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Zone euro : les marchés misent sur une hausse des taux de la BCE

Les marchés considèrent désormais comme quasiment acquise une hausse des taux de la BCE le 10 septembre 2026. Selon les instruments suivis par LSEG et l’ECB Watch Tool, la probabilité d’un relèvement du taux de dépôt de 2,25 % à 2,50 % atteint 95 à 97 %.

Les anticipations des marchés se sont nettement durcies ces derniers jours. LSEG a évalué, mercredi 26 août, à environ 95 % la probabilité d’une hausse lors de la réunion du 10 septembre. Les contrats de marché intègrent désormais entre 41 et 45 points de base de resserrement monétaire d’ici la fin de l’année, soit davantage que la seule hausse attendue en septembre.

L’ECB Watch Tool donne même une probabilité de 97 % pour un taux de dépôt à 2,50 % en septembre, contre seulement 3 % pour son maintien à 2,25 %. Pour la réunion du 29 octobre, le scénario central reste celui d’un taux à 2,50 %, avec une probabilité de 76,3 %. La probabilité d’un passage à 2,75 % atteint toutefois 21,3 %.

La situation change sensiblement pour la réunion du 17 décembre. Le taux de 2,75 % devient alors le scénario le plus probable, avec une probabilité de 54,3 %, contre 31,9 % pour un maintien à 2,50 %. Les marchés attribuent même une probabilité de 12,8 % à un taux de 3 %.

Au total, la probabilité que le taux de dépôt atteigne au moins 2,75 % d’ici décembre est évaluée à 67,1 %. Autrement dit, les marchés donnent désormais environ deux chances sur trois à au moins deux hausses de 0,25 point cette année.

L’inflation reste au cœur des anticipations

Ce changement de perspective intervient alors que les pressions inflationnistes persistent dans la zone euro, notamment sous l’effet des tensions sur l’énergie. La BCE doit ainsi arbitrer entre le risque de maintenir une inflation trop élevée et celui de peser davantage sur une économie européenne encore fragile.

Les marchés surveillent donc étroitement les prochains indicateurs de prix ainsi que les déclarations des responsables de la BCE.

Après avoir longtemps privilégié l’assouplissement monétaire, la BCE semble désormais confrontée à un environnement qui pourrait l’obliger à resserrer à nouveau sa politique. Pour les marchés, le scénario d’une fin d’année à 2,75 % prend progressivement le dessus.

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USA-Canada : la guerre commerciale renchérit le quotidien du consommateur

La guerre commerciale entre Washington et Ottawa commence à toucher directement les consommateurs. Depuis l’entrée en vigueur de droits de douane américains pouvant atteindre 50 % sur des exportations canadiennes, le bois, le papier, les produits alimentaires et jusqu’au papier toilette sont menacés de renchérissement.

Les tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada ne concernent plus seulement les grandes industries. Elles commencent à se traduire par une hausse potentielle du prix de produits courants utilisés quotidiennement par les ménages.

Parmi les secteurs exposés figurent notamment le papier, le bois, les produits alimentaires, les produits laitiers, le textile et l’ameublement. Le papier toilette et les mouchoirs pourraient eux aussi subir les conséquences de la hausse des coûts d’importation.

Le secteur du papier est particulièrement vulnérable. Les États-Unis dépendent fortement des approvisionnements canadiens en bois et en produits papetiers. L’application de droits de douane augmente donc directement le coût d’une partie des matières premières et des produits finis…

Ainsi, Washington applique depuis le 22 août des droits de douane de 50 % sur de nombreux produits canadiens entrant aux États-Unis. Ottawa prépare de son côté une riposte commerciale, ce qui fait craindre une escalade entre les deux partenaires historiques, selon un rapport du Journal de Montréal publié le 26 août.

Le risque dépasse largement les échanges bilatéraux. Les chaînes d’approvisionnement nord-américaines sont profondément intégrées, notamment dans l’automobile, l’agroalimentaire, le bois et les industries manufacturières.

Une multiplication des barrières douanières peut donc entraîner une hausse des coûts à plusieurs étapes de la production, avant d’atteindre finalement les consommateurs.

Un risque inflationniste

Cette nouvelle phase de la confrontation commerciale intervient alors que les ménages américains restent sensibles à l’évolution des prix. L’enjeu pour Washington est désormais de protéger les producteurs américains sans provoquer une accélération de l’inflation. Or, lorsque les entreprises importatrices répercutent les droits de douane sur leurs prix de vente, la politique commerciale devient directement une question de pouvoir d’achat.

Le papier toilette constitue à cet égard un symbole particulièrement parlant : une mesure conçue pour protéger l’industrie nationale peut finir par augmenter le coût de produits aussi ordinaires que ceux utilisés chaque jour dans les foyers.

La guerre commerciale entre Washington et Ottawa entre ainsi dans une nouvelle phase : après les industries et les chaînes d’approvisionnement, ce sont désormais les produits du quotidien et le portefeuille des ménages qui se retrouvent en première ligne.

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Allemagne-Chine : Berlin durcit le ton pour protéger son industrie

Le chancelier allemand Friedrich Merz annonce un durcissement possible de la position de Berlin envers la Chine, alors que les déséquilibres commerciaux entre les deux pays alimentent les inquiétudes sur la compétitivité de l’industrie allemande.

Après avoir longtemps privilégié le dialogue avec Pékin, Berlin adopte un ton plus ferme. Friedrich Merz a demandé à ses ministres de préparer des propositions destinées à répondre aux déséquilibres commerciaux entre l’Union européenne et la Chine d’une façon générale.

Le changement de position et de ton intervient alors que l’industrie allemande traverse une période difficile, marquée par une croissance faible, des coûts énergétiques élevés et une concurrence chinoise de plus en plus forte dans plusieurs secteurs stratégiques.

La progression des exportations chinoises vers l’Europe exerce une pression particulière sur les industriels allemands, notamment dans l’automobile, les équipements industriels et les technologies vertes.

Pour Berlin, le problème n’est plus seulement commercial. Il touche désormais directement la capacité de l’industrie européenne à rester compétitive sur ses propres marchés.

Cette évolution marque un changement par rapport à la ligne défendue par Merz lors de sa visite à Pékin en février. Le chancelier avait alors insisté sur le partenariat et le dialogue, tout en reconnaissant que l’aggravation du déficit commercial allemand avec la Chine n’était « pas saine ».

Merz vise désormais une croissance d’au moins 1 % en 2027, après plusieurs années de faibles performances. Le gouvernement compte notamment sur les investissements publics dans les infrastructures et sur des réformes favorables aux entreprises.

Environ 50 milliards d’euros ont déjà été affectés à des projets dans le cadre d’un fonds d’infrastructures de 500 milliards d’euros étalé sur douze ans. Selon le ministre des Finances, Lars Klingbeil, cet effort d’investissement contribue actuellement de manière décisive à soutenir l’activité.

Une nouvelle politique industrielle

Le virage allemand traduit une prise de conscience plus large en Europe : l’ouverture commerciale ne suffit plus lorsque les écarts de coûts et de compétitivité deviennent trop importants. Berlin cherche désormais à combiner réformes internes, investissements publics et défense des intérêts industriels européens.

Le changement de ton ne signifie toutefois pas une rupture avec la Chine. Pour l’économie allemande, Pékin demeure un marché majeur et un partenaire commercial incontournable. Le défi pour Friedrich Merz est donc de trouver un équilibre entre la protection de l’industrie européenne et le maintien d’une relation économique avec la Chine dont l’Allemagne reste fortement dépendante.

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Vient de paraître : Tangier Tangerine, le Tanger intime d’un jeune auteur

À 25 ans, le jeune écrivain tangérois Souleiman Berrada porte sur sa ville un regard à la fois intime et neuf. Publié par les éditions françaises Assouline, Tangier Tangerine rassemble photographies et illustrations pour raconter une cité plurielle, entre mémoire,…

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Géopolitique de la mer Rouge: un corridor mondial sous haute tension

La mer Rouge et le canal de Suez forment un axe vital reliant l’Asie, l’Europe et l’Afrique, par lequel transite environ 12% du commerce maritime mondial, dont une part importante d’hydrocarbures et de conteneurs.

Depuis fin 2023, les attaques au large du détroit de Bab el-Mandeb ont transformé ce passage en point de friction majeur, poussant de nombreux armateurs à contourner l’Afrique via le cap de Bonne-Espérance, avec des délais allongés et des coûts supplémentaires (carburant, assurances)
En 2026, malgré des accalmies ponctuelles et des reprises partielles du trafic, la situation reste volatile : les volumes transitant par Suez demeurent nettement inférieurs aux niveaux d’avant-crise, tandis que la route du cap de Bonne-Espérance a enregistré des records de tonnage. Cette dynamique illustre comment les voies maritimes sont devenues des leviers de puissance, où se croisent conflits locaux (Yémen, Israël–Hamas, Iran) et intérêts globaux (énergie, commerce, assurances)

Le forum intitulé “Mer Rouge–Suez : un corridor mondial sous tension. organisé par l’ADICO et l’Union arabe des médias et de la culture, sous la présidence de la professeure Hanane Youssef, décrypte les enjeux de contrôle de cette route stratégique. Entre détours par le cap de Bonne-Espérance, surcoûts logistiques et rivalités géopolitiques, la question « Qui contrôle la route du monde ? » renvoie à l’avenir du canal de Suez et à la résilience des chaînes d’approvisionnement mondiales.

L’objectif de ce forum vise à offrir une lecture intégrée politique, stratégique et économique de ces dynamiques, en réunissant des experts capables d’analyser les impacts des crises régionales sur le commerce et la navigation, et d’anticiper l’évolution du rôle de la mer Rouge et du canal de Suez dans un ordre international en mutation.

 

Ce qu’il faut savoir:

Selon les données de l’Ecofin, il y a quelques jours de cela, le canal de Suez améliore progressivement son trafic et ses recettes en 2026 (1,26 Md$ au T2, +13%), mais reste 41% en dessous des niveaux d’avant-crise. La reprise est portée par les pétroliers (+22,3% sur un an) et le retour partiel des porte-conteneurs (Maersk : +30% de volumes sur Suez). Toutefois, la résurgence de la piraterie somalienne (13 incidents en sept mois, dont le détournement du Sibu 1 le 20 août) et les tensions régionales (guerre impliquant l’Iran, perturbations d’Ormuz) maintiennent une forte incertitude. tout cela nous amène à dire que les voies maritimes sont des leviers de puissance : leur contrôle ou leur perturbation influence directement la sécurité nationale et l’économie mondiale. Cela signifie que l’avenir du canal de Suez dépend de la stabilisation sécuritaire autant que des stratégies des armateurs, des États riverains et des grandes puissances maritimes.

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Algérie : Au moins 12 morts dans les incendies qui ravagent le nord du pays

Au moins 12 personnes ont péri dans les incendies de forêt qui ravagent depuis mercredi plusieurs régions du nord de l’Algérie, notamment les wilayas de Jijel, Béjaïa et Tizi Ouzou. Le bilan, communiqué par le ministre de l’Intérieur Saïd Sayoud, fait état de cinq morts à Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi Ouzou, tandis que des dizaines de personnes ont été blessées et que plusieurs familles ont dû être évacuées. Les opérations de lutte contre les incendies se poursuivent dans plusieurs wilayas du pays.

Douze morts dans trois wilayas

Le ministre algérien de l’Intérieur, Saïd Sayoud, a annoncé mercredi soir un bilan de 12 décès liés aux incendies.

Selon les données rapportées par Reuters et les médias algériens, cinq personnes sont mortes dans la wilaya de Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi Ouzou.

À Béjaïa, la situation est particulièrement préoccupante. Le ministre a fait état de 54 personnes souffrant de brûlures, dont six dans un état grave, prises en charge à l’hôpital de Souk El Tenine.

À Tizi Ouzou, trois femmes d’une même famille auraient péri à Boghni, victimes de l’inhalation de fumées, selon des médias locaux.

Des habitants évacués face à la progression des flammes

Les incendies ont également contraint plusieurs familles à quitter leurs logements dans les régions de Béjaïa et de Jijel.

Des images diffusées par des médias locaux montrent des habitants fuyant des zones menacées par les flammes et la fumée. À Jijel, plusieurs secteurs ont été touchés, notamment Ouled Yahia Khedrouche, Texenna, Ziama Mansouriah, Sidi Maarouf, Bordj Tahar et Chekfa.

La progression des feux a également entraîné la fermeture de plusieurs axes routiers dans l’est du pays. La Gendarmerie nationale a notamment signalé des coupures de routes à proximité de Béjaïa, Jijel et Sétif et appelé les automobilistes à éviter les secteurs concernés.

69 incendies encore actifs

L’ampleur du dispositif de secours reste considérable. Selon un bilan de la Protection civile établi mercredi à 20h, 159 incendies de couvert végétal avaient été recensés à travers plusieurs wilayas. Parmi eux, 90 avaient été éteints tandis que 69 étaient encore en cours.

Béjaïa comptait alors le plus grand nombre de foyers encore actifs, avec 18 incendies, devant Skikda avec 13, Tizi Ouzou avec 12 et Jijel avec sept. Des foyers étaient également signalés dans plusieurs autres wilayas, dont El Tarf, Mila, Annaba, Guelma, Constantine, Sétif et Boumerdès.

La Protection civile a déployé d’importants moyens pour contenir les flammes, alors que les vents violents compliquent les opérations d’extinction.

Les interventions se poursuivent dans plusieurs wilayas, alors que les autorités doivent également assurer la sécurité des populations menacées et l’évacuation des secteurs les plus exposés.

Ces incendies interviennent dans un contexte de fortes chaleurs et de sécheresse qui favorisent la propagation des feux dans le nord de l’Algérie. Le pays avait déjà connu plusieurs épisodes meurtriers au cours des dernières années, notamment à Béjaïa en 2023.

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Iran : Pezechkian défie Washington face aux nouvelles sanctions

Le président iranien, Massoud Pezechkian, affirme que les nouvelles mesures économiques américaines ne permettraient pas à Washington d’obtenir de résultats contre l’Iran. Cette déclaration intervient deux jours après l’annonce par le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, d’un plan destiné à accentuer la pression économique sur Téhéran et à « provoquer son asphyxie économique ».

Mercredi 26 août 2026, Massoud Pezechkian a assuré que les États-Unis n’obtiendraient « rien » de leur nouvelle campagne de pression économique, estimant que les précédentes mesures n’avaient pas davantage permis de modifier la position iranienne. Téhéran continuera à résister aux sanctions tout en maintenant officiellement sa préférence pour le dialogue et la négociation afin de résoudre les différends, a-t-il ajouté.

A rappeler que lundi 24 août, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a annoncé la mise en place d’un nouveau dispositif visant à réduire les ressources économiques de l’Iran. Washington entend également exercer une pression sur les pays et acteurs économiques qui continueraient à commercer avec Téhéran. Cette stratégie vise notamment les revenus et les réseaux commerciaux permettant à l’Iran de maintenir ses échanges malgré les sanctions américaines…

Cette position intervient alors que les relations entre Washington et Téhéran restent fortement tendues après le conflit et les nouvelles mesures américaines visant l’économie iranienne.

Parallèlement, l’armée iranienne affirme avoir réparé les systèmes d’armement endommagés pendant la guerre et avoir introduit de nouveaux équipements dans le pays.

Ceci étant, l’économie iranienne reste confrontée à de lourdes contraintes : sanctions, difficultés d’accès aux marchés internationaux, pression sur les recettes pétrolières et affaiblissement de la monnaie. Pour Washington, l’objectif est de réduire davantage les marges de manœuvre financières de Téhéran. Pour les autorités iraniennes, l’enjeu est au contraire de démontrer que l’économie nationale peut continuer à fonctionner malgré l’isolement.

Le bras de fer entre Washington et Téhéran entre ainsi dans une nouvelle phase : les États-Unis misent sur l’asphyxie économique, tandis que l’Iran affirme que la pression ne fera pas plier son gouvernement et continue de mettre en avant la voie de la négociation.

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