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Hammamet, première destination touristique : Les déchets s’accumulent en pleine haute saison

Alors que Hammamet accueille actuellement un important afflux de touristes et de vacanciers, plusieurs quartiers et artères de la ville font face, ces derniers jours, à une accumulation préoccupante des déchets ménagers.

Des tas d’ordures se sont formés dans différents secteurs de la ville, donnant lieu à une situation particulièrement visible en pleine haute saison touristique. Cette accumulation intervient au moment où Hammamet connaît l’une de ses périodes de plus forte fréquentation de l’année, faisant craindre des conséquences aussi bien environnementales qu’esthétiques sur l’image de la destination.

La situation suscite l’inquiétude et l’exaspération des habitants, mais également des visiteurs confrontés à la présence de déchets dans plusieurs espaces de la ville.

Une situation préoccupante pour une destination touristique majeure

Le problème prend une dimension particulière à Hammamet, considérée comme l’une des principales destinations touristiques de Tunisie. La ville accueille chaque été un nombre important de visiteurs tunisiens et étrangers, notamment dans sa zone touristique et ses différents espaces balnéaires.

La présence prolongée de déchets dans les rues et les quartiers constitue ainsi non seulement une question de salubrité publique, mais également un enjeu pour l’attractivité touristique de la ville.

Au-delà de l’impact visuel, l’accumulation des ordures en période de fortes chaleurs peut également favoriser les mauvaises odeurs et attirer des insectes et autres nuisibles, accentuant les préoccupations sanitaires et environnementales.

La Ligue des droits de l’Homme demande des explications

Face à cette situation, la section de Hammamet de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme a publié un communiqué dans lequel elle fait part de sa vive inquiétude concernant la dégradation de la situation.

L’organisation dénonce notamment l’absence, à ce stade, d’explications officielles concernant les raisons de cette perturbation dans la collecte des déchets.

Elle regrette également l’absence d’un programme clairement annoncé ou de mesures urgentes destinées à remédier à la situation.

Lire aussi : Nettoyage des plages : Près de 6 000 m³ de déchets collectés en Tunisie depuis le début de l’été

Pour les habitants et les professionnels du tourisme, l’enjeu est d’autant plus important que la période estivale représente un moment crucial pour l’activité économique locale. Une dégradation durable de l’environnement urbain risque de nuire à l’image d’une ville dont l’activité repose en grande partie sur le tourisme.

L’absence d’explications alimente les inquiétudes

À ce stade, les causes précises de cette perturbation de la collecte des déchets ne sont pas officiellement établies dans les éléments disponibles.

L’absence de communication détaillée des autorités compétentes contribue toutefois à alimenter les interrogations des habitants et des visiteurs sur la durée de cette situation et sur les mesures envisagées pour y mettre fin.

La question est désormais de savoir si les services concernés mettront rapidement en place un dispositif exceptionnel afin de rétablir la collecte et d’éviter que l’accumulation des déchets ne se prolonge durant les semaines restantes de la haute saison.

Pour Hammamet, ville vitrine du tourisme tunisien, la gestion des déchets constitue ainsi un enjeu qui dépasse la seule propreté urbaine : elle touche directement à l’image de la destination et à la qualité de l’accueil réservé aux visiteurs en pleine saison touristique.

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Tunisie | Essor des résidences médicalisées pour des séniors européens

Piscines, jardins, chambres avec vue sur la mer, soins infirmiers et personnel francophone. La Tunisie connaît une multiplication des résidences médicalisées pour personnes âgées ; au-delà de la clientèle locale, ces établissements visent de plus en plus les retraités européens, et notamment les Français.

Cette tendance est particulièrement marquée à Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir, Djerba et Sfax, où certains établissements proposent un modèle hybride — à mi-chemin entre la maison de retraite et le complexe de villégiature — alliant soins médicaux 24 heures sur 24 et prestations hôtelières haut de gamme.

Les tarifs affichés varient généralement de 1 200 à 4 000 euros par mois, selon l’établissement et le niveau de dépendance du résident. L’avantage financier par rapport à la France peut être considérable, surtout dans le secteur privé, où les tarifs des Ehpad français dépassent souvent 3 000 euros par mois — et peuvent être bien plus élevés dans les grandes villes. En Italie également, les coûts de structures d’accueil similaires peuvent atteindre 3 000 euros par mois.

L’attractivité de la Tunisie repose sur des coûts de main-d’œuvre plus faibles, la disponibilité de personnel médical francophone, un climat méditerranéen et la proximité avec l’Europe.

Toutefois, les établissements tunisiens ne sont pas automatiquement comparables aux Ehpad français, qui sont soumis à des réglementations spécifiques ainsi qu’à des normes sanitaires et de soins rigoureuses.

Cette augmentation de l’offre coïncide également avec une évolution démographique nationale.

Selon l’Institut national de la statistique, les personnes âgées de plus de soixante ans représentent désormais environ 17 % de la population en Tunisie, un chiffre qui devrait avoisiner les 20 % d’ici 2030. Bien qu’il n’existe pas actuellement de données officielles récentes confirmant une véritable «explosion» du nombre de résidences privées, le marché est manifestement en pleine expansion et se tourne de plus en plus vers l’international. Pour les familles européennes, cependant, le prix n’est pas le seul critère : la qualité réelle des soins, la continuité des traitements, la couverture par l’assurance maladie, le contrôle des établissements et la proximité avec la famille demeurent des facteurs déterminants.

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 Patrimoine en péril à Hammamet : sauvegarde, réhabilitation et renouveau urbain

Si la richesse du patrimoine n’est plus à démontrer, il n’en va pas de même de sa conservation. Les monuments, les médinas, les sites archéologiques qui sont les empreintes vivantes de notre civilisation et de la mémoire collective sont aujourd’hui plus que jamais en danger. Il est vrai que la protection du patrimoine est essentielle pour plusieurs raisons. Il joue un rôle crucial dans l’identité historique d’une communauté. Les monuments, les bâtiments historiques et les sites archéologiques sont des témoins tangibles de l’histoire et permettent aux générations futures de se connecter à leurs racines. Pour sensibiliser la population à la sauvegarde du patrimoine,

L’Association d’éducation relative l’environnement, le Ciné-Club d’Hammamet, le Cercle Messaadi, l’Association Manouba pour les Monuments et la Culture (AMMC), la section locale de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) ainsi que plusieurs espaces culturels partenaires organisent une table ronde e inspirante et engagée autour du thème : « Patrimoines et Mémoires en Péril : Sauvegarde et réhabilitation » le 15 août 2026 à Hammamet dans le cadre  des Journées culturelles estivales d’Hammamet  du 14 au 16 août.

Le patrimoine bâti d’Hammamet, riche et diversifié, est aujourd’hui, menacé par l’abandon et le manque d’entretien. Cette belle cité   possède un héritage architectural précieux mais vulnérable.Cette dégradation soulève une double urgence : culturelle, car chaque bâtiment perdu est une mémoire effacée, et urbaine, car ces ruines deviennent des foyers d’insécurité et de marginalisation. Il est vrai que les changements sociaux, technologiques et politiques contemporains ont produit un contexte nouveau qui a conduit à la dégradation de notre tissu ancien, à savoir les médinas, les bordj, les ksars et les kasbahs, les villages et les centres-villes coloniaux, ainsi que les constructions urbaines néo-traditionnelles», explique Dr.Salem Sahli, le Président de l’Association d’éducation relative à l’environnement .

Ces changements se sont traduits par un nouveau mode de gestion urbaine des tissus traditionnels et par l’incapacité  à tracer des perspectives d’adaptation et d’évolution eu égard à ce patrimoine malgré les textes de protection existants. Il s’en est suivi des espaces urbains  marginalisés et des foyers à risques, en particulier dans les médinas.Les centres-villes coloniaux quant à eux ne répondent plus aux besoins et à la demande actuelle en matière de services auprès de la population et perdent de leur caractère urbain historique en raison de la rénovation spéculative. Conséquence de cette absence de plan de sauvegarde, l’ensemble de ce tissu ancien s’est trouvé affecté par une lente et implacable dégradation qui s’explique par l’abandon d’un certain nombre de bâtiments de référence, leur usage inadapté, la surexploitation mais aussi la forte sollicitation voire la spéculation auxquelles on les a exposés, qui a entraîné un certain nombre de démolitions ou menacent ruine.

En tant que partenaire local, notre  rôle est crucial dans la sauvegarde des monuments et des sites culturels menacés. Au-delà de la simple conservation, il s’agit de garantir que ces trésors culturels restent vivants et pertinents pour les générations futures. Afin que le processus de sauvegarde et de développement soit véritablement efficace,  une coordination transversale s’impose, impliquant un encadrement technique, juridique et institutionnel suffisant ainsi qu’une harmonisation des actions des différents départements et acteurs (Etat, collectivités locales, associations, personnes privées,…) autour d’un cadre de référence commun. En collaborant étroitement avec les autorités locales et les communautés, l’AERE ne cesse de  contribuer à une meilleure préservation du patrimoine local, tout en valorisant l’expertise des populations, en leur donnant les moyens de protéger leur héritage.

Cette rencontre réunira des spécialistes du patrimoine, des chercheurs, des universitaires dont des géologues et des historiens autour d’une problématique des plus actuelles et des plus menaçantes et constitue   un espace d’échange fructueux entre les acteurs de terrain et la communauté scientifique, permettant d’approfondir la réflexion collective sur les risques naturels qui menacent le patrimoine hammamettois. Les discussions, riches et constructives,  aboutiront à plusieurs recommandations portant notamment sur la prévention, l’amélioration des protocoles d’interventions d’urgences et le renforcement du suivi scientifique des sites vulnérables.

En marge de  ces journées culturelles estivales, d’autres manifestations seront  consacrées à la sauvegarde, à la transmission et à la réhabilitation de notre patrimoine.Livres, patrimoine, débats et cinéma se rencontrent autour d’une même question : comment préserver ce qui raconte notre histoire et fait notre mémoire collective ?Le Ciné-Club Hammamet, souligne Habib Kasdaghli, universitaire,  apporte naturellement sa contribution à cette réflexion en plaçant le cinéma au cœur de la programmation  avec la projection de deux films :  « Fatma 75 », en présence de sa réalisatrice Selma Baccar le vendredi 14 août au Valley HUB et de « Thalathoun », en hommage à Fadhel Jaziri le dimanche 16 août – 10h à l’ Espace HAC ainsi qu’un atelier de cinéma autour du film « Habiba Msika », en présence de Selma Baccar.À travers ces rendez-vous, le Ciné-Club Hammamet défend une conception du cinéma comme espace de mémoire, de transmission et de débat. Les films permettent de revisiter des figures, des œuvres et des moments de notre histoire culturelle, tout en créant un dialogue entre les générations

                              Kamel Bouaouina

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