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Au-delà des chiffres : quand les statistiques officielles révèlent une économie qui s’essouffle et rejette ses talents

À la lecture superficielle des derniers indicateurs de l’Institut National de la Statistique, le paysage économique  pourrait sembler stable, voire prometteur : une croissance positive, des intentions d’investissement à la hausse et une baisse du taux de chômage. Cependant, dès que l’on décortique ces chiffres et que l’on plonge dans leurs détails, des paradoxes structurels choquants et une supercherie statistique masquant une réalité économique bien plus dure se révèlent.L’expert  en économie Ridha Chkoundali est revenu sur  les derniers indicateurs de l’Institut national de la statistique donnent une image relativement rassurante de l’économie du pays.

Une trajectoire de croissance déclinante : une économie de consommation portée par l’agriculture, dont les moteurs industriels s’effondrent

Se contenter de mettre en avant le chiffre global de la croissance économique (2,29 % au deuxième trimestre 2026) masque une distorsion structurelle profonde dans les moteurs de l’économie tunisienne, tant au niveau de l’offre sectorielle que de la demande macroéconomique. Du côté de l’offre, on découvre que cette croissance repose sur des bases fragiles et saisonnières ; elle est tirée par l’agriculture et la pêche (5,54 %), suivies par l’hôtellerie et la restauration (4,64 %) et le bâtiment (3,61 %). En revanche, les moteurs stratégiques et industriels subissent une contraction effrayante : l’extraction minière recule de -9,60 %, entraînant les industries chimiques dans une baisse de -7,02 %, tandis que l’extraction de pétrole et de gaz recule de -1,12 %, et le secteur textile (locomotive de l’exportation) n’échappe pas à cette hémorragie en enregistrant -0,94 %. Du côté de la demande, cette croissance reflète une économie de consommation par excellence, où la demande intérieure a augmenté de 3,3 % et les exportations de 10,4 %. Or, cette amélioration a été entièrement absorbée par l’explosion du volume des importations (+11,2 %). Ce double constat explique directement la crise du marché du travail : les secteurs actuellement en croissance (agriculture, tourisme, bâtiment) s’appuient sur une main-d’œuvre précaire, saisonnière et non qualifiée, tandis que les secteurs industriels en contraction constituent le vivier historique des emplois stables à forte valeur ajoutée. Nous sommes face à une économie qui alimente les importations et détruit ses propres capacités de création de richesse.

 La grande supercherie statistique : une baisse « fictive » du chômage qui dissimule la destruction de 58 200 emplois

Ce que les chiffres révèlent de plus grave réside sans doute dans la contradiction mathématique et économique des indicateurs du marché du travail. Les statistiques vantent une baisse du taux de chômage global à 14,9 % au deuxième trimestre 2026. En apparence, ce chiffre semble encourageant, mais comment le chômage peut-il baisser alors que l’économie a détruit 58 200 emplois d’un coup par rapport au trimestre précédent ? Le secret statistique réside dans la disparition totale de 77 500 Tunisiens des registres de la population active en l’espace de trois mois seulement (passant de 4,26 millions à 4,19 millions de personnes). Cette baisse du taux n’est nullement le signe d’une reprise, mais l’illustration d’un désespoir généralisé et de l’ampleur du phénomène des « travailleurs découragés ». Des dizaines de milliers de personnes abandonnent définitivement l’idée de chercher du travail ou choisissent les embarcations de l’émigration clandestine. La base de calcul se réduit ainsi, entraînant une baisse artificielle du taux dans une supercherie statistique qui dissimule une violente contraction sociale.

Une croissance destructrice de compétences : un modèle économique qui « punit » les diplômés de l’enseignement supérieur

Le caractère excluant de la croissance tunisienne actuelle se confirme de manière flagrante lorsque l’on observe sa capacité d’absorption des catégories instruites. Alors que le taux de chômage global baissait de manière fictive, le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur a bondi, passant de 24,0 % au deuxième trimestre 2025 à 26,6 % sur la même période en 2026. Cette contradiction est la conséquence logique de la distorsion des sources de croissance ; nous sommes face à un modèle économique qui « punit » les compétences, créant des emplois précaires dans l’agriculture et le bâtiment, tandis que les secteurs de services avancés et l’industrie manufacturière ferment leurs portes et licencient. Ce déséquilibre structurel vide l’université tunisienne de son rôle d’ascenseur social et fait de la fuite des cerveaux le seul choix rationnel qui s’offre à une jeunesse dans laquelle l’État a investi pendant des années, pour ensuite la laisser à la merci d’une économie qui méprise le savoir.

 L’illusion des exportations et le dilemme du phosphate : on vend de la terre et on importe des pertes

Les sept premiers mois de l’année 2026 ont enregistré une hausse de 9,91 % de la valeur des exportations, ce qui pourrait laisser croire à une reprise économique. Cependant, en y regardant de plus près, on découvre une véritable catastrophe : le poids (volume) des exportations a augmenté de 11,26 % (soit une augmentation colossale de 727 000 tonnes). Nous exportons d’immenses quantités physiques pour obtenir des revenus financiers proportionnellement moindres, ce qui traduit une détérioration drastique des termes de l’échange. Le dilemme du phosphate s’impose ici comme la plus grande plaie économique ; les chiffres montrent que la Tunisie a quasiment cessé d’exporter du phosphate transformé à haute valeur ajoutée (les exportations de produits chimiques inorganiques comme l’acide phosphorique ont chuté de 167 500 tonnes, et les engrais de 77 200 tonnes). Cela correspond parfaitement au double effondrement de l’extraction minière (-9,60 %) et des industries chimiques (-7,02 %). Pour compenser cette paralysie, nous nous sommes tournés vers l’exportation de produits lourds et primaires, les exportations du Chapitre 25 (qui comprend les terres, le ciment et le clinker) explosant avec une augmentation de 442 900 tonnes à un prix moyen dérisoire ne dépassant pas 140 millimes par kilogramme. Même dans l’agriculture, la Tunisie a injecté d’énormes quantités d’huile d’olive en vrac, avec une augmentation de volume de 62,2 %, tandis que les revenus n’ont augmenté que de 39,6 %. Notre économie rétrograde dans la chaîne de valeur, épuisant ses richesses naturelles brutes pour masquer son impuissance industrielle.

Le paradoxe de l’investissement industriel : des intentions positives qui se transforment en un « trou noir » asséchant les devises

Du côté des intentions, les données des sondages d’opinion révèlent un certain optimisme chez les industriels, le solde d’opinion sur l’investissement global s’étant amélioré pour atteindre 24 % au premier semestre 2026, avec un bond exceptionnel dans les industries mécaniques et électriques à 48 %. Malgré le caractère positif en apparence de ces intentions, elles se heurtent — lorsqu’on les met en lien avec la flambée des importations (+11,2 %) — à une réalité macroéconomique douloureuse : la faible intégration locale de nos industries. Chaque nouveau projet d’investissement dans ces secteurs nécessite automatiquement une importation massive de machines, d’équipements et de matières premières semi-finies. Cette « relance de l’investissement » se transforme ainsi en un fardeau qui pèse directement sur la balance des paiements. L’investissement local devient un exportateur net de devises au lieu de créer une véritable valeur ajoutée locale et de stimuler l’emploi.

L’hémorragie énergétique : la facture des hydrocarbures engloutit les illusions de croissance et aggrave l’asphyxie financière

Pour comprendre les raisons de l’asphyxie financière et de l’aggravation du déficit commercial global (qui a frôlé les 14,9 milliards de dinars sur les sept premiers mois de 2026), il suffit de se pencher sur le Chapitre 27 relatif aux combustibles minéraux et aux hydrocarbures. À lui seul, le déficit énergétique a bondi de 6,31 milliards de dinars en 2025 à un chiffre effrayant de 8,27 milliards de dinars pour la même période de 2026. Cette hémorragie qui s’accélère engloutit littéralement tous les fruits de la croissance économique et les revenus d’exportation. Cette situation prouve que l’absence d’une véritable transition énergétique et le déclin de la production nationale (croissance négative de -1,12 %) ont pris l’économie tunisienne en otage d’une facture énergétique gonflée, payable en devises. Cela entrave toute possibilité d’orienter les ressources de l’État vers des investissements réels dans les infrastructures, la santé ou l’éducation.

La dépendance géographique destructrice : des marchés extérieurs qui siphonnent les ressources tunisiennes

L’hémorragie des devises ne se limite pas à la facture énergétique ; elle s’alimente également d’une dépendance géographique destructrice envers des marchés qui n’absorbent pas nos exportations. Le déficit commercial de la Tunisie ne reflète pas une baisse générale de sa compétitivité (nous réalisons un excédent confortable avec l’Union européenne de près de 3,46 milliards de dinars), mais se concentre dans des relations commerciales totalement déséquilibrées avec des pays spécifiques dont nous consommons les produits avec voracité. En seulement sept mois, le déficit s’est élevé à 6,79 milliards de dinars avec la Chine, à 2,91 milliards avec l’Algérie (en raison de la dépendance énergétique), à 2,10 milliards avec la Turquie, s’élargissant également à 1,99 milliard avec l’Égypte et à 1,44 milliard de dinars avec la Russie. Ces chiffres traduisent la paralysie de notre diplomatie économique ; nous ouvrons nos portes aux produits de ces pays tout en étant incapables de pénétrer leurs marchés, aliénant ainsi notre souveraineté économique et finançant leurs économies avec ce que nous gagnons durement en Europe.

 

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Tunisie : première en Afrique du Nord, mais 75e mondiale… le paradoxe de la prospérité

Sur 161 pays étudiés, la Tunisie se classe au 75e rang mondial dans le Legatum Prosperity Index 2026, devançant de fait tous ses voisins nord-africains : Maroc (76e), Algérie (83e), Libye (115e), Égypte (120e) et Soudan (152e). Une première place régionale qui réconforte même si elle n’enthousiasme pas.

Il n’est pas inutile de rappeler que le meilleur classement de la Tunisie dans cet index remonte à 2017, où elle occupait la 66e place mondiale. Depuis, la trajectoire est celle d’un déclin progressif. Autrement dit, huit rangs perdus en moins d’une décennie, dans ce classement publié chaque année depuis 2007.

Si la Tunisie conserve sa première place régionale, c’est en grande partie grâce aux avancées socio-économiques réalisées entre les années 1990 et 2010, période durant laquelle la croissance annuelle moyenne avoisinait voire dépassait les 5 %. Mais on l’aura compris, c’est un héritage qui s’érode, faute d’avoir été renouvelé.

En effet, sur le plan économique, la Tunisie affiche un PIB nominal dépassant les 51 milliards de dollars, avec pour principales exportations l’huile d’olive, les dattes, les machines électriques et les produits textiles, tandis que ses importations couvrent notamment le blé, les produits pétroliers raffinés, le gaz naturel et les véhicules. Une structure productive qui reflète une économie encore peu diversifiée et, par ricochet, vulnérable aux chocs externes.

Le vrai message de ce classement n’est donc pas dans le rang, il est dans la dynamique. Première en Afrique du Nord, certes. Mais dans une région qui, globalement, recule. Autrement dit, être le premier d’un peloton à la traîne n’est pas un titre de gloire, c’est un avertissement.

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Tunisie – Le numérique gagne du terrain dans les paiements

Le bulletin « Paiements en chiffres en Tunisie » de la Banque centrale de Tunisie (BCT), pour le premier semestre 2026, montre que l’activité monétique et les différents moyens de paiement numériques ont enregistré plusieurs évolutions positives par rapport à la même période de 2025.

Ainsi, le nombre de cartes bancaires atteint 6 151 000, tandis que celui de distributeurs et guichets automatiques de billets s’établit à 3 427. En outre, le pays compte 1 456 sites marchands actifs et 45 600 terminaux de paiement électronique (TPE). Sachant qu’un site marchand est qualifié d’“actif“ s’il a enregistré au moins une transaction sur une période d’un an, selon la terminologie de la BCT.

Le paiement mobile confirme également son développement. En effet et toujours selon le même bulletin, au premier semestre 2026, 218 886 wallets ont été recensés contre 207 524 un an auparavant, soit une hausse de 5,5%. L’activité de paiement mobile représente 5 millions de transactions, pour un montant de 914,2 millions de dinars (MDT). Les paiements constituent la principale utilisation, devant les transferts, le cash-in et le cash-out.

Concernant l’e-paiement, le bulletin de la BCT fait état d’une progression de l’activité, avec une hausse de 5,7%. Les paiements de proximité affichent également une dynamique positive, tandis que plusieurs indicateurs liés aux transactions et aux montants traités progressent par rapport au premier semestre 2025.

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Index mondial de la prospérité | La Tunisie en tête des pays d’Afrique du Nord

La Tunisie s’est classée au 75e rang mondial sur 161 pays au Legatum Prosperity Index 2026. Malgré ses difficultés économiques actuelles, la Tunisie devance tous les autres pays d’Afrique du Nord : Maroc (76e), Algérie (83e), Libye (115e), Egypte (120e) et Soudan (152e). Il n’y a pas de quoi être fier, mais comme dit le proverbe français «Quand je me regarde, je me désole ; quand je me compare, je me console».    

Dans ce rapport publié annuellement depuis 2007 et qui offre un éclairage unique sur l’évolution de la prospérité à travers le monde, le meilleur classement de la Tunisie remonte à 2017 : 66e. Depuis elle n’a cessé de péricliter, mais ses voisins africains du nord n’ont pas fait mieux. Si elle reste en tête du classement régional c’est grâce à ses avancées socio-économiques réalisées dans les années 1990-2010 avec une croissance annuelle moyenne de près de 5%. C’était le bon vieux temps de… Ben Ali, dirait l’autre.

On peut toujours dénoncer a postériori la dictature de l’ancien président, mais on ne peut pas dire qu’on a beaucoup avancé depuis qu’on l’a chassé du pays le 14 janvier 2011. Au contraire, le déclin de notre pays a commencé depuis cette date fatidique qui devait être celle d’une libération et qui s’est révélée être, au final, celle du début de la décadence.

Malgré tout, et même s’ils continuent de se plaindre de leur situation, les 12,4 millions d’habitants que compte la Tunisie s’en tirent toujours mieux que tous leurs voisins immédiats. Ils sont choyés par la géographie avec leurs 1200 km de côtes méditerranéennes, leurs plaines fertiles du nord et du Sahel et la richesse de leurs régions désertiques. Sans oublier bien sûr l’ingéniosité de ses enfants, ou de certains d’entre eux.

L’économie tunisienne est modérément industrialisée, avec un PIB nominal dépassant les 51 milliards de dollars. Parmi ses principales exportations figurent l’huile d’olive, les dattes, les machines électriques et les produits textiles, tandis que ses importations incluent le blé, les produits pétroliers raffinés, le gaz naturel et les véhicules, rappellent à juste titre les auteurs de l’Index. Ils auraient pu ajouter en observation : peut mieux faire !

I. B.

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Tunisie-Libye | Vers la facilitation du transport terrestre

La Tunisie et la Libye ont discuté des moyens d’étendre la coopération dans le domaine du transport terrestre et de faciliter la circulation des passagers et des marchandises entre les deux pays. Ces pourparlers se sont tenus lors d’une réunion du comité technique mixte chargé du transport terrestre, organisée à Tunis les 11 et 12 août 2026. (Photo: Poste frontalier de Ras Jedir).

La délégation libyenne était conduite par Fadlallah Rafallah Ashour, vice-ministre des Transports chargé du secteur terrestre, tandis que la délégation tunisienne était dirigée par Tarek Bouazizi, directeur général du transport terrestre.

La Libye a présenté des propositions visant à développer son système de transport terrestre et a souligné la nécessité de mettre en œuvre l’accord bilatéral sur le transport routier de passagers et de marchandises, signé le 31 juillet 1996.

Les deux parties ont également débattu de l’amélioration des services et de la simplification des procédures de transport aux postes-frontières.

Elles ont réaffirmé les liens étroits unissant la Libye et la Tunisie, ainsi que l’importance d’une coordination continue pour faciliter la circulation des personnes et des marchandises et pour améliorer les services aux postes-frontières.

I. B. (d’après The Libya Observer).

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Le classement du bonheur en Afrique du Nord

Le classement fera sourire beaucoup de lecteurs et paraîtra même farfelu pour certains d’entre eux, mais il mérite d’être connu : la Libye figure en tête des dix pays africains où le revenu nécessaire pour atteindre le «pic de bonheur» (sic !) en 2026 est le plus élevé.

La Libye, qui est classée 81e sur le plan mondial, est suivie par l’Algérie (83e), la Tunisie (105e), le Maroc (112e), la Mauritanie (120e) et l’Égypte (139e).

Le World Happiness Report 2026 est réalisé par Remitly,  fournisseur mondial de services financiers, sur la base des données de Purdue University, établies sur la base des revenus annuels requis pour satisfaire les besoins de la vie, en rapport avec le pouvoir d’achat et les conditions générales du bien-être individuel et social.

À l’échelle mondiale, l’Islande affiche le score le plus élevé à 7 764, tandis que l’Afghanistan présente le plus bas, à 1 446.

La Libye avec un score 5 731, l’Algérie (5 714) et la Tunisie (4 798) affichent les seuils du «prix du bonheur» les plus élevés en Afrique du Nord.

Le score pour le Maroc s’établit à 4 646, la Mauritanie à 4 473 et l’Égypte à 3 862.

Ce classement, fondé sur les prix locaux et le pouvoir d’achat, révèle qu’un seuil plus élevé n’est pas synonyme d’un bonheur accru et que des facteurs tels que l’éducation, la santé et la qualité de vie jouent un rôle déterminant.

I. B.

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Tunisie | PIB en hausse de 2,3% au terme du 2e trimestre 2026

Les estimations issues des comptes nationaux trimestriels de la Tunisie montrent que le produit intérieur brut (PIB) en volume, corrigé des variations saisonnières, a enregistré une croissance au taux de 2,3% sur un an au cours du deuxième trimestre de 2026.

C’est ce que signale l’Institut national de la statistique (INS) dans son rapport périodique sur la croissance économique, ajoutant que le PIB en volume, au cours de la même période, et en glissement trimestriel, c’est-à-dire par rapport au premier trimestre de 2026, a augmenté de 1,4%.

S’agissant des variations trimestrielles, le PIB a enregistré une croissance de 1,4 % au cours du deuxième trimestre 2026 par rapport au premier trimestre de la même année.

Sur cette base, le PIB a enregistré une croissance de 2,4 % au cours du premier semestre de l’année en cours, par rapport à la même période de l’année précédente.

Les activités agricoles ont enregistré une accélération de leur croissance au cours du deuxième trimestre 2026, le volume de la valeur ajoutée du secteur progressant de 5,5 % en glissement annuel.

Ce secteur a contribué à hauteur de 0,51 point de pourcentage au taux de croissance de 2,3 % enregistré pour le PIB.

De même, les activités de services ont maintenu une dynamique de croissance positive au cours du deuxième trimestre de l’année en cours ; le volume de la valeur ajoutée a augmenté de 1,9 % par rapport au deuxième trimestre 2025, contribuant pour 1,18 point de pourcentage au taux de croissance du PIB de 2,3 %.

Cette évolution est principalement portée par la hausse de la valeur ajoutée dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration (+4,6 %), de l’information et de la communication (+3,5 %) et des transports (+1,7 %).

S’agissant des industries manufacturières, le volume de la valeur ajoutée a progressé de 0,9 % au cours du deuxième trimestre 2026, porté par la croissance de l’agroalimentaire (2,1 %), des industries mécaniques et électriques (1,6 %) et des industries diverses (3,7 %).

À l’inverse, le secteur de l’énergie, des mines, de l’eau, de l’assainissement et du traitement des déchets a enregistré un recul de 1,7 % de sa valeur ajoutée ; ce repli est principalement imputable à la baisse de la valeur ajoutée dans le secteur minier et dans celui de l’extraction de pétrole et de gaz naturel, en baisse respective de 9,6 % et de 1,1 %.

Dans l’ensemble, le secteur industriel a enregistré une croissance de 0,3 % au cours du deuxième trimestre 2026 par rapport au même trimestre de 2025. Celui de la construction a également affiché une croissance positive, le volume de la valeur ajoutée augmentant de 3,6 % en glissement annuel par rapport au deuxième trimestre de 2025.

La répartition du PIB par composante de la demande pour le troisième trimestre 2026 fait apparaître une hausse de 3,3 % du volume de la demande intérieure — incluant les dépenses de consommation et la formation brute de capital fixe (investissement) — par rapport au deuxième trimestre 2025 (en glissement annuel). Cette évolution positive a contribué à hauteur de 3,61 points de pourcentage au taux de croissance du PIB de 2,3 %.

À l’inverse, le solde du commerce extérieur a contribué par une baisse de -1,33 point de pourcentage à ce taux de croissance du PIB. Cette situation s’est inscrite dans un contexte de progression de 10,4 % du volume des exportations de biens et services et de 11,2 % du volume des importations au cours de la même période.

Le rapport en arabe.

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Tunisie | Le taux de chômage se stabilise autour de 15%

Selon les résultats de l’enquête sur l’emploi du deuxième trimestre 2026 réalisé par l’Institut national de la statistique (INS), la population active en Tunisie s’est établie à 4 190 500 personnes, contre 4 268 000 au premier trimestre de la même année, soit une baisse de 77 500 personnes.

La population active se répartit entre 2 887 700 hommes et 1 302 800 femmes, représentant respectivement 68,9 % et 31,1 % de l’ensemble de la population active.

Par ailleurs, le taux d’activité a enregistré un recul de 1,2 point de pourcentage au cours du deuxième trimestre 2026 pour s’établir à 44,7 % de la population âgée de 15 ans et plus, contre 45,9 % au premier trimestre 2026.

Au deuxième trimestre 2026, le nombre d’occupés a atteint 3 568 100, contre 3 626 300 au trimestre précédent, soit une baisse de 58 200 occupés. La population occupée se compose de 2 546 000 hommes et de 1 022 100 femmes, représentant respectivement 71,4% et 28,6 % de l’ensemble de la population occupée.

Les personnes occupées se répartissent comme suit par secteur d’activité : 49,9 % dans les services, 20,4% dans les industries manufacturières, 13,5 % dans les industries non manufacturières et 16,3 % dans l’agriculture et la pêche.

Le nombre de chômeurs s’est établi à 622 400 personnes au deuxième trimestre 2026, contre 641 700 au premier trimestre, soit une baisse de 19 300 chômeurs. Le taux de chômage a ainsi diminué à 14,9 %, contre 15 % au trimestre précédent.

Par sexe, ce taux a reculé de 0,5 point de pourcentage chez les hommes pour s’établir à 11,8 %, tandis qu’il a augmenté de 0,9 point chez les femmes pour atteindre 21,6 % au deuxième trimestre 2026.

Le taux de chômage s’est établi à 14,8 % en milieu urbain et à 15,0 % en milieu rural au cours du deuxième trimestre de 2026, contre respectivement 14,4 % et 16,5 % au premier trimestre de la même année.

Le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans a diminué au cours du deuxième trimestre 2026, atteignant 35,4 % contre 37,5% au premier trimestre 2026. Ce taux se répartit entre 34,6 % pour les hommes et 37,1% pour les femmes.

Chez les diplômés de l’enseignement supérieur, le taux de chômage a augmenté pour atteindre 26,6 % au deuxième trimestre 2026, contre 24,2 % au premier trimestre de la même année. Ce taux s’élève à 14,2 % chez les hommes et à 35,6 % chez les femmes.

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L’Italie consolide sa position de 1er fournisseur européen de la Tunisie

L’Italie s’impose donc comme le principal fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne (UE) et réduit l’écart structurel avec la Chine.

Au cours des sept premiers mois de 2026, l’Italie demeure le premier fournisseur européen de la Tunisie et le classe au deuxième sur le plan mondial derrière la Chine, avec un écart qui s’est réduit 206 millions de dinars (environ 61 millions d’euros).

Les échanges commerciaux entre l’Italie et la Tunisie ont atteint 13,67 milliards de dinars (environ 4,03 milliards d’euros) entre janvier et juillet, enregistrant une hausse de 12,4 % par rapport à la même période en 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS) de Tunisie.

Cette hausse est principalement portée par les ventes des produits importés d’Italie sur le marché tunisien, dont la valeur a atteint 6,66 milliards de dinars (environ 1,97 milliard d’euros), soit une augmentation de 16,6 % sur un an.

Au cours de la même période, les exportations tunisiennes vers l’Italie ont progressé de 8,7 %, s’élevant à environ 7,01 milliards de dinars (2,07 milliards d’euros).

Ces rythmes de croissance divergents modifient également la balance commerciale bilatérale. La Tunisie conserve un excédent commercial vis-à-vis de l’Italie d’environ 347 millions de dinars (102 millions d’euros), mais cet excédent a plus que diminué de moitié par rapport aux 733 millions de dinars (environ 216 millions d’euros) enregistrés au cours des sept premiers mois de 2025.

Les chiffres témoignent ainsi d’un rééquilibrage progressif des échanges en faveur de l’Italie, qui occupe désormais une place prépondérante parmi les fournisseurs de la Tunisie.

Sur les sept premiers mois de l’année, les produits chinois sont restés en tête des ventes sur le marché tunisien, avec une valeur d’environ 6,87 milliards de dinars, suivie par l’Italie (6,66 milliards) et la France (environ 6,36 milliards).

L’Italie s’impose donc comme le principal fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne (UE) et réduit l’écart avec la Chine.

Ce renforcement de la position italienne en Tunisie s’inscrit dans un contexte plus large où l’UE demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie.

Au cours des sept premiers mois de 2026, 70,4 % des exportations tunisiennes étaient destinées à l’UE-27, pour une valeur de 28,63 milliards de dinars, tandis que 45,3 % des importations — totalisant 25,16 milliards — provenaient de l’UE.

Les importations tunisiennes en provenance d’Italie ont augmenté de 16,6 %, contre une hausse de 18,4 % pour celles venant de France. L’Italie occupe également une place de premier plan pour les exportations tunisiennes. L’agence ICE classe l’Italie comme la deuxième destination des marchandises tunisiennes et le deuxième fournisseur de la Tunisie ; une position que les données de 2026 viennent consolider, notamment en ce qui concerne les ventes italiennes.

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Location d’été – Lorsque les fausses promesses et autres manquements sont au rendez-vous !

C’est toujours du pareil au même. Un laisser-aller, une désinvolture voire un souci, conscient ou non, d’offrir le moins de service ou de confort possible caractérisent souvent les locations d’été. Instantanées.

 

« Pour le prix qu’il nous fait payer, il aurait pu quand même changer les draps », s’exclame Haroune G., en remarquant que les draps portent une tache sur laquelle il semble que du mercurochrome a été versé. En ajoutant, dans un large sourire, qu’il faudra « contracter un prêt pour pouvoir se payer une semaine de vacances dans une villa meublée sur la côte tunisienne.

« Villa meublée, une façon, pour ainsi dire, de parler », ajoute-t-il. En somme, la qualité de ce que les propriétaires qui louent, pour un temps, leur maison, offrent aux estivants d’une semaine laisse à désirer. Le récit de Haroune en dit long sur des « fausses promesses » et autres « manquements » auxquels sont souvent exposés les locataires.

Des cuillères rouillées

« Là où vous posez les pieds, il y a comme un laisser-aller, une désinvolture voire un souci, conscient ou non, d’offrir le moins de service ou de confort possibles, soutient-il. A commencer par la cuisine où, opine-t-il, il y a beaucoup d’ustensiles, des assiettes et des verres qui manquent à l’appel. « Pourtant, le propriétaire savait que six personnes allaient séjourner dans la maison ! », s’énerve-t-il. « Et je ne vous parle pas des toilettes et de la salle de bain qui sont loin de contenir ce qui ne peut que paraître essentiel, comme le papier toilettes ou le savon qui sont toujours à la charge du locataire », dit-il, en faisant la moue. Et en rappelant que « bien plus », il a trouvé même des cuillères « rouillées ».

Le propriétaire est, en plus, quelquefois rarement là pour que l’on puisse lui demander des comptes ou l’interroger sur quelque chose. « A part le premier jour de la location où on l’a vu, il a été constamment absent des lieux », affirme-t-il. Il a délégué un « samsar » (intermédiaire informel qui met en relation des propriétaires et des locataires), qui est censé se porter au secours des locataires. Celui-ci est cependant débordé ayant beaucoup de maisons à « gérer ». Il fait, de plus, souvent la « sourde oreille » et vous trouve un argument quelconque pour expliquer que « cela n’est pas possible » ou que « l’artisan appelé à réparer une fuite, par exemple, est pour le moment du moins indisponible ».

La mécanique est bien huilée

Inutile de préciser, à ce juste propos, que rarement la villa à louer est inspectée scrupuleusement avant qu’un nouveau locataire rentre dans une maison. « Cela serait on ne peut plus nécessaire », assure Haroune. Qui précise que, de ce fait, on ne peut savoir ce qui a été mis hors service ou dégradé par le locataire qui a quitté les lieux. Autant dire qu’il faut déjà que le propriétaire dresse une liste de ce qui est nécessaire pour les estivants dans tous les compartiments du bien loué. « En faisant preuve d’empathie », souligne-t-il. « La seule tâche réellement accomplie consiste, à l’arrivée du locataire, en une visite rapide d’une femme de ménage qui dépoussière les meubles et nettoie le sol ; sans aller plus loin », note-t-il.

Une femme de ménage que l’on ne reverra plus qu’à la fin du séjour. Et qui vient accomplir sa besogne toujours en toute hâte. En fait « la mécanique est bien huilée », conclut Haroune.

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Biat Privilèges | Une marketplace bancaire dédiée aux avantages clients

La Biat annonce le lancement de Biat Privilèges, une nouvelle application permettant l’accès à une marketplace bancaire qui offre un large univers de réductions et d’offres exclusives négociées auprès de centaines d’enseignes partenaires. A travers cette nouvelle offre innovante, la Biat enrichit l’expérience de ses clients au-delà des services bancaires traditionnels et contribue à renforcer leur relation avec la banque.

Dans le cadre de sa stratégie d’innovation et d’amélioration continue de l’expérience client, la Biat poursuit le développement de solutions à valeur ajoutée pour répondre aux nouvelles attentes et aux habitudes de sa clientèle.

C’est dans cette dynamique que la banque lance Biat Privilèges, une nouvelle application extra-bancaire permettant à ses clients de bénéficier d’avantages exclusifs auprès d’une large sélection de marques et d’enseignes partenaires.

Cette initiative traduit la volonté de la Biat d’enrichir sa proposition de valeur à travers une offre qui permet à ses clients de réaliser des économies sur leurs dépenses courantes, leurs loisirs et leurs projets de consommation.

Elaborée en partenariat avec FreeOui et d’autres partenaires de référence, l’application donne accès à plus de 450 enseignes représentant plus de 1 300 points de vente répartis sur l’ensemble du territoire tunisien. Les clients de la Biat peuvent ainsi bénéficier d’avantages exclusifs dans de nombreux univers de consommation tels que le shopping, les loisirs, les voyages, la restauration, le bien-être, la santé et la culture.

Pensée pour être simple, rapide et accessible, Biat Privilèges permet aux utilisateurs de consulter les offres organisées par thématique et profiter des avantages proposés, en fonction de leurs centres d’intérêt et de leur localisation.

À travers le lancement de cette offre, la Biat enrichit l’expérience de ses clients tout au long de leurs parcours de consommation, en leur permettant de transformer leurs dépenses du quotidien en opportunités de réaliser des économies. Elle réaffirme ainsi son positionnement de banque innovante et son engagement constant à développer des solutions créatrices de valeur, en phase avec les nouveaux usages et les attentes de sa clientèle.   

Lien de téléchargement.

Contact : biat.privilèges@freeoui.com

Pour plus d’information, consultez le lien.

Pour toute demande d’information, contactez le Centre de Relation Clients Biat au 31 31 18 18

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