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Lazhar Sta tire sa révérence : la fin d’un parcours entrepreneurial

L’homme d’affaires Lazhar Sta, fondateur de Carthage Cement, est mort ce mardi 8 septembre 2026 dans l’un des hôpitaux de Tunis. Sa fille, Amina Sta, a annoncé la nouvelle dans la matinée.

Avec lui disparaît l’un des noms les plus emblématiques et les plus disputés du monde des affaires tunisien depuis le début des années 2000. Diversifié et résolument multisectoriel, le parcours entrepreneurial de Lazhar Sta s’était bâti sur des fondations solides. Dans le secteur du bâtiment, sa holding Bina Corp lui avait permis de s’imposer parmi les leaders des matériaux de construction.

Dans les médias, il avait su prendre des participations stratégiques dans plusieurs stations de radio comptant parmi les plus écoutées du pays.

En 2010, alors qu’il occupe la direction générale de Carthage Cement, Lazhar Sta orchestre l’entrée de la société à la Bourse de Tunis — une opération saluée comme historique. Avec cette disparition, la Tunisie perd de ses capitaines d’industrie les plus prometteurs.

Au-delà de sa carrière d’entrepreneur, Lazhar Sta avait également mené un long parcours syndical : entré très tôt dans les rangs de l’UTICA, il y avait siégé à plusieurs reprises au bureau exécutif national, où il s’était notamment illustré par des contributions marquantes sur les dossiers dont il avait la charge. C’est ce double héritage, entrepreneurial et syndical, que l’organisation patronale a tenu à saluer dans un communiqué publié ce mardi, présentant à sa famille et à ses proches ses condoléances les plus sincères.

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Tunisie : les investissements industriels en hausse de 18 % en 2026

La Tunisie poursuit ses efforts pour renforcer la compétitivité de son secteur industriel et consolider son ouverture sur les marchés africains et internationaux, a affirmé, mardi 8 septembre, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari. Intervenant lors de la 5e […]

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Météo : des orages, des pluies et de la grêle attendus dans ces régions

Des cellules orageuses locales, accompagnées de pluies éparses et de chutes de grêle, sont attendues dans les régions ouest du Nord et du Centre jusqu’au début de la nuit de mardi, avant le retour d’un temps dégagé à peu nuageux sur la plupart des régions, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie. Les […]

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Tunisie-Vietnam : 18 MD de potentiel d’exportation encore inexploité, notamment dans l’huile d’olive et les dattes

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) envisage de signer un mémorandum d’entente avec l’Agence vietnamienne de promotion du commerce (VIETRADE), rattachée au ministère vietnamien de l’Industrie et du Commerce, visant l’établissement d’un cadre institutionnel pour la coopération bilatérale. Il s’agit de faciliter l’échange d’informations et d’expertise et d’organiser des activités conjointes pour soutenir le […]

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Programme présidentiel : Fidélité aux constantes sociales et cohérence des objectifs

La force du projet présidentiel réside, notamment, dans la cohérence des démarches concernant les différents volets économique, social et politique afin de mettre en œuvre les divers axes de ce programme, avec la mise en avant d’un nouveau modèle économique fondé sur des bases solides, plus précisément la réalisation de la justice sociale. La Presse […]

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Fitch reconduit le « B- » de la Tunisie et pointe des besoins de financement toujours élevés

L’agence Fitch Ratings a confirmé  la note de défaut émetteur à long terme de la Tunisie à « B- », assortie d’une perspective stable, tout en pointant une dette publique qui devrait atteindre 85 % du PIB en 2026.

Fitch Ratings a maintenu inchangée sa notation souveraine de la Tunisie, fixée à « B- » avec perspective stable, selon un communiqué publié par l’agence. Cette décision confirme la note attribuée fin janvier 2026, date à laquelle le pays avait également été retiré de la liste des États sous observation et s’était vu attribuer une note de recouvrement « RR4 ».

Selon Fitch, cette appréciation repose sur plusieurs atouts structurels : un PIB par habitant et des indicateurs de développement humain supérieurs à ceux de pays comparables, une économie diversifiée dotée d’une main-d’œuvre qualifiée, ainsi qu’une position extérieure jugée résiliente face aux chocs externes. L’agence tempère toutefois ce constat en soulignant le poids d’une dette publique élevée, des déficits budgétaires persistants et une vulnérabilité des finances publiques liée à l’ampleur des subventions, à quoi s’ajoutent d’importants besoins de financement.  

La hausse des prix de l’énergie devrait creuser le déficit commercial tunisien, entraînant selon Fitch un déficit courant porté à 3,9 % du PIB en 2026. Les exportations d’huile d’olive, en progression de 44 % sur un an au premier semestre 2026, ainsi qu’une performance solide du compte des services, viennent toutefois en partie compenser cette dégradation.

L’agence anticipe un recul de ce déficit sous la barre des 2,5 % du PIB en 2027 et 2028, en misant sur une baisse des cours internationaux du pétrole, un niveau qui rejoindrait la médiane de 2,4 % observée pour les pays notés « B » sur la même période. Fitch souligne néanmoins que le solde courant tunisien reste très exposé à un choc pétrolier prolongé.

Les réserves internationales du pays devraient reculer en 2026, à hauteur de 3,3 mois de paiements extérieurs courants, avant de se reconstituer progressivement à partir de 2027 pour atteindre 3,7 mois en 2028, un niveau qui demeurerait inférieur à la médiane de 4,1 mois des pays notés « B ». Par ailleurs, les investissements directs étrangers nets ont progressé à 2 % du PIB en 2025, portés notamment par les énergies renouvelables et le secteur manufacturier ; l’agence relève que ces flux ont fait preuve d’une certaine résistance face aux turbulences politiques et externes.  

La dette publique devrait croître légèrement pour atteindre 85 % du PIB en 2026, avant de se stabiliser jusqu’en 2028, un niveau très supérieur à la médiane de 55 % projetée pour les pays notés « B » à cette échéance. Fitch note qu’environ 40 % de cette dette est libellée en devises étrangères, exposant les comptes publics à un risque de change.

 Les besoins de financement budgétaire, hors refinancement de la dette à court terme, devraient diminuer progressivement tout en restant élevés, à 13,5 % du PIB en 2028, contre une médiane de 8,9 % pour les pays notés « B ». Ces besoins ont jusqu’ici été en partie couverts par la Banque centrale de Tunisie, qui a octroyé des financements à taux zéro de 7 milliards de dinars en 2024 (4,4 % du PIB), puis un montant équivalent en 2025 (4,1 % du PIB) ; le projet de loi de finances 2026 table à son tour sur un financement de 11 milliards de dinars, soit 6,1 % du PIB attendu. Fitch estime que cette forme d’appui monétaire pourrait s’arrêter en 2027, faute d’échéances extérieures importantes à rembourser cette année-là. Le financement intérieur net devrait dans le même temps bondir, de 1,7 % du PIB en 2026 à 6,5 % en 2027, une évolution que l’agence juge susceptible de peser davantage sur le secteur financier domestique.

D’après le Fonds monétaire international, cité par Fitch, la monnaie tunisienne s’est appréciée de 24 % en termes effectifs réels entre 2019 et 2025, sous l’effet conjugué d’un taux de change nominal resté globalement stable et d’une inflation plus forte en Tunisie que chez ses principaux partenaires commerciaux. En mai 2026, la Banque centrale a restreint l’accès au financement de certaines importations jugées non essentielles, dans le but de contenir la demande en devises et de préserver ses réserves. Fitch juge que la baisse prévue des besoins de financement extérieur en 2027-2028, conjuguée à une inflation maîtrisée, devrait limiter le risque d’un décrochage brutal du dinar — sans pour autant faire disparaître les tensions qui pèsent sur la monnaie nationale.

Fitch prévoit une inflation moyenne de 5,7 % en 2026, puis un repli à 5 % jusqu’en 2028 — nettement en deçà de la moyenne de 8,3 % constatée entre 2022 et 2024. Cette modération tiendrait pour bonne part au fait que les subventions publiques aux carburants absorberont l’essentiel du renchérissement du pétrole sur les marchés internationaux ; de bonnes conditions météorologiques pendant la saison de croissance printanière limiteraient par ailleurs les risques d’envolée des prix alimentaires à court terme. L’agence table sur une croissance réelle moyenne du PIB proche de 2 % entre 2026 et 2028.

Fitch relève enfin que de récents épisodes de canicule ont perturbé la distribution d’eau et d’électricité dans le pays. Ces difficultés, conjuguées à un chômage élevé, auraient contribué à des mouvements de protestation dans plusieurs grandes villes. L’agence juge le risque politique limité, mais estime plus significatif le risque budgétaire, le gouvernement pouvant selon elle être poussé à étoffer certaines aides sociales et les embauches dans la fonction publique.

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Rentrée universitaire 2026-2027 : l’OOUS mobilise 18 500 lits et recrute des psychologues pour la santé mentale des étudiants

Dhaker Rebai, directeur général de l’Office des œuvres universitaires pour le Sud (OOUS), a annoncé le déploiement d’un plan logistique et médico-social portant sur la mise à disposition de 18 500 lits pour la rentrée universitaire et le recrutement de psychologues. S’exprimant ce mardi 8 septembre 2026 au micro de la Radio Nationale, le directeur […]

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Rentrée universitaire 2026-2027 : l’OOUN injecte 1500 lits supplémentaires et distribue 5 millions de repas

Chokri Akremi, directeur général de l’Office des œuvres universitaires pour le Nord (OOUN) a annoncé ce mardi 8 septembre 2026, une extension de grande envergure des capacités d’accueil préscolaires portant sur l’ouverture de 1500 nouveaux lits pour la rentrée académique. Ce plan logistique, qui porte la capacité globale de l’office à plus de 29 000 […]

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Fitch maintient la note de la Tunisie à « B- » avec une perspective stable

L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé mardi 08 septembre 2026 la note souveraine à long terme de la Tunisie à « B- », avec une perspective stable, tout en soulignant les importantes vulnérabilités liées aux finances publiques, à l’endettement et aux besoins de financement du pays. Selon Fitch, la note « B- » reflète […]

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Schengen : l’Europe durcit les contrôles d’entrée pour les Tunisiens, Algériens et Marocains dès lundi

La fin, le 6 septembre 2026, d’une mesure de flexibilité prévue dans le cadre du système européen d’entrée/sortie (EES) pourrait compliquer davantage les contrôles aux frontières en période de forte affluence. Les ressortissants tunisiens, algériens et marocains, comme les autres voyageurs de pays tiers concernés par le dispositif, sont soumis aux nouvelles procédures biométriques lors […]

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Fiscalité : ce qui change sur la plateforme “TEJ” dès septembre 2026

La Direction Générale des Impôts (DGI) a indiqué, dans un communiqué publié mardi, que de nouvelles fonctionnalités ont été introduites sur la plateforme de Transfert et échange de données fiscales “TEJ”, à compter du mois de septembre 2026, et ce dans le cadre de la poursuite de la digitalisation de l’administration et de l’amélioration des […]

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Bilan de la Protection civile : une saison estivale 2026 marquée par un pic de 66 484 interventions

Le colonel Khalil El Mechri a présenté, ce mardi 8 septembre 2026, au siège de l’École nationale de la protection civile à Tunis, le rapport d’activité des unités de secours pour la saison estivale écoulée ainsi que les indicateurs d’urgence des dernières 24 heures. Il en ressort globalement que la saison a été exceptionnelle. D’emblée, […]

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Fortes pluies, grêle… ce que les modèles météo prévoient pour les prochains jours

La situation météorologique en Tunisie pourrait connaître une évolution notable à partir de jeudi, avec le déplacement de l’anticyclone vers l’est et l’arrivée potentielle d’air froid en provenance des hautes latitudes. La confrontation entre cet air froid et les masses d’air chaud et humide présentes au-dessus de la Méditerranée pourrait favoriser la formation de fortes […]

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Sécurité sociale : plus de 1,2 milliard de dinars de pensions à financer chaque mois

Le système de sécurité sociale tunisien ne peut plus se contenter de réformes ponctuelles. Le spécialiste de la protection sociale Hédi Dahman a appelé, mardi 8 septembre 2026, à engager une réforme structurelle et urgente des caisses sociales, estimant que les mesures adoptées au cours des dernières années n’ont pas permis de traiter les causes […]

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Les entreprises étrangères, un poumon structurel de l’emploi en Tunisie

La question de l’attractivité des investissements étrangers ne relève pas d’une simple rhétorique sur les équilibres extérieurs ou les flux de devises. Elle constitue un socle pour la stabilité du marché du travail en Tunisie.

 

Les données issues du Registre national des entreprises (RNE) apportent un éclairage quantitatif sur cette réalité. Sur un effectif global de 1 164 914 salariés recensés dans le secteur privé fin 2024, les entreprises de nationalité étrangère emploient directement 248 332 personnes. Autrement dit, plus d’un salarié formel sur cinq dépend aujourd’hui d’une entreprise étrangère établie sur le territoire national. Dans une économie fragilisée par la persistance du chômage des jeunes et l’extension du secteur informel, cette contribution fait du capital étranger un stabilisateur macroéconomique de premier plan.

 

 

Forte présence dans l’industrie et les services

Cette empreinte est marquée par une hyper-concentration dans les métiers manufacturiers et les chaînes de valeur tournées vers l’exportation. À elle seule, l’industrie absorbe 192 183 salariés sous pavillon étranger, soit plus de 77 % de l’ensemble des emplois générés par les sociétés étrangères dans le pays. Dans l’appareil productif industriel tunisien, qui compte 565 061 postes déclarés, plus d’un tiers des effectifs relève ainsi directement d’entités internationales.

Le poids des capitaux étrangers devient critique dès lors que l’on observe les segments d’intégration industrielle avancée. L’industrie des composants automobiles et matériels de transport illustre cette dépendance productive. Plus de 65 % des effectifs formels du secteur (soit 37 969 salariés sur 57 690) travaillent pour des firmes étrangères. Il en va de même dans la filière du cuir et de la chaussure, où la part étrangère atteint 55 % (14 645 postes), ainsi que dans les industries des produits électriques, électroniques et optiques, où le capital étranger revendique 46 % des emplois (46 761 salariés). Quant au textile-habillement, pilier historique de l’emploi manufacturier féminin, il abrite le plus important contingent en volume avec 66 207 salariés employés par des groupes internationaux, soit 40 % des forces vives de la branche.

À côté du secteur manufacturier, une forte présence est également observée dans le secteur tertiaire. Le cas des Technologies de l’information et de la communication (TIC) est particulièrement révélateur. Les entreprises étrangères y emploient 19 965 personnes sur un total de 39 073, contrôlant ainsi 51 % de l’emploi salarié formel du secteur.

Ce positionnement majoritaire confirme que le vivier d’ingénieurs et de profils qualifiés tunisiens constitue un facteur d’attraction déterminant pour les multinationales du numérique. La même dynamique soutient les activités de services administratifs et de soutien, qui regroupent près de 23 500 postes étrangers, ainsi que le conseil et l’ingénierie technique (7 522 postes).

 

L’économie locale n’attire pas

Par contre, et dans les secteurs régulés ou principalement orientés vers la consommation locale, la présence étrangère est marginale. La contribution dans l’emploi est inférieure à 1 % dans le commerce (1 175 emplois étrangers sur 153 439), dans l’agriculture et la pêche (126 emplois) et dans l’hôtellerie-restauration (517 emplois). Le cadre réglementaire, les barrières à l’entrée et le régime de convertibilité ont historiquement cantonné l’investisseur étranger au statut d’opérateur offshore, sans véritable porosité avec le tissu entrepreneurial local.

Ces chiffres rappellent une équation économique fondamentale. Préserver l’emploi formel et les cotisations sociales en Tunisie passe impérativement par la compétitivité du site d’accueil vis-à-vis des investisseurs internationaux. À l’heure où les exigences de transition énergétique, la taxe carbone aux frontières européennes et la concurrence régionale s’intensifient, tout signal négatif sur le climat des affaires, la logistique portuaire ou la stabilité réglementaire fait peser un risque direct non seulement sur les flux de capitaux, mais aussi sur un quart des salariés du secteur privé tunisien.

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Le climatologue Ameur Bahba dément tout risque de pluies diluviennes au cours des prochains jours

L’enseignant agrégé en géographie et chercheur spécialisé en climatologie et risques naturels, Ameur Bahba, a fermement démenti ce mardi les rumeurs circulant sur l’arrivée imminente de pluies diluviennes ou de vagues de chaleur record. Il a affirmé que la situation météorologique demeurait « tout à fait normale et ordinaire pour cette période de l’année ». […]

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L’État coûte cher pour les Tunisiens

Dans sa forme, sa structure, son organisation et son niveau d’efficacité actuels, l’État tunisien représente un coût exorbitant que la collectivité nationale ne peut supporter – surtout au regard de ce qu’elle en retire et de la médiocrité des services publics (éducation, santé, transports). (Photo : Palais du gouvernement à La Kasbah, Tunis).

Faouzi Ben Abderrahman *

Premièrement : quels prélèvements l’État opère-t-il sur les individus dans l’économie formelle ?

Pour chaque tranche de 100 dinars de coût salarial (salaire brut majoré de la cotisation patronale), l’État prélève aujourd’hui directement — via la sécurité sociale et l’impôt sur le revenu — un montant compris approximativement entre 22,9 dinars (au salaire minimum), 27,4 dinars (au salaire moyen de 1 000 dinars bruts) et 39,2 dinars (pour un salaire brut de 3 500 dinars).

À cela s’ajoute un prélèvement indirect lors de la consommation, via la taxe sur la valeur ajoutée (avec un taux implicite avoisinant les 11 %) et les taxes sur les carburants, portant le total à une fourchette allant de 33 à 47 dinars, selon les tranches de revenus susmentionnées.

La quasi-totalité de l’écart provient de l’impôt sur le revenu — le seul élément progressif —, tandis que les autres prélèvements demeurent relativement constants en proportion du revenu, quelle que soit l’augmentation de ce dernier.

Deuxièmement : quels prélèvements l’État opère-t-il sur les bénéfices et les charges des entreprises ?

Pour chaque tranche de 100 dinars de bénéfice imposable, l’État perçoit 25 dinars auprès d’une entreprise ordinaire, 35 dinars auprès d’une entreprise du secteur de la grande distribution ou d’une société d’investissement, et 44 dinars auprès d’une entreprise opérant dans un secteur réglementé (banques, assurances, télécommunications). Ces chiffres sont arrondis par souci de simplification ; des données détaillées par sous-secteur existent par ailleurs.

À cela s’ajoute un impôt minimum sur le chiffre d’affaires (0,2 % du chiffre d’affaires local, avec un minimum de 300 dinars), exigible même en l’absence de bénéfice — voire même en l’absence de tout chiffre d’affaires.

S’y ajoute un prélèvement parallèle et indépendant du résultat financier : pour chaque tranche de 100 dinars de salaire versée, l’entreprise doit payer 17,07 dinars supplémentaires au titre de la contribution sociale patronale, une charge due même en cas de perte.

Troisièmement : quel est le retour pour la collectivité nationale ?
Dans le budget de l’État pour l’année 2026, pour chaque tranche de 100 dinars de dépenses publiques, environ 57 dinars sont consacrés au fonctionnement de l’appareil d’État lui-même : 40 dinars pour les salaires de la fonction publique, 4,6 dinars pour les frais de gestion courante et 12,6 dinars pour le service de la dette (intérêts uniquement). Le solde — soit environ 42 dinars — revient à la collectivité nationale sous forme d’interventions et de transferts sociaux (32 dinars) et d’investissements publics (10 dinars).

Toutefois, une partie de ce «retour» reste théorique et n’est pas intégralement réalisée, les dépenses de fonctionnement dépassant généralement les montants prévus.

En d’autres termes : sur chaque tranche de 100 dinars perçue par l’État, seule une quarantaine de dinars (environ 42) revient réellement à la collectivité nationale — une partie de ce montant étant purement théorique et ne parvenant pas intégralement à destination —, tandis que l’État conserve le reste (environ 57 dinars) pour assurer le fonctionnement de son appareil et honorer les intérêts de sa dette.

À tout cela s’ajoute une quatrième dimension qui n’apparaît dans aucun des chiffres susmentionnés : les engagements hors bilan. Le volume des dettes garanties par l’État au profit des entreprises publiques a atteint environ 20 milliards de dinars en 2022. Il s’agit de montants qui ne sont comptabilisés comme dépenses que lorsque l’entreprise concernée fait défaut de paiement ; la garantie se transforme alors en une dette effective pesant sur la collectivité nationale.

À titre d’exemple, si la moitié de ces entreprises venaient à faire défaut, cela engendrerait un coût supplémentaire exceptionnel de 16 milliards de dinars.

Ces chiffres démontrent que l’État tunisien — dans sa forme, sa structure, son organisation et son niveau d’efficacité actuels — représente un coût exorbitant que la collectivité nationale ne peut supporter, surtout au regard des retours qu’elle en tire et de la médiocrité des services publics (éducation, santé, transports).

Et le plus important dans tout cela ?

Un État financé par les contributions de toutes ces catégories — du salarié au salaire minimum jusqu’aux grandes entreprises — ne saurait légitimement passer du statut de serviteur impartial de la collectivité à celui d’instrument de répression aux mains de ses dirigeants.

L’État protecteur est le garant des droits ainsi que des libertés individuelles et collectives de tous les citoyens ; il ne peut en aucun cas devenir un instrument d’intimidation aux mains du pouvoir en place contre ceux qui le contestent.* Ancien ministre.

Traduit de l’arabe.

* Ancien ministre.

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Météo : Siliana, Le Kef et Kasserine placées en vigilance jaune pour risques d’orages

L’Institut National de la Météorologie (INM) a révisé sa carte de vigilance météo, ce lundi après-midi, en passant les gouvernorats de Siliana, Le Kef et Kasserine en niveau jaune en raison des perturbations atmosphériques attendues. Selon les prévisions de l’INM, des cellules orageuses locales devraient se former en fin de journée et au début de […]

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Retour des élèves du privé vers le public:  Traitement discriminatoire et détresse des parents

Dysfonctionnements numériques, opacité administrative et affectations absurdes. Une si triste trilogie qui vient perturber la fête du retour des élèves du privé vers le public. Une fête qui vire au cauchemar pour des milliers de familles tunisiennes. De la banlieue nord au sud de Tunis, retour sur un système à deux vitesses qui piétine l’égalité […]

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Météo : Pluies orageuses et baisse des températures à partir de ce jeudi

Les conditions météorologiques seront propices, à partir de l’après-midi du jeudi 10 septembre 2026, à des pluies temporairement orageuses et parfois abondantes sur le Nord. L’Institut national de la météorologie (INM) a indiqué, dans un bulletin d’imminence publié ce mardi 8 septembre, que les cumuls les plus élevés varieront généralement entre 30 et 50 millimètres. […]

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