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Dialogue social en panne : l’UGTT Sfax accuse !

L’Union régionale du travail de Sfax, structure affiliée à l’Union générale tunisienne du travail, a publié, mercredi 26 août 2026, un communiqué sévère à l’égard du gouvernement, qu’elle qualifie de « système du 25 juillet » et dont elle critique la gestion socio-économique. Signé par le secrétaire général régional, Mohamed Abbas, le texte appelle au rétablissement du dialogue social.

Une telle déclaration, en raison de sa portée nationale, relève en principe du bureau exécutif de la centrale syndicale plutôt que d’une structure régionale.

Le communiqué détaille plusieurs difficultés concrètes : coupures répétées d’eau et d’électricité, inflation, pénuries de produits de première nécessité, et absence de régulation face à la spéculation et aux monopoles. Il alerte également sur le désespoir croissant de la jeunesse, que le blocage des perspectives pousse, selon lui, vers l’émigration irrégulière, citant à cet égard les drames survenus à Ben Guerdane et à Zarzis.

Sur le plan politique, l’organisation dénonce une gestion unilatérale et l’absence de concertation avec l’UGTT. Elle reproche aussi au gouvernement de recourir régulièrement à la rhétorique du complot et aux accusations de trahison pour justifier les problèmes économiques du pays, une approche qu’elle juge populiste, qui cache mal la réalité des crises…

Le bureau régional de Sfax réaffirme sa détermination à assumer ses responsabilités syndicales dans le contexte actuel, prévenant qu’il refusera que la population supporte seule les conséquences de la crise économique et de l’impasse politique.

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Tunisie – Un vaste mouvement de promotion de magistrats

Un vaste mouvement de promotion concerne les magistrats de l’ordre judiciaire. Au total, 127 magistrats accèdent à un grade supérieur, en vertu du décret n°2026-209 du 21 août 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) n° 85, paru mercredi 26 août 2026. Ces promotions prendront effet à compter du 16 septembre 2026.

Le décret porte sur deux catégories de magistrats : 54 magistrats sont promus du deuxième au troisième grade, tandis que 73 passent du premier au deuxième grade.

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Coupures d’eau et d’électricité : le président Saïed évoque une opération de déstabilisation

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, mercredi, au palais de Carthage, une réunion à laquelle ont pris part la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Équipement et de l’habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari et le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh.

La réunion s’est déroulée également en présence des PDG de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

D’emblée, le chef de l’État a abordé le phénomène des coupures d’eau et d’électricité qui frappent actuellement  plusieurs régions du pays, soulignant suivre la situation en continu et saluant les efforts déployés par les agents de ces deux entreprises, lit-on dans un communiqué de la présidence de la République.

Il a dans ce contexte refusé de considérer la récurrence des incidents survenus récemment dans plusieurs secteurs et régions comme étant de « simples faits isolés ».

Il a à ce propos révélé que les enquêtes ont établi que les coupures d’eau et d’électricité dans de plusieurs régions du pays n’étaient pas le résultat de « pannes ordinaires », mais plutôt « d’actes de sabotage délibérément planifiés » dans le dessein d’attiser les tensions, de propager mensonges et rumeurs, et de priver les citoyens de leur droit à accéder aux services les plus élémentaires.

Par ailleurs, le chef de l’État a affirmé que « les ennemis de la patrie et leurs alliés sont désormais démasqués », soulignant que que tant que le front intérieur demeure compact et que la conscience citoyenne reste élevée malgré toutes les tentatives de déstabilisation, « ces plans criminels seront voués à l’échec, quelle qu’en soit l’origine ».

Tout en rappelant que « le peuple tunisien n’a plus besoin aujourd’hui de « simples communiqués » mais plutôt « d’actes », le chef de l’Etat a estimé qu’il y a des moments dans la vie des nations et des peuples où il est plus que jamais nécessaire de faire le tri.

Ces moments, a-t-il conclu, sont décisifs et  « fondateurs d’une histoire nouvelle ».

 

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Eau minérale : la demande explose de 30 %, les producteurs tourneraient à plein régime

La Chambre syndicale nationale des fabricants de boissons non alcoolisées assure que la capacité de production nationale est actuellement mobilisée au maximum afin de répondre aux besoins du marché et de rétablir un rythme d’approvisionnement normal dans les meilleurs délais.

Dans un communiqué publié mercredi, la Chambre a précisé que le suivi de la situation est assuré de manière continue, à travers des réunions régulières avec le ministère du Commerce et du Développement des exportations ainsi que l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie. L’objectif est de suivre les niveaux de production et les quantités disponibles et d’orienter la distribution en fonction des besoins des différentes régions du pays.

Cette coordination, menée sous le suivi des directions régionales du commerce, vise à assurer le meilleur équilibre possible dans la répartition des volumes disponibles entre les différentes régions de la Tunisie.

Une demande en hausse de 30 %

Selon la Chambre, les difficultés ponctuelles d’approvisionnement s’expliquent principalement par la progression exceptionnelle de la demande durant cette saison estivale. Celle-ci a atteint près de 30 % au-dessus des niveaux habituels, sous l’effet des vagues de chaleur intense qui ont touché le pays.

À cette pression sur la demande se sont ajoutées les coupures répétées d’électricité enregistrées dans plusieurs régions. Ces interruptions ont entraîné l’arrêt temporaire de plusieurs unités de production d’eau minérale, pendant des périodes variables, affectant ainsi le rythme de production et, par conséquent, celui de l’approvisionnement du marché.

La Chambre souligne également que la conjugaison de ces facteurs a conduit à l’épuisement du stock stratégique constitué durant l’hiver. Ce stock avait précisément été préparé afin de couvrir l’écart entre la capacité de production nationale et l’augmentation attendue de la consommation pendant la période estivale.

Les producteurs démentent toute rétention à des fins spéculatives

Face aux informations relayées sur certaines pages et réseaux sociaux faisant état d’une rétention volontaire des eaux minérales par les producteurs ou de la constitution de stocks à des fins spéculatives, la Chambre syndicale dément catégoriquement ces accusations.

Elle affirme que l’ensemble des entreprises relevant de sa compétence fonctionne à pleine capacité, avec pour priorité d’assurer la continuité de l’approvisionnement et de répondre, dans la mesure du possible, aux besoins des consommateurs dans les différentes régions du pays.

La Chambre estime par ailleurs que le stockage d’eau minérale à des fins spéculatives ne présente pas de logique économique dans le contexte actuel. Les tensions observées sont, selon elle, de nature conjoncturelle et principalement liées au pic de consommation enregistré durant l’été.

Un retour progressif à la normale attendu

La demande devrait progressivement diminuer au cours de la prochaine période avec la baisse des températures. Selon la Chambre, les quantités disponibles devraient alors dépasser les besoins du marché, ce qui rendrait économiquement peu pertinent le recours à des stocks spéculatifs dans la situation actuelle.

La Chambre syndicale appelle enfin les consommateurs à privilégier les informations provenant des sources officielles et à éviter de relayer des informations imprécises susceptibles d’alimenter les inquiétudes. Elle met notamment en garde contre les achats de volumes supérieurs aux besoins réels, qui pourraient accentuer davantage la pression conjoncturelle exercée sur le marché de l’eau minérale embouteillée.

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Rentrée scolaire : le plus dur commence pour le CSEE 

Par Kamel ZAIEM

 

Avec les dernières plaintes de la Fédération de l’enseignement secondaire, on peut dire que le travail de terrain commence, déjà, pour le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement et que le Chef de l’Etat, Kaïs Saïed, avait raison d’accélérer la mise en place d’une telle structure qui aura à résoudre, sans se substituer au ministère de l’Education, de tels problèmes sans attendre, à chaque fois, le début de l’année scolaire pour agir.

 

On s’y attendait un peu et ce qui s’est passé, à trois semaines de la rentrée scolaire, était prévisible. En effet, le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Mohamed Safi, a dénoncé l’exclusion de la partie syndicale par le ministère de l’Éducation des préparatifs de la prochaine rentrée scolaire, estimant que «le ministère conduit cette rentrée vers une impasse», selon ses termes.

Mohamed Safi a indiqué que le manque potentiel d’enseignants et de personnel éducatif ne concerne pas uniquement les enseignants, mais l’ensemble des corps éducatifs, notamment le primaire, le secondaire, les surveillants et le personnel administratif.

Il a rappelé que le dernier chiffre communiqué par le ministère de l’Éducation, lorsqu’il était encore en concertation avec les structures syndicales, faisait état d’un déficit de 5.000 agents.

«Même en l’absence de chiffres sur le déficit potentiel pour la prochaine rentrée, plusieurs indicateurs confirment l’existence de ce manque», a-t-il affirmé. Il a notamment cité la surcharge des classes, avec plus de 40 élèves par classe dans certains cas, ainsi que la possibilité de voir des enseignants affectés à plusieurs établissements et l’augmentation du nombre d’heures de travail.

A vrai dire, une telle situation, si elle est confirmée, ne peut pas aider à développer la qualité de l’enseignement, aussi bien pour le primaire que pour le secondaire, et des solutions doivent être trouvées pour permettre une année scolaire réussie et enrichissante.

 

Pour le ministère, tout va bien…

Face à ces déclarations peu rassurantes, nous avons attendu la réponse du ministère de tutelle et sa réaction n’a pas trop tardé. Lors d’une intervention médiatique, le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, avait assuré que les préparatifs de l’année scolaire 2026-2027 avançaient à un rythme soutenu afin de garantir une rentrée régulière, sans postes vacants dans les corps éducatifs, avec des infrastructures prêtes et des manuels scolaires disponibles dans les délais.

Le ministre avait souligné que le dossier des ressources humaines faisait l’objet d’une attention particulière, affirmant la volonté de couvrir l’ensemble des besoins en personnel enseignant, administratif et d’encadrement.

Le gouvernement travaille également depuis plusieurs mois à finaliser les préparatifs nécessaires afin d’éviter tout déficit susceptible d’affecter le déroulement normal des cours ou la qualité de l’enseignement, selon le ministère.

Il faut également rappeler que la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé vendredi 14 août un Conseil ministériel restreint consacré aux préparatifs de la rentrée scolaire, universitaire et de la formation professionnelle 2026-2027.

La réunion a porté notamment sur la préparation des différents secteurs concernés et sur les mesures à prendre pour assurer une rentrée réussie. La Cheffe du gouvernement a appelé à réduire la surcharge des classes, améliorer la répartition des élèves et renforcer les extensions et créations d’établissements nécessaires, afin d’améliorer les conditions d’enseignement et de parvenir à un meilleur équilibre entre les établissements éducatifs.

 

Eviter les problèmes de l’année passée

Certes, il est bon de constater que la Cheffe du gouvernement, en anticipant l’organisation d’une telle réunion, a bien fait pour éloigner d’éventuelles mauvaises surprises, mais il faut également rappeler que de tels problèmes  étaient d’actualité il y a exactement une année, aussi bien pour l’enseignement secondaire que pour celui du primaire.

L’année passée, le constat était peu rassurant, un mois après la rentrée. Plusieurs écoles primaires des différentes régions du pays enregistraient un manque d’enseignants, soulevant l’indignation des parents d’élèves. Les postes vacants se comptaient par milliers, selon le syndicat de l’enseignement primaire (près de 10 mille !) alors que la commission tripartite (UGTT-ministère de l’Education et l’Institut Arabe des Droits de l’Homme) chargée du dialogue sur la réforme du système éducatif n’a pas encore tranché sur la question de la sixième année.

On se rappelle même les appels des parents d’élèves de différentes écoles du Grand Tunis qui dénonçaient le manque d’enseignants qui perdurait depuis presque un mois, surtout pour les classes de la sixième année.

De même, dans plusieurs écoles, les emplois du temps n’étaient pas encore définitifs et changeaient d’une semaine à l’autre alors que le changement des enseignants et de leurs exigences en matière de fournitures scolaires était aussi monnaie courante, selon les élèves.

C’est dire que la persistance de ces problèmes n’a plus sa raison d’être puisque la réunion présidée par la Cheffe du gouvernement aurait touché à tous ces détails pour tout remettre en place avant les trois coups de la rentrée scolaire.

 

Que peut faire le CSEE ?

Le communiqué de la Fédération de l’enseignement secondaire et la réponse du ministère de l’Education confirment que le problème doit être réglé, logiquement, entre ces deux structures, sans avoir besoin d’autres intermédiaires. Or, lorsqu’il s’agit de postes vacants d’enseignants, de classes chargées ou de programmes remodelés au gré d’un enseignant ou d’un autre, l’avis du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement serait très utile, surtout pour définir, de manière générale, certaines règles sans entrer dans les détails. Il sert également à être un partenaire très utile en matière de consultation et de concertation pour débloquer certaines situations complexes entre le ministère de tutelle et les syndicats de l’enseignement.

C’est ce qui nous ramène à certaines interrogations posées par des experts en la matière qui se demandaient si le Conseil va superviser la réforme à venir par l’intermédiaire de ses commissions spécialisées et de ses séances plénières, ou s’il va se contenter de donner son avis sur les résultats du travail d’autres parties au sein des ministères concernés ou des organismes politiques, syndicaux, académiques ou autres.

La présence du CSEE dans les divers points de discorde entre les autres parties concernées vient d’ailleurs d’être rappelée par certains parlementaires qui ont discuté d’un projet de loi portant sur la réduction du temps scolaire pour le cycle primaire. Un projet qui a été officiellement présenté et qui s’inscrit dans une vision globale de développement des ressources humaines en Tunisie, d’où l’importance de la participation des hautes instances. 

Lors de la même réunion, un autre député a assuré qu’une nouvelle vision est en cours d’élaboration, ajoutant que l’allègement des contenus pédagogiques constitue également une priorité du Conseil supérieur de l’éducation et de l’Enseignement. 

Aujourd’hui, en matière d’enseignement, la Tunisie ne doit plus se heurter à de telles difficultés. Avec la présence de hautes compétences au ministère et la contribution du CSEE, le moment est venu pour passer la vitesse supérieure. Toutefois, ce qui a été révélé par le syndicat de l’enseignement secondaire concernant la non-implication des syndicats dans les préparatifs de la prochaine rentrée scolaire est assez inquiétant car le ministère doit impliquer toutes les parties prenantes pour pouvoir prendre les décisions qui s’imposent et qui ne posent de problèmes à aucune des parties, et pour assurer des relations solides de partenariat afin d’éviter les tensions et les éventuelles mauvaises surprises, d’autant plus que la concertation a toujours été un outil précieux pour garantir les meilleures conditions de réussite pour l’année scolaire.

Et si certains pensent que les problèmes relevés par le syndicat ne dépassent pas le cadre des consultations entre la partie syndicale et le ministère, nous estimons que l’intervention du CSEE, surtout lorsque le dialogue se trouve bloqué, est à apprécier pour débloquer la situation, sans que le Conseil se substitue à aucune des parties en présence. Et c’est pour cette raison que nous pensons que le rôle du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, tel que préconisé par le Chef de l’Etat, ne se limite pas au travail académique et doit toucher à tout ce qui met en place un enseignement de haut niveau dans des conditions satisfaisantes pour toutes les parties concernées.

 

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Coupures d’eau et d’électricité : sabotage ou vétusté des équipements ?

Ils étaient cinq autour du président de la République, Kaïs Saïed, mercredi 26 août, pour évoquer « les coupures d’eau et d’électricité qui touchent plusieurs régions du pays depuis plusieurs semaines ». Ils, ce sont la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre chargé de l’Énergie Salah Zouari, le ministre de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, Ezzeddine Ben Cheikh, ainsi que les dirigeants généraux de la STEG et de la SONEDE.

À cette occasion, le chef de l’État a, une fois de plus, a estimé que ces coupures sont essentiellement dues à « un complot » et non d’une défaillance structurelle. En effet, un communiqué de la présidence indique que des « enquêtes » ont établi que ces coupures ne relèvent pas de « simples pannes » mais d’« actes de sabotage délibérément planifiés ». Aucun élément concret : ni auteur identifié, ni mode opératoire, ni preuve matérielle, n’a toutefois été rendu public pour étayer cette affirmation. Le schéma rhétorique est désormais familier : un problème concret et documenté (vétusté des réseaux, sous-investissement chronique dans la STEG et la SONEDE, stress hydrique) est requalifié en menace occulte orchestrée par des « ennemis de la patrie et leurs alliés », sans que ces derniers ne soient jamais nommés.

Ceci étant, et compte tenu des conséquences de ces manquements sur l’économie et les gens, le président de la République a affirmé que « le peuple tunisien n’a plus besoin de simples communiqués » mais « d’actes »…

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