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​Festival des arts plastiques de Mahrès | la 37e édition célébrera l’art durable du 16 au 23 août

Mahres s’apprête à vibrer au rythme de la création contemporaine avec la tenue de la 37ᵉ édition de son Festival international des arts plastiques, du 16 au 23 août 2026.

​Le comité d’organisation a récemment dévoilé sur sa page officielle l’affiche de cette édition 2026, placée sous le signe de la mémoire et de la transmission avec le thème : « Un impact qui résiste à la disparition » .

Mahres s’imposera ainsi, une nouvelle fois comme le carrefour incontournable des plasticiens, artistes et passionnés d’art venus des quatre coins du monde.

Les organisateurs promettent d’ailleurs une programmation riche et immersive pour cette nouvelle édition, où la création contemporaine investira pleinement l’espace public, avec des échanges interculturels, des ateliers à ciel ouvert, des galeries éphémères, des tables rondes et des débats autour de la pérennité de l’œuvre d’art et de son empreinte culturelle.

Y. N.

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Alerte météo | Le ministère de l’Agriculture appelle à la plus grande vigilance

​Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche lance un appel à la prudence à l’attention de l’ensemble des agriculteurs et des pêcheurs suite aux prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM) annonçant vents pluies et orages pour cette nuit.

​Selon les bulletins de suivi, plusieurs régions du pays connaîtront des cellules orageuses accompagnées de pluies parfois abondantes ; de chutes de grêle et de fortes rafales de vents ont même été annoncés

​Ces perturbations toucheront progressivement les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest, avant de s’étendre localement aux zones est du pays et en particulier les gouvernorats de Béja, Siliana, Le Kef, Zaghouan, Kairouan, Sidi Bouzid et Sfax, et ce, avec des rafales dépassant temporairement les 80 km/h sont attendues sous les orages.

​Afin de limiter les dégâts matériels et de garantir la sécurité des exploitants, le ministère recommande de prendre les dispositions nécessaires pour abriter les équipements, machines et récoltes contre la grêle et les fortes pluies, de consolider les structures et installations vulnérables au vent et d’éviter les travaux en zones dégagées lors des orages et s’éloigner impérativement des points bas et des cours d’eau.

Le ministère appelle également à mettre le bétail à l’abri dans des lieux sécurisés, ombragés et bien approvisionnés en eau afin de préserver les animaux du stress thermique et des intempéries.

​Quant aux pêcheurs et face à la dégradation des conditions en mer, le ministère appelle à éviter toute sortie en mer en cas de vents forts, de mer agitée ou d’activité orageuse, à amarrer fermement les embarcations et sécuriser les équipements dans les ports.

Y. N.

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Malgré une légère hausse des investissements agricoles en juin 2026 : les emplois créés ne suivent pas

«Le nombre d’opérations d’investissement déclarées dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche a atteint 5.126 opérations à fin juin 2026, marquant une progression de 7% par rapport aux 4.792 opérations enregistrées au cours de la même période de 2025», selon les données publiées par l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI).
Dans un document publié le 12 août 2026, les tableaux statistiques de l’ONAGRI montrent toutefois que, malgré cette évolution, le niveau atteint au premier semestre 2026 demeure inférieur à celui enregistré en 2024, avec 5.615 opérations d’investissement déclarées au cours de la même période.
En termes de valeur, l’ONAGRI a indiqué que les investissements déclarés dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche se sont élevés à 647,351 millions de dinars à fin juin 2026, contre 586,620 millions de dinars au cours de la même période de 2025, soit une progression de 10%. Toutefois, le montant enregistré demeure légèrement inférieur à celui observé en 2024, année durant laquelle les investissements déclarés avaient atteint 655,547 millions de dinars.
Du côté des investissements approuvés, le document indique qu’à fin juin 2026, le nombre d’opérations d’investissement approuvées s’est établi à 3.314, contre 3.337 au cours de la même période de 2025, soit un léger recul de 1%. À titre de comparaison, ce nombre s’élevait à 3.154 opérations en 2024.
En valeur, le montant des investissements approuvés a atteint 248,952 millions de dinars à fin juin 2026, contre 226,771 millions de dinars un an auparavant, enregistrant ainsi une hausse de 10%. Un niveau supérieur à celui enregistré en 2024, qui s’était établi à 162,041 millions de dinars.
S’agissant de l’impact de ces investissements sur l’emploi, les données de l’ONAGRI révèlent que le nombre d’emplois créés dans le cadre des projets d’investissement approuvés par l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA) s’est établi à 1.327 postes à fin juin 2026, contre 1.363 postes au cours de la même période de 2025, soit un recul de 3% du nombre d’emplois créés.

Le troisième district concentre 29% des investissements approuvés
En matière de répartition géographique des investissements, les données de l’ONAGRI révèlent que le troisième district, qui regroupe les gouvernorats de Monastir, Mahdia, Sousse, Kairouan, Siliana et Kasserine, arrive en tête avec 71,042 millions de dinars d’investissements approuvés, soit 29% du total. Cette part demeure toutefois en recul par rapport à la même période de 2025.
Le deuxième district, comprenant les gouvernorats de Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Zaghouan et Nabeul, arrive en deuxième position avec 52,663 millions de dinars, contre seulement 13,469 millions de dinars à fin juin 2025. Il représente ainsi 21% de l’ensemble des investissements approuvés.
De son côté, le quatrième district, regroupant Sfax, Sidi Bouzid, Gafsa et Tozeur, a enregistré 53,402 millions de dinars d’investissements approuvés, soit 21% du total.
Le premier district, qui couvre les gouvernorats de Bizerte, Béja, Jendouba et du Kef, a, pour sa part, enregistré 41,327 millions de dinars, représentant 17% de l’ensemble des investissements approuvés.
Quant au cinquième district, regroupant les gouvernorats de Kébili, Tataouine, Gabès et Médenine, il représente 12% du total, avec des investissements approuvés d’une valeur de 30,504 millions de dinars à fin juin 2026.

Les subventions progressent de 16%
Du côté des subventions, l’ONAGRI a précisé que la valeur des financements accordés aux projets a atteint 66,005 millions de dinars à fin juin 2026, contre 56,914 millions de dinars au cours de la même période de 2025, enregistrant ainsi une hausse de 16%.
S’agissant de la répartition régionale des subventions, l’Observatoire a souligné que les gouvernorats relevant du troisième district ont bénéficié de 18,441 millions de dinars, soit 28% du total des subventions approuvées. Ce montant marque toutefois un recul de 12% par rapport à la même période de 2025.
Le quatrième district arrive en deuxième position, avec 14,441 millions de dinars, représentant 22% du total des subventions, soit une augmentation de 3%.
De son côté, le cinquième district représente 16% de l’ensemble des subventions approuvées, avec un montant de 10,524 millions de dinars, en hausse de 11% par rapport à la même période de 2025.
Le premier district a, pour sa part, bénéficié de 13,826 millions de dinars, soit 21% du total des subventions, tandis que le deuxième district a enregistré 8,760 millions de dinars, représentant 13% de l’ensemble des subventions approuvées.

9% des investissements approuvés pour les jeunes et 4,3% pour les femmes
Par catégorie de promoteurs, les jeunes entrepreneurs ont bénéficié, à fin juin 2026, de l’approbation de projets d’investissement d’une valeur globale de 21,018 millions de dinars, soit 9% de l’ensemble des investissements approuvés.
Les femmes entrepreneures ont, pour leur part, bénéficié de projets représentant 10,095 millions de dinars, soit environ 4,3% du total des investissements approuvés.
Par ailleurs, le document de l’ONAGRI, citant les données de l’APIA, fait état de 16 opérations d’investissement approuvées en faveur de sociétés communautaires, pour une valeur totale de 4,5 millions de dinars à fin juin 2026.

Nouha MAINSI

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Histoire des femmes dans la Tunisie du XXe siècle

Publié récemment aux éditions Santillana, ‘‘Femmes de tous les combats dans la Tunisie du XXe siècle’’ de Rym Lajmi, maître-assistante à la Faculté de Manouba, propose de revisiter une partie de l’histoire tunisienne à travers les parcours de femmes engagées dans les combats politiques, sociaux et féministes entre 1930 et 1960. L’ouvrage paraît dans la collection «Tunisie plurielle», dirigée par le professeur Habib Kazdaghli.

Djamal Guettala

Le choix du sujet n’est pas anodin. Une grande partie du récit historique consacré à la Tunisie du XXe siècle s’est construite autour des grandes figures masculines du mouvement national et des principales étapes de la lutte anticoloniale. Rym Lajmi déplace ici le regard pour faire émerger des femmes qui ont, elles aussi, participé aux transformations politiques et sociales de leur époque.

Tunisiennes musulmanes et juives, «Italiennes de Tunisie» et «Françaises de Tunisie» se retrouvent au centre de cette recherche. Des femmes issues d’horizons différents, appartenant à des communautés différentes, mais dont les trajectoires peuvent se rejoindre autour de certains combats.

Engagées dans une Tunisie en transformation

La période étudiée, de 1930 à 1960, correspond à une séquence décisive de l’histoire tunisienne. La contestation du protectorat français s’intensifie, le mouvement national s’affirme et les revendications liées à la condition féminine prennent progressivement une place plus importante dans l’espace public.

À travers les parcours étudiés, le militantisme féminin apparaît dans toute sa diversité. Il ne se réduit pas à une participation secondaire au mouvement national. Les revendications sociales, les aspirations à l’émancipation et l’engagement anticolonial peuvent se croiser et donner naissance à des formes de militantisme qui dépassent les appartenances communautaires.

C’est l’un des intérêts du travail de Rym Lajmi : ne pas présenter une histoire uniforme du militantisme féminin, mais faire ressortir des trajectoires différentes, des sensibilités parfois éloignées et des expériences qui témoignent de la pluralité de la société tunisienne.

Les parcours étudiés permettent également de dépasser une lecture de l’histoire fondée uniquement sur la séparation entre communautés. Ils font apparaître des contacts, des échanges, des solidarités et des engagements partagés.

Réinscrire les femmes dans le récit historique

L’ouvrage pose ainsi une question essentielle : quelle place accorder aux femmes dans l’écriture de l’histoire nationale ?

Rym Lajmi ne se contente pas d’ajouter quelques figures féminines à un récit déjà établi. Elle montre que leurs trajectoires permettent de comprendre autrement les mutations de la Tunisie du XXe siècle.

Dans plusieurs de ces parcours, le combat anticolonial et la volonté d’émancipation des femmes se rejoignent. Participer à la transformation politique de la société pouvait également signifier remettre en question la place traditionnellement réservée aux femmes.

Cette approche permet de mieux saisir la diversité du militantisme féminin tunisien et les différentes formes qu’il a pu prendre au cours des décennies qui ont précédé et accompagné l’indépendance.

Le livre s’inscrit pleinement dans l’esprit de la collection «Tunisie plurielle», consacrée aux différentes communautés, minorités et mémoires qui ont participé à l’histoire du pays. La préface de Silvia Finzi souligne la singularité du parcours de l’auteure, tandis que la postface de Laura Faranda, qui a dirigé la thèse doctorale dont est issu l’ouvrage, vient compléter cette lecture.

À travers ces femmes et leurs engagements, c’est finalement une autre cartographie de la Tunisie du XXe siècle qui se dessine : une société traversée par plusieurs appartenances, plusieurs mémoires et plusieurs formes de mobilisation.

En redonnant une visibilité à ces trajectoires, Rym Lajmi contribue ainsi à élargir le récit historique et à rappeler que les femmes n’ont pas seulement accompagné les grandes transformations de la Tunisie : elles y ont également pris part.

Cette nouvelle publication sera présentée dimanche 16 août 2026 à 18h30, dans le cadre des Journées culturelles pour défendre les patrimoines en péril à Hammamet. La littérature prendra alors le relais avec une rencontre autour de ‘‘Femmes de tous les combats dans la Tunisie du XXe siècle’’, organisée sous l’égide du Cercle Mahmoud Messaadi et des Éditions Santillana.

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