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EST : des promesses, malgré les insuffisances

L’Espérance Sportive de Tunis a rempli son contrat lors de la journée d’ouverture, s’imposant lors du sommet de la journée qui l’a opposée à l’Etoile Sportive du Sahel, même si elle a été trahie par son compartiment défensif où les automatismes ont manqué chez le duo axial composé de Marouane Sahraoui et Raed Chikhaoui qui ont encore besoin de temps d’adaptation, comme l’a souligné Laurentiu Reghecampf lors de la conférence de presse qui a suivi la rencontre.

Manque d’adaptation
Lors de cette rencontre, l’Espérance a montré qu’elle était relativement au point sur le double plan physique et tactique, mais il faut attendre encore l’adaptation des nouvelles recrues qui ont toutefois laissé entrevoir de bonnes dispositions, mais qui ont aussi besoin de temps pour s’intégrer dans le groupe.
Par ailleurs, le retour de Youcef Belaïli à la compétition a démontré que ce joueur est en manque de condition physique et qu’il doit absolument reprendre son programme de remise en forme afin de retrouver toutes ses sensations et ses repères qu’il a un peu perdus.

Alvero pour remplacer Danho
Le séjour de Florian Danho au Parc Hassène Belkhodja semble arriver à terme. Sollicité par le club marocain du Raja de Casablanca, l’attaquant franco-ivoirien est sur le départ pour le Maroc après un accord sur le point d’être conclu entre les responsables des deux équipes.
Pour remplacer Florian Danho, la direction de l’Espérance est repartie sur la piste brésilienne. A ce propos, nous avons appris que le joueur Alvaro di Oliviera, brésilien de naissance et naturalisé émirati, est en fin de contrat avec son équipe émiratie Al-Bataeh CSC et serait sur le point de rejoindre Tunis pour poursuivre les pourparlers et finaliser son transfert.
Par ailleurs, selon nos sources, Hazem Mastouri devrait rejoindre Tunis aujourd’hui pour passer sa visite médicale et signer son contrat avec l’Espérance.

Première de Ribeiro
Absent lors de la rencontre de dimanche dernier, le Brésilien Lucas Ribeiro est jugé apte à jouer par le staff technique. Sa première apparition endossant le maillot «sang et or» devrait avoir lieu ce dimanche au Zouiten face à la Jeunesse Sportive d’El Omrane. Une apparition tant attendue par les supporters.

Renforts imminents
A la lumière de la prestation du compartiment défensif, Chokri El Ouaer s’est mis à la recherche d’un défenseur axial capable de stabiliser ce compartiment sur recommandation du président du club. Des contacts avancés ont été établis avec au moins deux défenseurs pour engager l’un d’eux dans les tout prochains jours. En revanche, le Portugais Pedro Amaral, qui était très proche du Parc Hassène Belkhodja, a choisi une autre destination.

Retour de Jelassi et Jebali
Pour le match de la deuxième journée face à la JS Omrane, Laurentiu Reghecampf va récupérer deux joueurs. Absents lors du match d’ouverture, Hamza Jelassi et Chiheb Jebali ont purgé leur suspension d’un match et sont de nouveau opérationnels. Leur retour va élargir la marge de choix du Roumain pour aligner son équipe et désigner les remplaçants.

Réclamation
La direction du club a indiqué dans un communiqué adressé à ses supporters qu’elle a envoyé une correspondance à la Direction Nationale de l’Arbitrage pour avoir des éclaircissements à propos du penalty sifflé en défaveur de l’EST lors du match face à l’ESS et les raisons qui ont conduit l’arbitre à ne pas revenir à la VAR pour s’assurer de la véracité de sa décision.
La direction du club de Bab Souika a indiqué par ailleurs qu’elle cherche à éviter de telles décisions qui peuvent entraîner des répercussions sur le parcours de son équipe et sur le championnat d’une manière générale comme cela a été le cas lors du précédent exercice.

Hédi RASSAÂ

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Train Casablanca-Alger-Tunis : 2350 km étudiés, mais la frontière reste à franchir

Le vieux projet de liaison ferroviaire entre Casablanca, Alger et Tunis revient dans l’actualité après la publication, en juin 2026, par la Banque africaine de développement (BAD) du rapport d’achèvement du projet d’étude consacré au corridor transmaghrébin. Mais derrière les 2350 kilomètres et les milliards de dollars évoqués, le principal obstacle reste entier : la frontière terrestre entre le Maroc et l’Algérie demeure fermée.

Une étude désormais derrière le projet

Le projet transmaghrébin vise à remettre à niveau et moderniser une partie du réseau ferroviaire reliant les trois pays du Maghreb. Le corridor représente environ 2350 kilomètres entre Tunis, Alger et Casablanca.

L’objectif est notamment d’améliorer considérablement les performances de la liaison. Les projections associées au projet évoquent un temps de parcours entre Casablanca et Tunis pouvant passer d’environ 48 heures à moins de 25 heures, grâce à la modernisation des infrastructures et à l’amélioration des conditions d’exploitation.

L’achèvement de l’étude constitue donc une étape préparatoire importante. Mais il faut éviter une confusion : une étude de faisabilité achevée ne constitue ni une décision de construction ni un financement du projet.

Plusieurs milliards à trouver

C’est désormais l’un des principaux obstacles.

Le coût du projet transmaghrébin est régulièrement estimé autour de 3,8 milliards de dollars. Cette somme correspond à une estimation de l’investissement nécessaire et non à une enveloppe déjà mobilisée par la BAD ou par les trois États.

Autrement dit, le projet a progressé sur le plan des études, mais le passage à la réalisation nécessitera encore des décisions politiques, des montages financiers et la mobilisation de ressources considérables.

La différence entre les deux étapes est loin d’être symbolique : financer une étude et financer plusieurs milliers de kilomètres de voies, d’ouvrages, de systèmes de signalisation et d’équipements ferroviaires ne relève pas de la même échelle.

La Tunisie a son propre maillon à renforcer

Pour la Tunisie, le projet ne consiste pas simplement à faire circuler un train supplémentaire jusqu’à Alger.

Le corridor nécessite notamment de traiter la liaison entre le réseau algérien et le réseau tunisien, avec des infrastructures à moderniser et des connexions à renforcer. La liaison ferroviaire Tunis-Annaba, remise en service en 2024, constitue déjà un élément concret de cette continuité entre les deux pays.

Le projet transmaghrébin doit donc être considéré comme un ensemble d’infrastructures à remettre à niveau plutôt que comme la simple création d’une nouvelle ligne internationale.

Le paradoxe marocain-algérien

C’est ici que le projet se heurte à son obstacle le plus difficile.

La réalisation d’un train Casablanca-Alger-Tunis suppose nécessairement de pouvoir franchir la frontière maroco-algérienne. Or cette frontière terrestre demeure fermée depuis 1994, tandis que les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis 2021.

Cela donne au projet une particularité : les études peuvent avancer indépendamment de la situation politique, mais le train, lui, ne pourra pas circuler sans un accord entre les deux pays.

C’est précisément ce qui distingue aujourd’hui le projet transmaghrébin d’un simple chantier ferroviaire national.

Du projet technique au projet politique

L’achèvement de l’étude permet désormais de mieux identifier les travaux nécessaires, les priorités et les conditions techniques de réalisation. La prochaine étape devra être beaucoup plus concrète : définir qui finance quoi, selon quel calendrier et avec quelle structure de gouvernance.

Il faudra également régler les questions liées à l’exploitation internationale de la ligne, aux contrôles frontaliers, aux normes ferroviaires et à l’interopérabilité des réseaux.

Le projet dispose donc désormais d’un élément essentiel : une base d’étude. Mais entre cette étude et le premier train reliant Casablanca à Tunis, il reste précisément la partie la plus lourde : transformer un corridor ferroviaire étudié en infrastructure financée, construite et politiquement exploitable.

Et c’est probablement là que se jouera l’avenir du train transmaghrébin.

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Aetech et Uadh toujours suspendues : la BVMT maintient la pression

La Bourse de Tunis a clôturé en baisse lundi 24 août 2026, tandis qu’une offre publique d’achat obligatoire visant la Société Tunisienne de Verreries (Sotuver) a été confirmée dans le cadre de sa publication quotidienne.

L’indice de référence TUNINDEX a reculé de 0,83% pour s’établir à 19 515,16 points, portant sa performance depuis le début de l’année à 45,09%. Le TUNINDEX20, qui regroupe les vingt principales valeurs du marché, a perdu 0,86% à 8 580,55 points. La quasi-totalité des indices sectoriels a évolué en territoire négatif, à l’exception de l’indice des produits ménagers et de soin personnel et de celui des matériaux de base.

La société néerlandaise B.A Glass B.V, qui détient 41,28% du capital de Sotuver, est soumise à une offre publique d’achat obligatoire portant sur les 6 843 844 actions restantes de la société, représentant 17,43% du capital. Le prix de l’offre est fixé à 13,390 dinars par action. L’opération fait suite à une décision du Conseil du Marché Financier du 2 avril 2026 autorisant B.A Glass B.V à franchir le seuil de 40% du capital de Sotuver, opération réalisée le 16 avril 2026. La société a précisé n’avoir pas l’intention de procéder à une offre publique de retrait ni de modifier significativement les politiques industrielle, financière et sociale de Sotuver. L’offre est ouverte du 5 au 26 août 2026, la date limite de dépôt des ordres de vente auprès de la Bourse étant fixée au 27 août 2026 à 14h00.

Par ailleurs, la Bourse de Tunis a annoncé l’introduction d’un nouvel emprunt obligataire, « Amen Bank Subordonné 2026-1 », négociable depuis le 21 août 2026, ainsi que l’admission d’une ligne de Bons du Trésor Assimilables portant intérêt au taux de 7,50%, négociable depuis le 19 août 2026.

Le bulletin rappelle également la suspension de la cotation du titre Aetech depuis le 29 janvier 2026, ainsi que celle du titre Uadh depuis le 25 mars 2026. Cette dernière mesure a été prise en application de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier, à la suite du non-respect des obligations de publication d’informations financières, de l’absence d’interlocuteurs identifiables au sein de la société et de l’absence d’éléments attestant d’une activité réelle.

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