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Tunisie-USA : échange d’expériences en matière de formation policière

Une délégation de la Direction générale de la formation de la police a effectué, cette semaine, une visite dans l’État du Michigan, dans le cadre d’un échange d’expériences avec la police de l’État du Michigan et l’École de justice pénale de l’Université du Michigan.
Cette visite a permis à la délégation tunisienne de prendre connaissance de l’expérience américaine en matière de gestion des académies de police et de conception de programmes de formation répondant aux standards de qualité, selon un communiqué publié par l’ambassade des États-Unis en Tunisie sur sa page Facebook.
L’objectif de cette visite est de renforcer les capacités tunisiennes face aux menaces sécuritaires communes aux deux pays, notamment en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants, la criminalité organisée transfrontalière et le terrorisme.
Elle s’inscrit également dans les efforts visant à contribuer au développement de l’Académie de police des sciences sécuritaires, construite en partenariat avec les États-Unis.
L’ambassadeur américain en Tunisie, Bill Bazzi, originaire du Michigan, a souligné que le partenariat entre la police du Michigan et la police tunisienne ouvre «un nouveau chapitre» dans l’histoire de l’amitié entre les deux pays, vieille de près de 230 ans.

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Pétrole : Washington négocie un accord majeur avec Caracas

Les États-Unis négocient avec les autorités vénézuéliennes un accord qui pourrait donner aux entreprises américaines un accès de long terme à plusieurs champs pétroliers du pays. Au cœur des discussions : la relance de la production, l’ouverture du secteur aux investisseurs américains…

Les États-Unis et le Venezuela sont engagés dans des négociations en vue d’un vaste accord pétrolier susceptible de modifier en profondeur les relations énergétiques entre les deux pays.

Selon les informations rapportées par Bloomberg, Washington cherche à obtenir un accès durable à plusieurs champs pétroliers vénézuéliens, tandis que des entreprises américaines pourraient être appelées à investir dans leur développement et leur exploitation. Les discussions portent notamment sur une douzaine de gisements représentant une part considérable des réserves du pays.

L’objectif américain est double : accroître l’offre de brut disponible pour le marché américain et favoriser la remise en état d’une industrie pétrolière vénézuélienne fortement dégradée après des années de sous-investissement, de sanctions et de difficultés opérationnelles.

Le Venezuela dispose des premières réserves pétrolières prouvées au monde. Mais l’essentiel de ces ressources demeure difficile à exploiter, notamment en raison de la nature particulièrement lourde du brut et du vieillissement des infrastructures.

Les discussions actuellement menées portent sur 17 champs pétroliers et gaziers, selon des informations également rapportées par Reuters. Ces actifs représenteraient environ 90 milliards de barils de réserves prouvées, soit près d’un tiers des réserves vénézuéliennes…

Pour Washington, l’enjeu dépasse toutefois la seule question commerciale. L’accès au pétrole vénézuélien pourrait contribuer à sécuriser davantage l’approvisionnement énergétique des États-Unis dans un contexte international marqué par les tensions au Moyen-Orient et les perturbations des flux pétroliers.

Alejandro Betancourt, un intermédiaire clé

Les négociations mettent également en lumière le rôle d’Alejandro Betancourt, homme d’affaires vénézuélien devenu un intermédiaire important entre les milieux d’affaires américains et les nouvelles autorités de Caracas.

Fondateur de Derwick Associates, Betancourt s’est progressivement imposé comme une figure centrale dans les discussions visant à attirer les investisseurs étrangers dans le secteur énergétique vénézuélien. Il dirige également North American Blue Energy Partners, présenté comme l’un des principaux producteurs pétroliers indépendants du pays.

Son rôle n’est toutefois pas exempt de controverses. L’homme d’affaires a fait l’objet d’enquêtes en Europe portant notamment sur des soupçons liés à des contrats énergétiques. Sa proximité avec les nouvelles autorités et son implication dans les négociations pétrolières suscitent donc des interrogations dans certains milieux politiques et économiques.

Vers un nouveau paysage pétrolier au Venezuela ?

La conclusion d’un accord de grande ampleur pourrait accélérer la transformation du secteur pétrolier vénézuélien et renforcer considérablement la présence américaine dans le pays. Mais plusieurs obstacles demeurent, notamment juridiques et politiques. La législation vénézuélienne encadre strictement la propriété et l’exploitation des ressources pétrolières, tandis que la légitimité des nouvelles autorités de Caracas reste un sujet sensible.

Dans cet ordre d’idées, le Venezuela envisagerait désormais de quitter l’OPEP, une décision qui constituerait un tournant majeur pour un pays membre fondateur du cartel depuis 1960. Une telle évolution pourrait faciliter l’augmentation de la production vénézuélienne sans les contraintes liées aux quotas de l’organisation.

Si les négociations aboutissent, Washington pourrait ainsi obtenir bien davantage qu’un simple contrat pétrolier : un accès durable à une partie des ressources énergétiques parmi les plus importantes de la planète, tout en consolidant son influence stratégique sur le Venezuela.

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USA-Canada: ces mots qui tuent !

Donald Trump persiste et signe. En plein bras de fer commercial avec le Canada, le président américain signe un décret rebaptisant le lac Ontario « lac d’Amérique ». Si cette décision est symbolique, elle n’en heurte pas moins profondément les sensibilités canadiennes. 

 

La proximité géographique peut-elle se transformer en une véritable malédiction ? « On ne choisit pas ses voisins », lançait, avec un fatalisme teinté d’ironie, feu Hédi Nouira, Premier ministre tunisien sous Habib Bourguiba, face aux provocations à répétition et aux crises diplomatiques que le turbulent Mouammar Kadhafi infligeait à la Tunisie au début des années 1980. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, aurait sans doute pu méditer cette vieille maxime après une nouvelle initiative de Donald Trump, lequel a décidé de rebaptiser le lac situé à la frontière américano-canadienne. Une décision qui s’inscrit dans une série de gestes symboliques et de provocations diplomatiques du président américain, dont le décret signé le 20 janvier 2025, jour de son retour à la Maison-Blanche, ordonnant de remplacer officiellement le nom de « golfe du Mexique » par celui de « golfe d’Amérique ».

« A un dollar près »

Cette nouvelle offensive du président états-unien contre le Canada, qu’il accuse de « dépouiller » les Etats-Unis, risque de doucher l’espoir, exprimé jeudi 27 août par Ottawa, d’une reprise des discussions commerciales. « Les Canadiens nous ont très mal traités. Ce sont des gens méchants », a déclaré le président américain.

Les deux pays, pour l’heure, se rendent coup pour coup en matière de taxes douanières. Le Canada a riposté à de nouveaux droits de douane américains entrés en vigueur samedi avec une série de surtaxes visant certains produits, après la rupture de négociations commerciales entre les deux pays. Ces mesures seront effectives le 8 septembre.

Mais attention. Un décret présidentiel de ce type n’a d’autorité qu’à l’intérieur des Etats-Unis et n’engage ni les autres pays ni les organismes internationaux. En effet, après le décret similaire signé par Donald Trump en janvier 2025 renommant le golfe du Mexique, l’agence de presse américaine Associated Press avait refusé d’adopter cette nouvelle appellation dans ses dépêches, ce qui lui avait valu d’être temporairement exclue d’événements à la Maison Blanche – une décision jugée anticonstitutionnelle par la justice américaine en avril 2025.

Provocation gratuite

Ainsi, dans son nouveau « trip » consistant à redessiner les cartes du monde au gré de ses lubies, et alors même qu’il mène une guerre commerciale contre son voisin du nord, Donald Trump a … ordonné, selon ses propres termes, de changer « immédiatement » le nom du lac Ontario en « lac d’Amérique ».

Une nouvelle provocation qui, comme souvent avec le président américain, ne s’est pas limitée au texte du décret. Dans une mise en scène où la provocation rivalise avec le mauvais goût, Trump a fait installer dans le Bureau ovale une carte affichant le nouveau nom de cette étendue d’eau, l’un des Grands Lacs d’Amérique du Nord. Et, histoire de bien faire passer le message, le très controversé « lac d’Amérique » y apparaissait en grosses lettres rouges. Difficile de faire plus théâtral et plus provocateur à l’égard du voisin canadien.

Et d’enfoncer le clou, le décret publié par la Maison-Blanche affirme que « les États-Unis sont le premier protecteur des Grands Lacs ». Le texte va jusqu’à souligner que Washington « revendique la plus grande partie du volume du lac », au motif que ses zones les plus profondes se trouvent du côté américain.

Une formulation pour le moins provocatrice lorsqu’on sait que le lac Ontario est une étendue d’eau transfrontalière, gérée conjointement par les États-Unis et le Canada. Derrière ce changement de nom hautement symbolique se dessine ainsi une nouvelle démonstration de la méthode Trump, soit  transformer jusqu’aux toponymes en instruments de puissance et de rapport de force.

Une leçon d’histoire

Réaction immédiate de l’altier Premier ministre canadien, l’homme qui a su dire non à son puissant voisin : « Nous savons que les États-Unis sont en train de changer. Leurs relations commerciales, leur politique étrangère, leurs monuments nationaux, leurs hydronymes » mais « les Canadiennes et les Canadiens savent aussi qu’il faut appeler les choses par leur nom, et ce lac se nomme Lac Ontario, aujourd’hui et pour toujours », a-t-il écrit en français sur son compte X.

Et de rappeler implacablement  qu’« Ontario », également le nom d’une province canadienne, venait d’un mot huron, « Ontari’io », qui signifie « le lac est beau, le lac est grand ». Ce nom remonte « à plus de 400 ans, bien avant la Confédération canadienne et la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique ».

Pour sa part, le grand chef du pays wendat, Pierre Picard, s’est dit indigné et choqué par la décision de Donald Trump, qu’il accuse de « tenter d’effacer notre histoire ». « Je veux lui dire (au président américain, NDLR) qu’il est inacceptable pour nous, en tant que pays, d’avoir un président capable d’effacer notre histoire, notre culture et notre identité. Je ne pense pas que quiconque soit en mesure de faire changer d’avis Trump, mais pour nous, il est important que, en tant que grand chef, je fasse entendre notre voix aux États-Unis et que je leur fasse savoir que nous sommes profondément mécontents de cette décision », a-t-il martelé.

M. Picard a ajouté qu’il espérait que les entreprises de cartographie ne se plieraient pas au changement de nom unilatéral imposé par le président américain et que Mark Carney lui avait indiqué que le Canada ne le ferait pas non plus.

Pour rappel, les Wendats occupaient une partie de la vallée du Saint-Laurent jusqu’aux Grands Lacs, cette région étant riche en routes commerciales tant avant qu’après le contact avec les Européens. Ils ont baptisé le lac « Ontari : io ».

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