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Véhicules électriques / Bornes de recharge : l’ANME met le paquet

L’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Énergie (ANME) prépare un élargissement du réseau de recharge pour véhicules électriques, avec de nouvelles installations prévues dans plusieurs régions du pays. C’est ce qu’a annoncé Abdelhamid Kanouni, directeur de la maîtrise de l’énergie dans le transport à l’ANME, dans une vidéo diffusée sur la page Facebook officielle de l’Agence.

L’Agence collabore déjà avec des investisseurs privés pour développer les stations, pendant que certains établissements publics et municipalités installent de leur côté leurs propres bornes. À terme, même un commerce ou une station-service pourra héberger un point de recharge, en marge de son activité principale, sous réserve de respecter un cahier des charges encore en préparation, qui fixera les normes techniques, les responsabilités en cas de panne et l’obligation d’afficher clairement le tarif du service. Les exploitants auront leur identifiant fiscal propre, y compris pour les projets solaires.

Le solaire en toile de fond

L’ANME envisage également d’alimenter progressivement ces infrastructures à l’énergie solaire. L’enjeu dépasse la seule mobilité : le secteur des transports absorbe environ un tiers de l’énergie consommée dans le pays.

Le cahier des charges à venir dessine, en ce sens, une vraie opportunité pour les commerçants, exploitants de parkings et gérants de stations-service désireux de diversifier leurs revenus. Côté investisseurs, la structuration réglementaire du secteur, couplée à l’ouverture aux capitaux privés, pourrait accélérer l’émergence d’un véritable marché tunisien de la recharge électrique, encore largement à construire.

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Masse monétaire : Tunisie, le paradoxe du cash !  

30,040 milliards de dinars : c’est le montant des billets et monnaies en circulation en Tunisie au 21 août 2026, selon la Banque Centrale de Tunisie. Un an plus tôt, à la même date, ce chiffre plafonnait à 25,902 milliards, soit une hausse de 4,138 milliards en douze mois (16%).

Il faut dire que cette trajectoire ne date pas d’hier : les 20 milliards n’avaient été dépassés qu’en toute fin 2023, avant que l’encours ne grimpe à 22,594 milliards fin 2024, puis à 26,876 milliards fin 2025. Et la cadence s’intensifie d’année en année : la progression annuelle du cash en circulation est passée d’environ 8% sur 2023-2024 à près de 19% sur 2024-2025.

Une accumulation qui n’a rien d’un simple réflexe saisonnier

La BCT explique cette hausse par les dépenses liées aux périodes fortes de l’année ; Ramadan, fêtes religieuses, rentrée scolaire, saison estivale. Mais la tendance de fond tient surtout à trois décisions publiques récentes : le durcissement des règles encadrant le chèque depuis février 2025, une nouvelle obligation de facturation électronique instaurée par la loi de finances 2026, et surtout un article de cette même loi qui a fait sauter le plafond encadrant les grosses transactions en liquide dans des secteurs comme l’immobilier ou l’automobile. Résultat paradoxal : l’État pousse vers le numérique tout en rendant les transactions avec du cash de plus en plus accessible. Autre indicateur frappant : ce stock de billets dépasse aujourd’hui d’un cinquième environ le montant total des réserves de change du pays.

Impact sur l’entrepreneuriat

Cette thésaurisation massive prive mécaniquement le système bancaire de dépôts transformables en crédit, un frein direct pour le financement des PME et des projets d’investissement ; elle rappelle aussi, pour les entrepreneurs évoluant dans l’immobilier ou l’automobile, l’urgence de sécuriser leurs transactions face à une économie où le cash reprend clairement du terrain.

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Huile d’olive : la Tunisie exporte plus, mais ne valorise pas encore assez sa production

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont fortement accéléré sur les neuf premiers mois de la campagne 2025/2026. 368.000 tonnes ont été exportées, contre 236.900 tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une progression de 55,3%. Les recettes ont, elles, atteint 4,6 milliards de dinars, en hausse de 44,4%.

Derrière cette performance se trouve toutefois un enjeu majeur pour la filière : la Tunisie vend encore l’essentiel de son huile en vrac. L’huile conditionnée ne représente que 14% des volumes exportés, contre 86% pour le vrac. Pourtant, le conditionné pèse déjà 18,6% des recettes, ce qui montre le potentiel de valeur supplémentaire à capter en développant cette activité. La progression des volumes ne s’est d’ailleurs pas accompagnée d’une hausse comparable des prix. En juillet 2026, le prix moyen s’est établi à 13,16 DT/kg, contre 12,97 DT/kg un an auparavant, soit seulement +1,4%. La hausse des recettes repose donc avant tout sur l’augmentation des quantités exportées. La demande reste largement concentrée sur l’Europe, qui absorbe 57,1% des volumes, avec l’Espagne et l’Italie en tête. L’Amérique du Nord représente néanmoins 24%, principalement grâce aux États-Unis et au Canada. Au total, l’huile d’olive tunisienne est désormais commercialisée dans plus de 70 pays. Le bio confirme également son poids dans la filière, avec 51.200 tonnes exportées pour environ 673,4 millions de dinars. Mais ici aussi, le conditionnement reste marginal : seulement 6,2% des volumes bio sont exportés sous cette forme. Or le prix moyen atteint 16,56 DT/kg pour le bio conditionné, contre 12,93 DT/kg pour le vrac.

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Transport aérien : l’Afrique du Nord, première sous-région africaine en volume

Le secteur aérien mondial retrouve des couleurs, mais de manière très inégale selon les régions. Certains marchés stagnent, d’autres accélèrent nettement, et l’Afrique fait clairement partie de cette deuxième catégorie.

En août, 568,2 millions de sièges sont programmés à travers le monde, mobilisant 732 compagnies sur près de 4 000 aéroports, avec une croissance mondiale de 2,6 % sur un an. Le continent africain, lui, affiche une tout autre cadence : 27,3 millions de sièges programmés, en hausse de 8,4%, pendant que le Moyen-Orient continue de payer le prix des tensions géopolitiques régionales.

Avec 7,9 millions de sièges programmés, l’Afrique du Nord reste la première sous-région africaine en volume, même si c’est l’Afrique centrale et occidentale qui progresse le plus vite en proportion. L’Égypte domine largement le classement continental avec 3,2 millions de sièges (+12,1%), suivie du Maroc (2,21 millions, +8,8%) et de l’Algérie (1,21 million, +10%). La Tunisie ferme la marche du quatuor nord-africain, avec une hausse plus contenue : 931 300 sièges, en progression de 4,7%.

Air Algérie et Royal Air Maroc en tête de peloton

Ce sont surtout les pavillons nationaux qui portent cette dynamique. Air Algérie affiche carrément la plus forte hausse de la région, à +16,8% ; Royal Air Maroc suit avec +13,2% (868.100 sièges), ce qui la hisse au 4ᵉ rang des compagnies africaines. Côté aéroports, Casablanca conforte son statut de porte d’entrée entre l’Europe et l’Afrique avec 800 000 sièges (+10,1%), tandis que Tunis-Carthage progresse de 7,3% à 530 000 sièges. Sans surprise, l’Europe capte à elle seule la moitié du trafic international africain, avec 10,8 millions de sièges programmés.

Investissement et entrepreneuriat

Cette montée en puissance du transport aérien nord-africain ouvre des perspectives concrètes pour les acteurs du tourisme, de la logistique aéroportuaire et des services connexes en Tunisie et dans la région. La percée des low-cost (+9,8%, 5,6 millions de sièges) est synonyme d’opportunités pour des modèles économiques agiles capables de capter une demande intra-régionale encore sous-exploitée.

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La Steg inaugure une station électrique de 47 MDT à Bou Argoub

La Steg a mis en service une nouvelle station de transformation électrique à haute tension à Bou Argoub, dans le gouvernorat de Nabeul. D’un coût de 47 millions de dinars, l’infrastructure doit renforcer l’alimentation électrique de la région, notamment de sa zone industrielle, et améliorer la fiabilité du réseau.

La station, située dans la zone industrielle Hached à Bou Argoub, a été inaugurée vendredi 21 août 2026 par la gouverneure de Nabeul et le président-directeur général de la Steg. Le projet repose sur deux transformateurs 33/225 kV, d’une capacité de 40 MVA chacun, ainsi que sur 27 cellules de moyenne tension destinées à renforcer l’alimentation des zones avoisinantes.

Son principal enjeu est toutefois son intégration au réseau de transport à haute tension. La station est désormais reliée à trois pôles électriques — Grombalia, Jebel Ressas et Bouficha — à travers trois lignes aériennes de 225 kV. Les liaisons représentent au total près de 45 kilomètres de nouvelles lignes : 9,6 km entre Bou Argoub et Grombalia, 10,5 km vers Jebel Ressas et 24,7 km vers Bouficha.

Réalisée en un an et demi, cette station vient ainsi renforcer l’architecture du réseau électrique du Cap Bon en augmentant sa capacité de transformation et en multipliant les points de connexion avec le réseau haute tension.

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