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Eau du robinet : potable ou non ?

L’eau du robinet porte en elle des contrastes : parfois claire et rafraîchissante; parfois incertaine, au gré des sources et des réseaux qui l’acheminent. Cette variabilité inquiète : le rapport national 2024 montre que près de la moitié des prélèvements ne respectent pas les normes chimiques, et plus d’un échantillon sur cinq échoue aux critères microbiologiques. Dans de nombreuses régions, la salinité dépasse 2 g/l, un niveau qui met à l’épreuve notre confiance en l’eau du robinet, d’autant qu’au‑dessus de 1 g/l la consommation devient déjà problématique.

La désinfection au chlore est un garde‑fou nécessaire pour protéger les familles contre les risques bactériens. Mais c’est un équilibre fragile : trop peu de chlore ouvre la porte aux contaminations, trop de chlore altère le goût de l’eau et nous rappelle que la sécurité a un prix sensoriel. L’intervalle optimal se situe entre 0,2 et 0,5 mg/L, un chiffre technique qui conditionne pourtant la tranquillité des ménages.

À la maison, beaucoup cherchent des solutions concrètes pour protéger leurs proches et retrouver une eau agréable. Les filtres à charbon actif adoucissent l’odeur et le goût du chlore, les filtres mécaniques de 5 microns retiennent les impuretés visibles, et le mélange d’eau dessalée (trois quarts) avec de l’eau du robinet (un quart) peut réduire la salinité sans recourir systématiquement à l’eau en bouteille. Les systèmes domestiques de dessalement offrent une réponse plus radicale aux sels dissous, mais ils restent onéreux et exigeants en entretien, un luxe que tout foyer ne peut se permettre.

Il faut garder à l’esprit que les filtres courants n’éradiquent pas la salinité : seule l’osmose inverse ou le dessalement s’en chargent, au coût énergétique et financier élevé. Cela renvoie la question au niveau collectif : l’entretien des réseaux de distribution, la surveillance régulière et les investissements publics sont indispensables pour garantir une eau sûre et digne.

Enfin, la conductivité électrique, indicateur discret mais précieux, révèle la présence d’ions et corrobore les analyses de salinité. Au‑delà des chiffres et des matériels, c’est une question de confiance et de responsabilité partagée : les autorités doivent assurer des services fiables, et chaque citoyen doit mesurer la valeur de cette ressource fragile pour nous-mêmes et pour les générations à venir.

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Pénurie d’eau minérale : un deuxième communiqué, les mêmes explications

Dix jours à peine après sa première note explicative, la Chambre nationale syndicale de l’industrie des boissons non alcoolisées (CNSIBA) est repassée à l’offensive communicationnelle. Le constat qui s’impose à la lecture des deux textes est simple : rien n’a vraiment changé, ni dans le diagnostic ni dans les résultats sur le terrain, seul le ton se fait un peu plus insistant.

Le communiqué du 27 août reprend, presque mot pour mot, la trame de celui publié à la mi-août : la canicule, la hausse de la demande estimée à 30 %, l’épuisement du stock stratégique, les coupures d’électricité, et le démenti systématique de toute spéculation ou rétention organisée. Ce sont les mêmes causes, présentées avec les mêmes formules, pour une situation qui, dix jours plus tard, n’est toujours pas résolue. Si les explications n’ont pas varié d’un communiqué à l’autre, c’est peut-être aussi qu’aucune mesure concrète et vérifiable n’a été prise entre-temps pour changer la donne.

Comme lors de la première sortie, les coupures d’électricité sont mentionnées presque en passant, comme une simple coïncidence malheureuse, alors que plusieurs observateurs avaient déjà relevé, dès la mi-août, que ce facteur méritait un traitement bien plus approfondi que la chaleur estivale. Combien d’usines ont été concernées ? Pendant combien de jours cumulés ? Quel volume de production a été perdu ? Le communiqué ne répond à aucune de ces questions, alors qu’il s’agit précisément du seul facteur qui relève, en partie, de décisions publiques et non de la météo.

Des chiffres qui rassurent sur le papier, mais pas dans les rayons

La Chambre rappelle, comme la fois précédente, l’atomisation du secteur : 31 unités de production, aucun acteur ne dépassant 25 % de parts de marché, pour écarter toute hypothèse de position dominante. L’argument est recevable sur le plan structurel, mais il n’explique en rien pourquoi les rayons restent vides dans certaines régions plus de deux semaines après les premières alertes. Une structure de marché non concentrée n’empêche pas des déséquilibres locaux de distribution, et le communiqué reste muet sur les disparités régionales déjà documentées, y compris les interventions ponctuelles des autorités locales pour renflouer certains points de vente.

Le passage appelant les consommateurs à éviter les achats de précaution et à privilégier les « sources officielles d’information » interroge par son timing. Après deux communiqués et plusieurs semaines de tensions non résolues, demander aux citoyens de ne pas s’inquiéter revient à leur transférer une partie de la responsabilité d’une pénurie qu’ils n’ont pas créée, sans que la profession ne s’engage sur un calendrier de retour à la normale ni sur des indicateurs chiffrés et vérifiables permettant de mesurer les progrès.

Ce qui manque toujours

Aucun des deux textes ne fournit :

  • de données chiffrées précises sur les volumes produits, perdus ou distribués ;
  • de calendrier engageant pour un retour à la normale ;
  • de bilan sur les mesures concrètes prises depuis le premier communiqué ;
  • d’explication sur les écarts de traitement entre régions, alors que certaines ont bénéficié d’approvisionnements d’urgence pendant que d’autres restaient en tension.

Tant que ces éléments resteront absents, la répétition des mêmes éléments de langage risque surtout de nourrir la défiance qu’elle prétend dissiper.

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Carburants | Menace de grève des transporteurs pour les 23 et 24 septembre   

Comme si, en pleine canicule estivale, les coupures fréquentes d’électricité et d’eau du robinet, les pénuries d’eau embouteillée, les longs retards des vols de la compagnie nationale Tunisair, entre autres désagréments, ne suffisaient pas au malheur des Tunisiens, voilà que l’on annonce, pour très bientôt, de longues files d’attente devant les stations d’essence pour remplir les réservoirs des voitures.  

Le département du secteur privé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a émis, ce jeudi 27 août 2026, un préavis de grève pour le secteur du transport d’hydrocarbures, annonçant une grève sectorielle les 23 et 24 septembre 2026 sur tous les lieux de travail à travers le territoire national.

Les représentants des travailleurs du secteur, réunis hier mercredi au siège de l’UGTT sous la supervision du secrétaire général adjoint chargé du secteur privé et du secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, ont justifié cette grève par le non-respect, par les parties administratives, de l’application des accords antérieurs, notamment celui conclu le 2 mai 2019,ainsi que des obligations légales, principalement la couverture sociale auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), indique le préavis de grève, dont une copie a été adressée aux ministres des Affaires sociales, de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de l’Intérieur, du Commerce et du Développement des exportations, ainsi qu’au ministre du Transport, au directeur des conflits du travail et de la promotion des relations professionnelles, au président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), au président de la Chambre nationale du transport de matières dangereuses (relevant de l’Utica) et aux représentants légaux des entreprises de transport de marchandises et d’hydrocarbures, précise encore le préavis de grève.

Si, donc, d’ici le 23 mai, rien ne serait fait pour régler ce problème, c’est que personne, parmi tous ces responsables, ne se soucie de soulager les Tunisiens des maux qui les accablent.

I. B.  

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La conciergerie qui veille sur les maisons des  « immigrés » au Maghreb

Une maison fermée pendant des mois, un jardin qu’on ne voit plus, une fuite dont personne ne s’aperçoit : pour les familles maghrébines installées en France, posséder une maison au pays peut aussi être une source d’inquiétude. C’est à ce…

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Chaleur en entreprise | L’équipement compte autant que le programme

Un événement d’entreprise prévu six mois à l’avance ne peut pas anticiper la météo du jour. Ce qu’il peut anticiper, c’est le matériel : où trouver de l’ombre, comment distribuer l’eau, et ce que chacun aura entre les mains pendant les heures les plus chaudes.

Les autorités sanitaires recommandent souvent de boire régulièrement avant même de ressentir la soif et de privilégier les activités douces pendant les fortes chaleurs. Cette consigne, simple sur le papier, se heurte souvent à un problème logistique : un point d’eau mal placé n’est tout simplement pas utilisé. 

Le matériel dépend du programme, pas l’inverse 

Un déjeuner sur une terrasse et une après-midi au bord d’un lac n’appellent pas le même équipement. Pour une activité aquatique, chaque participant doit savoir ce qu’il apporte et ce qui est fourni sur place. Des Serviettes de plage personnalisées de Loopper peuvent par exemple servir à identifier le linge distribué à chaque équipe et à éviter les échanges entre participants.

Le choix d’un tel objet se fait sur des critères concrets : taille, absorption, temps de séchage, conditions de lavage. Le marquage répond à un besoin d’organisation, pas l’inverse. Un objet choisi uniquement parce qu’il est facile à distribuer finit souvent dans un sac, oublié dès le retour au bureau. 

Ce que reçoivent les participants doit servir à quelque chose 

La même logique s’applique à tout objet remis en fin de journée. Les cadeaux d’entreprise ont davantage de sens lorsqu’ils correspondent à l’activité vécue ou répondent à un besoin identifié sur place, plutôt qu’à un choix générique. 

Quatre questions permettent de trancher avant toute commande :

● À quel moment l’objet sera-t-il utilisé ? 

● Les participants doivent-ils le transporter toute la journée ? 

● Remplace-t-il quelque chose qu’ils auraient dû apporter eux-mêmes ? 

● Sera-t-il encore utile après l’événement ?

Ces questions évitent de transformer une attention en contrainte supplémentaire pour l’invité. 

Les équipes présentes sur place sont exposées plus longtemps 

Les participants arrivent une fois l’installation terminée. Les techniciens, traiteurs et équipes d’accueil, eux, travaillent déjà depuis plusieurs heures, souvent avec un effort physique que les invités ne voient pas : monter du mobilier, transporter du matériel, installer une scène. 

L’INRS recommande, pour ces situations, d’augmenter la fréquence des pauses, de fournir une source d’eau fraîche et d’aménager de véritables espaces de repos. Une ouverture au public à neuf heures peut ainsi imposer une installation dès six heures, avec les mêmes besoins en ombre et en eau qui doivent être disponibles à ce moment-là, avant même l’arrivée du premier invité. 

Le bilan porte sur l’usage, pas sur le confort ressenti 

Une journée sans coup de chaud ne prouve pas que le dispositif était bien pensé. Le bilan utile porte sur des faits vérifiables : quantité d’eau réellement consommée, zones d’ombre les plus fréquentées, matériel utilisé ou resté dans les cartons. 

La vigilance canicule de Météo-France donne un cadre objectif pour fixer, en amont, le seuil à partir duquel le programme doit changer. Poser cette limite avant l’envoi des invitations évite d’improviser une décision une heure avant l’arrivée des premiers participants. 

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Pénurie de diesel en Europe profite au Mexique

La pénurie de diesel en Europe contraint les importateurs à diversifier leurs sources d’approvisionnement. Pour la première fois depuis sept ans, des cargaisons de diesel mexicain prennent la direction du marché européen, dans un contexte marqué par la baisse des exportations russes et les perturbations de l’offre mondiale.

Le marché européen du diesel connaît une tension croissante. Les difficultés d’approvisionnement poussent les négociants à rechercher de nouvelles sources, y compris auprès de fournisseurs jusqu’ici peu présents sur le marché européen. Cette situation intervient alors que les exportations russes de diesel restent fortement limitées…

Dans ce contexte, des cargaisons de diesel mexicain sont désormais destinées à l’Europe, selon un rapport de Reuters publié le 26 août, une situation qui n’avait plus été observée depuis environ sept ans. Cette évolution illustre la profondeur des tensions sur le marché des distillats. L’Europe ne cherche plus seulement à remplacer les volumes russes, elle doit également compenser une offre mondiale plus tendue et une concurrence accrue entre les différents marchés importateurs.

Le marché européen subit également les conséquences de la réorientation des flux énergétiques. Les importations de carburéacteur ont fortement augmenté afin de compenser la diminution des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient, tandis que les volumes de diesel restent plus difficiles à sécuriser…

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Psychodrame à la pompe : l’étincelle médiatique qui a mis le feu aux poudres

Hier soir, le 26 août 2026, une radio de la place a annoncé l’imminence d’une grève des transporteurs de carburant. Cette information a semé la panique parmi les consommateurs, qui se sont immédiatement rués vers les stations-service.

Cet afflux massif a provoqué des embouteillages, du désordre et des tensions, submergeant totalement les employés des stations, qui se sont retrouvés dans l’incapacité de gérer une telle situation.

Des vidéos relayant ce chaos ont montré des scènes désolantes, illustrant l’ampleur de cette situation épineuse. Les conducteurs ont agi dans la précipitation, persuadés par cette annonce que la grève était pour le 27 aout. Cependant, l’information exacte était tout autre. En réalité, le département du secteur privé relevant de l’UGTT s’apprête simplement à déposer un préavis de grève. Celle-ci est prévue pour la fin du mois prochain, les 23 et 24 septembre 2026, afin de laisser un laps de temps suffisant aux négociations. Ces pourparlers portent sur les revendications du secteur, notamment le droit à la sécurité sociale et l’application d’un procès-verbal datant du 2 mai 2019.

La  grève n’est pas pour tout de suite, et c’est une simple imprécision médiatique qui a provoqué ce vent de panique injustifié.

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Festival du Poisson à la Goulette | Entre mer, gastronomie et patrimoine

Ouvert avant-hier soir, mardi 25 août 2026, le Festival du poisson à La Goulette sera clôturé ce soir, jeudi 27 août, dans cette cité portuaire et balnéaire située à une vingtaine de kilomètres au nord de Tunis. Il réunit résidents et visiteurs autour des thèmes de la mer, de l’art culinaire, de la mémoire culturelle et du vivre-ensemble.

Lors de cet événement, les rues de La Goulette se transforment en une scène à ciel ouvert cette manifestation culinaire, culturelle et populaire visant à valoriser l’identité maritime de la ville à travers des spectacles, des initiatives commerciales et des activités dédiées au patrimoine local. À l’occasion du festival, la municipalité interdit la circulation et le stationnement sur l’avenue Franklin Roosevelt — l’une des principales artères de la ville — de 17 heures à minuit. Et ce afin de garantir la sécurité du public et faciliter les déplacements des participants. Les automobilistes sont également invités à respecter la signalisation et à emprunter des itinéraires alternatifs afin de limiter les perturbations de la circulation.

Le cœur de la manifestation est un défilé de carnaval traversant les rues de La Goulette, transformant l’espace urbain en un lieu de rencontre entre expressions artistiques et traditions locales.

L’événement est conçu pour dépasser le simple cadre du spectacle, s’inscrivant dans une démarche plus large de revitalisation urbaine et de mise en valeur du patrimoine de La Goulette. La ville — historiquement liée au port, à la pêche et à sa dimension multiculturelle, notamment à travers le quartier italien connu sous le nom de «Petite Sicile» — se présente ainsi comme un espace capable d’allier tradition et initiatives culturelles contemporaines.

Parmi les thèmes centraux de l’événement figurent également la tolérance interreligieuse et le dialogue entre les différentes composantes de la communauté, dans le sillage de la sortie de la statue de la Madone de Trapani de l’église de la ville où coexistent dans une parfaite entente musulmans, chrétiens et juifs depuis plusieurs siècles.

Une attention particulière est aussi portée à la dimension gastronomique ainsi qu’à la promotion des activités économiques locales. Durant toute la durée du festival, un marché aux poissons est installé, permettant aux producteurs de vendre directement aux consommateurs et créant ainsi un lien entre la manifestation et l’une des activités traditionnellement associées à l’identité de la ville. Cette initiative s’accompagne d’une formule destinée aux restaurants et aux commerces, proposant un plat complet à base de poisson au prix fixe de 14 dinars, afin d’encourager la participation du public et de soutenir les activités commerciales pendant l’événement.

Le Festival du poisson constitue donc aussi une tentative de réinsuffler de la vie collective dans les espaces publics de La Goulette, grâce à une combinaison de spectacles, d’activités commerciales, de gastronomie et d’initiatives culturelles. Le choix d’ancrer le programme dans le lien avec la mer et le patrimoine de la ville vise à renforcer l’image de La Goulette en tant que destination de proximité pour les résidents comme pour les visiteurs, tout en valorisant son caractère maritime et son histoire.

Enfin, la manifestation s’inscrit dans une saison estivale durant laquelle plusieurs villes tunisiennes misent sur des événements culturels et des initiatives locales pour animer les espaces urbains et soutenir les économies de quartier.

I. B.

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Eau minérale : la demande explose de 30 %, les producteurs tourneraient à plein régime

La Chambre syndicale nationale des fabricants de boissons non alcoolisées assure que la capacité de production nationale est actuellement mobilisée au maximum afin de répondre aux besoins du marché et de rétablir un rythme d’approvisionnement normal dans les meilleurs délais.

Dans un communiqué publié mercredi, la Chambre a précisé que le suivi de la situation est assuré de manière continue, à travers des réunions régulières avec le ministère du Commerce et du Développement des exportations ainsi que l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie. L’objectif est de suivre les niveaux de production et les quantités disponibles et d’orienter la distribution en fonction des besoins des différentes régions du pays.

Cette coordination, menée sous le suivi des directions régionales du commerce, vise à assurer le meilleur équilibre possible dans la répartition des volumes disponibles entre les différentes régions de la Tunisie.

Une demande en hausse de 30 %

Selon la Chambre, les difficultés ponctuelles d’approvisionnement s’expliquent principalement par la progression exceptionnelle de la demande durant cette saison estivale. Celle-ci a atteint près de 30 % au-dessus des niveaux habituels, sous l’effet des vagues de chaleur intense qui ont touché le pays.

À cette pression sur la demande se sont ajoutées les coupures répétées d’électricité enregistrées dans plusieurs régions. Ces interruptions ont entraîné l’arrêt temporaire de plusieurs unités de production d’eau minérale, pendant des périodes variables, affectant ainsi le rythme de production et, par conséquent, celui de l’approvisionnement du marché.

La Chambre souligne également que la conjugaison de ces facteurs a conduit à l’épuisement du stock stratégique constitué durant l’hiver. Ce stock avait précisément été préparé afin de couvrir l’écart entre la capacité de production nationale et l’augmentation attendue de la consommation pendant la période estivale.

Les producteurs démentent toute rétention à des fins spéculatives

Face aux informations relayées sur certaines pages et réseaux sociaux faisant état d’une rétention volontaire des eaux minérales par les producteurs ou de la constitution de stocks à des fins spéculatives, la Chambre syndicale dément catégoriquement ces accusations.

Elle affirme que l’ensemble des entreprises relevant de sa compétence fonctionne à pleine capacité, avec pour priorité d’assurer la continuité de l’approvisionnement et de répondre, dans la mesure du possible, aux besoins des consommateurs dans les différentes régions du pays.

La Chambre estime par ailleurs que le stockage d’eau minérale à des fins spéculatives ne présente pas de logique économique dans le contexte actuel. Les tensions observées sont, selon elle, de nature conjoncturelle et principalement liées au pic de consommation enregistré durant l’été.

Un retour progressif à la normale attendu

La demande devrait progressivement diminuer au cours de la prochaine période avec la baisse des températures. Selon la Chambre, les quantités disponibles devraient alors dépasser les besoins du marché, ce qui rendrait économiquement peu pertinent le recours à des stocks spéculatifs dans la situation actuelle.

La Chambre syndicale appelle enfin les consommateurs à privilégier les informations provenant des sources officielles et à éviter de relayer des informations imprécises susceptibles d’alimenter les inquiétudes. Elle met notamment en garde contre les achats de volumes supérieurs aux besoins réels, qui pourraient accentuer davantage la pression conjoncturelle exercée sur le marché de l’eau minérale embouteillée.

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