Lese-Ansicht

Services publics : 34 maisons de services numériques achevées dans 21 gouvernorats

La Tunisie poursuit la numérisation de ses services administratifs. La présidence du gouvernement a annoncé l’achèvement de 34 maisons de services numériques dans 21 gouvernorats, entre décembre 2025 et fin juin 2026. Ces structures, destinées à rapprocher l’administration des citoyens, devraient bénéficier à plus de 900 000 personnes, notamment dans les régions où l’accès aux services publics reste insuffisant.

Une maison de services numériques, c’est quoi exactement ?

Les maisons de services numériques sont des espaces de proximité conçus pour rassembler en un même lieu plusieurs services administratifs accessibles grâce aux outils numériques.

L’objectif est d’éviter aux citoyens de multiplier les déplacements d’une administration à une autre, parfois sur plusieurs kilomètres, pour accomplir différentes démarches. Ces structures permettent ainsi de faciliter l’accès aux services publics, en particulier pour les habitants des zones intérieures ou des quartiers où l’offre administrative demeure limitée.

Concrètement, le principe repose sur la mise à disposition d’un espace équipé, connecté au réseau et encadré par des agents qualifiés, afin d’accompagner les citoyens dans l’accès aux services administratifs prioritaires et aux procédures numérisées.

34 structures pour plus de 900 000 citoyens

Selon la direction générale des réformes et des études administratives prospectives relevant de la présidence du gouvernement, le programme pilote a permis la création de 34 maisons de services numériques réparties dans 21 gouvernorats, rapporte l’Agence TAP.

Plus de 900 000 citoyens sont concernés par ce projet, parmi lesquels les habitants de Hrairia, à Tunis.

Le choix des municipalités retenues n’a pas été laissé au hasard. La présidence du gouvernement précise que les candidatures ont été examinées sur la base de deux critères principaux : un taux de couverture des services administratifs prioritaires inférieur à 40 %, ainsi que la capacité des municipalités à fournir les conditions nécessaires au fonctionnement de ces structures.

Cela comprend notamment la disponibilité d’un local aménagé, d’une connexion au réseau et d’agents capables d’assurer l’accompagnement des usagers.

Des zones encore en attente

Le déploiement du programme n’a toutefois pas couvert l’ensemble des zones concernées par les demandes des citoyens et des élus.

Dans sa réponse à des questions écrites de députés, publiée sur la page officielle de l’Assemblée des représentants du peuple, la présidence du gouvernement a cité plusieurs zones qui ne figurent pas encore parmi les bénéficiaires, notamment Mounoum à El Ouardia, Kram El Gharbi, El Omrane, El Omrane Supérieur et la délégation de Deggueche.

Leur situation devrait être examinée dans le cadre du nouveau programme couvrant la période 2027-2030, actuellement en cours d’élaboration après l’évaluation de cette première expérience.

Réduire la distance entre le citoyen et l’administration

Au-delà de la seule numérisation, le projet répond à une difficulté très concrète : celle de l’éloignement des services publics.

Pour de nombreux citoyens, une démarche administrative peut encore nécessiter plusieurs déplacements, des files d’attente et le recours à différentes administrations. L’idée des maisons de services numériques est donc de centraliser l’accès à plusieurs prestations dans un espace unique, tout en accompagnant les personnes qui ne maîtrisent pas nécessairement les outils numériques.

Le projet s’inscrit ainsi dans une logique de modernisation de l’administration, mais aussi de réduction des inégalités territoriales dans l’accès aux services publics.

Lire aussi :

L’article Services publics : 34 maisons de services numériques achevées dans 21 gouvernorats est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌