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Les opérateurs tunisiens de fruits et légumes au carrefour mondial des produits frais

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) ouvre les candidatures pour la participation tunisienne au salon Fruit Attraction 2026, qui se tiendra du 6 au 8 octobre à Madrid. Un rendez-vous que les entreprises du secteur ont intérêt à ne pas rater : les places sont comptées, et attribuées dans l’ordre de réception des dossiers de participation.

L’annonce, publiée sur la page officielle de l’Agence, cible en priorité les entreprises tunisiennes de production, de transformation et d’exportation de fruits et légumes, ainsi que les prestataires de services rattachés à cette filière. L’objectif est double : donner de la visibilité aux produits agricoles tunisiens sur un marché européen déjà central pour les exportateurs du pays et permettre aux opérateurs de nouer de nouveaux contacts commerciaux.

Fruit Attraction compte parmi les rendez-vous les plus convoités du secteur des fruits et légumes à l’échelle mondiale. L’événement rassemble à chaque édition des représentants de plus d’une centaine de pays ; exposants, acheteurs, distributeurs, et fait aussi office de vitrine pour suivre de près les dernières innovations technologiques et commerciales de la filière.

Une porte d’entrée vers de nouveaux marchés pour les exportateurs tunisiens

Pour les entreprises agricoles tunisiennes, ce type de salon dépasse la simple opération de communication : c’est un accélérateur concret d’exportation. Rencontrer directement des importateurs et distributeurs étrangers permet souvent de décrocher des contrats qu’un démarchage classique n’aurait pas permis d’atteindre, et de tester la demande sur de nouveaux marchés au-delà de l’Europe.

En ce qui concerne les PME du secteur agroalimentaire, encore trop souvent absentes de ce type de plateforme faute de moyens ou de réseau, une participation collective organisée par l’APIA réduit le coût d’entrée et facilite l’accès à ces opportunités commerciales.

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Export / Produits forestiers : une nouvelle exigence réglementaire, un mal pour un bien

La Direction générale des forêts et la Direction générale de la santé végétale viennent de siffler la fin de la récréation pour les opérateurs informels spécialisés en produits forestiers : depuis lundi, une attestation d’origine et de stock est exigée avant tout envoi à l’étranger.

Cette mesure, annoncée dans un communiqué conjoint des deux directions, s’applique à toutes les cargaisons de produits forestiers destinées à l’export. Le document doit mentionner deux informations précises : la quantité exportée et le numéro de la facture correspondante. Les agents chargés de la santé végétale l’exigeront systématiquement lors de la vérification des papiers des cargaisons, au moment où celles-ci franchissent la frontière.

Une traçabilité renforcée, un signal pour les opérateurs du secteur

Cette nouvelle exigence administrative répond visiblement à un besoin de mieux tracer l’origine des produits forestiers qui quittent le territoire, une préoccupation logique et qui ne date pas d’hier face aux risques de prélèvement non contrôlé sur les ressources naturelles.

Pour les exportateurs déjà en règle, la contrainte reste limitée : il s’agit d’un document de plus dans le dossier, à obtenir en amont auprès de la DGF. Néanmoins, cette exigence pourrait aussi jouer en leur faveur, en assainissant le marché et en écartant les opérateurs informels qui tirent les prix vers le bas ; une meilleure traçabilité peut, à terme, rassurer les acheteurs étrangers sur la légalité et la régularité des approvisionnements tunisiens.

Les entreprises concernées peuvent se rapprocher des deux directions concernées pour toute question sur cette nouvelle exigence réglementaire.

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BCT : un nouveau système d’information pour des crédits mieux calibrés

La Banque centrale de Tunisie a mis en ligne, sur son site officiel, un appel d’offres international pour créer et mettre en place une nouvelle plateforme dédiée à la centralisation des informations de crédit. Objectif : muscler la stabilité financière et affiner le suivi des risques bancaires, aussi bien à l’échelle globale qu’au niveau de chaque établissement.

Le projet vise à faire évoluer l’actuel dispositif de collecte d’informations sur les crédits vers une version plus complète. La future plateforme centralisera des données bien plus détaillées qu’aujourd’hui : contrats de prêt, situation financière des emprunteurs, données comptables, de quoi donner à la BCT une vision beaucoup plus fine de la qualité du crédit dans le système bancaire tunisien.

Un cahier des charges strict pour les candidats

Les entreprises intéressées devront déposer un dossier solide : garantie bancaire provisoire de 50 000 dinars (ou son équivalent en devises pour les sociétés non-résidentes), déclaration sur l’honneur écartant toute procédure de faillite ou de redressement judiciaire, certificat de situation fiscale à jour et extrait du Registre national des entreprises.

Les candidatures en groupement devront, elles, s’accompagner d’un document liant solidairement tous les membres autour d’un chef de file désigné, dûment signé et cacheté par chacun d’eux. Quant aux sociétés étrangères non établies en Tunisie, elles devront présenter soit un certificat original prouvant qu’elles ne sont pas visées par une faillite ou un redressement judiciaire, soit un document équivalent émis par les autorités compétentes de leur pays d’origine.

Un outil clé pour muscler l’accès au crédit des entreprises

Au-delà de sa dimension technique, cette nouvelle centrale des risques peut avoir un effet direct sur le financement de l’économie. Une base de données de crédit plus riche et plus fiable permet aux banques d’évaluer plus précisément le risque de chaque emprunteur, entreprise comme particulier, et donc, potentiellement, d’ajuster leurs conditions de financement en conséquence.

Pour les PME et les porteurs de projets, souvent pénalisés par une évaluation approximative de leur solvabilité, un système d’information de crédit plus complet pourrait à terme faciliter l’accès à des financements mieux calibrés, tout en réduisant le risque global pris par les établissements prêteurs. L’impact réel de cette nouveauté dépendra de la manière dont cette information enrichie sera exploitée par les banques.

 

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Marché de l’immobilier en Tunisie: résilience des prix et repli des transactions

Le marché immobilier tunisien a clôturé l’année 2025, comme observé, sur une tendance haussière des prix, conjuguée à une contraction notable du volume des transactions. Les données publiées par l’Institut national de la statistique mettent en lumière les disparités d’évolution selon les types de biens et les zones géographiques.

Au cours du quatrième trimestre de l’année 2025, l’indice des prix des propriétés bâties a enregistré une hausse modérée de 0,3% par rapport au troisième trimestre de la même année. Cette évolution globale masque toutefois des trajectoires divergentes selon la catégorie de logements. En effet, la progression de l’indice s’explique principalement par la consolidation des prix des maisons et villas, qui ont augmenté de 1,8% sur le trimestre. À l’inverse, le marché des appartements a connu une légère correction à la baisse, avec des prix reculant de 0,3% sur la même période. Du côté du foncier, les prix des terrains destinés à la construction ont, quant à eux, progressé de 1,9% d’un trimestre à l’autre.

L’analyse de l’évolution des prix en glissement annuel confirme la fermeté du marché. Le coût de l’ensemble de l’immobilier bâti s’est apprécié de 5,6% en un an. Dans le détail, les prix des appartements affichent une hausse annuelle de 5,7%, talonnés de près par les maisons individuelles qui enregistrent une croissance de 5,6%. L’indice des prix des terrains résidentiels ne fait pas exception, s’inscrivant également dans cette dynamique haussière avec une augmentation de 3,9% en glissement annuel.

Le bilan révèle des variations géographiques significatives, soulignant l’attractivité de certaines régions. L’augmentation des prix de l’immobilier bâti a été particulièrement tirée par la zone côtière du Sahel (comprenant Nabeul, Sousse, Monastir et Mahdia), où les prix se sont envolés de 6,9% sur un an. La région du Grand Tunis maintient également une dynamique positive avec une progression de 2,9% des prix du bâti en glissement annuel. Concernant les terrains à bâtir, les disparités sont tout aussi notables. Sur un an, les prix fonciers ont augmenté de 4,8% dans le Grand Tunis, de 5,3% dans la région du Sahel, et de 3,6% dans la zone de Sfax et le Sud. À contre-courant de ces tendances haussières, la région du Nord-Ouest se distingue par un recul marqué des prix des terrains résidentiels, enregistrant une baisse de 1,1% en glissement annuel.

Parallèlement à cette résilience des prix, le marché immobilier accuse un essoufflement notable au niveau des ventes. Corrigé de l’effet des variations saisonnières, le volume global des transactions a fléchi au quatrième trimestre 2025 comparativement au troisième trimestre. Cette contraction affecte l’ensemble des catégories de biens. Les échanges de terrains à bâtir ont reculé de 2,9%, les ventes de maisons ont baissé de 2,4%, et le segment des appartements est celui qui a subi le plus fort ralentissement, avec une chute de 4,9% du volume des transactions. Cette situation traduit un marché où des prix élevés coexistent avec une demande en retrait. Elle illustre une érosion nette du pouvoir d’achat des ménages et des capacités de financement bancaire.

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L’investissement industriel redémarre timidement, les prévisions s’améliorent pour fin 2026

Au cours du premier semestre 2026, le solde d’opinion des chefs d’entreprises industrielles sur l’évolution de l’investissement global s’est établi à 24%, contre 21% lors du second semestre 2025. Cette progression, bien que modeste, constitue un signal de reprise progressive après une période de prudence, voire de contraction, observée au cours des exercices précédents.

Les chefs d’entreprise interrogés sont nettement plus confiants pour l’avenir. Le solde d’opinion anticipé pour le second semestre 2026 s’élève à 26%, contre 20% la période précédente. Cette hausse de 600 points de base indique une dynamique d’accélération attendue dans les mois à venir.

L’analyse par secteur d’activité révèle des tendances contrastées. Le secteur des industries mécaniques et électriques enregistre la plus forte progression, avec un solde passant de 35% au second semestre 2025 à 48% au premier semestre 2026. Cette performance est le reflet de la demande soutenue dans les filières technologiques et d’équipement. Le secteur des matériaux de construction, céramique et verrerie connaît également une embellie notable, avec un solde bondissant de 10 à 19%.

À l’inverse, le secteur textile, habillement et cuir a vu son solde chuter dans le rouge, passant de 2 à -4%, signalant une détérioration des conditions d’investissement. Le secteur des industries chimiques, bien que bénéficiant d’un niveau élevé (29%), a tout de même enregistré un repli par rapport à son score de 38% au semestre précédent.

Les prévisions pour le second semestre 2026 confirment la position de leader du secteur des industries mécaniques et électriques, dont le solde anticipé devrait s’envoler de 10 à 37%. Les industries agroalimentaires et les industries diverses affichent également des perspectives de hausse, avec des soldes respectifs attendus à 32 et 26%.

Cependant, certains secteurs anticipent une accalmie, voire un ralentissement, notamment les matériaux de construction (dont le solde est projeté de 31 à 18%) et le textile, qui devrait voir son solde se dégrader davantage (passant de 0 à -6%). Enfin, les industries chimiques devraient connaître une stabilisation de leur niveau d’investissement.

L’enquête semestrielle de l’INS pour l’année 2026 dresse le portrait d’une industrie manufacturière en phase de redémarrage. Si le premier semestre confirme une sortie progressive de la morosité, les attentes pour la seconde partie de l’année sont résolument tournées vers une reprise plus franche. La publication du prochain bulletin semestriel permettra de vérifier si ces anticipations optimistes se sont concrétisées.

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