Les bouteilles d’eau minérale se font encore rares dans de nombreux commerces, à cause de la surconsommation et de la course effrénée des ménages au stockage. Face aux ruptures de stock, certains Tunisiens cherchent d’autres solutions. La filtration à domicile attire de plus en plus de ménages. Parmi les dispositifs disponibles, l’osmoseur apparaît comme une […]
La Cour de cassation de Tunis a statué, ce jeudi, sur les 46 pourvois introduits dans l’affaire connue médiatiquement sous le nom de “complot contre la sûreté de l’État 1”, en décidant d’en rejeter 44 sur le fond et deux sur la forme, a indiqué une source judiciaire à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP). La […]
À chaque année, c’est un nouveau départ. On remet le compteur à zéro et on recommence. Les familles tunisiennes sont bien rodées à l’exercice des achats des fournitures scolaires et autres préparatifs en lien avec les événements de la rentrée scolaire. Les mêmes pratiques commerciales et les mêmes assurances sont de rigueur de la part […]
Les étudiants tunisiens intéressés par l’apprentissage de l’allemand et une expérience universitaire en Allemagne peuvent désormais candidater au programme “Cours d’été universitaires en Allemagne” pour l’édition 2027. Soutenu par le Service allemand d’échanges universitaires (DAAD), le programme est ouvert aux étudiants et jeunes diplômés étrangers, avec une date limite de candidature fixée au 30 octobre […]
Quelque 3.000 retraités italiens résident en Tunisie, selon les dernières données de l’Institut national italien de la statistique (Istat) consacrées aux Italiens établis à l’étranger. Les données, arrêtées au 31 décembre 2024, indiquent que 91,5% des retraités italiens résidant en Tunisie sont nés en Italie, témoignant de la présence dans le pays d’une importante communauté […]
Le Bureau de la Ligue nationale de football professionnel a infligé des blâmes assortis d’amendes de 5.000 dinars à quatre clubs, à la suite de jets de projectiles sur la pelouse par leurs supporters lors de rencontres disputées les 29 et 30 août 2026. Les sanctions ont été prononcées lors de la réunion du Bureau […]
Le ciel sera dégagé à peu nuageux jeudi soir sur l’ensemble du pays, tandis que les températures varieront entre 23 et 28°C au Nord et sur les hauteurs, et entre 29 et 33°C dans le reste des régions, selon un bulletin de suivi publié par l’Institut national de la météorologie (INM). Les vents souffleront du […]
Le système énergétique tunisien fait face à des difficultés structurelles, marquées notamment par le recul de l’indépendance énergétique, l’aggravation du déficit énergétique et la forte dépendance au gaz naturel pour la production d’électricité, a relevé jeudi 3 septembre 2026 l’expert et conseiller international en énergie Ezzeddine Khalfallah. Intervenant sur les ondes d’Express FM, il a […]
La production de pommes dans le gouvernorat de Kasserine devrait atteindre près de 70.000 tonnes au titre de la campagne agricole en cours, selon les estimations préliminaires, a indiqué le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche maritime, Mohamed Hassan Azhari. Cette production serait en hausse par rapport à la campagne agricole […]
Le chanteur tunisien Adnane Chaouachi a quitté le service de réanimation après avoir été victime d’un problème de santé, a indiqué sa famille. Selon la même source, son état de santé évolue actuellement vers la stabilisation, après avoir nécessité une prise en charge médicale en soins intensifs. La famille du chanteur a fait savoir que […]
Le plan de développement 2026-2030 accorde une importance particulière à la question environnementale, et tout particulièrement à celle de la gestion des déchets ménagers. L’objectif affiché est d’atteindre un taux de 30 % de déchets ménagers valorisés à l’horizon 2030, un objectif de moyen terme réalisable, mais qui reste conditionné par le renforcement de la […]
Il faut prendre au sérieux la sonnette d’alarme tirée par l’UGTT, l’Ordre national des avocats et la Ligue tunisienne des droits de l’Homme. Mais il faut également mesurer les conséquences d’une démarche collective qui, en dépassant l’alerte, pourrait contribuer à accentuer la polarisation dont le pays cherche précisément à sortir.
Le communiqué commun du 3 septembre dresse un tableau particulièrement sombre de la situation nationale. Crise politique, difficultés économiques et sociales, libertés publiques, justice, conditions carcérales, médias, pénuries, pouvoir d’achat, jeunesse et migration : les trois organisations réunissent dans un même diagnostic des problématiques de nature et de temporalité différentes et appellent à une révision des politiques publiques ainsi qu’à l’ouverture d’un « dialogue sociétal ». Elles annoncent également la mise en place d’un cadre de coordination commun.
La gravité de certains de ces sujets ne saurait être contestée. Une démocratie a besoin de contre-pouvoirs capables d’alerter. Le droit de critique, de mobilisation et de défense des libertés ne peut être conditionné à l’approbation du pouvoir.
Mais précisément parce que leur parole compte, ces organisations portent aussi une responsabilité particulière dans la manière dont elles formulent leur diagnostic et construisent leur action.
L’alerte est légitime, l’escalade ne l’est pas forcément
Reconnaître le risque d’escalade ne signifie ni nier les difficultés du pays ni relativiser les inquiétudes exprimées. Cela signifie simplement qu’une alerte collective doit aussi être évaluée à l’aune de ses effets sur le climat institutionnel.
Lorsqu’une multitude de problèmes sont réunis sous le même qualificatif de « crise profonde », le risque est de transformer un diagnostic nécessairement pluriel en récit de crise systémique. Or identifier des difficultés ne suffit pas. Encore faut-il distinguer leurs causes, leur gravité, leurs temporalités et les marges de manœuvre disponibles. Cette distinction est essentielle. L’alerte peut être nécessaire sans que l’escalade le soit.
La création d’un cadre de coordination commun donne à cette initiative une portée politique nouvelle. L’UGTT, l’Ordre des avocats et la LTDH n’ont ni les mêmes missions, ni les mêmes responsabilités, ni les mêmes modes d’intervention. Leur convergence peut naturellement enrichir le débat public. Mais elle peut aussi être perçue comme la constitution d’un front institutionnel face au pouvoir.
La création d’un cadre de coordination commun donne à cette initiative une portée politique nouvelle. L’UGTT, l’Ordre des avocats et la LTDH n’ont ni les mêmes missions, ni les mêmes responsabilités, ni les mêmes modes d’intervention.
En politique, la perception compte autant que l’intention. Cela ne signifie évidemment pas que les trois organisations devraient renoncer à leur liberté de critique ou à leur capacité de mobilisation. Cela signifie qu’elles doivent mesurer le coût potentiel d’une polarisation supplémentaire dans une société déjà traversée par une forte défiance institutionnelle.
La référence aux grandes expériences de dialogue national du passé mérite, elle aussi, d’être maniée avec prudence. Le dialogue national de 2013 répondait à une situation exceptionnelle, marquée par un risque immédiat de rupture institutionnelle. La Tunisie d’aujourd’hui fait face à une autre urgence : reconstruire la confiance, restaurer l’efficacité de l’action publique et permettre l’exécution des transformations économiques et sociales. Les instruments de médiation doivent évoluer avec la nature des crises.
Du diagnostic à la responsabilité
C’est pourquoi l’appel au « dialogue sociétal » constitue probablement la partie la plus constructive de la démarche. Mais un dialogue ne peut être uniquement la prolongation institutionnelle d’un réquisitoire.
Il ne s’agit pas d’exiger de ces organisations qu’elles gouvernent à la place des autorités. Ce n’est ni leur rôle ni leur responsabilité. Mais lorsqu’elles choisissent de porter collectivement une vision de la situation nationale, leur contribution gagne en crédibilité lorsqu’elle associe l’alerte à des pistes de sortie.
Sur les finances publiques, quelles priorités ? Sur les entreprises publiques, quelle gouvernance ? Sur les systèmes sociaux, quels arbitrages ? Sur l’emploi, quelle stratégie ? Sur l’éducation et la santé, quelles transformations ? Sur les libertés publiques, quelles garanties institutionnelles durables ? Ce sont ces questions qui permettent de passer du constat à la construction.
Sur les finances publiques, quelles priorités ? Sur les entreprises publiques, quelle gouvernance ? Sur les systèmes sociaux, quels arbitrages ? Sur l’emploi, quelle stratégie ? Sur l’éducation et la santé, quelles transformations ? Sur les libertés publiques, quelles garanties institutionnelles durables ?
La responsabilité de la désescalade est d’ailleurs nécessairement partagée. Les autorités ont le devoir de créer des espaces de concertation crédibles, ouverts et suffisamment structurés pour que le dialogue ne soit pas réduit à une formalité. Les corps intermédiaires ont, de leur côté, la responsabilité de préserver les conditions d’un débat qui permette la confrontation des idées sans enfermer le pays dans une logique permanente de blocs.
Cette responsabilité partagée ne signifie pas que les responsabilités politiques et institutionnelles sont identiques. Le pouvoir dispose des leviers de décision et porte donc une responsabilité particulière dans la création des conditions du dialogue. Mais les acteurs de la société civile disposent, eux aussi, d’un pouvoir d’influence dont les effets doivent être assumés. C’est précisément ce qui distingue la liberté de critique de la responsabilité dans la critique.
Reconstruire la confiance pour retrouver la capacité d’agir
Car la confiance institutionnelle n’est pas seulement une question politique. Elle est devenue une variable économique. L’investissement, l’innovation, la création d’emplois et l’exécution des réformes supposent un minimum de prévisibilité. Les acteurs économiques peuvent accepter l’incertitude inhérente à toute période de transformation. Ils supportent beaucoup moins bien l’incertitude institutionnelle durable, celle qui transforme chaque réforme en nouveau conflit et chaque décision en nouveau rapport de force. C’est précisément à ce niveau que la question devient stratégique pour le Plan 2026-2030.
La Tunisie ne manque pas seulement de ressources. Elle souffre également d’un déficit de capacité collective à transformer les décisions en résultats. Or cette capacité d’exécution repose sur un environnement institutionnel dans lequel les divergences peuvent être exprimées, arbitrées et finalement dépassées.
Il serait donc aussi contre-productif pour le pouvoir de répondre à cette initiative par une contre-escalade que pour les organisations signataires de considérer l’escalade comme une fin en soi. Le véritable enjeu n’est pas de déterminer qui remportera le prochain bras de fer.
La Tunisie n’a pas besoin de choisir entre le silence et la confrontation. Elle a besoin de reconstruire des espaces où la critique puisse être entendue sans être immédiatement transformée en affrontement, et où le dialogue puisse déboucher sur des décisions plutôt que sur de nouvelles déclarations.
Il est de savoir si le pays dispose encore de mécanismes suffisamment solides pour transformer la conflictualité en compromis et le compromis en action. La Tunisie n’a pas besoin de choisir entre le silence et la confrontation. Elle a besoin de reconstruire des espaces où la critique puisse être entendue sans être immédiatement transformée en affrontement, et où le dialogue puisse déboucher sur des décisions plutôt que sur de nouvelles déclarations.
Tirer la sonnette d’alarme est parfois un devoir. Mais lorsqu’une société est déjà sous tension, faire retentir la sirène en permanence peut finir par empêcher d’entendre la question essentielle : où est la sortie ? La solidité d’une démocratie ne se mesure ni au silence de ses opposants ni au volume de ses contestations. Elle se mesure à sa capacité à transformer ses désaccords en décisions, ses décisions en réformes et ses réformes en résultats.
Alerter, oui. Polariser davantage, non. La Tunisie n’a pas besoin de plus de bruit. Elle a besoin de retrouver sa capacité à agir.
La ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, Asma Jabri, a effectué ce jeudi matin une série de visites de terrain dans les gouvernorats de Tunis et d’Ariana. Ces déplacements s’inscrivent dans le cadre du suivi de l’avancement des programmes régionaux du ministère et de la vérification de l’état […]
La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé la possibilité de procéder à des coupures périodiques d’électricité ce jeudi 3 septembre 2026, entre 13h et 17h, dans plusieurs régions du pays. Selon les avis publiés par la STEG, ces coupures pourront intervenir à intervalles intermittents, en fonction de l’état du réseau électrique […]
La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé la possibilité de procéder à des coupures périodiques d’électricité ce jeudi 3 septembre 2026, dans plusieurs zones du Grand Tunis. Selon la STEG, ces interruptions pourront intervenir entre 13h00 et 17h00, à intervalles intermittents, en fonction de la situation du réseau électrique et des […]
Dans le contexte de déficit énergétique structurel actuel de la Tunisie, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.(Photo : Le phosphate, une ressources minière nationale insuffisamment valorisée).
Elyes Kasri *
La Tunisie traverse une crise énergétique structurelle dont les répercussions se traduisent déjà par de graves perturbations de la vie sociale et économique (coupures d’électricité récurrentes, surcoûts industriels, dégradation de la compétitivité et du pouvoir d’achat).
Cette situation menace de s’aggraver sous la pression conjuguée de trois facteurs critiques : les perspectives alarmantes du réchauffement climatique qui accentuent le stress hydrique et les pics de consommation ; la volatilité extrême du marché mondial des hydrocarbures qui fragilise les finances publiques ; et la lenteur préoccupante de la transition vers les énergies renouvelables qui peine à atteindre les objectifs tracés et a peu de chances de combler le déficit actuel.
Dans ce contexte d’urgence, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.
Mathématiquement, la ressource est disponible dans notre sous-sol. Bien au-delà de la simple production d’électricité, cette formule pourrait devenir le moteur d’une véritable souveraineté énergétique, hydrique, industrielle et géopolitique à long terme.
Risques des choix énergétiques dogmatiques
L’histoire récente de l’Europe nous offre un cas d’école sur les dangers d’une mauvaise planification à long terme.
L’élan européen vers le démantèlement de la filière nucléaire fait aujourd’hui l’objet de profonds regrets. Ce renoncement, couplé au retard pris par la transition vers les énergies renouvelables, a provoqué une explosion inédite des coûts de l’énergie.
Cette crise est parvenue à fragiliser l’Allemagne, longtemps considérée comme le moteur économique incontesté de l’Europe. La vague inouïe de faillites et de licenciements massifs qui frappe tous les pans de l’industrie allemande — touchant jusqu’aux géants historiques de l’automobile — est désormais analysée comme la résultante directe de choix énergétiques douteux et d’une dépendance totale vis-à-vis du gaz russe qui n’a pas résisté à la volatilité géostratégique.
La question stratégique : face à ces enseignements historiques majeurs, la Tunisie peut-elle se permettre de calquer son avenir sur des modèles qui ont échoué ? Ne devons-nous pas, au contraire, sécuriser notre destin en sanctuarisant une source d’énergie de base stable, pilotable et locale, plutôt que de lier notre survie industrielle à des importations de gaz soumises aux mêmes instabilités mondiales ?
La souveraineté énergétique pour sanctuariser la Tunisie
La dépendance actuelle de la Tunisie vis-à-vis du gaz importé d’Algérie dicte en partie ses marges de manœuvre régionales, dans un environnement marqué par de profondes incertitudes.
Le principal fournisseur de gaz de la Tunisie se trouve aujourd’hui enserré par une ceinture d’instabilité et de feu à ses propres frontières, ce qui fait peser un risque permanent sur la fluidité et la continuité de sa situation politico-sécuritaire interne.
En parallèle, on observe des projets et des velléités de contourner la Tunisie par de nouveaux corridors de distribution de gaz et d’hydrogène vert. Même si la faisabilité technique et financière de ces tracés alternatifs reste hautement aléatoire à court terme, leur simple programmation dessine une volonté d’isolement géo-économique de notre pays qu’une démarche stratégique rigoureuse ne peut feindre d’ignorer.
La question stratégique : en développant une filière nucléaire civile autonome basée sur ses propres phosphates, la Tunisie ne s’offrirait-elle pas un véritable bouclier de souveraineté ? Cette autonomie énergétique absolue n’est-elle pas la condition sine qua non pour sanctuariser le pays face aux velléités hégémoniques régionales, déjouer les stratégies d’isolement infrastructurel et immuniser définitivement notre sécurité nationale contre les secousses politiques de notre voisinage ?
Le couplage énergie-eau comme réponse au stress hydrique
Le réchauffement climatique impose une pression sans précédent sur nos ressources en eau douce, faisant du dessalement de l’eau de mer une obligation vitale pour la survie du pays, bien que cette solution soit extrêmement lourde en consommation électrique.
Un programme nucléaire moderne offre la possibilité technique de concevoir des centrales à cogénération, capables de produire simultanément de l’électricité et de l’énergie thermique.
La question stratégique : en couplant directement la centrale nucléaire à des unités de dessalement de l’eau de mer, la Tunisie ne ferait-elle pas d’une pierre deux coups ? Ce programme ne permettrait-il pas de sécuriser l’approvisionnement en eau potable des grands centres urbains et des régions agricoles du pays à un coût de production stable, décarboné et totalement déconnecté des fluctuations des énergies fossiles ?
Un saut industriel inédit pour une ambition technologique
Aujourd’hui, notre industrie des phosphates exporte une part importante de sa production sous forme de produits à faible ou moyenne valeur ajoutée (minerai brut, engrais classiques).
L’intégration d’unités de récupération de l’uranium au sein de nos complexes chimiques modifierait en profondeur l’économie globale du secteur.
La question stratégique : en transformant le Groupe chimique tunisien (GCT) en un producteur de métaux stratégiques de haute technologie, la Tunisie ne donnerait elle pas une impulsion décisive à la modernisation de son industrie minière, tout en générant des coproduits à très forte valeur ajoutée capables de financer la restructuration du bassin minier de Gafsa ?
Le développement d’une filière atomique civile est un projet de nation qui tire vers le haut l’ensemble du système éducatif, scientifique et industriel d’un pays. C’est un accélérateur de compétences pour la Tunisie. Il s’agit d’un domaine de haute technologie qui exige l’excellence dans la recherche, la métallurgie, la chimie de précision et la sécurité.
La question stratégique : en mettant en place un tel cap technologique, la Tunisie ne se donnerait-elle pas les moyens de stopper la fuite de ses cerveaux en offrant des carrières d’excellence à ses jeunes ingénieurs, et en élevant le standard de notre tissu industriel national aux normes de sécurité internationales les plus strictes ?
Le nucléaire comme socle du renouvelable
Par nature, les énergies renouvelables (solaire et éolien) sont intermittentes et nécessitent une énergie de «base» stable pour faire tourner les usines et les stations de dessalement de l’eau, jour et nuit.
La question stratégique : plutôt que d’opposer les technologies, la Tunisie ne gagnerait-elle pas à concevoir la formule «Phosphates-Uranium» comme le socle de base stable et décarboné de son réseau, qui permettrait d’intégrer et de sécuriser un déploiement massif et serein du solaire, de l’éolien et de sa propre filière hydrogène dans tout le pays ?
L’extraction de l’uranium des phosphates et son utilisation nucléaire ne sont pas un saut dans l’inconnu pour la Tunisie, mais une trajectoire d’émancipation énergétique et hydrique éprouvée par d’autres nations émergentes.
La crise industrielle qui frappe actuellement l’Europe nous rappelle brutalement que l’absence de base énergétique souveraine brise les plus grandes puissances économiques.
La question centrale pour les décideurs est de déterminer si la Tunisie doit inscrire sa planification énergétique dans le temps long — celui des grands projets de sécurité nationale — afin de bâtir une infrastructure résiliente face aux crises géopolitiques régionales et d’asseoir sa stabilité future sur sa propre double richesse : ses phosphates et son accès à la mer.
L’approvisionnement en eau potable dans les différentes zones de la banlieue sud du Grand Tunis reprend progressivement après la réparation d’une panne technique survenue à la station de traitement de Ghdir El Golla, a indiqué jeudi 3 septembre 2026 Mounir Dridi, directeur régional de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) du […]
Trois des quatre composantes du Quartet du dialogue national, prix Nobel de la Paix 2015 * — la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), l’Ordre national des avocats tunisiens (Onat) et l’Union générale Tunisienne du Travail (UGTT) —reprennent la parole ensemble, dans un cadre de coordination commun face à la crise politique, économique et sociale que traverse le pays. Et publient, ce jeudi 3 septembre 2026 le communiqué conjoint suivant sous le titre «La Tunisie d’abord, et le peuple au-dessus de toute considération».
La Tunisie traverse aujourd’hui une crise politique, économique et sociale profonde, résultat de choix et de politiques qui ont prouvé leur incapacité à résoudre les crises accumulées, et qui ont même contribué à aggraver la souffrance des Tunisiens, à affaiblir leur pouvoir d’achat, et à élargir les cercles de la pauvreté, du chômage et de la précarité — au point que le citoyen a perdu confiance dans les institutions de l’État et dans leur capacité à répondre à ses revendications légitimes.
Le pays connaît également un recul grave dans le domaine des droits et des libertés, un resserrement continu de l’action politique, syndicale et civile, ainsi qu’une instrumentalisation croissante de la justice dans les conflits politiques, portant atteinte à son indépendance, aux garanties d’un procès équitable et aux droits de la défense — ce qui frappe l’une des garanties les plus importantes de protection du citoyen et menace les fondements de l’État de droit et des institutions.
Les prisons et les centres de rétention connaissent des conditions qui ne répondent pas aux exigences de la dignité humaine ni aux normes internationales.
Dans le même contexte, le pays connaît un recul de la liberté des médias, une répression des voix libres, et une mainmise croissante sur les institutions médiatiques.
Les crises de l’eau et de l’électricité, la pénurie de médicaments et de produits de base, ainsi que la hausse des prix, ne sont plus de simples difficultés conjoncturelles ; elles touchent désormais directement les conditions de vie quotidienne et la dignité des Tunisiens, aggravent leurs souffrances et approfondissent leur sentiment d’impasse.
Le drame de la noyade de jeunes de Ben Guerdane, et les tragédies similaires qui l’ont précédé, confirment que la migration irrégulière n’est pas seulement un dossier sécuritaire, mais bien la conséquence directe du désespoir, de l’impasse et de la perte d’espoir en l’avenir — ce qui fait porter au pouvoir une responsabilité politique et sociale pleine et entière dans le traitement de ses causes profondes, et non la simple gestion de ses conséquences.
Inutile de rejeter la responsabilité sur autrui, car le pouvoir en place porte l’entière responsabilité politique de ses choix, de ses décisions et de leurs conséquences, après des années de gestion des affaires publiques en dehors de toute logique de dialogue et de participation, dans un contexte d’absence de transparence, d’opacité sur les données, et de restriction du droit à exprimer une voix divergente.
La Tunisie ne peut être gouvernée selon une logique de déni, de silence ou de voix unique, tout comme les crises ne peuvent être affrontées en excluant la société et ses forces vives.
On ne peut sortir de la situation actuelle que par une révision globale des choix économiques, sociaux et politiques dont l’échec est avéré, et par l’ouverture d’un véritable processus de dialogue sociétal, menant à des solutions capables de sauver le pays, de préserver son unité, de protéger les droits et les libertés, et de redonner confiance et espoir aux Tunisiens.
Nous, organisations signataires, annonçons le lancement d’un cadre de coordination commun pour la Tunisie et les Tunisiens, animés par notre conviction profonde de la nécessité de la vigilance, de la protection des acquis du peuple, de l’attachement à l’État de droit et des institutions, de la préservation de l’indépendance de la société civile, et de la défense des droits et des libertés.
Ce cadre restera en permanence ouvert à toutes les forces vives et démocratiques, et à tous les acteurs nationaux qui croient en la Tunisie et en son avenir, afin d’œuvrer ensemble à l’ouverture d’un nouvel horizon national, qui redonne sa place au dialogue et à la participation, préserve l’avenir des générations futures, et garantit à la Tunisie son unité, sa place et sa dignité.
Signataires :
Président de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme — Bassem Trifi ;
Bâtonnier de l’Ordre national des avocats de Tunisie — Boubaker Ben Thabet ;
Secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) — Slaheddine Selmi.
* Au célèbre Quartet, il manque l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’Artisanat (patronat). On ne sait pas si l’organisation patronale a été sollicitée et qu’elle a refusé de se joindre à l’initiative. Son absence, en tout cas, pose des questions. Il faut dire que sa direction actuelle est totalement illégale puisque l’organisation n’a pas tenu son congrès depuis plusieurs années.
Le réseau de barrages en Tunisie compte actuellement 37 ouvrages achevés et sera renforcé par six nouveaux barrages actuellement en cours de construction, a indiqué Mehrez Rajeb, sous-directeur chargé de l’exploitation et du fonctionnement des barrages au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Dans une récente déclaration à la Radio nationale, […]
Les travaux de terrain pour la réalisation d’une étude stratégique globale sur la filière sucrière en Tunisie ont démarré mardi 1er septembre 2026, à l’issue d’une séance de travail réunissant les différentes parties prenantes du secteur de la production et de l’approvisionnement, au siège de l’Office du commerce de la Tunisie (OCT). Cette étude vise […]