Lese-Ansicht

Quand la panne devient data: « Famma Eau » trace les zones sans eau

Après le succès de la plateforme Famma Dhaw, la même application propose désormais une fonctionnalité déclinée « Famma Eau », signifiant littéralement  « y a-t-il de l’eau ».

Il faut rappeler que, bien souvent, ce sont les épreuves qui stimulent l’inventivité et révèlent les esprits créatifs. Besoin d’une preuve ? En voici une : à la suite de cette canicule tropicale et de ses conséquences (coupures d’électricité et d’eau, entre autres), un jeune développeur a imaginé une application qui, sans résoudre le problème de fond, permet d’identifier les zones privées d’eau gérées par notre vénérable SONEDE. C’est du génie, dira-t-on.

L’application conserve le nom initial « Famma Dhaw ? » (en français : « Y a-t-il de l’électricité ? »). Au moment de la rédaction de cet article, elle recensait 47 zones sans eau sur 392, 1 269 signalements enregistrés au cours des trois dernières heures, et un total de 1 464 308 signalements depuis son lancement.

Mise à jour en continu : coupures d’électricité et d’eau en direct signalées par les habitants des quatre coins du pays.

L’article Quand la panne devient data: « Famma Eau » trace les zones sans eau est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Urgence hydrique: juillet 2026, un mois record sous le signe de la soif

Alors que les températures grimpent, la crise de l’eau atteint un nouveau pic. En juillet 2026, l’Observatoire Tunisien de l’Eau a enregistré 608 signalements citoyens, un chiffre record qui traduit une pression sans précédent sur les ressources hydriques du pays.

Une « Carte de la soif » accablante

La dernière édition de la « Carte de la soif » fait état de 549 coupures et perturbations non annoncées, 34 mouvements de protestation citoyenne pour revendiquer le droit à l’eau, ainsi que 13 fuites signalées sur le réseau et 12 alertes liées à la qualité de l’eau.

Ces indicateurs dessinent une situation de plus en plus tendue, où les dysfonctionnements du réseau et la raréfaction de la ressource se conjuguent pour priver de nombreux foyers d’un accès régulier à l’eau potable.

Le Cap Bon et les régions côtières en première ligne

Nabeul arrive en tête avec 65 signalements, suivie de Monastir (62), Mahdia (51) et Sousse (49). Ces chiffres illustrent l’impact combiné du stress hydrique structurel et de la surconsommation saisonnière, qui mettent à rude épreuve des infrastructures déjà fragilisées.

La grande question que pour faire face à cette crise, une chose est sûre: les solutions provisoires ne suffisent plus car il est impératif d’adopter une gestion durable et équitable des ressources en eau, conforme au droit constitutionnel à l’accès à l’eau.

La mobilisation citoyenne, la transparence des données et la mise en œuvre de politiques publiques ambitieuses sont autant de leviers pour transformer cette urgence en opportunité de refonder la gouvernance de l’eau pour notre pays. 

 

L’article Urgence hydrique: juillet 2026, un mois record sous le signe de la soif est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Session extraordinaire : 61 députés signent, la pétition bientôt déposée à l’ARP

Le nombre de députés réclamant une session parlementaire extraordinaire continue d’augmenter. Ils sont désormais 61 à avoir signé la pétition, contre 56 samedi, tandis que son dépôt officiel à l’Assemblée des représentants du peuple est annoncé pour ce lundi 31 août ou mardi 1er septembre.

Le député Mohamed Ali, l’un des initiateurs de la démarche, a annoncé dimanche sur Diwan FM que cinq nouveaux élus avaient rejoint l’initiative et que la liste des signataires restait ouverte.

La pétition devrait être déposée au bureau d’ordre de l’ARP lundi ou mardi, a-t-il précisé. Cette étape sera déterminante : à ce stade, les signatures sont réunies, mais la demande n’a pas encore été officiellement enregistrée et aucune session extraordinaire n’a été convoquée.

Les signataires veulent consacrer cette session à la situation sociale, économique et aux services publics, dans un contexte marqué notamment par les coupures d’eau et d’électricité, la hausse des prix et les difficultés d’approvisionnement en certains produits.

Ils évoquent plus largement une dégradation des services essentiels et souhaitent interpeller le gouvernement sur la gestion de ces crises.

De 56 à 61 députés

Samedi, la TAP avait fait état de 56 députés signataires. Selon les données du site officiel de l’ARP citées par l’agence, 152 députés sont actuellement en exercice.

L’article 71 de la Constitution prévoit que, durant les vacances parlementaires, l’Assemblée peut se réunir en session extraordinaire à la demande du président de la République ou du tiers de ses membres, pour examiner un ordre du jour déterminé.

Avec désormais 61 signataires, l’initiative dépasse plus largement ce seuil numérique.

Mohamed Ali estime qu’il n’y a « aucun motif » pour ne pas donner suite à la demande une fois celle-ci déposée. Il justifie l’initiative par ce qu’il décrit comme des crises aiguës et multiples traversées par le pays.

Reste toutefois à distinguer le seuil permettant de demander une session extraordinaire de sa convocation effective.

Une session, mais avec quelle portée ?

La démarche ne vise pas seulement à réunir l’Assemblée. Les députés souhaitent également interpeller l’exécutif sur les causes de la dégradation des services essentiels et la répétition des crises.

Ils proposent d’entendre les responsables concernés, de présenter les données disponibles à l’opinion publique, mais aussi d’examiner les responsabilités politiques et administratives ainsi que les mesures urgentes susceptibles d’être prises.

Obtenir la réunion de l’Assemblée et peser sur l’action gouvernementale constituent toutefois deux questions différentes.

La Constitution de 2022 organise les rapports entre les institutions autour d’un exécutif dans lequel le président de la République occupe une place centrale. Son article 100 dispose que le chef du gouvernement et les ministres mettent en œuvre la politique générale de l’État conformément aux orientations et aux choix définis par le président de la République.

Dans ce cadre, une éventuelle session extraordinaire permettrait surtout aux députés d’interroger publiquement les membres du gouvernement sur les coupures d’eau et d’électricité, les prix, la situation sanitaire ou encore les difficultés d’approvisionnement.

La prochaine étape sera donc moins le nombre de signatures que le dépôt effectif de la pétition à l’ARP et la suite institutionnelle qui lui sera réservée.

Pour l’heure, 61 députés ont signé. La session extraordinaire, elle, n’est pas encore convoquée.

Lire aussi:

L’article Session extraordinaire : 61 députés signent, la pétition bientôt déposée à l’ARP est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌