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Stade olympique d’El Menzah : Nadia Mezni aux commandes d’un chantier

Ingénieure générale de formation, Nadia Mezni hérite d’un dossier miné par les blocages : celui du stade olympique d’El Menzah, dont le premier contrat avait été résilié. Un arrêté du 10 août 2026, publié au Jort du 18 août, la place à la tête de ce projet aux multiples dimensions.

 C’est un nom qui va désormais être associé à l’un des chantiers les plus scrutés de la Tunisie. Nadia Mezni, ingénieure générale, a récemment été désignée « chef de l’unité de gestion par objectifs » du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, selon le texte publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) n°83 du mardi 18 août 2026.

L’arrêté, qui officialise sa nomination, porte la date du 10 août 2026. Il lui confie la responsabilité de plusieurs opérations de réaménagement d’infrastructures sportives : le stade olympique d’El Menzah, la piscine olympique et le palais des sports du même complexe, auxquels s’ajoute le projet de réaménagement du stade olympique de Radès.

Parmi eux, celui du stade olympique d’El Menzah occupe une place à part. Le chantier, marqué par des retards successifs et des blocages répétés, avait déjà vu son premier contrat résilié. Cette nomination intervient alors que le projet cherche à relancer sa réalisation sur des bases renouvelées. A ce stade, Mme Mezni va devoir conjuguer ses fait gestes en chinois!

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Gaza : 94 % des habitants ont besoin d’un abri, alertent l’ONU

Alors que les bombardements et les frappes israéliennes se poursuivent à Gaza, l’ONU et les forces de maintien de la paix alertent : 94 % des 2,1 millions d’habitants du territoire n’ont plus accès à un abri décent.

Des agences onusiennes et des forces de maintien de la paix ont tiré la sonnette d’alarme, vendredi, sur la situation des habitants de la bande de Gaza : 94 % des 2,1 millions de personnes qui y vivent ont besoin d’un abri, tandis que les bombardements et les frappes israéliennes se poursuivent dans le territoire. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric a expliqué que ces conditions compromettent la capacité des habitants à dormir, cuisiner, se laver, conserver de la nourriture et de l’eau, disposer d’un éclairage suffisant, ou encore se protéger de la chaleur et du froid.

Les mêmes sources onusiennes font état de plus de quatre familles sur cinq confrontées à des conditions de vie critiques ou catastrophiques, privées de carburant, d’énergie et de biens domestiques de première nécessité. Près des deux tiers des familles logent sous des tentes ou dans des abris temporaires, des installations conçues pour un usage de courte durée dont l’état se détériore rapidement sous l’effet de conditions météorologiques extrêmes.

« Nous continuons de faire face à des obstacles empêchant la mise en place d’abris plus organisés à Gaza », a indiqué Stéphane Dujarric, précisant que plus de 70 % des familles ont subi des inondations au cours de l’hiver dernier. Il a ajouté : « Nos partenaires humanitaires s’efforcent, à l’approche de la saison froide et pluvieuse, de garantir des abris adaptés pour les familles. »

Le manque de financement et les restrictions israéliennes sur l’entrée des matériaux et équipements figurent parmi les obstacles qui freinent l’acheminement de l’aide. L’ONU et ses partenaires évaluent à 562 millions de dollars les fonds nécessaires pour améliorer les conditions de vie sur place.

Stéphane Dujarric a également fait savoir que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a reçu des signalements de civils palestiniens tués, blessés ou touchés par d’autres formes de dommages à Gaza, parmi lesquels des enfants, du fait des raids aériens, des bombardements et des tirs israéliens. Il a rappelé que « les civils ne doivent en aucun cas être pris pour cible ni utilisés à des fins militaires ».

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Finances publiques : pourquoi l’Algérie et la Libye échouent là où la Tunisie réussit

73 pays satisfont désormais aux critères américains de transparence budgétaire, contre 67 recalés, dont l’Algérie et la Libye. La Tunisie, elle, intègre le cercle des bons élèves selon le Département d’État américain.

Sur les 140 gouvernements passés au crible par le Département d’État américain dans son Fiscal Transparency Report 2026, publié le 11 août 2026, 73 satisfont aux exigences minimales fixées par Washington en matière de transparence des finances publiques. Les 67 autres n’y répondent pas, même si 14 d’entre eux ont, selon le rapport, accompli des progrès notables pour s’en rapprocher.

La Tunisie compte parmi les pays reconnus conformes. Sur la base des données examinées pour l’année 2025, Washington considère que le pays met suffisamment à disposition du public les principales informations relatives à la gestion de ses ressources publiques. Ce constat ne vaut cependant pas classement : le document américain ne hiérarchise pas les États selon leur degré de transparence, mais vérifie si un socle de critères est atteint. L’évaluation porte sur la publication et l’exhaustivité des documents budgétaires essentiels, leur fiabilité, ainsi que sur la diffusion de données touchant aux dépenses publiques, à la dette, aux marchés publics et, pour certains pays, aux revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles.

À l’échelle du continent africain, une quinzaine de gouvernements figurent dans la catégorie des pays conformes : le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, Maurice, la Mauritanie, le Maroc, la Namibie, l’Afrique du Sud, l’Ouganda, le Rwanda et les Seychelles. Au Maghreb, ce sont la Tunisie, le Maroc et la Mauritanie qui remplissent les critères retenus par Washington pour l’édition 2026.

L’Algérie et la Libye, en revanche, n’entrent pas dans cette catégorie cette année. Concernant l’Algérie, le Département d’État relève des lacunes précises : certaines informations financières ne sont publiées que partiellement, et les données manquent s’agissant de plusieurs entreprises publiques, ce qui restreint, selon le rapport, l’accès du public à une vision complète de la gestion des ressources de l’État.

Ce rapport découle d’une obligation fixée par le Congrès américain, qui charge chaque année le Département d’État d’apprécier les pratiques de transparence budgétaire des pays bénéficiaires de l’aide extérieure des États-Unis. Il ne s’agit ni d’un indice de bonne gouvernance ni d’un palmarès international de la transparence, mais d’un outil visant à vérifier si les citoyens disposent d’une information suffisante sur la collecte et l’utilisation des fonds publics de leur pays. Pour parvenir à ses conclusions, le Département d’État examine si les principaux documents budgétaires sont accessibles au public, suffisamment complets et globalement fiables, en s’appuyant sur les remontées des ambassades et consulats américains, d’autres agences du gouvernement américain, d’organisations internationales et d’acteurs de la société civile.

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Fumeuses ou fumeurs : qui résiste le mieux au sevrage tabagique ?

63,4 % des femmes suivies en clinique de sevrage tabagique à l’hôpital Abderrahman-Mami ont déjà souffert de dépression, contre 36,9 % des hommes : une étude  dévoile l’ampleur des écarts entre les sexes face au tabac.

Des médecins de la Faculté de médecine de Tunis et de l’hôpital Abderrahman-Mami de pneumologie, à Ariana, ont publié dans une revue scientifique reconnue les résultats d’une enquête consacrée aux profils des fumeurs suivis en clinique de sevrage tabagique. Menée entre janvier 2024 et décembre 2025, elle a rassemblé 471 patients : 370 hommes, soit 78,6 % de l’échantillon, et 101 femmes, soit 21,4 %. L’âge moyen était de 47 ans chez les hommes et de 46 ans chez les femmes.

Premier enseignement de ce travail : la santé psychologique diffère nettement selon le sexe. Près des deux tiers des femmes de l’échantillon, soit 63,4 %, avaient déjà connu un épisode dépressif, contre 36,9 % des hommes. Le foyer constitue par ailleurs un lieu d’exposition tabagique plus marqué pour les femmes : 55,6 % d’entre elles y étaient exposées à la fumée, contre 28,3 % des hommes.

D’autres écarts sociaux apparaissent dans les données. Les femmes divorcées représentaient 11,9 % de l’échantillon féminin, un taux nettement supérieur à celui observé chez les hommes, 3,8 %. Le niveau d’études universitaires concernait également une plus grande part des femmes, 42,6 %, contre 37,8 % chez les hommes. La consommation d’alcool associée au tabac suit en revanche une tendance inverse : elle touchait 33,4 % des hommes, contre 17 % des femmes.

Sur le plan de la dépendance, mesurée par le test de Fagerström, le score moyen s’établissait à 6,47 chez les hommes et à 5,98 chez les femmes, ces dernières ayant par ailleurs multiplié davantage les tentatives d’arrêt par le passé. Les antécédents médicaux, eux, se répartissaient de façon comparable entre les deux sexes : 58,1 % chez les hommes et 55,4 % chez les femmes.

Pour être inclus dans l’étude, les patients devaient avoir effectué au moins trois consultations de suivi au sein de la clinique de sevrage tabagique. Les chercheurs y ont recueilli des informations sociodémographiques, l’historique du tabagisme, les antécédents médicaux et psychologiques, ainsi que le degré de préparation à l’arrêt.

Au terme de cette analyse, les auteurs relèvent des différences significatives entre hommes et femmes fréquentant les cliniques de sevrage, portant notamment sur les facteurs psychologiques et sociaux, l’exposition tabagique au domicile et la consommation d’alcool. Ils insistent sur la nécessité de tenir compte des spécificités propres à chaque sexe, ainsi que des facteurs sociaux et psychologiques associés, dans les stratégies de sevrage tabagique.

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