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Alger-Tunis : l’axe de la dépendance ?

Dans une chronique intitulée « Où va le couple algéro-tunisien : vassalisation, subordination ou formation d’un axe anti-Maroc ? », publiée sur le site marocain le360.ma, Boualem Sansal, écrivain algérien naturalisé français (qui a maille à partir avec son pays d’origine, à rappeler en passant), s’interroge sur le rapprochement spectaculaire entre Alger et Tunis et sur ses conséquences pour l’équilibre du Maghreb.

Derrière les discours officiels sur « une coopération exemplaire et responsable », l’écrivain voit se dessiner une relation de dépendance croissante de la Tunisie à l’égard de l’Algérie.

Le tournant, selon lui, remonte à août 2022, lorsque Kaïs Saïed avait reçu officiellement le chef du Front Polisario. Le geste, perçu comme une offense par Rabat, avait provoqué le rappel des ambassadeurs marocain et tunisien. Pour Sansal, cet épisode a révélé un alignement politique de Tunis sur Alger dans le dossier du Sahara occidental, jusqu’à faire émerger l’hypothèse d’un axe algéro-tunisien dirigé, au moins indirectement, contre le Maroc.

 

Sansal va plus loin en dénonçant « une politique algérienne fondée, estime-t-il, sur la recherche d’un statut de puissance régionale et sur l’utilisation de ses ressources comme instruments de pression diplomatique ».

 

L’auteur de la chronique ne conteste pas à la Tunisie sa souveraineté ni sa liberté diplomatique. Sa critique porte plutôt sur les conditions dans lesquelles cette proximité s’est construite. « L’Algérie dispose d’importants leviers – énergie, ressources financières, échanges commerciaux et coopération sécuritaire – qui lui permettent d’exercer une influence considérable sur son voisin oriental. Dans un contexte de fragilité économique tunisienne, cette asymétrie pourrait progressivement transformer la coopération en dépendance, voire en subordination politique », pense l’écrivain franco-algérien.

Sansal va plus loin en dénonçant « une politique algérienne fondée, estime-t-il, sur la recherche d’un statut de puissance régionale et sur l’utilisation de ses ressources comme instruments de pression diplomatique ». A partir de là, il présente le conflit algéro-marocain comme « une vieille rivalité qui risque désormais d’aspirer la Tunisie et d’élargir les fractures du Maghreb ».

Cette lecture est toutefois aussi la principale faiblesse de la chronique : elle tend à réduire une relation complexe à un face-à-face Alger-Rabat. Les choix de Tunis répondent également à ses propres contraintes économiques, sécuritaires et diplomatiques. De ce fait, présenter la Tunisie comme une simple « victime » de l’influence algérienne peut donc apparaître réducteur et sous-estimer la marge de manœuvre du pouvoir tunisien.

En opposant durablement Alger, Tunis et Rabat, les dirigeants risquent de sacrifier les intérêts communs des peuples à des stratégies nationales de puissance…

 

La véritable alerte de Sansal est ailleurs : l’affaiblissement du dialogue maghrébin. En opposant durablement Alger, Tunis et Rabat, les dirigeants risquent de sacrifier les intérêts communs des peuples à des stratégies nationales de puissance. Fermeture des frontières, rivalités diplomatiques et instrumentalisation des questions identitaires nourrissent déjà une fragmentation régionale dont la Libye et le Sahel offrent de préoccupants exemples.

La question posée par Sansal reste ainsi entière : le rapprochement algéro-tunisien constitue-t-il une coopération stratégique librement consentie ou le prélude à une nouvelle logique de blocs au Maghreb ? Sa chronique défend clairement la seconde hypothèse et invite à considérer ses conséquences : une Tunisie durablement alignée sur Alger pourrait transformer une rivalité bilatérale algéro-marocaine en fracture régionale.

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À Imilchil, quand la diaspora devient une force locale

Au cœur du Haut Atlas oriental, Imilchil accueille la 8e édition du Festival des Marocains du Monde. Du 11 au 14 août, la migration environnementale, l’économie sociale et solidaire et la diaspora sont au centre des débats, avec l’ambition de…

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Connexion mobile | La Tunisie 3e parmi 7 pays à richesse par habitant comparable

Selon les données collectées par nPerf, une plateforme indépendante de mesure des performances Internet, basée sur l’expérience réelle des utilisateurs, la Tunisie se classe 3e des connexions mobiles, avec 56 696 nPoints, parmi 7 pays à richesse par habitant comparable (entre 3000 et 5000 US $), entre janvier et juillet 2026.

Ce score moyen reflète la performance globale des usages comme le téléchargement de fichiers, l’envoi de contenus ou la navigation web. Le Maroc et le Vietnam, avec respectivement 77 129 nPoints et 75 246 nPoints, devancent la Tunisie dans ce classement.

La Tunisie précède cependant l’Égypte (33 090 nPoints), le Venezuela (29 993 nPoints), l’Angola (22 527 nPoints) et le Sri Lanka (16 752 nPoints).

Les performances varient significativement parmi les pays à richesse par habitant comparable. Le Maroc, en tête, affiche un score supérieur de 20 433 nPoints à celui de la Tunisie. À l’inverse, la Tunisie dépasse le Sri Lanka de 39 944 nPoints, illustrant des différences notables dans l’expérience utilisateur, notamment pour des usages comme le téléchargement de vidéos en haute définition ou la navigation web fluide.

I. B.

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