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Claude d’Anthropic: un quatrième incident de cybersécurité, des erreurs de raisonnement et des décisions imprudentes

Anthropic a révélé mercredi un quatrième incident de cybersécurité découvert lors des tests de ses modèles d’intelligence artificielle.

L’entreprise explique qu’une ancienne version de Claude Opus 4.6 a réussi à accéder sans autorisation à des systèmes externes à la suite d’une mauvaise configuration de son environnement de test.

L’incident n’avait pas été détecté lors d’une première revue interne. Il vient s’ajouter à trois autres événements signalés par Anthropic en juillet, au cours desquels des modèles Claude avaient effectué des actions qui n’étaient pas prévues, notamment en modifiant des données ou en atteignant des infrastructures censées rester isolées.

Le cas du modèle Mythos 5 figure parmi les plus préoccupants. Lors d’un test, celui-ci a publié un paquet logiciel malveillant sur PyPI, une plateforme utilisée par les développeurs. Le paquet a ensuite été récupéré par plusieurs systèmes automatisés de sécurité, donnant indirectement au modèle accès à des informations réelles.

Une enquête est ouverte

Anthropic attribue notamment ces comportements à des erreurs de raisonnement et à des prises de décision imprudentes de ses modèles. Pour approfondir l’analyse, l’entreprise a confié une enquête à METR, un organisme indépendant spécialisé dans l’évaluation des capacités des systèmes d’intelligence artificielle.

L’objectif est de déterminer comment des modèles soumis à des environnements contrôlés peuvent malgré tout contourner certaines protections.

Ces incidents soulignent les difficultés croissantes liées au développement de systèmes capables d’agir de manière autonome. Alors que les modèles d’IA peuvent désormais réaliser des tâches complexes, notamment en cybersécurité, la capacité à anticiper leurs comportements dans des situations réelles devient un enjeu majeur avant leur déploiement à grande échelle.

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IA : le monde arabe promet encore une fois de « ne plus être spectateur »

À Hammamet, la Ligue arabe a réuni mercredi 9 septembre ses représentants pour la deuxième édition du sommet « L’intelligence artificielle vers l’avenir 2026 ». Au menu : grands discours, bonnes intentions et vocabulaire technocratique bien rodé, mais toujours aucune feuille de route contraignante.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, en visite officielle hors du Caire pour l’occasion, a appelé les organisations arabes à cesser d’être de simples « usagers passifs » de la révolution de l’IA. L’objectif affiché : renforcer les capacités des pays membres, moderniser les mécanismes d’action régionale et préparer la jeunesse arabe aux mutations technologiques. Un programme ambitieux, mais qui reprend presque mot pour mot les priorités énoncées lors de sommets précédents sur le numérique, sans indicateurs de résultats ni calendrier précis.

Côté tunisien, le ton se veut tout aussi volontariste. Le directeur général du CERT, Haider Herragi, s’exprimant au nom du ministre des Technologies de la communication, a qualifié l’intégration de l’IA de « choix souverain » et d’« enjeu national ». Tout en plaidant pour une régulation éthique commune et une coordination des politiques régionales. Des formules qui sonnent juste sur le papier, mais qui peinent à masquer l’absence, à ce jour, d’un cadre juridique tunisien clair sur l’intelligence artificielle. Un vide que plusieurs acteurs du secteur dénoncent depuis des mois.

Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Mohamed Ben Ayed, a quant à lui dressé la liste habituelle des secteurs que l’IA est censée transformer : services publics, éducation, santé, sécurité alimentaire, climat. Une énumération qui a le mérite de couvrir tous les champs possibles, mais qui reste, comme souvent dans ce type de rencontres, plus incantatoire qu’opérationnelle.

Reste la question de fond : pendant que les États-Unis, la Chine et l’Europe investissent massivement dans les infrastructures, les talents et la recherche en IA, le monde arabe continue d’organiser des sommets sur « comment ne pas prendre de retard ». Le risque est réel que ces rencontres, aussi bien intentionnées soient-elles, ne débouchent une fois de plus que sur des déclarations de principe – pendant que le fossé technologique, lui, continue de se creuser.

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L’IA chinoise s’invite en Bourse: Moonshot AI ouvre le bal avec une double cotation

La startup chinoise d’intelligence artificielle Moonshot AI envisage une introduction en Bourse à Hong Kong, avant une possible cotation sur le marché STAR de Shanghai.

Basée à Pékin, l’entreprise aurait déjà échangé avec ses investisseurs au sujet du projet hongkongais et pourrait prochainement engager des discussions avec la Bourse de Shanghai.

L’engouement international pour l’IA

Cette annonce intervient quelques jours après la révélation par Reuters du dépôt confidentiel d’un dossier en vue d’une introduction à Hong Kong. D’après des sources citées par l’agence, Moonshot AI chercherait à lever jusqu’à 3 milliards de dollars grâce à cette opération.

La startup avait atteint une valorisation d’environ 50 milliards de dollars lors de sa dernière levée de fonds privée. Une éventuelle cotation à Shanghai lui permettrait d’élargir son accès aux investisseurs chinois, tandis que le marché STAR cible précisément les entreprises technologiques à fort potentiel.

La consolidation du secteur chinois de l’IA

Moonshot AI s’inscrit dans une tendance plus large de consolidation du secteur chinois de l’IA sur les marchés financiers. DeepSeek préparerait également une introduction sur le marché STAR, tandis que Z.AI et MiniMax ont déjà fait leurs débuts à Hong Kong.

L’entreprise mise notamment sur Kimi K3, son dernier modèle d’intelligence artificielle lancé en juillet. Elle négocierait par ailleurs avec Microsoft, Amazon et Google afin de permettre l’hébergement de son modèle sur leurs plateformes cloud, selon des accords reposant sur un partage des revenus.

La double cotation envisagée marquerait ainsi une nouvelle étape dans la stratégie de Moonshot AI, alors que les investisseurs chinois se montrent de plus en plus intéressés par les entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle.

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Recharge de véhicules électriques : un nouveau métier prend forme

Quatorze jeunes, hommes et femmes du gouvernorat de Mahdia, ont achevé mercredi 9 septembre 2026 un cycle de formation de trois semaines dédié à la recharge des véhicules électriques, dans le cadre du programme « Métiers d’avenir » porté par l’Agence Française de Développement (AFD) et la Fondation Orange Tunisie.

Le cursus, encadré par des formateurs spécialisés, mêlait cours magistraux et mise en situation autour de deux compétences clés : le montage des équipements de recharge et la maîtrise des systèmes électroniques liés à l’énergie. L’objectif est de donner aux jeunes tunisiens les bases nécessaires pour s’insérer dans les métiers verts et se lancer dans l’entrepreneuriat éco-responsable.

Cap sur les 240 diplômés en trois ans

Ce programme concerne 240 jeunes sur trois ans, répartis dans cinq gouvernorats ; Tunis, Sfax et Mahdia pour la filière recharge électrique, Gafsa et Medjez el-Bab (Béja) pour le photovoltaïque. Au total, 139 diplômés sont déjà sortis du dispositif et 101 autres suivront lors des deux prochaines sessions. Ceux qui voudront créer leur propre activité dans la mobilité intelligente pourront compter sur un dispositif d’appui sur mesure, à la fois technique et financier.

Ce vivier de compétences techniques arrive à point nommé pour les porteurs de projets dans l’installation de bornes, la maintenance électrique ou les services associés à la mobilité électrique, un segment encore peu structuré en Tunisie et où la main-d’œuvre qualifiée reste rare.

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Comment OpenAI dit avoir dompté Navier-Stokes

En coordonnant 10 000 agents IA pendant 88 heures, OpenAI dit avoir percé l’un des sept problèmes du millénaire, celui de Navier-Stokes. L’opération, dont la facture grimpe à plusieurs millions de dollars, est aussitôt contestée par deux chercheurs qui soupçonnent l’entreprise d’avoir puisé dans leurs travaux.

Fini le modèle unique auquel on soumet une requête soigneusement calibrée : OpenAI vient d’illustrer une autre voie, celle d’un essaim d’intelligences artificielles travaillant de concert. C’est par ce biais que l’entreprise affirme avoir résolu l’équation de Navier-Stokes, qui décrit le comportement des fluides depuis 1822 et compte parmi les sept problèmes mathématiques du millénaire.

Le dispositif a mobilisé simultanément 10 000 agents, répartis en groupes chargés chacun d’explorer une hypothèse différente, sur une durée totale de 88 heures. Durant cette fenêtre, le trafic généré en interne a atteint 2,7 millions d’échanges, pour une consommation de 130 milliards de tokens. La dernière étape — la traduction de la démonstration dans Lean, le langage utilisé pour la formalisation mathématique — a été confiée au modèle GPT-6 Astra, qui a bouclé cette tâche en 17 heures.

Des soupçons de récupération d’informations propriétaires

Cette annonce s’accompagne toutefois d’une controverse qui touche directement à la confiance que les entreprises peuvent accorder aux fournisseurs de services d’IA. Tristan Buckmaster, de NYU, et Levent Alpöge, qui travaille chez Anthropic, planchaient de leur côté sur une démonstration similaire en s’appuyant sur Codex, l’outil d’OpenAI. Or le chemin de résolution emprunté par le système d’OpenAI présentait, selon ces deux universitaires, une proximité frappante avec leurs propres pistes de travail, jusqu’alors non publiées — au point de les amener à se demander si leurs éléments de recherche n’avaient pas été exploités à leur insu.

OpenAI a répondu directement à cette accusation par la voix de Sébastien Bubeck, l’un de ses chercheurs : « Pour être clair, nous n’avons pas utilisé leurs prompts ou leurs résultats pour diriger nos modèles ou nos agents ». L’entreprise affirme n’avoir eu accès à aucun contenu utilisateur nominatif, sans pouvoir néanmoins garantir qu’aucun élément anonymisé, issu de l’usage courant de ses produits, n’ait indirectement nourri l’entraînement global de ses modèles. Pour les responsables sécurité, cet épisode rappelle l’enjeu des clauses de non-réutilisation dans les contrats d’entreprise, à l’heure où des équipes de R&D partagent quotidiennement du code et des données sensibles avec ces outils.

Une opération hors de prix pour la plupart des entreprises

Reste la question du coût. Mark Chen, responsable de la recherche chez OpenAI, a qualifié l’exercice de jalon important auprès de l’AFP : « C’est une étape significative de la recherche IA. C’est la promesse qu’il va devenir possible de répondre à d’autres questions parmi les plus complexes ». Il chiffre néanmoins la dépense totale à plusieurs millions de dollars — un montant qui, à lui seul, borne pour l’instant les usages envisageables de ce type d’architecture. Pharmacie, science des matériaux, logistique à grande échelle : les directions informatiques devront évaluer secteur par secteur si la puissance de calcul mobilisée trouve une contrepartie suffisante.

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OfficePlast: 3,66 millions d’actions nouvelles admises à la cote

Les titres issus de l’augmentation de capital d’OfficePlast, approuvée par l’Assemblée générale extraordinaire du 29 avril 2026, feront leur entrée sur le marché à partir du 10 septembre 2026. 

L’opération porte sur 3 665 541 actions nouvelles gratuites, attribuées aux actionnaires à raison d’une action nouvelle pour cinq actions anciennes. Ces titres seront négociés sur la même ligne de cotation que les actions existantes.

À cette même date, les 18 327 705 actions anciennes seront cotées droits d’attribution détachés. Les droits d’attribution feront l’objet d’une cotation séparée sous le code mnémonique PLA26, avec le code ISIN TN5LQNFSME78, dans le groupe de cotation 32.

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Minéraux critiques: la Tunisie cherche à transformer son potentiel en investissements

La Tunisia Investment Authority (TIA) a tenu la 25e session de son Conseil stratégique, sous la présidence de Jalel Tebib, le mercredi 9 septembre 2026, à Tunis. Deux dossiers ont rythmé les travaux: un retour d’expérience sur le modèle hongrois d’attractivité des investissements, puis la présentation d’une nouvelle note stratégique consacrée aux minéraux critiques.

Marcell Németh, directeur général adjoint de la Hungarian Investment Promotion Agency (HIPA), a exposé les grandes lignes du dispositif hongrois, que Martina Almási, en charge des relations partenaires auprès du CEO de l’agence, a ensuite détaillé sous l’angle des réformes menées pour séduire les investisseurs. Cet exercice comparatif a donné aux membres du conseil matière à réflexion pour faire évoluer, à terme, les mécanismes tunisiens de promotion des investissements.

Phosphate, lithium, cuivre: un gisement d’opportunités

Deuxième temps fort: la troisième note d’analyse stratégique de la TIA, élaborée par son pôle politique des investissements et des réformes, consacrée au potentiel tunisien dans les minéraux critiques – phosphate, lithium et cuivre. Les retombées de cette filière pourraient dépasser le seul secteur minier, en irriguant notamment l’automobile et l’intelligence artificielle. Le message des participants a été clair: la modernisation du cadre réglementaire tunisien dans les ressources minières doit désormais s’accélérer pour donner corps à ce potentiel.

Pour les investisseurs et porteurs de projets, le signal est clair: la Tunisie cherche à structurer une offre autour de ses ressources minières stratégiques, avec un effet d’entraînement attendu sur l’automobile et la tech. Les entrepreneurs positionnés sur la transformation ou l’équipement minier ont intérêt à suivre de près la traduction réglementaire de cette note.

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Monoprix confirme son redressement opérationnel

La Société Nouvelle Maison de la Ville de Tunis, Monoprix, a réalisé une nette inflexion de sa trajectoire financière au premier semestre 2026. Contrairement aux pertes d’exploitation affichées fin juin 2025, l’enseigne de la grande distribution a renoué avec une profitabilité opérationnelle.

L’activité commerciale a généré 412,145 MDT au 30 juin 2026, contre 383,29 millions de dinars un an auparavant, soit une progression de 7,5%. Cette croissance des ventes en rayons s’est particulièrement illustrée sur les produits soumis au taux de TVA de 19% (+13,8% à 159,847 MDT), tandis que le segment alimentaire de base non soumis à la TVA a évolué de près de 9,596 MDT pour s’établir à 251,480 MDT.

Le redressement de la rentabilité brute constitue le principal catalyseur des résultats du semestre. Grâce à une gestion optimisée de ses approvisionnements et à une rotation soutenue des stocks, le coût d’achat des marchandises consommées a été contenu à 337,147 MDT, permettant à la marge brute de totaliser 74,998 MDT (contre 66,338 MDT fin juin 2025). Le taux de marge brute gagne ainsi 89 points de base en glissement annuel pour s’établir à 18,2% du chiffre d’affaires. Ce gain d’efficacité a permis d’absorber l’alourdissement de la masse salariale (+17,8% à 40,483 MDT), sous l’effet des revalorisations conventionnelles et des charges sociales associées, et de compenser la relative stabilité des charges locatives et d’entretien. Cette amélioration de la valeur ajoutée a propulsé le résultat d’exploitation à 3,767 MDT. Le résultat net s’est établi à 4,626 MDT.

Monoprix aborde la fin de l’exercice avec de bons signes. Les indicateurs d’activité du troisième trimestre, attendus e mois prochain, devraient confirmer cette tendance positive.

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Un premier semestre résilient pour City Cars

Au terme du premier semestre 2026, City Cars, concessionnaire officiel de la marque KIA en Tunisie, a affiché un ralentissement des ventes de véhicules, d’une part, et une résilience de ses marges, d’autre part.

Le chiffre d’affaires semestriel s’établit à 165,254 MDT, en baisse annuelle de 8,6%. Ce fléchissement provient principalement du cœur de gamme des véhicules neufs de tourisme hors régime populaire, dont les ventes ont reculé de 13,2%, à 129,160 MDT. Dans un climat marqué par le durcissement du pouvoir d’achat et le contingentement des quotas d’importation, le segment des voitures populaires a pleinement joué son rôle d’amortisseur contracyclique, avec des ventes en hausse de 24,8%, à 29,695 MDT.

Sur le plan opérationnel, l’entreprise confirme une gestion rigoureuse de ses équilibres de coûts. Les achats consommés ont été ajustés en proportion pour s’établir à 140,595 MDT, préservant une marge commerciale de 24,859 MDT, soit un taux de 15,0% du chiffre d’affaires. Le résultat d’exploitation ressort à 17,098 MDT, dégageant une marge d’exploitation solide de 10,3%, qui témoigne de la compétitivité intrinsèque du réseau de distribution.

L’un des faits marquants de cette clôture semestrielle réside dans l’impact de la loi de finances 2026, qui a introduit une nouvelle taxe permanente de 4% assise sur le bénéfice imposable des concessionnaires. Portant le taux d’imposition nominal global à 43% (en cumulant l’IS sectoriel à 35% et la contribution sociale de solidarité à 4%), cette réforme a alourdi la charge fiscale semestrielle à 7,320 MDT.

La rentabilité finale a été soutenue par le portefeuille de placements de City Cars, qui a généré 5,748 MDT, tirés principalement par 4,786 MDT de dividendes encaissés. Grâce à cet apport financier, le résultat net ressort à 13,984 MDT.

Globalement, les performances sont en ligne avec les attentes. Sur le marché, le concessionnaire reste sur un rendement positif et sa capacité à rémunérer ses actionnaires soutient toujours sa valorisation.

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