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Urgences saturées : l’Organisation des jeunes médecins tire la sonnette d’alarme

Les services d’urgences hospitaliers enregistrent une hausse sans précédent des décès et des hospitalisations liés aux coups de chaleur et à la canicule. Tandis que le personnel médical, épuisé, fonctionne au-delà des capacités du système de santé. C’est ce que révèle l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, qui exige la proclamation immédiate de l’état d’urgence sanitaire.

L’Organisation alerte, dans un communiqué, sur une situation critique dans les services d’urgence. Elle y fait état d’une augmentation inédite du nombre de décès et d’admissions consécutives aux coups de chaleur et à la hausse des températures. De même que de décès de détenus survenus au sein de plusieurs services d’urgences.

Parallèlement, les médecins et le personnel infirmier exercent dans des conditions d’épuisement extrême, sous une pression qui dépasse largement la capacité de la structure sanitaire. Pourtant, malgré le recensement des données par les services compétents du ministère de la Santé concernant les cas de décès, les victimes des fortes chaleurs et les capacités d’accueil dans les services de réanimation, aucun chiffre officiel n’a encore été rendu public à ce jour.

Alors, l’organisation lance un appel unique : déclarer sans délai l’état d’urgence sanitaire et soutenir les professionnels de santé.

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Tunisie : les chiffres alertent, la réalité rattrape

Cet été a été fortement marqué par des vagues de chaleur extrêmes, avec parfois des températures avoisinant les 50 °C, mais aussi des coupures d’électricité, des coupures d’eau et des pénuries d’eau minérale. Beaucoup plus qu’une canicule, il s’agit d’une forte démonstration des fragilités de l’économie tunisienne, largement amplifiée par le changement climatique.

La montée des risques climatiques aggrave une vulnérabilité déjà existante, sans devenir la source de tous les maux. La croissance qui ralentit, des finances publiques sous pression, un déficit énergétique qui se creuse, etc. sont autant d’indicateurs d’alerte qui puisent leurs racines dans un système de gouvernance défaillant et dépourvu de vision stratégique. Dans une économie où les marges budgétaires se rétrécissent, avec des infrastructures non modernisées, un service public dégradé (santé, éducation, transport, réseau de distribution d’eau potable…) et un climat social miné, le coût de l’inaction se manifeste alors à travers les pertes encaissées par le secteur privé, confronté aux coupures d’eau et d’électricité. Sans compter les difficultés des agriculteurs, les dépenses supplémentaires supportées par les ménages et la dé gradation de leur pouvoir d’achat.

Or, la pression sur les ressources hydriques ne disparaîtra pas avec la fin de l’été, les besoins énergétiques continueront d’augmenter et les infrastructures continueront de cumuler les signes de délabrement. Et cela tant que la boussole des dirigeants ne sera pas pointée sur les dossiers prioritaires de l’économie.

Attendre que la population soit secouée de plein fouet par la crise, c’est prendre le risque de ne disposer ni de temps ni de marges de manœuvre suffisantes pour la traiter.

Par conséquent, continuer de repousser les réformes aux calendes grecques pèsera davantage sur les finances publiques, en rendant le coût économique de l’inaction plus élevé et son coût social plus difficile à supporter.

En somme, combien de temps encore la Tunisie pourra-t-elle supporter le coût de l’inaction et éviter de sombrer dans l’abîme ? Rien n’est garanti, l’urgence est de réformer avant que la crise n’impose, dans la précipitation, une cure d’austérité fort menaçante pour la paix sociale.

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Eau minérale : la part des grandes surfaces dans la distribution triplée depuis le début de la crise

Entre 85 % et 90 % du total des ventes d’eau minérale en bouteille ont été réalisés par les grandes surfaces commerciales au cours des quatre premiers jours de l’opération de distribution massive lancée en coordination avec les autorités. C’est ce qu’a indiqué, mardi 1er septembre, le président de la Chambre des propriétaires des grandes surfaces commerciales, Hédi Baccour. Cette initiative vise à faire face à la pénurie d’eau minérale actuelle.

S’exprimant lors d’une intervention téléphonique dans l’émission « Sbeh El Warad » sur Radio Jawhara FM, Hédi Baccour a affirmé que la part des grandes surfaces dans la distribution d’eau a grimpé à un niveau compris entre 50 % et 70 %, contre un taux habituel ne dépassant pas 20 % de la consommation nationale. Il a souligné que le stock régulateur national d’eau était épuisé depuis la mi-juillet. Ajoutant à cet égard que l’opération de distribution se poursuivra et sera étendue à l’ensemble des gouvernorats de la République jusqu’à la résorption de la crise.

Hédi Baccour a par ailleurs relevé que la majorité des grandes surfaces disposent de groupes électrogènes garantissant la continuité de leur activité et permettant de préserver la sécurité des produits alimentaires ainsi que la chaîne du froid en cas de coupures de courant. Alors que certains commerces de proximité sont contraints de fermer, faute d’espace suffisant pour installer de tels équipements.

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