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Le « Leadership sous pression » au cœur des préoccupations de la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française

Face aux situations professionnelles sous tension, les dirigeants sont amenés à prendre des décisions dans des contextes complexes et parfois marqués par des conflits. Pour répondre à ces enjeux, la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) lance une formation spécialisée intitulée « Leadership sous pression ».

Prévue du 14 octobre au 17 décembre 2026 au siège de la Chambre, cette formation s’adresse aux responsables et aux dirigeants. Elle vise notamment à développer leurs compétences en leadership, en prise de décision dans l’incertitude, en gestion des conflits, en mobilisation des équipes et en conduite du changement.

Un parcours axé sur la gestion des situations difficiles

Le programme prévoit une première étape consacrée à la préparation et à la prise de recul, suivie d’un diagnostic individuel permettant d’identifier le style de leadership adopté face au stress.

La formation repose ensuite sur trois axes. Le premier porte sur le leadership et la gestion de crise, ainsi que sur la prise de décision dans les situations difficiles. Le deuxième concerne la résolution des conflits et le traitement des problèmes complexes.

Le troisième axe s’intéresse au leadership agile, à la conduite du changement et au maintien de la performance.

À travers cette formation, la CCITF propose ainsi aux responsables et dirigeants un parcours consacré aux compétences nécessaires pour exercer leur leadership dans des situations professionnelles caractérisées par la pression, l’incertitude et les tensions.

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Universités africaines : les 10 établissements qui se distinguent dans le classement mondial 2026-2027

Les universités africaines continuent de gagner en visibilité sur la scène académique mondiale. Dans son classement Best Global Universities 2026-2027, U.S. News & World Report place dix établissements africains parmi les mieux positionnés à l’échelle internationale. L’Université du Cap, en Afrique du Sud, conserve la première place du continent avec un 122e rang mondial.

Le classement met surtout en évidence le poids de l’Afrique du Sud et de l’Égypte dans l’enseignement supérieur africain. À elles deux, les deux économies concentrent neuf des dix établissements les mieux classés du continent. Le Nigeria complète le Top 10 avec l’Université d’Ibadan.

Derrière l’Université du Cap, l’Université du Caire occupe la deuxième position africaine, avec une 221e place mondiale. Elle est suivie par l’Université du Witwatersrand, en Afrique du Sud, classée 240e au niveau mondial. L’Université d’Ibadan, au Nigeria, arrive ensuite au 264e rang mondial.

Le reste du classement confirme la forte présence égyptienne. L’Université de Mansoura se classe 267e dans le monde, devant Al-Azhar, 279e. L’Université de Johannesburg occupe la septième place africaine et la 281e mondiale, tandis que l’Université Ain Shams arrive 290e. Stellenbosch University, en Afrique du Sud, se positionne au 299e rang mondial.

L’Université d’Alexandrie complète le Top 10 africain avec une 304e place mondiale. Cette concentration géographique est particulièrement révélatrice : l’Afrique du Sud place quatre établissements dans le Top 10, tandis que l’Égypte en place cinq. Le Nigeria, avec Ibadan, est le seul pays d’Afrique de l’Ouest à apparaître dans ce groupe. Au-delà du prestige, ce classement donne surtout une indication sur la capacité des établissements africains à produire et à diffuser de la recherche à l’échelle internationale. U.S. News évalue en effet les universités principalement à partir de leur performance en recherche et de leur réputation académique, et non selon la seule qualité de l’enseignement ou l’expérience étudiante. La méthodologie repose notamment sur les publications scientifiques, les citations, la réputation de la recherche et les collaborations internationales. Les données utilisées proviennent notamment de la Web of Science Core Collection et de la plateforme InCites de Clarivate. L’Université du Cap illustre particulièrement cette dynamique. L’établissement sud-africain a progressé du 124e au 122e rang mondial et figure dans le Top 100 mondial dans quatre disciplines, ainsi que dans le Top 200 dans sept autres.

Pour les étudiants et les chercheurs, ce type de classement reste donc un indicateur utile, mais pas un verdict définitif sur la qualité d’une université. Le choix d’un établissement dépend également du programme, des débouchés, du coût des études, de la localisation et de l’environnement académique.

 

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BAD: jusqu’à 5,1 milliards de dollars pour amortir le choc énergétique

Le conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a validé, le 1er septembre 2026, un nouveau dispositif d’urgence: le Cadre mondial de réponse à la crise de l’énergie et des engrais (GEFCRF), officialisé le 7 septembre. À la clé, jusqu’à 5,1 milliards de dollars mobilisables pour les pays africains les plus fragilisés par la flambée des prix de l’énergie, des engrais et des denrées alimentaires.

Le montage associe une enveloppe de 4,1 milliards de dollars levée sur les ressources propres de la Banque à un appui pouvant atteindre 960 millions de dollars via son bras concessionnel, le Fonds africain de développement. Grâce à ce renfort, le volume annuel de prêts visé par le Groupe pour 2026 franchit la barre des 12,7 milliards de dollars. Conçu comme un outil ponctuel, activable un an, avec réexamen avant toute reconduction. Le GEFCRF ne se déclenche qu’à la demande des pays concernés, avec un dosage variable selon leur exposition au choc.

Le conflit au Moyen-Orient en toile de fond

La Banque situe explicitement ce plan dans le sillage des tensions au Moyen-Orient, qu’elle tient pour responsables du renchérissement mondial de l’énergie et des intrants agricoles, ainsi que du grippage de plusieurs grandes routes maritimes. Le dispositif conjugue un volet d’urgence – soutien budgétaire rapide, protection des ménages les plus exposés – et un volet plus structurel, tourné vers la diversification des sources d’approvisionnement et la production locale d’intrants.

Pour les opérateurs agricoles et les importateurs d’intrants du continent, ce cadre desserre un goulot d’étranglement bien réel: quand les engrais deviennent chers ou introuvables, les rendements en pâtissent directement. Les facilités de commerce prévues peuvent sécuriser les approvisionnements des PME agroalimentaires, tandis que le volet «solutions régionales» constitue une opportunité pour les projets locaux de production d’engrais ou d’énergie, moins exposés aux à-coups des marchés mondiaux.

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Textile tunisien: 5 PME se préparent aux nouvelles exigences européennes

Le textile tunisien se prépare à de nouvelles exigences environnementales, notamment sur son principal marché extérieur. Le Centre technique du textile (Cettex), en partenariat avec la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH), lance en Tunisie la 2e phase du programme InTex, porté par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et financé par l’Union européenne.

Prévue de juin 2026 à avril 2028, cette nouvelle phase doit accompagner les entreprises dans l’évolution de leurs pratiques de production et dans leur passage vers un modèle plus circulaire. Le programme prévoit notamment un plan d’action pour la transition verte du textile-habillement, des formations destinées aux industriels et un accompagnement individuel de cinq PME.

Le choix de ces axes répond aussi à une évolution du marché européen. L’Union européenne a importé 2,5 milliards d’euros de textiles depuis la Tunisie en 2025, soit 19% de ses importations de biens tunisiens. Plus largement, l’UE a représenté 73% des exportations tunisiennes l’an dernier.

Pour les entreprises qui travaillent avec des donneurs d’ordre européens, la question environnementale prend donc une dimension commerciale. Il ne s’agit plus seulement de réduire la consommation d’eau, d’énergie ou de produits chimiques, mais aussi d’être capable de mesurer les impacts liés à la fabrication d’un produit et d’en fournir les données. C’est précisément l’un des objectifs d’InTex II. Les industriels seront notamment formés à l’analyse du cycle de vie (ACV) et à la méthode européenne Product Environmental Footprint (PEF), qui permet d’évaluer les impacts environnementaux d’un produit sur l’ensemble de son cycle de vie. Le programme doit également renforcer les connaissances des entreprises sur les nouvelles règles européennes en matière d’écoconception. Le PNUE indique que cette approche doit aider les PME à identifier les principaux impacts de leurs produits et à mettre en place des mesures concrètes pour les réduire.

Pour les 5 PME accompagnées individuellement en Tunisie, le travail portera notamment sur l’énergie, l’eau, les produits chimiques et la durabilité des produits. L’objectif est ainsi de passer d’une démarche générale de sensibilisation à des mesures directement applicables dans les entreprises.

Cette préparation intervient alors que le textile et l’habillement figurent parmi les secteurs prioritaires du règlement européen sur l’écoconception des produits durables, ou ESPR. La Commission européenne travaille notamment à la mise en place d’un passeport numérique des produits textiles, qui doit améliorer la traçabilité et l’accès aux informations sur les produits. Les données pourraient notamment concerner la composition des fibres, l’origine, la réparation, la réutilisation, le recyclage et certaines informations liées à la durabilité. Pour le textile tunisien, cette évolution européenne est loin d’être théorique. Une partie importante de la production est destinée au marché européen, ce qui rend la capacité à documenter les procédés et les performances environnementales de plus en plus importante dans la relation avec les clients.

Rappelons que le programme InTex ne concerne pas uniquement la Tunisie. Lancé à l’origine en Afrique, avec des activités au Kenya, en Tunisie et en Afrique du Sud, il s’est ensuite étendu à l’Inde et à l’Indonésie.

En Tunisie, la première phase d’InTex, menée entre septembre 2020 et janvier 2025, avait permis à 32 PME d’appliquer la méthodologie d’éco-innovation du PNUE. Dix analyses du cycle de vie selon la méthode PEF avaient également été réalisées, tandis que 230 représentants d’entreprises avaient été formés à l’ACV et aux principes de circularité. La deuxième phase doit désormais aller plus loin dans l’accompagnement des entreprises et dans la mise en œuvre de solutions concrètes.

 

 

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Un paquebot de 333 mètres propulsé au GNL entre dans sa phase finale de tests

Le MSC World Asia, paquebot de 333 mètres construit aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire (France), doit quitter le port ce mercredi 9 septembre 2026 pour une deuxième campagne d’essais en mer. Cette sortie intervient à quelques semaines de sa livraison à MSC Cruises, prévue en novembre.

Après une première campagne menée en juillet, le navire doit reprendre la mer afin de poursuivre les vérifications techniques de ses équipements, de sa propulsion et de ses capacités de manœuvre. Selon les informations locales disponibles, son départ est prévu en fin d’après-midi, à la faveur de la marée, pour environ deux jours d’essais avant un retour à Saint-Nazaire vendredi.

Long de 333 mètres pour 47 mètres de large, le MSC World Asia affiche une jauge supérieure à 216 000 tonneaux. Il pourra accueillir près de 6 800 passagers, avec plus de 2 100 membres d’équipage, à bord de plus de 2 630 cabines et suites. Le navire est propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL) et constitue le troisième paquebot de la classe World de MSC Cruises.

Cette deuxième sortie constitue surtout un jalon industriel avant la livraison. MSC Cruises prévoit le début des croisières commerciales du MSC World Asia en Méditerranée à partir du 4 décembre 2026, avec des itinéraires de sept nuits reliant notamment Barcelone, Marseille, Gênes, Civitavecchia, Messine et La Valette. Le calendrier donne donc une idée de l’intensité de la dernière phase de construction: après les essais, le navire doit encore passer par les ultimes opérations de mise au point avant son transfert à son propriétaire et son entrée en service commercial. La première campagne d’essais, effectuée en juillet, avait déjà permis de tester sa propulsion et ses capacités de navigation au large des côtes françaises.

 

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Caisses de dépôt africaines : un nouveau partenariat avec la BAD pour financer PME et startups

Depuis lundi 7 septembre, dirigeants et experts des caisses de dépôt africaines sont réunis au Sofitel Cotonou, au Bénin, pour la rencontre annuelle du Forum des Caisses de dépôt (FCD).

Point d’orgue de ces échanges, qui s’achèvent ce 9 septembre : l’annonce d’un partenariat renforcé avec le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), destiné à canaliser davantage d’épargne longue vers les économies du continent.

Un partenariat né de constats communs

Les deux parties avancent une lecture partagée du contexte : un continent exposé aux soubresauts économiques mondiaux, au changement climatique et à une dépendance persistante vis-à-vis des financements extérieurs, qui appelle une réponse concertée plutôt que des initiatives dispersées. « Aucune institution ne peut agir seule », a résumé Ahmed Attout, directeur du département du Développement du secteur financier à la BAD, appelant à conjuguer les savoir-faire respectifs des deux camps.

Sur le terrain, la coopération doit se traduire par des opérations cofinancées, des mécanismes communs pour lever des capitaux à grande échelle et de nouveaux outils d’investissement dédiés aux jeunes pousses et à l’emploi. Un texte cadre, la Déclaration de Cotonou, doit sceller cet engagement ; en parallèle, un dispositif test réunira dans un premier temps les caisses béninoise, sénégalaise et ivoirienne. La présidente du FCD et directrice générale de la CDC Bénin, Maryse Lokossou, y voit un moyen de démultiplier la force de frappe des institutions locales, seules capables selon elle de capter une épargne domestique durable pour la réorienter vers des projets porteurs de retombées économiques et sociales.

Pour les porteurs de projets africains, cette alliance élargit potentiellement l’accès à des financements longs, moins soumis aux cycles courts que le crédit bancaire classique. Les outils annoncés, orientés vers l’entrepreneuriat et l’emploi, pourraient devenir un canal supplémentaire pour les PME et startups en quête de capitaux patients, en particulier dans les pays où la caisse locale rejoindra le dispositif pilote.

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L’Égypte muscle son industrie avec un nouveau fonds d’investissement de 10 milliards de livres

L’Égypte se dote d’un nouvel outil pour financer son industrie. Le conseil d’administration du Sovereign Fund of Egypt (TSFE) a approuvé la création d’un fonds dédié à l’investissement industriel, avec un capital autorisé de 10 milliards de livres égyptiennes et un capital souscrit de 1 milliard de livres. À son lancement, 500 millions de livres seront effectivement versés, le solde devant être libéré sur une période pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Baptisé Egypt Sub-Fund for Industrial Investment, ce nouveau véhicule sera détenu à 100% par le TSFE. Son objectif est de canaliser davantage de capitaux vers les entreprises industrielles, en particulier celles capables de produire pour l’export, de renforcer la part de composants fabriqués localement et d’améliorer les capacités technologiques de l’Égypte. Le fonds ne compte pas investir seul. Sa stratégie prévoit des partenariats avec des investisseurs privés, des institutions financières et des entreprises industrielles internationales. Les investissements pourront se faire directement dans des entreprises ou indirectement, notamment avec des banques d’investissement pour créer d’autres fonds spécialisés dans l’industrie.

Les secteurs ciblés donnent une idée des priorités: composants automobiles et industries connexes, électronique et équipements électriques, agroalimentaire, textile et habillement, ainsi que pharmacie. Le fonds pourra également investir dans des actifs, terrains et bâtiments liés aux activités industrielles. Le montage financier mérite toutefois d’être distingué clairement: 1 milliard de livres correspond au capital souscrit, tandis que 10 milliards représentent le plafond de capital autorisé. Les 500 millions de livres prévus au démarrage ne constituent donc pas une enveloppe d’investissement de 10 milliards immédiatement disponible. Le reste du capital souscrit pourra être apporté progressivement, en numéraire ou en nature, dans les cinq ans suivant la création du fonds.

Le fonds industriel doit fonctionner pendant 99 ans, avec possibilité de prolongation. Pour l’Égypte, son intérêt dépasse donc le montant engagé au départ: le véritable enjeu sera sa capacité à utiliser le capital public comme levier pour faire entrer davantage de capitaux privés dans des activités industrielles tournées vers la production et l’export.

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Google mise 13 milliards d’euros sur la Finlande pour accélérer la course à l’IA

Google va investir au moins 13 milliards d’euros en Finlande entre 2027 et 2028 pour développer des infrastructures numériques, notamment des centres de données destinés à soutenir ses services d’intelligence artificielle. Il s’agit, selon le groupe, de son plus important investissement réalisé en Europe.

Le programme concernera quatre territoires: Hamina, Kajaani, Muhos et Vaala. Il ne se limite pas à la construction de data centers. Google prévoit également des infrastructures associées, des projets énergétiques et des partenariats locaux destinés à renforcer les capacités du réseau électrique finlandais.

L’enjeu est directement lié à l’explosion des besoins informatiques de l’IA. Les nouvelles infrastructures doivent notamment soutenir des services comme Gemini, Search, Maps et YouTube, tout en renforçant les capacités finlandaises et européennes en matière de cloud et d’intelligence artificielle. L’impact économique attendu est conséquent. Pendant la phase de construction, prévue en 2027 et 2028, Google estime que ses investissements contribueront en moyenne à 3,6 milliards d’euros par an au PIB finlandais et permettront de soutenir plus de 37 000 emplois dans le pays. Environ 16 000 de ces emplois devraient être liés au secteur de la construction. Une fois les infrastructures opérationnelles, elles devraient soutenir environ 7 000 emplois par an, directement ou indirectement.

Google accompagne aussi cette expansion d’un volet énergétique. Le groupe a conclu avec Fortum un accord d’achat d’électricité sur 22 ans destiné à contribuer au prolongement de la durée de vie de la centrale nucléaire de Loviisa. Le site fournit actuellement environ 10% de l’électricité finlandaise. Google prévoit également de soutenir de nouveaux projets éoliens, portant à 629 MW la capacité éolienne terrestre nouvellement injectée sur le réseau avec son soutien, ainsi qu’un système de batteries de 94 MW près de Kajaani, attendu pour fin 2027.

Le groupe prévoit par ailleurs 31 millions d’euros sur quatre ans pour des initiatives locales à Hamina, Kajaani, Muhos et Vaala, dont 10 millions consacrés à la recherche et à l’innovation. Plus de 4 400 travailleurs doivent bénéficier de programmes de formation aux compétences liées à l’IA, tandis qu’un programme avec l’établissement professionnel EKAMI doit préparer jusqu’à 100 étudiants finlandais aux métiers des centres de données.

Ce choix d’implantation s’inscrit dans une stratégie déjà engagée. Google est présent en Finlande depuis plus de 15 ans et a transformé en 2009 une ancienne usine de papier à Hamina en centre de données. Entre 2023 et 2025, ce site a fait travailler plus de 600 fournisseurs finlandais, notamment dans la construction, l’exploitation et les infrastructures réseau.

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Entrepreneuriat agricole: les incubateurs tunisiens gagnent en visibilité dans le monde arabe

Un mémorandum d’entente entre l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) et le Centre arabe d’études des zones arides et des terres sèches (ACSAD) a été signé lundi 7 septembre, dans l’objectif de bâtir une coopération arabe plus structurée autour de l’entrepreneuriat et de l’innovation dans le secteur agricole. Le texte s’adresse en priorité aux jeunes qui portent des projets ou des idées à fort potentiel dans ce domaine.

Sur le terrain, l’accord ouvre la voie à des échanges de savoir-faire technique entre pays signataires, à des cycles de formation communs et à un soutien renforcé aux jeunes pousses agricoles. Les pépinières d’entreprises du monde arabe seront par ailleurs connectées entre elles, pour capitaliser sur les expériences respectives de chaque pays.

Le modèle tunisien des incubateurs mis en avant

Cet accord doit permettre de fédérer les compétences arabes autour d’un dispositif de soutien plus complet à l’entrepreneuriat agricole. Les incubateurs tunisiens sont, par exemple, capables de prendre en charge un porteur de projet, souvent jeune diplômé, du stade de l’idée jusqu’au lancement effectif de son activité. Du côté de l’ACSAD, l’idée est de traduire rapidement le mémorandum en actions concrètes, en dotant les projets sélectionnés des moyens scientifiques et techniques nécessaires pour devenir des activités productives, au service de la sécurité alimentaire et hydrique régionale.

Pour les jeunes porteurs de projets agricoles tunisiens, cet accord élargit l’accès à un réseau régional d’expertise et de financement potentiel, au-delà du seul écosystème national. Les incubateurs tunisiens, une référence dans le monde arabe, gagnent une vitrine supplémentaire pour attirer partenariats et co-investissements avec d’autres pays engagés sur l’agritech.

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INSAT: 7 étudiants sélectionnés pour poursuivre leurs études en France

L’INSAT poursuit le développement de ses parcours de formation à l’international. Pour la rentrée universitaire 2026-2027, sept étudiants ont été sélectionnés pour intégrer deux programmes de double diplomation avec des établissements français.

Cinq étudiants des spécialités IIA4 et IMI4 rejoindront le programme mis en place avec l’ENSEM. Il s’agit de Meriem Damergi, Nayrouz Saadaoui et Khaled Fakhfakh, issus de IIA4, ainsi que de Siwar Ghrairi et Mohamed Aziz Joudi, de la spécialité IMI4.

Située à Nancy et rattachée à l’Université de Lorraine, l’ENSEM forme des ingénieurs dans plusieurs domaines liés aux systèmes industriels, à l’énergie, à l’électrotechnique, à la mécanique et à l’automatique. Le partenariat avec l’INSAT permettra aux étudiants concernés de poursuivre une partie de leur cursus en France dans le cadre d’un parcours commun aux deux établissements.

Deux autres étudiantes de l’INSAT, Rima Ben Chaouacha et Malek Nefzi, toutes deux issues de la spécialité Chimie industrielle, ont été sélectionnées pour le programme de double diplomation avec Chimie ParisTech-PSL.

Fondée à la fin du XIXᵉ siècle, Chimie ParisTech est une école d’ingénieurs spécialisée dans les sciences chimiques et les matériaux. Elle fait partie de PSL Université, qui regroupe plusieurs établissements d’enseignement supérieur et de recherche parisiens. Le parcours proposé aux deux étudiantes leur donnera l’occasion de poursuivre leur formation dans cet environnement scientifique.

Au-delà de la mobilité, ces programmes permettent aux étudiants de compléter leur formation d’ingénieur dans des établissements français spécialisés et d’acquérir une expérience académique dans un autre système d’enseignement supérieur. Le programme INSAT-ENSEM est coordonné par Afef Ben Abdelghani, tandis que Jameleddine Belgaid est responsable du programme avec Chimie ParisTech-PSL.

 

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Sanofi obtient un feu vert européen pour sécuriser la production d’insuline en Allemagne

La Commission européenne a autorisé le 8 septembre 2026 une aide publique allemande de 400 millions d’euros en faveur de Sanofi-Aventis Deutschland. Objectif : éviter la fermeture du site de production de Francfort-Höchst et renforcer la sécurité d’approvisionnement en insuline en Europe.

Cette décision intervient alors que l’Union européenne cherche à réduire sa dépendance aux importations de médicaments essentiels. Selon la Commission, la fermeture du site allemand aurait laissé un seul site de production d’insuline dans l’Espace économique européen (EEE), augmentant ainsi le risque de dépendance vis-à-vis de fournisseurs situés hors d’Europe.

L’aide ne constitue pas un financement sans contrepartie. Elle doit compenser les coûts nets supportés par Sanofi dans le cadre d’une mission de service d’intérêt économique général confiée par l’Allemagne. En échange, le laboratoire devra notamment construire une nouvelle usine d’insuline à Francfort-Höchst d’ici fin 2032.

Le dispositif fixe également des engagements de long terme. Sanofi devra assurer au moins 1,1 tonne de production d’insuline par an jusqu’à fin 2042 et conserver sur le site un stock permanent d’une tonne des principes actifs nécessaires à sa fabrication. En cas de pénurie, les marchés de l’EEE devront par ailleurs être servis en priorité.

 

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Les revenus de propriété, une source de la résilience des ménages

Certes, pour affronter la cherté de la vie, les ménages ne peuvent pas compter exclusivement sur les salaires et les pensions de retraite. Les revenus de la propriété jouent un rôle important. Ils englobent les sommes perçues sur les dépôts bancaires ou postaux, les bons du Trésor, les obligations corporate et les créances diverses. Nous y trouvons également les dividendes et autres revenus distribués des sociétés, et les loyers des terrains. À noter que les revenus de la propriété ne comprennent pas les loyers des logements bâtis.

En 2025, les ménages tunisiens ont perçu 8 787,9 MDT de revenus de propriété, ce qui n’est pas rien. Ce montant représente 15% des salaires bruts reçus de la même année. Ces chiffres rappellent qu’il existe un mouvement de liquidités, parfaitement légales et bancarisées, qui transite des bilans d’entreprises et du secteur financier directement vers le compte des particuliers. Ils apportent un élément de réponse macroéconomique au paradoxe récurrent qui anime les débats à chaque fête génératrice de dépenses: d’où provient l’argent qui continue d’irriguer la consommation malgré l’inflation?

Contrairement aux salaires, qui se diffusent à l’ensemble de la population active, ces milliards de dinars ne profitent pas à tous de manière homogène. Ils bénéficient avant tout à ceux détenant un patrimoine financier ou foncier. Ce sont précisément ces tranches de revenus qui soutiennent la demande de biens durables, les loisirs, l’automobile et la consommation haut de gamme.

Mais est-ce que cela justifie l’imposition de la fortune? Les arguments dans les deux sens sont valables, mais il ne faut pas pousser les gens vers l’informel. Trouver le juste équilibre est bien une mission ardue.

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Industrie tunisienne: l’investissement reprend, + 18%, les filières se diversifient

Le secteur industriel tunisien affiche une progression de 18% de ses investissements depuis le début de l’année 2026, un rythme qui s’est traduit par la création d’environ 13 000 emplois. C’est le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, qui pilote également le portefeuille de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, qui a livré ces chiffres mardi 8 septembre depuis la 5e réunion ministérielle de la Commission de l’industrie du Comesa, organisée par visioconférence à partir de Lusaka autour de la digitalisation des chaînes de valeur régionales.

Agroalimentaire et mécanique en tête

Au total, trois filières tirent particulièrement cette dynamique: l’agroalimentaire, la mécanique et l’électrique. Elles permettent, selon le ministre, d’élargir l’éventail de la production nationale et de générer davantage de valeur ajoutée. Autre indicateur cité: les capitaux étrangers orientés vers l’export progressent, ce qui traduit un regain d’attractivité de la Tunisie et une meilleure connexion de son industrie aux réseaux de production mondiaux, avec, en filigrane, davantage de transferts technologiques vers les opérateurs locaux.

Sur le plan territorial, plusieurs nouvelles zones industrielles sortent de terre loin des grandes agglomérations côtières, avec l’ambition de mieux répartir l’investissement entre régions. Sur le volet recherche, Slah Zouari met en avant un vivier de plus de 680 structures de recherche et environ 25 000 profils entre chercheurs et doctorants, un terreau sur lequel s’appuient déjà des startups tunisiennes développant des matériaux écologiques.

Pour les PME et porteurs de projets, ces signaux dessinent une carte assez claire des filières à privilégier: agroalimentaire, mécanique et technologies vertes concentrent la dynamique actuelle. Le maillage de nouvelles zones industrielles hors du Grand Tunis représente également une opportunité pour les investisseurs cherchant à s’implanter en région, tandis que la montée en puissance de la recherche appliquée profite directement aux jeunes pousses positionnées sur les matériaux durables.

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Google veut prendre de vitesse les hackers: Chrome sera mis à jour deux fois plus souvent

Google accélère fortement le rythme de Chrome. Depuis le 8 septembre 2026, le navigateur passe d’un cycle de mise à jour majeure de quatre semaines à deux semaines. Le changement démarre avec Chrome 153 et concerne les versions sur ordinateur, Android et iOS. L’objectif est simple : faire parvenir plus rapidement aux utilisateurs les nouvelles fonctionnalités, les correctifs et les améliorations de sécurité.

Ce changement intervient alors que l’intelligence artificielle transforme aussi bien les capacités des défenseurs que celles des cyberattaquants. Google souligne que les modèles d’IA permettent désormais d’automatiser et d’accélérer la recherche de vulnérabilités. Pour Chrome, l’enjeu est notamment de réduire le délai entre la découverte et la correction d’une faille, puis entre la disponibilité d’un correctif et son installation effective chez les utilisateurs.

La nouvelle cadence ne signifie toutefois pas que Chrome n’était auparavant mis à jour qu’une fois par mois. Google a instauré dès 2023 des mises à jour de sécurité hebdomadaires. Le passage à deux semaines concerne surtout les versions majeures, qui embarquent des évolutions de fonctionnalités, de performances et de stabilité. Google indique par ailleurs tester une cadence pouvant aller jusqu’à deux mises à jour de sécurité par semaine pour répondre aux menaces les plus rapides.

Le calendrier est déjà lancé : Chrome 154 doit arriver le 22 septembre, soit deux semaines après Chrome 153. Les entreprises qui ne peuvent pas suivre ce rythme disposent toujours de la version Extended Stable, dont les mises à jour majeures restent espacées de huit semaines, tandis que les correctifs de sécurité continuent d’être distribués régulièrement.

Pour les utilisateurs, le principal réflexe reste donc le même : ne pas repousser les mises à jour de Chrome. Avec un navigateur devenu un point d’entrée majeur vers les données, les applications professionnelles et les services cloud, maintenir le logiciel à jour constitue désormais un élément essentiel de l’hygiène numérique.

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