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États-Unis : vers l’adaptation des marchés financiers aux normes crypto

La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine franchit une nouvelle étape dans l’encadrement des cryptomonnaies. Le régulateur a dévoilé mardi un projet baptisé « Regulation Crypto », destiné à adapter certaines règles des marchés financiers aux particularités des actifs numériques.

Cette initiative intervient alors que le Congrès américain peine toujours à adopter un cadre législatif global pour le secteur.

Des règles plus souples pour les projets crypto

La proposition prévoit plusieurs mécanismes susceptibles de faciliter le financement des entreprises développant des projets liés à la blockchain. Parmi les mesures envisagées figure une exemption pouvant couvrir jusqu’à 5 millions de dollars sur quatre ans, ainsi qu’un plafond annuel de 75 millions de dollars pour certaines émissions.

Les entreprises concernées conserveraient néanmoins des obligations en matière d’informations financières et de communication aux investisseurs.

La SEC envisage également la création d’un « safe harbor ». Ce mécanisme pourrait permettre, sous certaines conditions, à certains actifs numériques d’échapper à la qualification de titres financiers. Une évolution susceptible d’apporter davantage de visibilité aux acteurs du marché.

La SEC tente de combler le vide législatif

Le projet intervient alors que le Clarity Act, qui doit notamment préciser le partage des compétences entre la SEC et la CFTC, reste en attente au Congrès. L’administration Trump encourage ainsi les régulateurs à exploiter leurs pouvoirs actuels pour clarifier les règles applicables aux cryptomonnaies.

Le texte ouvre désormais une phase de consultation publique de 60 jours. Les acteurs du secteur pourront formuler leurs observations avant une éventuelle adoption définitive. Pour les entreprises crypto, l’enjeu est majeur : cette réforme pourrait réduire une partie de l’incertitude réglementaire qui pèse sur leurs activités.

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Projet de réforme de la sécurité sociale: un chantier à double tranchant pour l’entrepreneuriat

Le gouvernement a rouvert, mardi 18 août, à La Kasbah, le chantier de la sécurité sociale; une réunion ministérielle présidée par Sarra Zaâfrani Zenzri a validé le lancement immédiat de la rédaction des textes.

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a dressé un état des lieux du système actuel et défendu l’idée d’une architecture à plusieurs niveaux, combinant urgences immédiates et transformations sur le long terme.

Le premier axe de la réforme envisagée concerne l’extension de la couverture aux oubliés du système: travailleurs informels, agriculteurs, pêcheurs, indépendants et actifs des plateformes numériques. Une bonne nouvelle sur le papier, mais qui suppose, pour les entreprises concernées, de nouvelles obligations d’affiliation à anticiper.

Côté retraites, la prudence est de mise: aucun chiffre sur l’âge légal, la durée de cotisation ou le calcul des pensions n’a filtré. L’exécutif préfère avancer par étapes, en s’appuyant sur les travaux techniques déjà menés.

Pour la Santé, l’objectif affiché est de rapprocher caisses sociales et système de soins, tout en donnant un coup d’accélérateur à la production tunisienne de médicaments et de vaccins. S’y ajoute la dématérialisation des dossiers de santé et des supports d’affiliation.

Tout dépendra des textes à venir

Pour les entreprises, cette réforme peut jouer dans les deux sens: d’un côté, une gouvernance assainie des caisses et une meilleure couverture santé renforcent l’attractivité du salariat formel; de l’autre, l’élargissement des cotisations aux nouvelles formes de travail pourrait alourdir les charges des jeunes structures et des plateformes. Tout dépendra des textes à venir.

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Ethiopian Airlines, RAM : le duel des flottes qui redessine le ciel africain

Les compagnies aériennes africaines devraient réceptionner plus de 1 200 nouveaux appareils entre 2025 et 2044, selon Boeing. Ethiopian Airlines domine le classement avec 163 avions, tandis que Royal Air Maroc affiche la plus forte progression (+19,30%).

La flotte cumulée des compagnies aériennes africaines devrait passer à 1 680 appareils à l’horizon 2044, contre environ la moitié aujourd’hui, selon le rapport « Commercial Market Outlook » de Boeing publié en décembre 2025. Plus de 1 200 avions neufs seront livrés sur la période, tandis que de nombreux appareils vieillissants seront retirés du service. Cette expansion répond à une demande de voyages qui devrait croître de 6% entre 2025 et 2044, portée par la croissance démographique, l’urbanisation, l’essor du tourisme, l’expansion de la classe moyenne et la connectivité accrue attendue avec le futur Marché unique du transport aérien africain (Mutaa).

Majoritairement publics, ces investissements bénéficient du soutien des États, qui y voient des retombées sur le tourisme, le commerce, les corridors logistiques et la création d’emplois (pilotes, techniciens, agents de cabine), ainsi que le développement de centres de maintenance (MRO). Boeing et Airbus peinent toutefois à suivre la cadence des commandes mondiales, un défi que les grands transporteurs africains contournent grâce à des alliances historiques avec les avionneurs et au leasing longue durée.

Le classement des grandes flottes africaines

Selon les données de Planespotters (appareils en service directement exploités, hors filiales) :

  1. Ethiopian Airlines — 163 appareils, contre 144 un an plus tôt (+13,20%), avec 4 avions supplémentaires en cours de livraison. Flotte parmi les plus jeunes du continent (9,4 ans en moyenne). Dans le cadre de son plan « Vision 2040 », la compagnie vise 303 appareils, 243 destinations, un chiffre d’affaires de 29 milliards de dollars et 64 millions de passagers (contre 145 appareils, 144 destinations, 7,6 milliards de dollars et 19 millions de passagers en 2024-2025). Un nouvel aéroport est en construction à Bishoftu, à 40 km d’Addis-Abeba (4 pistes, capacité de 270 avions).
  2. Airlink (Afrique du Sud, privée) — 72 appareils, contre 70 un an plus tôt. Flotte vieillissante (18,1 ans en moyenne).
  3. EgyptAir — 69 appareils, contre 71 un an plus tôt, après la cession en juin 2026 de 12 Airbus A220-300 (acquis en février 2024) au loueur Azorra. La compagnie a commandé 34 nouveaux appareils (Airbus A350-900, Boeing 737-8 MAX) pour atteindre 125 avions d’ici 2030. Âge moyen : 10,2 ans (3ᵉ flotte la plus jeune du continent parmi les compagnies d’au moins 20 appareils).
  4. Royal Air Maroc — 68 appareils au 13 août 2026, contre 57 un an plus tôt (+19,30%, la plus forte progression du top 5). Un appareil supplémentaire est en cours de réception. Âge moyen : 12 ans. Objectif : 200 appareils, 143 destinations, 31,6 millions de passagers d’ici 2037, dans le cadre du contrat-programme signé avec l’État en juillet 2023. « Le plan de développement de Royal Air Maroc prévoit l’intégration de 10 à 15 avions par an en moyenne », a déclaré à Le360 Oussama El Farisi, Head of Engineering de RAM. Nouvelles destinations ouvertes : Pékin, Toronto, São Paulo, Los Angeles, Saint-Pétersbourg, Manchester, N’Djamena. Le Maroc est devenu la première destination touristique d’Afrique devant l’Égypte ; un nouveau terminal à l’aéroport Mohammed V portera sa capacité à 45 millions de passagers/an d’ici 2029.
  5. Air Algérie — 64 appareils, après l’acquisition de 10 nouveaux avions. Âge moyen : 16,3 ans.
  6. Air Cairo (filiale low-cost d’EgyptAir) — 39 appareils, contre 35 un an plus tôt (+4 appareils). Dessert 88 destinations en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.
  7. FlySafair (Afrique du Sud, privée) — 38 appareils.
  8. Kenya Airways (publique) — 34 appareils.
  9. Air Peace (Nigeria, privée) — 33 appareils.
  10. TAAG (Angola, publique) — 33 appareils.

D’autres compagnies — Asky Airlines, RwandAir, Air Côte d’Ivoire, Air Sénégal — cherchent à renforcer leur position, laissant présager une intensification de la concurrence pour le contrôle du ciel africain.

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Silver économie: la Tunisie cible les séniors européens

Jardins, piscines, chambres donnant sur la mer, personnel soignant francophone: la Tunisie voit fleurir un nouveau type d’établissements, à mi-chemin entre l’hébergement médicalisé classique et la résidence de standing; l’ambition est de convaincre des retraités venus d’Europe de s’y installer.

Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir, Djerba et Sfax concentrent l’essentiel de cette offre naissante, avec des tarifs qui oscillent entre 1 200 et 4 000 euros par mois selon le niveau de dépendance du résident.

Le calcul est d’abord financier! En France, les Ehpads privés facturent fréquemment plus de 3 000 euros mensuels, la note grimpe encore dans les grandes agglomérations, et l’Italie n’est pas en reste sur ce terrain.

Néanmoins, réduire l’attrait tunisien à une simple question de prix serait trompeur: coûts salariaux plus bas, ensoleillement, proximité avec le continent européen et présence de soignants francophones jouent tout autant.

Nuance importante cependant: contrairement aux structures tunisiennes, l’Ehpad français relève d’un cadre médico-social strictement encadré par la loi, avec une partie des frais de soins couverte par l’Assurance maladie, les deux modèles ne se valent donc pas sur tous les points.

Le vieillissement démographique tunisien pousse également ce marché: selon le recensement 2024, les 60 ans et plus représentaient 16,9% de la population, contre 11,7% dix ans plus tôt. L’Institut national de la statistique, de son côté, avance un chiffre proche de 17%, avec une projection à 20% d’ici à 2030. Aucun décompte officiel ne permet pour l’instant de savoir combien d’établissements existent réellement, ou combien de résidents viennent de l’étranger.

Un relais pour l’investissement et l’entrepreneuriat

À la croisée des chemins, entre le tourisme, la santé et la silver économie, ce segment ouvre une piste concrète pour les opérateurs privés tunisiens. Son avenir se jouera moins sur les tarifs affichés que sur la capacité des établissements à prouver, dans la durée, la qualité réelle des soins.

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Gisement Zarat : après 34 ans d’hibernation, l’heure du réveil?

Trente-quatre ans après sa mise au jour dans le golfe de Gabès, le gisement de Zarat n’a toujours pas été mis en production. La société mixte tuniso-libyenne Joint Oil ouvre un nouveau round d’appel d’offres, avec un calendrier s’étalant de septembre 2026 à avril 2027, pour tenter de trouver le partenaire capable de le développer.

Un gisement découvert en 1992 mais jamais exploité : c’est ce dossier que la Tunisie tente à nouveau de faire avancer. Zarat, situé au large du golfe de Gabès, fait l’objet d’un nouvel appel d’offres porté par Joint Oil, qui espère cette fois convaincre un opérateur de franchir le pas vers la production commerciale.

Plusieurs forages menés sur le site ont confirmé la présence d’hydrocarbures, avec un potentiel mixte, à la fois gazier et pétrolier. Il ne s’agit donc pas d’une zone vierge de toute exploration, mais d’une découverte dont la valorisation reste, plus de trente ans après, à concrétiser. Les données techniques disponibles évoquent, dans un scénario médian, environ 0,4 trillion de pieds cubes de gaz récupérable, auxquels s’ajoutent 50 millions de barils de liquides.

L’emplacement du gisement pourrait jouer en sa faveur : sa proximité avec les ports et infrastructures de Sfax et de Zarzis est présentée comme un atout pour faciliter un futur développement, ainsi que le traitement et l’évacuation de la production. Pour la Tunisie, mettre Zarat en production permettrait de mieux valoriser ses ressources offshore et de conforter sa production nationale d’hydrocarbures, à un moment où celle-ci recule tandis que la dépendance du pays aux importations énergétiques s’accroît. Le développement de cette découverte pourrait, dans ce contexte, alléger la pression pesant sur la balance énergétique nationale.

Un second volet consacré à l’exploration du Joint Oil Block

L’appel d’offres ne se limite pas à Zarat. Il porte également sur l’exploration du Joint Oil Block, un périmètre offshore d’environ 3.000 km² implanté dans le bassin de Gabès-Tripoli, en Méditerranée centrale, à des profondeurs d’eau comprises entre 80 et 120 mètres. Cette zone se situe dans l’espace maritime partagé entre la Tunisie et la Libye, au cœur du bassin pélagien. Sa localisation, à proximité de plusieurs actifs pétroliers et gaziers déjà en exploitation dans les deux pays, en constitue l’un des principaux arguments de vente auprès des investisseurs potentiels.

Le permis correspondant à ce bloc a été attribué en 1989. Il couvre une superficie d’environ 3.055 km², sur la marge méridionale de la Méditerranée centrale, à quelque 120 kilomètres au sud-est de Sfax et 150 kilomètres au nord-ouest de Tripoli, avec des profondeurs d’eau pouvant atteindre 120 mètres. Les campagnes d’exploration menées au fil des décennies ont permis de constituer une base de données géologique et sismique conséquente, comprenant 6.500 kilomètres de relevés sismiques 2D, 1.900 km² de données 3D, ainsi que plusieurs puits forés.

Un calendrier détaillé jusqu’en 2027

Joint Oil vient de dévoiler les nouvelles échéances de la procédure. Le processus s’ouvrira le 7 septembre 2026 et restera accessible jusqu’au 31 décembre de la même année. Les sociétés candidates auront ensuite jusqu’au 8 janvier 2027 pour déposer leurs propositions. L’annonce des candidats sélectionnés est prévue pour le 26 février 2027, avant des attributions formelles attendues au plus tard le 30 avril 2027.

Ce nouvel appel d’offres sera mis en avant lors de deux rendez-vous internationaux : à Londres, le 9 septembre, à l’occasion d’une réunion du Mediterranean, Middle East & Africa Scout Group, puis les 29 et 30 septembre, dans le cadre du World Energy Summit.

Joint Oil, un partenariat né d’un accord tuniso-libyen de 1988

L’opérateur à la manœuvre, Joint Oil Exploration, Exploitation and Petroleum Services Company, résulte d’un accord bilatéral signé entre la Tunisie et la Libye en 1988. Son capital est réparti à parts égales entre l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société libyenne OLA Energy Holdings. Instituée le 8 août 1988 par une convention entre les deux États, la société a ensuite été entérinée par la loi tunisienne n°89-10 du 1er février 1989.

Depuis sa création, Joint Oil concentre son activité sur l’exploration des ressources situées dans cette zone offshore à cheval entre les eaux tunisiennes et libyennes — un cadre dans lequel s’inscrivent aujourd’hui les deux volets de ce nouvel appel d’offres, entre relance d’une découverte ancienne et poursuite de l’exploration régionale.

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Avec plus de 390 MDT de revenus au T2, Tunisair a-t-elle retrouvé sa rentabilité d’avant-crise ?

Les revenus du transport national Tunisair se sont maintenus stables à 393 millions de dinars (MDT), durant le deuxième trimestre 2026, contre 394 MDT, durant la même période de 2025, c’est ce qui ressort des indicateurs d’activité de la société, publiés sur le site de la Bourse de Tunis.

En ce qui concerne le nombre de passagers transportés par la compagnie aérienne, il a légèrement baissé de 1 %, à 656 248 voyageurs, durant le deuxième trimestre 2026, par rapport à la même période de 2025, et ce, en raison de déclenchement du conflit dans la région du Golfe.

S’agissant de la recette moyenne, elle s’est stabilisée, au deuxième trimestre 2026, au même niveau qu’à la même période de 2025.

Toujours selon le management de l’entreprise, le taux de ponctualité de la compagnie se serait nettement amélioré, en ce sens qu’elle passe de 39 % à 54 %. Toutefois, on note une baisse du taux de remplissage kilométrique à 71,6 % contre 75,2 %, une année auparavant. De même, le coefficient de chargement a légèrement diminuer pour se situer au niveau de 62,4 % contre 62,7 %, au cours du deuxième trimestre 2025.

Pour leur part, les dépenses de carburant ont fortement augmenté suite à la flambée des cours du pétrole BRENT et l’élargissement marqué du crack spread (variation entre le prix BRENT et le Prix du kérosène aviation JET A1) sur le deuxième trimestre 2026.

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La BCT révise les barèmes des crédits accordés aux céréaliculteurs

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié mardi 18 août la circulaire n°2026-7 à l’attention des banques, dans laquelle il est stipulé la révision des barèmes des crédits de céréalicultures.

Cette circulaire fixe les critères d’intervention des banques dans le financement des céréalicultures et de certaines cultures saisonnières. Elle amende, par conséquent, les dispositions de celle du 23 décembre 1987 (relative aux modalités d’octroi, de contrôle et de refinancement des crédits), prévoit une révision des critères de financement de la culture du blé dur, du blé tendre, des légumineuses, de l’orge et des cultures fourragères, et ce, tout en prenant en considération la région et le type de sol (irrigué ou sec).

Ainsi, pour la culture du blé dur, du blé tendre et des légumineuses, la circulaire a fixé le plafond de financement bancaire à 1 415 dinars par hectare pour la zone 1 (en sec), à 1 175 dinars/ha pour la zone 2 (en sec) et à 1 930 dinars/ha pour les cultures irriguées, dans les deux zones 1 et 2.

Concernant l’orge, le plafond de financement a été fixé à 940 dinars/ha pour la zone 1, à 890 dinars/ha pour la zone 2 et à 350 dinars/ha pour la zone 3.

Pour ce qui est de la culture fourragère, les banques sont invitées à mobiliser une enveloppe de l’ordre de 1 030 dinars/ha, durant la saison d’hiver, et 1 260 dinars/ha, durant la saison d’été.

La BCT fait également savoir que le montant du crédit dispensé par la banque devra être modulé en fonction de la taille de l’exploitation, des dépenses à engager et des rendements réalisés au cours des dernières campagnes.

Avec TAP

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