Coup de cœur – 80 éditeurs jeunesse se mobilisent pour Gaza
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Fondée en 2019, la startup tunisienne Juridoc s’attaque à un problème que tout professionnel du droit connaît bien: la lenteur et la complexité de la veille réglementaire. Derrière le projet, un profil atypique: Assali Kais, marketeur de formation, qui a conçu un espace numérique unique où se croisent lois, jurisprudence et textes réglementaires, pilotés par l’intelligence artificielle.
Avec Juridoc AI, il suffit carrément de formuler une question comme on le ferait à l’oral pour obtenir une réponse étayée par des textes de référence identifiés; des fonctions de synthèse et de comparaison viennent enrichir l’analyse. L’ensemble forme une sorte de bibliothèque juridique numérique où codes, décrets, arrêtés, circulaires, journaux officiels et jurisprudence sont classés par rubriques; fiscalité, commerce, banque, foncier, assurances. Des alertes automatisées et un espace de stockage dédié viennent en renfort pour alléger le temps consacré aux recherches répétitives.
Titulaire d’un master de l’IHEC Carthage en marketing et technologies de l’information, Assali Kais débute sa carrière en 2002 chez Equinoxes, avant de rejoindre Edatis comme directeur des ventes en 2005, puis Proxym à un poste de direction de 2015 à 2017. En parallèle de ces fonctions, il se lance très tôt dans l’entrepreneuriat: création d’E-Delegation en 2015, puis cofondation en 2018 de Digital World, structure tunisienne spécialisée dans les plateformes numériques intelligentes.
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La Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCITUNIS) a organisé, le mardi 8 septembre 2026, une cérémonie de remise des attestations de formation à huit cadres de son personnel, désormais qualifiés en tant que formateurs en comptabilité carbone. La cérémonie s’est tenue au siège de la CCITUNIS, en présence de son Président, M. Moncef Ben Jemaa.
Cette qualification vise à renforcer l’expertise interne de la Chambre et à préparer le développement d’une offre de formation spécialisée en comptabilité carbone, destinée notamment aux jeunes primo-demandeurs d’emploi et aux professionnels des entreprises exportatrices.

Cette démarche intervient dans un contexte de renforcement des exigences environnementales et de traçabilité carbone sur les marchés internationaux. Parmi ces évolutions figure le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières, qui renforce les enjeux liés à la mesure et à la déclaration des émissions de gaz à effet de serre pour les entreprises concernées. La maîtrise de la comptabilité carbone constitue ainsi un enjeu croissant pour les entreprises tunisiennes, notamment celles qui exportent vers les marchés internationaux.
En développant une expertise interne, la CCITUNIS entend renforcer sa capacité à accompagner ses entreprises adhérentes dans la compréhension et la prise en compte de ces nouvelles exigences, tout en préparant la mise en place de formations répondant aux besoins émergents du secteur privé.
La qualification des huit cadres fait suite à la signature d’une convention de partenariat entre la CCITUNIS et l’Unité d’Appui à la Formation (UAF) de FEDELEC – UTICA. Cette convention pose les bases de la mise en place d’une plateforme de formation spécialisée et co-certifiée public-privé en comptabilité carbone au sein de l’École Pratique de Commerce, relevant de la CCITUNIS.

La future offre de formation aura notamment pour objectif de développer les compétences de jeunes primo-demandeurs d’emploi et de professionnels des entreprises, afin de répondre aux besoins croissants en matière de mesure, de reporting et de gestion des émissions carbone.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de complémentarité des programmes TAKWEEN et Swiss Import Promotion Programme (SIPPO), financés respectivement par la Direction du développement et de la coopération (DDC) et le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), et mis en œuvre par Swisscontact.
À travers cette collaboration, la CCITUNIS poursuit le développement de services et de compétences en adéquation avec les évolutions des marchés internationaux et les besoins des entreprises tunisiennes. La qualification de ses huit cadres constitue ainsi une première étape vers le développement d’une expertise et d’une offre de formation spécialisées en comptabilité carbone au sein de la Chambre.
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L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) durcit le ton face aux autorités et envisage l’hypothèse d’une grève générale, accusant le pouvoir d’avoir aggravé la crise économique et sociale du pays et d’avoir fermé toute porte au dialogue. (Photo : Meeting devant le siège de l’UGTT en août 2025).
Cette position a été arrêtée lors de la réunion de l’instance administrative nationale de la principale centrale syndicale tunisienne, qui a examiné la situation politique et sociale ainsi que les prochaines formes de mobilisation.
Le secrétaire général de l’UGTT, Slaheddine Selmi, a qualifié la situation du pays de «grave et critique», affirmant que «toutes les portes sont désormais fermées» et que la Tunisie est passée de l’absence de dialogue social à une «absence totale de dialogue» entre les autorités et les différentes composantes de la société.
Selon M. Selmi, toutes les formes de mobilisation restent envisageables, y compris la grève générale.
Le dirigeant syndical a appelé les structures régionales et sectorielles de l’UGTT à se préparer aux prochaines initiatives par le biais de réunions et d’activités de mobilisation sur le terrain. La centrale n’a toutefois pas annoncé, pour l’heure, de date pour une éventuelle grève. Elle a par ailleurs annoncé la préparation d’une marche nationale de protestation en collaboration avec certaines organisations de la société civile. La date sera fixée en coordination avec les partenaires de la centrale.
Cette initiative s’inscrit dans le nouveau cadre de coordination mis en place par l’UGTT avec la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et l’Ordre national des avocats ; ces organisations, distinguées par le Prix Nobel de la Paix en 2015 pour leur contribution au dialogue national ayant alors contribué à la sortie du pays de la crise, ont récemment dénoncé conjointement la détérioration de la situation politique, économique et sociale et appelé à la reprise d’un dialogue national.
I. B.
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Il faudrait déjà commencer à y penser: le 2 août 2027, une partie du territoire tunisien sera concernée par une éclipse totale du soleil. Au moment du pic, prévu aux alentours de 10 heures du matin, la lumière laissera place à une obscurité quasi nocturne pendant quelques minutes dans la bande de totalité.
En fait, toute la Tunisie sera concernée par le phénomène mais à différents degrés: la zone qui sera plongée dans l’obscurité totale ira du Kef jusqu’à Tozeur pour la partie ouest du pays et au sud de Monastir jusqu’au sud de Zarzis pour ce qui concerne le littoral est.
Au-delà de son intérêt scientifique et spectaculaire, ce phénomène constitue surtout un événement touristique à part entière. Les éclipses totales attirent en effet un public qui ne voyage pas nécessairement pour un séjour balnéaire classique : passionnés d’astronomie, photographes, amateurs de phénomènes naturels, mais aussi et surtout voyageurs individuels et touristes solitaires, habitués à organiser leurs déplacements autour d’expériences particulières.
Pour la Tunisie, l’enjeu est donc de ne pas considérer le 2 août 2027 comme une simple curiosité astronomique. Le rendez-vous peut être intégré dès maintenant à la communication touristique internationale.
L’Office National du Tourisme Tunisien pourrait notamment exploiter ce thème dans les salons et événements professionnels auxquels il participe à travers une campagne visuelle simple et facilement identifiable. Une promesse comme « Soyez aux premières loges » pourrait ainsi servir de fil conducteur à une communication internationale.
L’intérêt est également de pouvoir associer l’éclipse à l’ensemble de l’offre touristique tunisienne. L’événement peut devenir une porte d’entrée vers des séjours combinant observation du phénomène, patrimoine, désert, gastronomie, activités culturelles ou encore découverte des régions traversées.
Autrement dit, on ne vendrait pas uniquement une place pour observer une éclipse, mais une expérience tunisienne autour de l’éclipse.
Cette échéance présente un autre intérêt : elle correspond à une forme de tourisme qui échappe en partie aux logiques traditionnelles du voyage organisé.
Les voyageurs solitaires sont particulièrement susceptibles de rechercher ce type d’expérience exceptionnelle et de construire eux-mêmes leur séjour. Ils peuvent arriver quelques jours avant le phénomène, prolonger leur voyage après l’éclipse et combiner plusieurs étapes.
Pour les professionnels du tourisme, l’objectif serait donc de transformer un événement de quelques minutes en séjour de plusieurs nuits.
Les établissements situés dans la zone concernée bénéficiant d’une visibilité optimale, ont ainsi intérêt à inscrire cette date dans leur stratégie commerciale suffisamment tôt. Packages thématiques, séjours astronomiques, excursions, activités dans les régions intérieures ou programmes associant littoral et arrière-pays pourraient être proposés.
L’enjeu est aussi économique. Un événement susceptible de générer une demande touristique spécifique peut contribuer à améliorer le revenu brut d’exploitation (RBE) des établissements qui sauront le valoriser. L’objectif n’est pas uniquement de remplir les chambres : il s’agit également d’augmenter la durée des séjours et les dépenses annexes — restauration, excursions, transport, activités et services.
Pour les hôtels, l’éclipse pourrait donc constituer un produit commercial ponctuel, mais à forte valeur ajoutée, avec la possibilité de travailler plusieurs mois à l’avance sur les réservations.
La Tunisie dispose en outre d’un avantage : contrairement à une destination construite uniquement autour de l’événement, elle peut proposer une offre touristique complète autour de celui-ci.
L’engouement suscité par les grandes éclipses récentes en Europe a montré la capacité de ces phénomènes à attirer des visiteurs parfois prêts à parcourir de longues distances pour vivre quelques minutes exceptionnelles.
Une éclipse totale ne se programme pas selon les calendriers touristiques. Lorsqu’elle passe sur un territoire, la destination dispose d’un rendez-vous qu’elle n’aura pas à créer elle-même.
La Tunisie aurait donc intérêt à anticiper celui du 2 août 2027 : communication internationale, mobilisation des hôtels, conception de produits touristiques, travail avec les agences réceptives et les plateformes spécialisées dans le voyage individuel.
Car certaines opportunités touristiques ne durent que quelques minutes. Encore faut-il avoir préparé la destination pour les accueillir.
©Destination Tunisie
Image IA
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Le Conseil du Marché Financier (CMF) a lancé, mercredi 9 septembre 2026, une mise en garde après avoir repéré la diffusion de faux documents usurpant et reprenant son identité pour légitimer des offres d’investissement qu’il n’a jamais validées.
D’après le régulateur tunisien, ces documents reprennent frauduleusement le nom du CMF ainsi que les armoiries de la République tunisienne. Une personne se présentant sous l’identité de « Lua Myriam Trabelsi » fait notamment circuler une prétendue attestation d’accréditation, cachet et mentions officielles à l’appui, sans qu’aucun lien réel entre cette identité et les auteurs des sollicitations n’ait été établi à ce stade. Le CMF dément formellement avoir émis, signé ou cautionné un tel document.
L’institution recommande de considérer avec méfiance tout document arrivant par voie numérique ; mail, messagerie, réseaux sociaux, quand bien même il afficherait un cachet ou un logo d’apparence réglementaire ; seule une démarche active auprès du CMF permet de confirmer qu’un intervenant figure réellement parmi les professionnels habilités. Toute personne visée par ce type de démarche est invitée à ne pas y donner suite et à alerter le CMF ainsi que les autorités.
Pour tout porteur de capital, ce type d’alerte rappelle une règle simple mais trop souvent négligée : la légitimité d’un intermédiaire financier se vérifie toujours à la source, jamais sur la seule foi d’un document transmis par l’interlocuteur lui-même.
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