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Crédits sur l’honneur : Les banques refusent encore les demandes, alerte l’ATPME

Aucune entreprise n’a, à ce jour, bénéficié des « crédits sur l’honneur » prévus par la réglementation tunisienne, a affirmé mercredi 19 août 2026 le porte-parole officiel de l’Association tunisienne des petites et moyennes entreprises (ATPME), Abderrazak Hawas.

Dans une déclaration à la Radio nationale, le responsable a indiqué que plusieurs banques refusent encore d’accepter les demandes déposées au titre de ce mécanisme, mettant ainsi en cause la mise en œuvre effective du dispositif.

Il a appelé la Banque centrale de Tunisie (BCT) à renforcer son contrôle sur les établissements bancaires et à appliquer, le cas échéant, des sanctions afin d’accélérer l’entrée en vigueur effective de cette mesure.

Que sont les crédits sur l’honneur ?

Les crédits sur l’honneur constituent un mécanisme de financement destiné à faciliter l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises ainsi que pour les particuliers. Leur principale particularité réside dans l’absence de garanties exigées de la part du bénéficiaire.

Le dispositif prévoit des financements sans intérêts ni commissions, avec des montants pouvant aller de 5.000 à 25.000 dinars selon la nature du bénéficiaire et du projet.

Lire aussi : Crédits sur l’honneur : Tout savoir sur ces financements sans intérêts ni garanties

L’objectif affiché est notamment de permettre aux petites entreprises et aux porteurs de projets de disposer rapidement de liquidités pour financer leurs besoins, sans devoir fournir les garanties habituellement exigées par les banques.

Le mécanisme avait suscité des attentes importantes auprès des petites entreprises, confrontées à des difficultés d’accès au financement bancaire, notamment en raison de l’importance des garanties demandées et du coût du crédit.

Un plafond jugé insuffisant

Au-delà des difficultés liées à l’application du dispositif, Abderrazak Hawas estime que le plafond de 25.000 dinars prévu pour les PME reste largement insuffisant au regard de leurs besoins.

Il a notamment évoqué la hausse du coût des matières premières et des marchandises, qui augmente les besoins de trésorerie des entreprises et limite leur capacité à fonctionner avec des financements de faible montant.

Pour l’ATPME, la question ne se limite donc pas à l’application effective des crédits sur l’honneur. Elle concerne également le niveau des financements proposés, qui devrait, selon l’association, être adapté à la réalité économique des petites et moyennes entreprises.

La mise en œuvre concrète du dispositif constitue désormais un enjeu important pour les PME, alors que l’accès au financement demeure l’un des principaux obstacles auxquels sont confrontées de nombreuses entreprises tunisiennes.

L’intervention de la Banque centrale est ainsi réclamée afin de vérifier l’application de la réglementation par les banques et de garantir aux bénéficiaires l’accès effectif aux financements prévus par le dispositif.

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La BCT révise les barèmes des crédits accordés aux céréaliculteurs

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié mardi 18 août la circulaire n°2026-7 à l’attention des banques, dans laquelle il est stipulé la révision des barèmes des crédits de céréalicultures.

Cette circulaire fixe les critères d’intervention des banques dans le financement des céréalicultures et de certaines cultures saisonnières. Elle amende, par conséquent, les dispositions de celle du 23 décembre 1987 (relative aux modalités d’octroi, de contrôle et de refinancement des crédits), prévoit une révision des critères de financement de la culture du blé dur, du blé tendre, des légumineuses, de l’orge et des cultures fourragères, et ce, tout en prenant en considération la région et le type de sol (irrigué ou sec).

Ainsi, pour la culture du blé dur, du blé tendre et des légumineuses, la circulaire a fixé le plafond de financement bancaire à 1 415 dinars par hectare pour la zone 1 (en sec), à 1 175 dinars/ha pour la zone 2 (en sec) et à 1 930 dinars/ha pour les cultures irriguées, dans les deux zones 1 et 2.

Concernant l’orge, le plafond de financement a été fixé à 940 dinars/ha pour la zone 1, à 890 dinars/ha pour la zone 2 et à 350 dinars/ha pour la zone 3.

Pour ce qui est de la culture fourragère, les banques sont invitées à mobiliser une enveloppe de l’ordre de 1 030 dinars/ha, durant la saison d’hiver, et 1 260 dinars/ha, durant la saison d’été.

La BCT fait également savoir que le montant du crédit dispensé par la banque devra être modulé en fonction de la taille de l’exploitation, des dépenses à engager et des rendements réalisés au cours des dernières campagnes.

Avec TAP

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