raconte une histoire similaire. Il coûtait 50 cents par véhicule à l’ouverture du complexe en 1971. Aujourd’hui, le stationnement standard dans les quatre parcs à thème de Walt Disney World est facturé 35 dollars par jour. Le tarif est donc environ 70 fois supérieur à celui pratiqué au lancement. Il faut toutefois éviter une comparaison directe entre les deux époques. En 1971, seul le Magic Kingdom était ouvert. Epcot, Disney’s Hollywood Studios et Disney’s Animal Kingdom n’existaient pas encore. Surtout, le modèle tarifaire était différent: l’entrée au parc et l’accès aux attractions étaient facturés séparément. Aujourd’hui, le billet standard donne accès aux attractions incluses dans le parc.

Les prix actuels sont eux-mêmes variables. Disney applique une tarification basée sur la date de visite. Certaines offres en 2026 permettent par exemple d’accéder aux quatre parcs à partir de 99,75 dollars par jour pour un billet de quatre jours, tandis que des événements spéciaux à Magic Kingdom peuvent atteindre 189 dollars ou davantage. Au-delà du chiffre spectaculaire, cette comparaison illustre surtout une évolution du modèle économique: en cinq décennies, Disney est passé d’un système où l’entrée au parc et les attractions étaient dissociées à une tarification beaucoup plus sophistiquée, modulée selon les dates, les produits et le type d’expérience recherché.

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Facturation électronique: Tunisie TradeNet lance un nouveau portail pour les entreprises

Tunisie TradeNet (TTN) lance, à partir du 15 septembre 2026, un nouveau Portail Web de la Facturation Électronique, destiné notamment aux entreprises et professionnels ayant un faible volume de facturation.

Accessible via portail.elfatoora.tn, la plateforme permet de gérer directement plusieurs étapes de la facturation électronique, sans recourir à une solution d’intégration spécifique. Concrètement, l’utilisateur peut configurer son environnement, créer ses factures, les signer électroniquement et les transmettre directement à la plateforme EL FATOORA. L’objectif est de proposer une solution plus simple aux entreprises qui n’ont pas besoin d’une infrastructure technique dédiée pour gérer leurs factures électroniques. Pour utiliser le portail, les entreprises doivent d’abord effectuer leur adhésion au service EL FATOORA via la plateforme dédiée: plateforme d’adhésion EL FATOO​RA.

TTN précise également que les entreprises ayant déjà déposé un dossier d’adhésion au format papier, mais qui n’ont pas encore reçu de validation, sont invitées à effectuer une nouvelle inscription en ligne. Cette démarche doit permettre d’accélérer le traitement de leur adhésion et de numériser leurs dossiers.

Pour les entreprises concernées, le nouveau portail constitue donc surtout une porte d’entrée simplifiée vers la facturation électronique, avec moins de contraintes techniques à l’entrée.

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