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Lese-Ansicht

Tunisie. Flottille Soumoud : Wael Naouar au 30e jour de grève de la faim

Le militant tunisien Wael Naouar, l’une des figures de la flottille Soumoud pour Gaza, entame ce mardi son 30e jour de grève de la faim. Son entourage alerte sur la grave dégradation de son état de santé.   Détenu depuis plusieurs…

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Attaque au sabre d’un camp de migrants : 7 ans de prison

Un retraité a été reconnu coupable hier par le tribunal correctionnel de Paris de violences à caractère raciste. Ce récidiviste doit comparaître aux Assises dans une autre affaire.   > A lire aussi : « Sales arabes », « babouins …

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Le CMF saisit la justice contre 20 sociétés cotées. Détails

Le Conseil du Marché Financier (CMF) durcit le ton face aux retards dans la publication de l’information financière. Sur les 75 sociétés cotées à la Bourse de Tunis, 20 n’ont pas respecté les délais prévus pour la publication de leurs états financiers intermédiaires au titre du premier semestre 2026.

Pour le régulateur, l’ampleur du retard ne relève plus d’une situation ponctuelle. Selon communiqué, les sociétés concernées opèrent dans plusieurs secteurs et présentent des situations différentes, mais elles ont en commun de ne pas avoir satisfait à leurs obligations dans les délais réglementaires.

Le CMF considère que ces retards portent directement sur l’accès des investisseurs à une information financière régulière. Pour une société faisant appel public à l’épargne, la publication des comptes ne constitue pas une simple formalité administrative. Elle permet aux actionnaires et aux autres intervenants du marché de disposer des éléments nécessaires pour apprécier la situation financière de l’entreprise et prendre leurs décisions.

L’autorité indique par ailleurs que les explications avancées par certaines sociétés pour justifier leurs retards ne peuvent être retenues lorsqu’elles ne sont pas jugées suffisamment sérieuses ou recevables. Les difficultés d’organisation ou les contraintes internes d’une entreprise ne peuvent, selon le CMF, remettre en cause les obligations qui s’imposent aux sociétés cotées.

Le dossier prend désormais une dimension judiciaire. Le CMF a engagé des procédures en référé à l’encontre de plusieurs sociétés contrevenantes. Ces démarches portent notamment sur le défaut de tenue des assemblées générales ordinaires appelées à statuer sur les comptes ainsi que sur l’absence de publication des états financiers concernés.

Cette décision marque une volonté de faire appliquer plus strictement les règles de diffusion de l’information financière sur le marché tunisien. Le CMF rappelle que les sociétés cotées sont tenues de respecter les obligations prévues en matière de publication des états financiers annuels et intermédiaires ainsi que des indicateurs d’activité trimestriels.

Au-delà des 20 sociétés actuellement concernées, le message du régulateur vise donc l’ensemble de la cote. La publication dans les délais n’est pas seulement une exigence réglementaire. Dans un marché où l’information disponible conditionne directement les décisions des investisseurs, sa régularité participe aussi au fonctionnement normal de la Bourse et à la confiance dans le marché.

En engageant des procédures judiciaires, le CMF entend ainsi disposer d’un levier supplémentaire pour faire respecter ces obligations. L’enjeu dépasse le seul rattrapage des publications en retard. Il s’agit de rappeler que, pour les sociétés cotées, la transparence financière fait partie intégrante des règles du marché.

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Omar Oueslati à ses collègues | «Les gens n’oublient pas l’injustice qu’ils ont subie»

Dans un message à ses collègues, posté lundi 14 septembre 2026 sur les réseaux sociaux, à l’occasion de la nouvelle année judiciaire, que nus traduisons ci-dessous, le magistrat Omar Oueslati, ancien membre de Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (Haica), leur a lancé : «Rappelez-vous que derrière chaque dossier se trouve un être humain… et que chaque jugement aura un impact susceptible de perdurer toute une vie…»

«Mon message à votre intention : une nouvelle année judiciaire s’ouvre, apportant avec elle une multitude de dossiers, des droits en attente et des destins suspendus à la décision de juges qui ne connaissent d’autre boussole que l’équité. N’oubliez jamais que derrière chaque dossier se trouve un être humain, et que chaque jugement laisse une trace susceptible de perdurer toute une vie. Les gens peuvent oublier le nom du juge, mais ils n’oublient ni la justice qui leur a rendu leurs droits, ni l’injustice qu’ils ont subie.

«La magistrature est un engagement sacré qui ne souffre aucun compromis, une indépendance qui ne plie devant rien, et une intégrité qui ne se mesure pas aux mots, mais aux actes lorsque les pressions s’intensifient. Faisons en sorte que nos décisions soient justes, que nos consciences soient plus fortes que toute influence et que nos jugements témoignent en notre faveur, et non contre nous. Le marteau peut se taire lorsque le juge quitte son siège, mais l’écho d’un jugement équitable ne s’éteint jamais, et son impact demeure. Une nouvelle année judiciaire commence… Portons cette responsabilité comme il se doit : dans la justice, l’intégrité et la dignité. Car la justice est une sécurité à laquelle nous aspirons tous ; c’est une responsabilité qui n’incombe pas à un seul individu, mais à nous tous.»

I. B.

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