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L’Association tunisienne des randonneurs rend hommage à Yasser Jeradi

Deux ans après la disparition de Yasser Jeradi, la mémoire du chanteur, poète, calligraphe, artiste engagé et passionné de randonnée reste intacte dans le cœur de ses proches et de tous ceux qui ont la chance de le connaître.

Entre chansons gravées dans les mémoires et souvenirs au détour des sentiers qu’il chérissait tant, l’Association tunisienne des randonneurs a rendu hommage à une figure inoubliable dont l’empreinte et le sourire continuent de nous accompagner :

« Deux ans déjà…
Deux ans… et pourtant, il suffit parfois d’une chanson, d’un sentier, d’un coucher de soleil ou d’un simple éclat de rire pour avoir l’impression que tu es encore là.
Yasser Jradi, notre ami, chanteur, artiste, randonneur… tu as laissé derrière toi bien plus que des souvenirs. Tu as laissé une trace dans chacun de ceux qui ont eu la chance de croiser ton chemin.
Ton corps nous a quittés, mais pas ton énergie, pas ton sourire, pas ta voix.
On te retrouve dans les montagnes que tu aimais tant, dans les chemins que nous parcourons, dans les chansons qui nous ramènent à toi, dans les soirées autour d’un feu où ton absence se fait parfois terriblement sentir.
Il y a des personnes dont le départ crée un vide que le temps ne comble jamais. On apprend simplement à vivre avec ce manque… en gardant précieusement tout ce qu’elles nous ont donné.
Deux ans sans toi.
Deux ans à continuer d’avancer, avec parfois les yeux humides et le cœur rempli de gratitude de t’avoir connu.
Tu marches encore quelque part avec nous.
Et tant que nous parlerons de toi, que nous chanterons tes chansons et que nous raconterons nos souvenirs, une partie de toi continuera de vivre parmi nous.
Tu nous manques. Terriblement
».

Notons que l’artiste complet aux multiples talents Yasser Jeradi, est décédé lundi 12 août 2024, laissant derrière lui un répertoire riche de chansons et le souvenir d’un homme d’exception, amoureux des arts et de la terre, dont l’empreinte reste à jamais gravée dans les mémoires.

Y. N.

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Société civile & municipalité | Opération conjointe de propreté à La Marsa

Le boulevard de La Marsa a été le théâtre d’une belle dynamique citoyenne portée à l’initiative d’acteurs de la société civile et en collaboration avec les services municipaux.

Ce jeudi 13 août 2026, une grande campagne bénévole de nettoyage a été organisée afin d’assainir cet axe central des déchets et résidus accumulés, indique la municipalité en remrciant toutes les personnes qui se sont mobilisés pour la réussite de cette action de nettoyage.

Mobilisant divers intervenants locaux et citoyens venus prêter main-forte, cette action conjointe visait à appuyer les efforts quotidiens de la municipalité, tout en sensibilisant la population à la protection de l’environnement urbain.

Les organisateurs ont par ailleurs lancé un appel au civisme à l’intention des habitants et des visiteurs de La Marsa, les invitant à préserver la propreté des lieux et à utiliser scrupuleusement les conteneurs prévus à cet effet.

Y. N.

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Officiel | Tunisie : Date de la fête du Mouled

Dans un communiqué diffusé, ce jeudi 13 août 2026, par Diwan Al-Ifta, le Mufti de la République a annoncé la date officielle de la fête du Mouled.

Il est précisé dans le communiqué, que le premier jour du mois de Rabii al-Awal 1448 de l’Hégire correspond à demain, soit le vendredi 14 août 2026.

Ainsi en se basant sur l’observation de la lune et les calculs astronomiques, la célébration du Mouled, correspondant au 12 Rabii al-Awal 1448 H, aura lieu le mardi 25 août 2026.

Y. N.

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Mouled 2026 : La date du mardi 25 août officiellement confirmée

Le Mouled sera officiellement célébré en Tunisie le mardi 25 août 2026, correspondant au 12 Rabia al-Awal 1448 de l’Hégire, a annoncé, jeudi soir, le Mufti de la République, Hichem Ben Mahmoud.

Dans un communiqué publié ce jeudi 13 août, le Diwan de l’Ifta précise que le vendredi 14 août 2026 marquera le premier jour du mois de Rabia al-Awal. Cette date a été établie sur la base de l’observation du croissant lunaire et avec l’appui des calculs astronomiques.

La décision du Mufti confirme ainsi les prévisions précédemment communiquées par la Cité des Sciences à Tunis.

Une prévision désormais officielle

Le 7 août, la Cité des Sciences avait annoncé que le Mouled devrait être célébré le mardi 25 août. L’institution avait toutefois souligné le caractère scientifique et prévisionnel de cette date.

Elle avait également rappelé que le Diwan de l’Ifta demeure la seule autorité habilitée à annoncer officiellement le début des mois du calendrier hégirien et les dates des célébrations religieuses en Tunisie.

L’observation du croissant lunaire confirme donc les calculs astronomiques effectués en amont. Le mois de Safar 1448 s’achève ce jeudi 13 août, tandis que Rabia al-Awal débutera vendredi.

Le Mouled, qui commémore la naissance du prophète Mohammed, est célébré chaque année le 12 Rabia al-Awal. En Tunisie, cette fête religieuse donne notamment lieu à des célébrations familiales et spirituelles, ainsi qu’à d’importantes manifestations à Kairouan.

Lire aussi: La date du Mouled connue, selon les calculs astronomiques

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L’Onsr rend hommage à Feu commandant Tawfik Zayani

C’est avec une profonde douleur et une immense tristesse que l’Observatoire national de la sécurité routière (Onsr) a annoncé le décès du Commandant Tawfik Zayani.

La communauté de la sécurité routière en Tunisie pleure la perte de l’un de ses piliers, indique l’ONSR dans une note diffusée en hommage au Commandant Tawfik Zayani, tout en rappelant qu’il a laissé derrière lui le souvenir d’un homme d’exception et un héritage marqué par le dévouement.

Pendant 26 ans, le Commandant Zayani a œuvré sans relâche au sein de l’Observatoire national et tout au long de cette noble carrière, il incarnait les valeurs de sacrifice, de rigueur et d’engagement au service de la protection de la vie des citoyens sur les routes, indique encore l’Onsr.

Afin de saluer ce parcours exemplaire et d’honorer sa mémoire, l’Observatoire a officiellement annoncé que sa grande salle portera désormais le nom de « Salle de réunion Commandant Tawfik Zayani », en affirmant que cette reconnaissance symbolique permettra d’inscrire durablement son nom au cœur des réflexions et des décisions futures de l’Observatoire.

Et de conclure : « Son souvenir et sa rigueur morale continueront d’inspirer les équipes et de les guider dans leur mission quotidienne pour des routes plus sûres. Son esprit pur restera à jamais présent parmi nous pour nous rappeler le sens du devoir ».

Y. N.

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Commerce : L’Italie talonne désormais la Chine parmi les fournisseurs de la Tunisie

L’Italie n’est plus qu’à 206 millions de dinars de la Chine dans le classement des pays qui vendent le plus de marchandises à la Tunisie. Ce rapprochement rapide profite aux exportateurs italiens et réduit de plus de moitié l’excédent commercial tunisien dans les échanges entre les deux pays.

L’évolution ressort du tableau « Balance par pays » publié par l’Institut national de la statistique avec sa note sur le commerce extérieur de juillet 2026. Elle a été relevée jeudi par l’agence italienne ANSAmed.

Un écart fortement réduit avec la Chine

Entre janvier et juillet 2026, les importations tunisiennes en provenance de Chine ont atteint environ 6,87 milliards de dinars. Celles provenant d’Italie se sont élevées à 6,66 milliards, contre 6,36 milliards pour la France.

La Chine reste donc le premier fournisseur de la Tunisie, devant l’Italie et la France. Ce classement existait déjà en 2025. La nouveauté réside dans la réduction de l’écart entre Pékin et Rome : il est passé d’environ 815 millions de dinars durant les sept premiers mois de 2025 à seulement 206 millions cette année.

Les ventes italiennes à la Tunisie ont progressé de 16,6% sur un an, tandis que les importations depuis la Chine n’ont augmenté que de 5,2%. L’Italie confirme ainsi sa position de premier fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne et se rapproche de la première place mondiale.

Lire aussi: Tunisie–Chine : +8% d’échanges commerciaux en 2024, mais seulement 2% à l’export

La Tunisie conserve un léger excédent

Les échanges fonctionnent dans les deux sens. La Tunisie a importé pour 6,66 milliards de dinars de marchandises italiennes, mais elle a parallèlement exporté vers l’Italie pour environ 7,01 milliards.

La balance bilatérale reste donc favorable à la Tunisie, avec un excédent proche de 347 millions de dinars. Autrement dit, la Tunisie continue de vendre légèrement plus à l’Italie qu’elle ne lui achète.

Cet avantage s’érode toutefois rapidement. Il atteignait environ 733 millions de dinars durant les sept premiers mois de 2025. Il a donc été divisé par plus de deux en un an, car les ventes italiennes progressent beaucoup plus vite que les exportations tunisiennes vers l’Italie, en hausse de 8,7%.

Au total, les échanges entre les deux pays ont atteint 13,67 milliards de dinars, soit environ quatre milliards d’euros, en progression de 12,4%.

Lire aussi: Tunisie–Italie : Une reprise des échanges qui confirme un modèle inchangé

La France demeure le premier client

Ce classement ne signifie pas que la Chine est devenue le premier partenaire de la Tunisie dans tous les domaines. Elle est son premier fournisseur, mais achète relativement peu de produits tunisiens.

La France demeure, quant à elle, le premier marché des exportations tunisiennes. L’Italie occupe également une place majeure comme débouché : les échanges avec Rome restent plus équilibrés que ceux avec Pékin.

Cette progression italienne intervient alors que le déficit commercial global de la Tunisie s’est aggravé, passant de 11,90 à 14,96 milliards de dinars entre les sept premiers mois de 2025 et ceux de 2026.

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Météo pour cette nuit | Des pluies orageuses sur plusieurs régions du pays

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), la nuit sera marquée par des orages accompagnés de pluies locales dans différentes régions du pays.

Dans son bulletin météo, l’INM prévoit des cellules orageuses accompagnées de pluies locales sur les régions du nord et du centre, avant de s’étendre progressivement et particulièrement vers Sfax et Mahdia. Le ciel deviendra ensuite peu nuageux sur l’ensemble du pays au cours de la nuit.

La même source annonce des vents qui souffleront relativement fort dans le Sud-Ouest, et qui seront faibles à modérés sur le reste des régions.

​Concernant les températures, l’INM annonce des nocturnesvariant entre 27°C et 31°C, avec des pics atteignant 33°C dans le Sud-Ouest.

Y. N.

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Ministère de l’Agriculture : renforcement des mesures de prévention contre les inondations

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a présidé mercredi, avec le secrétaire d’Etat chargé de l’Eau, Hammadi Habib, une séance de travail consacrée aux préparatifs en prévision de la saison des pluies et au renforcement de la prévention des risques d’inondations.

La réunion a porté sur la disponibilité des barrages, des ouvrages hydrauliques et des structures d’intervention, ainsi que sur les moyens humains et matériels mobilisables.

Elle intervient alors que les prévisions météorologiques font état de la possibilité d’un automne chaud et pluvieux, nécessitant une vigilance accrue, notamment dans les zones exposées aux inondations.

Les responsables ont présenté un état des lieux des barrages, lacs et retenues collinaires, digues en terre et équipements hydrologiques et électriques. La poursuite des opérations de maintenance et d’inspection, le suivi des dégâts et l’intensification du curage et du nettoyage des cours d’eau, notamment l’oued Medjerda, ont été préconisés.

Ezzeddine Ben Cheikh a insisté sur la nécessité d’une préparation permanente, fondée sur l’anticipation, la planification et la coordination entre les différents intervenants, notamment les autorités régionales et locales.

Hammadi Habib a, pour sa part, appelé à multiplier les inspections des ouvrages et zones prioritaires et à vérifier la disponibilité des équipements afin de garantir une intervention rapide en cas de fortes précipitations.

Le ministère a par ailleurs décidé de faire du 5 août de chaque année une journée préparatoire à la saison des pluies, en hommage à feu Amer Horchani, surnommé « le père des barrages ». Cette journée servira à évaluer la préparation, réviser les plans d’urgence et remédier aux insuffisances.

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Kaïs Saïed : combattre la corruption pour réussir les réformes

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, mercredi, au palais de Carthage, le ministre de la santé, Mustapha Ferjani, le ministre de l’équipement et de l’habitat, chargé de la gestion du ministère de l’industrie et de l’énergie, Salah Zouari, et le ministre des affaires sociales, Issam Lahmar.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a affirmé que le démantèlement des réseaux de corruption est « un préalable incontournable » à la satisfaction des revendications populaires dans toutes les régions.

Il a à ce propos salué la conscience élevée du peuple tunisien, qui a su déjouer les tentatives de déstabilisation du pays,  qu’il s’agisse d’incendies criminels, de coupures d’eau et d’électricité, ou du mauvais traitement infligé aux citoyens lors de l’accès aux services rendus par l’administration.

Revenant sur sa visite à Gabès, région où « l’environnement a été assassiné », a estimé le chef de l’Etat, le président Saïed a assuré suivre au quotidien la situation dans les différentes régions du pays.

Il a rappelé que tous les dossiers, quelle que soit leur gravité, exigent une approche globale visant à éradiquer leurs causes et leurs effets.

« Nous sommes en course contre la montre », a-t-il martelé, précisant que la phase actuelle est celle de l’action et de l’accomplissement.

Il a annoncé que les unités concernées seront démantelées selon une stratégie claire, assurant que les établissements et les entreprises publics poursuivront leur mission.

« Le peuple tunisien réalisera ses aspirations et fera échec à tous les complots. Il n’y a pas de place pour ces réseaux ni pour ceux qu’ils ont enrôlés. Tel est le cours de l’histoire », a conclu le président de la République.

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Oeufs : Quand le prix payé dépasse largement le coût de production

Le prix de l’œuf, qui peut atteindre 326 millimes l’unité, suscite de vives interrogations au regard des chiffres avancés par les professionnels du secteur. Selon Ibrahim Nefzaoui, président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, le coût de production ne dépasse pas 205 millimes, tandis que la marge bénéficiaire sur le marché formel est estimée à 15 millimes par œuf. L’écart entre ces données et le prix payé par le consommateur atteint ainsi plus de 100 millimes par unité, un différentiel que le responsable juge injustifié.

205 millimes pour produire, 326 millimes pour acheter

Les chiffres permettent de mesurer l’ampleur du décalage. Si le coût de production d’un œuf est fixé à 205 millimes et que la marge commerciale habituelle est de 15 millimes, son prix sur le marché formel devrait théoriquement se situer autour de 220 millimes.

Or, dans certains circuits, l’œuf est vendu jusqu’à 326 millimes. Cela représente un écart de 106 millimes par rapport au niveau obtenu en additionnant le coût de production et la marge annoncée.

Autrement dit, le prix final peut être supérieur de près de 48 % au niveau de référence de 220 millimes. C’est précisément dans cet écart que réside, selon Ibrahim Nefzaoui, le caractère difficilement justifiable de la hausse.

Une baisse de production qui n’explique pas tout

Le secteur connaît certes un recul de la production. Celle-ci aurait diminué de 7 %, avec une prévision de 162 millions d’œufs pour le mois d’août.

Cette baisse peut contribuer à exercer une pression sur le marché. Mais, pour le président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, elle ne suffit pas à expliquer à elle seule le niveau atteint par les prix, a-t-il expliqué aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm.

Le véritable problème se situerait plutôt dans le fonctionnement du marché et dans l’importance des circuits échappant au contrôle formel.

100 millions d’œufs hors du circuit formel

Ibrahim Nefzaoui avance un chiffre qui éclaire, selon lui, les tensions actuelles : 100 millions d’œufs seraient écoulés chaque mois en dehors du circuit formel.

Cette masse considérable d’œufs, commercialisée en marge des circuits officiellement organisés, réduit la transparence sur la formation des prix et complique le contrôle des marges pratiquées entre la production et le consommateur.

C’est dans cette zone moins régulée que se trouverait une partie de l’explication de la flambée observée. Car si le coût de production reste inférieur à 205 millimes et que la marge annoncée sur le marché formel est de 15 millimes, la hausse jusqu’à 326 millimes ne peut être comprise sans s’interroger sur les intermédiaires et les circuits de commercialisation.

Le consommateur paie le prix d’un marché déséquilibré

Le paradoxe est donc frappant : alors que la production nationale continue d’assurer un volume de 162 millions d’unités en août, le consommateur peut se retrouver à payer son œuf bien au-delà du prix théorique résultant du coût de production et de la marge déclarée.

Pour Ibrahim Nefzaoui, la question dépasse ainsi la seule baisse de 7 % de la production. Elle renvoie à la nécessité de remettre de l’ordre dans les circuits de distribution et de limiter les distorsions qui permettent à une partie du marché d’échapper aux mécanismes formels de fixation des prix.

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Tunisie | Hausse des prix des logements en Tunisie

Selon l’Institut national de la statistique, l’indice des prix des logements a augmenté de 0,3 % au 4e trimestre 2025 par rapport au 3e trimestre de la même année. Cette évolution et attribuée à une hausse de 1,8 % des prix des maisons et à un recul de 0,3 % des prix des appartements.

La même source a fait état d’une hausse de 5,6 % de l’indice global des prix des logements au 4e trimestre 2025 par rapport à la même période en 2024, sous l’effet d’une augmentation de 5,7 % de l’indice des prix des appartements et de 5,6 % de celui des maisons.

Les ventilations régionales de l’indice des prix des logements ont révélé une hausse de 2,9 % dans le Grand Tunis, ainsi qu’une augmentation de 6,9 ​​% dans la région du Sahel (Sousse, Mahdia et Monastir) et à Nabeul.

I. B.

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Connexion mobile | La Tunisie 3e parmi 7 pays à richesse par habitant comparable

Selon les données collectées par nPerf, une plateforme indépendante de mesure des performances Internet, basée sur l’expérience réelle des utilisateurs, la Tunisie se classe 3e des connexions mobiles, avec 56 696 nPoints, parmi 7 pays à richesse par habitant comparable (entre 3000 et 5000 US $), entre janvier et juillet 2026.

Ce score moyen reflète la performance globale des usages comme le téléchargement de fichiers, l’envoi de contenus ou la navigation web. Le Maroc et le Vietnam, avec respectivement 77 129 nPoints et 75 246 nPoints, devancent la Tunisie dans ce classement.

La Tunisie précède cependant l’Égypte (33 090 nPoints), le Venezuela (29 993 nPoints), l’Angola (22 527 nPoints) et le Sri Lanka (16 752 nPoints).

Les performances varient significativement parmi les pays à richesse par habitant comparable. Le Maroc, en tête, affiche un score supérieur de 20 433 nPoints à celui de la Tunisie. À l’inverse, la Tunisie dépasse le Sri Lanka de 39 944 nPoints, illustrant des différences notables dans l’expérience utilisateur, notamment pour des usages comme le téléchargement de vidéos en haute définition ou la navigation web fluide.

I. B.

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Sociétés communautaires | Mirage ou solution miracle ?

Il est permis de penser que la part du lion des prêts sur l’honneur, sans taux d’intérêts ni garantis ni frais de dossier, instaurés par les dépositions de la loi n°2024-41 du 02 Août 2024 qui a donné lieu au décret d’application n°2026-148  du 23 Juillet 2026 (voir mon article : Le «Mardi noir» à la Bourse de Tunis) et qui prévoit l’attribution d’un crédit à la consommation de 5000 dinars aux ménages, d’un prêt sur l’honneur de 10000 dinars aux promoteurs de petits projets et d’un prêt sur l’honneur de 25000 dinars aux PME et sociétés communautaires, ira en fait à ces dernières, si chères à notre président, et qui n’arrivent pas à décoller malgré un arsenal juridique et des avantages fiscaux très favorables, faute de financement. On peut aussi imaginer que, la mise en place d’un mécanisme de financement de ces sociétés communautaires, sans aucune charge et avec le maximum de facilités et le minimum de bureaucratie, en affectant par la force de la loi 8% des bénéfices réalisés par les banques à la réalisation cet objectif, constitue dans l’esprit de notre président, la motivation principale derrière la publication de ce décret. (Photo : Kaïs Saïed avec les potières de Sejnane, en août 2025).

Dr Sadok Zerelli *

En effet, depuis 2022, les sociétés communautaires occupent une place centrale dans la vision économique du président Kaïs Saïed. Présentées comme un nouveau modèle de développement fondé sur l’économie sociale et solidaire, elles ambitionnent de transformer les citoyens, notamment les jeunes et les habitants des régions marginalisées, en acteurs directs de la création de richesse. Elles reposent sur un principe simple : les membres d’une même communauté s’associent pour exploiter collectivement les ressources locales et partager équitablement les bénéfices.

Cette initiative soulève cependant une question fondamentale : les sociétés communautaires constituent-elles une véritable innovation capable de revitaliser l’économie tunisienne ou ne représentent-elles qu’un mirage économique fondé davantage sur l’idéalisme que sur les réalités du marché ?

Pour répondre objectivement à cette question, je vais adopter, comme à mon habitude, une approche d’ordre universitaire, loin de toute considération de politique politicienne de soutien ou d’opposition au président Saïed.

Un arsenal juridique très favorable

Les sociétés communautaires en Tunisie reposent principalement sur les textes législatifs suivants :

1. Le décret-loi n° 2022-15 du 20 mars 2022 relatif aux sociétés communautaires. Il s’agit du texte fondateur qui définit les objectifs des sociétés communautaires, leurs modalités de création, leur organisation et leur gouvernance et les droits et obligations des associés. 

2. Le décret présidentiel n° 2022-498 du 19 mai 2022, qui approuve les statuts-types des sociétés communautaires locales et régionales. Il fournit un modèle officiel de statuts que les fondateurs doivent adapter lors de la création de leur société. 

3. Le décret-loi n° 2025-3 du 2 octobre 2025, qui a modifié plusieurs dispositions du décret-loi de 2022. Il a notamment revu la classification des sociétés communautaires, leur composition et certaines règles de fonctionnement afin de faciliter leur développement. 

À ces textes s’ajoutent plusieurs arrêtés ministériels et circulaires publiés en 2025 et 2026, ainsi que la création d’un Secrétariat d’Etat chargé de la promotion des sociétés communautaires.

Un projet porteur d’espoir

Le principal mérite de ce modèle est de replacer le citoyen au cœur du développement économique. Contrairement à l’entreprise privée classique, où le profit constitue l’objectif principal, la société communautaire poursuit également des objectifs sociaux : création d’emplois, réduction des inégalités régionales, valorisation des ressources locales et renforcement de la solidarité.

Dans plusieurs régions de l’intérieur, où le chômage dépasse largement la moyenne nationale, ce modèle peut contribuer à mobiliser une main-d’œuvre souvent inactive. L’agriculture, la pêche, l’artisanat, les énergies renouvelables ou encore le tourisme écologique offrent des domaines où ces structures pourraient développer une véritable valeur ajoutée.

Par ailleurs, les sociétés communautaires favorisent un sentiment d’appartenance et de responsabilité collective. Les bénéfices demeurent sur le territoire et peuvent être réinvestis dans le développement local plutôt que d’être transférés vers les grands centres urbains.

Les limites d’un modèle ambitieux

Malgré ses intentions louables, la réussite des sociétés communautaires dépend de plusieurs conditions qui demeurent aujourd’hui incertaines.

Le premier obstacle concerne le financement. La plupart des communautés disposent de peu de capitaux propres. Sans accès durable au crédit, à l’investissement ou aux garanties bancaires, de nombreux projets risquent de rester à l’état d’idée. On peut dire ou au moins espérer qu’avec la publication du décret n°2026-148 le 3 août dernier, cette difficulté va être surmontée. Mais, malheureusement, elle est loin d’être la seule.

En effet, le deuxième défi et non des moindres est celui de la gouvernance. Une entreprise collective exige une gestion transparente, des compétences en comptabilité, en marketing, en droit et en management. Certes, parmi les promoteurs de ces sociétés communautaires, on peut s’attendre à un grand nombre de diplômes de l’enseignement supérieur et chômeurs depuis de longues durées, mais peut-on se rappeler les connaissances acquises sur les bancs de l’université après 10 ou 15 ans de chômage ? Personnellement j’en doute fort

Le troisième obstacle réside dans la compétitivité. Une entreprise, quelle que soit sa forme juridique, doit vendre ses produits ou ses services sur un marché concurrentiel. Les sociétés communautaires devront donc répondre aux exigences de qualité, de productivité, d’innovation et de rentabilité qui s’imposent à toutes les entreprises.

Enfin, l’environnement économique tunisien demeure marqué par une croissance faible, une inflation persistante, des difficultés d’accès au financement et une bureaucratie parfois décourageante. Ces contraintes touchent autant les sociétés communautaires que les entreprises privées.

Des réalisations en deçà des espérances

Les chiffres disponibles invitent à la prudence. En mars 2025, environ 160 sociétés communautaires avaient été créées, dont 77 % étaient des sociétés locales orientées principalement vers l’agriculture. Quelques mois plus tard, en août 2025, leur nombre atteignait 255, mais seulement 55 étaient effectivement entrées en activité, soit environ 22 % du total. Le nombre de participants est toutefois passé de 4 000 à 16 550 en moins d’un an, ce qui témoigne d’un intérêt croissant pour cette formule.

Ces chiffres traduisent un paradoxe. D’un côté, l’adhésion populaire progresse ; de l’autre, la majorité des sociétés créées restent au stade administratif. Cette situation montre que créer une entreprise est une chose, la rendre économiquement viable en est une autre.

Une solution miracle ?

Pour revenir au titre de cet article, qualifier les sociétés communautaires de «solution miracle» serait excessif. Aucun modèle économique, à lui seul, ne peut résoudre les problèmes structurels de la Tunisie : faible croissance, chômage élevé, endettement public, déficit commercial, faiblesse de l’investissement et perte de compétitivité.

Les sociétés communautaires peuvent constituer un outil parmi d’autres, mais elles ne remplaceront ni les investissements privés, ni les investissements étrangers, ni les réformes de l’administration, de la justice, de l’éducation ou de la fiscalité.

Leur succès dépendra également de leur capacité à attirer des compétences, à développer des partenariats avec les banques, les universités et les collectivités locales, ainsi qu’à intégrer les nouvelles technologies.

Conclusion : les sociétés communautaires représentent une idée séduisante, porteuse d’une vision plus inclusive du développement. Elles traduisent une volonté de réduire les fractures territoriales et de redonner aux citoyens un rôle actif dans la création de richesse.

Cependant, entre l’idéal et la réalité, l’écart demeure considérable. Sans financement suffisant, sans compétences de gestion, sans environnement économique favorable et sans mécanismes rigoureux de gouvernance, elles risquent de devenir des structures symboliques plus que de véritables moteurs de croissance.

La véritable question n’est donc pas de savoir si les sociétés communautaires sont un mirage ou une solution miracle. Elle est de déterminer si la Tunisie sera capable de réunir les conditions économiques, institutionnelles et humaines nécessaires pour transformer une idée généreuse en réussite durable.

L’avenir de ce modèle dépendra donc moins des textes juridiques que de sa capacité à créer des entreprises rentables, innovantes et bien gérées. Si ces conditions sont réunies, les sociétés communautaires pourront devenir un instrument utile du développement régional. Dans le cas contraire, elles risquent d’alimenter une nouvelle vague de désillusions et de déceptions, dans un pays qui en a déjà connu beaucoup et dont la population est, le moins qu’on puisse dire, à bout de ses nerfs, comme le montrent les manifestations publiques de ces dernières semaines.

* Economiste et consultant international.

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Équipe de France : Deux anciens du Club Africain dans le staff de Zinédine Zidane

La présentation du premier staff de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France réserve un double clin d’œil à la Tunisie et au Club Africain. David Bettoni, nommé entraîneur adjoint des Bleus, et Farid Tabet, chargé de l’analyse vidéo, ont tous deux travaillé au sein du club tunisien lors de la saison 2024-2025. Une présence qui donne une résonance particulière, pour les supporters clubistes, à la nouvelle aventure de Zidane avec la sélection française.

David Bettoni, du Parc A au banc des Bleus

Fidèle parmi les fidèles de Zinédine Zidane, David Bettoni retrouve naturellement l’ancien entraîneur du Real Madrid dans sa nouvelle mission à la tête des Bleus. L’ancien milieu de terrain occupera le poste d’entraîneur adjoint, une fonction qu’il connaît parfaitement après avoir longtemps accompagné Zidane sur le banc madrilène.

Mais son parcours a également croisé, plus récemment, celui du football tunisien. Lors de la saison 2024-2025, Bettoni a travaillé au Club Africain.

Son arrivée dans l’encadrement de l’équipe de France constitue ainsi une nouvelle étape dans une trajectoire déjà marquée par les plus grands rendez-vous du football européen, mais qui aura également connu une parenthèse tunisienne.

Farid Tabet, l’autre lien avec le Club Africain

La composition du staff dévoilée par la Fédération française de football fait également apparaître le nom de Farid Tabet. Celui-ci occupera le poste d’assistant coach, analyste data et vidéo au sein de l’encadrement technique de Zinédine Zidane. Farid Tabet a lui aussi travaillé au Club Africain durant la saison 2024-2025 en tant qu’adjoint de David Bettoni.

Cette double présence donne une dimension particulière à la nouvelle organisation mise en place autour de Zidane : deux membres de son staff ont, à des fonctions différentes, connu le quotidien du Club Africain avant de rejoindre aujourd’hui l’équipe de France.

Un détail qui ne manquera pas d’interpeller les supporters clubistes, tant le contraste est saisissant entre l’expérience vécue au sein du championnat tunisien et l’entrée dans l’un des staffs les plus exposés du football mondial.

Zidane s’entoure de ses hommes de confiance

Nommé officiellement sélectionneur de l’équipe de France le 28 juillet dernier, Zinédine Zidane commence à installer son propre environnement de travail.

Aux côtés de David Bettoni et Farid Tabet, il pourra notamment compter sur Hamidou Msaidie comme assistant coach, Grégory Dupont en qualité de conseiller stratégie et performance, ainsi que Fabien Barthez, chargé de l’entraînement des gardiens.

La présence de Barthez constitue d’ailleurs l’une des autres grandes particularités de cette première équipe. Champion du monde 1998 et champion d’Europe 2000 aux côtés de Zidane, l’ancien gardien retrouve ainsi son ancien coéquipier au sein de la sélection.

La Fédération française de football précise toutefois que cette organisation n’est pas encore définitive. Le staff complet doit être présenté au début du mois de septembre.

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Les voitures électriques gagnent du terrain en Tunisie  

A l’instar des évolutions du secteur à travers le monde, le marché automobile tunisien connaît une transformation rapide : les véhicules propulsés — partiellement ou totalement — à l’électricité ont représenté, entre le 1er janvier et le 31 juillet 2026, plus de 12 % du total des immatriculations, contre 5 % sur la même période en 2025. Mais leurs utilisateurs font face à un défi majeur : le manque de bornes de recharge.  

Le marché des véhicules électriques et hybrides en Tunisie a connu une croissance remarquable, portée principalement par une demande accrue pour les technologies rechargeables.

Les véhicules hybrides rechargeables (PHEV) ont enregistré une hausse spectaculaire de 522 %, atteignant 2 177 unités, tandis que les immatriculations de véhicules entièrement électriques (VE) ont progressé de 525 % pour s’établir à 1 543 unités. Parallèlement, les véhicules hybrides classiques (HEV) ont affiché une augmentation plus modeste, de l’ordre de 13 %.

Les chiffres indiquent que les constructeurs chinois commencent à inonder le marché tunisien : ils ont représenté, durant la période considérée, près de 60 % des immatriculations de véhicules électriques en Tunisie.

Cet essor de l’adoption de ces véhicules est porté par des incitations fiscales, une gamme de modèles plus étendue et une sensibilisation croissante aux nouvelles technologies de motorisation.

Toutefois, le secteur fait face à plusieurs défis — notamment en ce qui concerne la qualité des infrastructures et leur adéquation avec les exigences de ces véhicules — ainsi qu’à la nécessité d’étendre le réseau de bornes de recharge, d’améliorer le service après-vente, de former des techniciens et d’élaborer une stratégie globale pour l’approvisionnement et la gestion des batteries.

Le secteur vise à atteindre un volume de ventes de 2 000 véhicules électriques d’ici la fin de l’année en cours, s’inscrivant ainsi dans la volonté de l’État de soutenir la transition vers des modes de transport plus économes en énergie et plus respectueux de l’environnement, comme l’a indiqué Ibrahim Debbache, président de la Chambre des concessionnaires et constructeurs automobiles, cité par Mosaïque FM.

Malgré des indicateurs positifs, M. Debbache a souligné que le marché tunisien du véhicule électrique en est encore à ses balbutiements et ne représente qu’une part limitée du marché automobile global. Le développement du réseau de bornes de recharge, l’optimisation des coûts ainsi que l’amélioration des services de maintenance et de soutien technique constituent les défis majeurs à relever pour garantir l’essor durable du secteur dans les années à venir, a-t-il expliqué.

Les données de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) indiquent que le coût de l’utilisation d’un véhicule électrique sur 100 kilomètres s’élève à environ 6 dinars tunisiens, contre près de 16 dinars pour un véhicule comparable équipé d’un moteur à combustion interne.

Cet écart de coût d’utilisation incite aussi bien les professionnels — notamment les chauffeurs de taxi — que les particuliers à envisager l’achat de véhicules électriques. Cette tendance est renforcée par la diversité des marques présentes sur le marché tunisien et par leurs tarifs compétitifs, répondant aux besoins des familles comme des particuliers tout en séduisant les passionnés d’automobile.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte de tendances mondiales croissantes en faveur de la mobilité durable et du recours aux énergies propres, ouvrant ainsi de nouveaux horizons au marché tunisien pour suivre le rythme des transformations à l’œuvre dans l’industrie automobile mondiale.

I. B.

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Football | L’attaquant tunisien Seifeddine Jaziri aux Emirats

Le club émirati de Hatta a annoncé mercredi 12 août 2026 la signature de l’attaquant tunisien Seifeddine Jaziri, ancien joueur du Zamalek, pour renforcer ses rangs lors du mercato estival en cours.

Al-Jaziri a rejoint Hatta dans le cadre d’un transfert libre, après avoir résilié son contrat avec le Zamalek d’un commun accord, suite à un arrangement concernant le règlement de ses arriérés financiers.

Le club émirati a officialisé l’opération via son compte sur la plateforme «X», sans toutefois préciser la durée du contrat de l’attaquant tunisien.

La saison dernière, Al-Jaziri a disputé 22 matchs avec le Zamalek, inscrivant 4 buts. Et au cours de son passage au club cairote, il a pris part à 185 rencontres, marquant 48 buts et délivrant 19 passes décisives.

I. B.

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Automobile : En sept mois, les ventes d’électriques triplent presque leur total de 2025

Le marché automobile tunisien accélère nettement son électrification. Entre janvier et juillet 2026, 1 543 voitures entièrement électriques ont été immatriculées, soit près de trois fois les 539 unités enregistrées durant toute l’année 2025.

Les chiffres font également état de 2 177 véhicules hybrides rechargeables — PHEV — immatriculés au cours des sept premiers mois de l’année. En ajoutant les hybrides classiques et les autres technologies associant moteur thermique et propulsion électrique, les véhicules dits « électrifiés » représentent désormais plus de 12 % des immatriculations, contre environ 5 % un an auparavant.

Cette proportion ne concerne donc pas uniquement les voitures 100 % électriques. Ces dernières représentent environ 3,7 % des 41 690 véhicules particuliers et utilitaires immatriculés en Tunisie entre janvier et juillet 2026. En réunissant électriques et hybrides rechargeables, leur part atteint près de 9 % du marché.

Les hybrides rechargeables en forte progression

La hausse la plus spectaculaire concerne les hybrides rechargeables. Leurs immatriculations ont progressé de 522 % sur un an, pour atteindre 2 177 unités. Les voitures entièrement électriques enregistrent une évolution comparable, avec une augmentation de 525 %.

La rupture avec 2025 est particulièrement visible. Sur l’ensemble de l’année dernière, le marché officiel avait totalisé 2 824 véhicules hybrides, toutes technologies confondues, et seulement 539 électriques. En sept mois, le volume des voitures électriques atteint déjà 77 % de l’objectif de 2 000 unités évoqué en juin par Ibrahim Debache, président de la Chambre nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles.

Cette accélération coïncide avec l’entrée en vigueur de nouvelles incitations fiscales, notamment en faveur des véhicules électriques et hybrides rechargeables. Elle bénéficie également de l’élargissement de l’offre et de l’arrivée de modèles proposés à des prix plus compétitifs.

Une domination des constructeurs chinois

Les marques chinoises concentreraient environ 60 % des immatriculations de véhicules électrifiés. Sur le segment des hybrides rechargeables, BYD arrive en tête avec 564 unités, devant Omoda & Jaecoo avec 392 véhicules et Lynk & Co avec 309.

Dans la catégorie 100 % électrique, Dongfeng domine avec 557 immatriculations, devant BYD — 293 — et MG — 265. La Dongfeng Box est également le modèle électrique le plus immatriculé, suivie par la MG S5 et la BYD Dolphin Surf.

Cette progression rapide ne règle toutefois pas les difficultés qui accompagnent la transition : couverture encore limitée du réseau de recharge, formation des techniciens, disponibilité des pièces, qualité du service après-vente et gestion future des batteries.

Les statistiques décrivent ainsi un changement réel du marché, mais encore récent. Sa durabilité dépendra autant des avantages fiscaux et des prix que de la capacité des importateurs et des pouvoirs publics à construire l’écosystème nécessaire autour de ces véhicules.

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Canicule : Jusqu’à 43 degrés attendus, avec des orages dans plusieurs régions

La chaleur restera marquée, ce jeudi 13 août 2026, dans une grande partie de la Tunisie. Selon l’Institut national de la météorologie, les températures atteindront jusqu’à 43 degrés dans les régions éloignées du littoral, tandis que des cellules orageuses accompagnées de pluies sont attendues dans l’après-midi.

Jusqu’à 43 degrés à l’intérieur du pays

Les températures maximales oscilleront entre 39 et 43 degrés dans les régions intérieures, avec des coups locaux de sirocco susceptibles d’accentuer la sensation de chaleur.

Le mercure sera relativement moins élevé dans les régions côtières et sur les hauteurs, où les maximales seront comprises entre 33 et 38 degrés.

Ce contraste entre le littoral et l’intérieur du pays restera ainsi particulièrement marqué au cours de la journée.

Des pluies orageuses attendues dans l’après-midi

Le ciel sera traversé par des nuages passagers sur la plupart des régions. Des cellules orageuses locales, accompagnées de pluies, devraient se former dans l’après-midi sur les hauteurs occidentales du Nord et du Centre.

Ces précipitations pourront ensuite gagner localement certaines régions de l’Est, notamment la région de Sfax. Elles resteront toutefois localisées et ne devraient pas entraîner une baisse généralisée des températures.

Malgré ces averses ponctuelles, la chaleur demeurera donc le principal fait météorologique de la journée, particulièrement dans les zones éloignées du littoral.

Vent modéré et mer peu agitée

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré. La mer sera peu agitée sur l’ensemble des côtes.

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Tunisie | Pas de lueur au bout du tunnel pour les diplômés chômeurs

Alors que les chiffres officiels révèlent une aggravation de la crise du chômage chez les diplômés universitaires, les différentes coordinations des chômeurs en Tunisie, notamment l’Union des diplômés chômeurs (UDC), multiplient les mouvements de protestation pour faire pression sur l’exécutif en vue d’accélérer la mise en œuvre de la loi n° 18 de 2025, relative au recrutement exceptionnel des personnes au chômage depuis plus de dix ans.

Latif Belhedi

Ces mouvements surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les syndicats de diplômés et les autorités de sécurité, tensions exacerbées par des décisions visant à restreindre les manifestations, prévues sur les plans aussi bien national que régional. Ces restrictions suscitent un vif mécontentement parmi les organisateurs qui font valoir qu’elles sont en totale contradiction avec les slogans officiels prônant la défense des droits, au moment où leurs droits fondamentaux au travail, à la dignité et à l’expression leur sont refusés.

Politique de temporisation et d’ajournement

Ces restrictions des libertés violent la Constitution, disent-ils, estimant que «la liberté d’expression et de réunion ne constitue ni une faveur accordée par les autorités, ni un privilège octroyé ou révoqué au gré de leur volonté. Il s’agit au contraire de droits constitutionnels dont l’exercice ne saurait être soumis à un calendrier dicté par les autorités.»

Ces restrictions, ajoutent-ils, touchent au cœur même du droit des chômeurs à exprimer leurs préoccupations et à contester les atermoiements persistants dans la mise en œuvre d’une loi adoptée il y a plusieurs mois.

Les organisations des diplômés chômeurs tiennent le pouvoir exécutif pour seul responsable du blocage continu de l’application de la loi, ainsi que de toute conséquence découlant de cette politique de temporisation et d’ajournement.

Loi n° 18 et chiffres alarmants du chômage

Il convient de noter que la loi n° 18 de 2025, publiée au Journal officiel le 22 décembre 2025, prévoit des dispositions exceptionnelles pour le recrutement dans le secteur public de diplômés universitaires au chômage depuis plus de dix ans.

Bien que plusieurs mois se soient écoulés depuis sa promulgation, les personnes concernées attendent toujours sa mise en œuvre effective.

Par ailleurs, le retard dans l’élaboration et la publication des décrets d’application nécessaires, ainsi que dans le lancement de la plateforme numérique destinée à la réception et à la modification des candidatures, perdure en dépit des assurances officielles répétées quant à l’engagement de l’État à rendre cette loi opérationnelle.

Cette situation survient à un moment délicat. Elle coïncide avec la publication, par l’Institut national de la statistique, des chiffres relatifs à l’emploi et au chômage pour le premier trimestre 2026. Ces données font état d’une hausse significative de 1,7 % du taux de chômage chez les diplômés universitaires, lequel atteint désormais 24,2 %, contre 22,5 % au dernier trimestre 2025. Les statistiques révèlent également un écart important entre les sexes, avec un taux de chômage de 14,2 % pour les hommes contre 32 % pour les femmes.

En conséquence, la colère de l’opinion publique s’est intensifiée et les appels à une intensification de la contestation pour exiger un emploi immédiat se sont multipliés, dans un contexte de difficultés financières et budgétaires, de hausse de l’inflation, d’augmentation des prix et de baisse du pouvoir d’achat des citoyens.

Par ailleurs, et malgré l’accélération du phénomène de la fuite des compétences, le nombre de diplômés chômeurs continue d’augmenter, dans un contexte caractérisé par une décélération de l’investissement, public et privé, et une faible croissance économique.

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13 août : Cinq femmes qui ont marqué l’histoire de la Tunisie

Ce 13 août, la Tunisie célèbre, comme chaque année, la Fête nationale de la Femme, une journée qui rend hommage aux Tunisiennes et à leur contribution à la société, à la culture, à la politique et au développement du pays. Cette date coïncide avec l’anniversaire de la promulgation, en 1956, du Code du statut personnel, texte fondateur qui a profondément transformé le statut juridique et social des femmes tunisiennes.

Mais bien avant cette réforme majeure, et longtemps après, des femmes ont marqué l’histoire de la Tunisie par leur engagement, leur courage et leur capacité à briser les barrières de leur époque. De Aziza Othmana, figure emblématique du XVIIe siècle, aux pionnières de la médecine, du mouvement national, de la politique et de la défense des droits des femmes, leurs parcours racontent aussi une autre histoire de la Tunisie.

À l’occasion de cette journée, retour sur cinq femmes dont les noms restent associés à des étapes importantes de l’histoire tunisienne : Aziza Othmana, Bchira Ben Mrad, Tawhida Ben Cheikh, Habiba Menchari et Radhia Haddad.

Aziza Othmana, une figure de générosité à travers les siècles

Bien avant l’émergence des mouvements féministes et les grandes réformes du XXe siècle, Aziza Othmana avait déjà inscrit son nom dans l’histoire de la Tunisie.

Issue de la dynastie mouradite et connue pour son immense générosité, elle a consacré une partie importante de ses biens à des œuvres de bienfaisance. Son héritage reste notamment associé à l’aide aux plus démunis et au financement d’œuvres sociales et religieuses.

Son nom demeure aujourd’hui profondément ancré dans la mémoire collective tunisienne, notamment à travers l’hôpital Aziza Othmana, l’un des établissements hospitaliers les plus connus de Tunis. Plusieurs siècles après sa disparition, elle reste ainsi l’une des grandes figures féminines de l’histoire du pays.

Bchira Ben Mrad, une pionnière du mouvement féminin

Au XXe siècle, Bchira Ben Mrad s’impose comme l’une des premières grandes figures du militantisme féminin tunisien.

En 1936, elle fonde l’Union musulmane des femmes de Tunisie, l’une des premières organisations féminines du pays. Son engagement dépasse alors la seule question de la condition féminine. Elle œuvre également pour l’éducation des filles et participe à la mobilisation des femmes autour de la cause nationale, à une période où la Tunisie était encore sous protectorat français.

Son parcours symbolise l’entrée progressive des femmes tunisiennes dans l’espace public et leur participation au mouvement national.

Tawhida Ben Cheikh, ouvrir la voie aux femmes dans la médecine

Le nom de Tawhida Ben Cheikh est indissociable de l’histoire de la médecine tunisienne. Première femme médecin tunisienne, elle fait partie de ces pionnières qui ont ouvert aux femmes l’accès à des domaines longtemps réservés aux hommes.

Après ses études de médecine, elle s’engage dans plusieurs spécialités, notamment la pédiatrie et la gynécologie. Elle consacre également une partie importante de son parcours à la santé des femmes et à la planification familiale.

À travers son parcours exceptionnel, Tawhida Ben Cheikh a non seulement marqué l’histoire médicale du pays, mais elle est aussi devenue un symbole de réussite et d’émancipation pour plusieurs générations de Tunisiennes.

Habiba Menchari, une voix féministe avant l’heure

À une époque où la parole des femmes était largement absente du débat public, Habiba Menchari s’est distinguée par des prises de position audacieuses en faveur de l’émancipation féminine.

Au début du XXe siècle, elle participe aux débats sur la place des femmes dans la société et défend leur droit à l’éducation et à une plus grande liberté. Ses interventions, parfois controversées dans le contexte de l’époque, ont contribué à faire émerger une réflexion sur la condition féminine en Tunisie.

Son parcours témoigne de l’existence, bien avant l’indépendance et le Code du statut personnel, de voix tunisiennes qui remettaient déjà en question les normes sociales imposées aux femmes.

Radhia Haddad, de la lutte nationale à la vie politique

Figure du mouvement national puis de la Tunisie indépendante, Radhia Haddad a joué un rôle majeur dans la vie publique.

Elle a notamment présidé l’Union nationale de la femme tunisienne et fait partie des premières Tunisiennes à accéder aux institutions politiques du pays. Son engagement illustre la place progressivement conquise par les femmes dans les sphères de décision après l’indépendance.

Son parcours reste associé à une génération de femmes qui ont accompagné la construction de l’État tunisien moderne tout en défendant une plus grande participation féminine à la vie publique.

Cinq parcours, un héritage commun

Ces cinq femmes n’ont ni vécu à la même époque ni mené les mêmes combats. Aziza Othmana appartient à la Tunisie du XVIIe siècle, tandis que les autres ont marqué, chacune à leur manière, les transformations sociales et politiques des XIXe et XXe siècles.

Pourtant, leurs parcours se rejoignent sur un point essentiel : chacune a laissé une empreinte durable dans son domaine. Par la générosité et la solidarité, l’engagement national, la médecine, la prise de parole féministe, la politique ou la défense des libertés, elles ont contribué à élargir la place des femmes dans l’histoire tunisienne.

En ce 13 août, leur mémoire rappelle ainsi que les acquis dont bénéficient aujourd’hui les Tunisiennes ne sont pas seulement le résultat de réformes institutionnelles. Ils sont aussi l’héritage de femmes qui, à différentes périodes de l’histoire, ont ouvert des voies nouvelles et repoussé les limites imposées par leur époque.

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