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3,8 milliards de dollars demandés pour 1,5 milliard levé par Afreximbank

Les investisseurs en voulaient plus. Pour sa première émission obligataire publique en dollars depuis 2021, Afreximbank a reçu des demandes atteignant 3,8 milliards de dollars, soit plus du double du montant qu’elle souhaitait lever. Au bout du compte, la Banque africaine d’import-export a mobilisé 1,5 milliard de dollars.

A dire vrai, l’opération, réalisée le 16 juillet 2026, constitue la plus importante émission obligataire jamais réalisée par Afreximbank. Elle s’est déroulée en deux tranches de 750 millions de dollars. La première, sur cinq ans et demi, arrivera à échéance en janvier 2032 avec un rendement de 6,3%. La seconde, d’une maturité de dix ans, court jusqu’en juillet 2036 avec un rendement de 7,13%.

La forte demande a surtout permis à la banque de revoir ses conditions à la baisse. Le coût de l’emprunt a ainsi été resserré de 37,5 points de base pour chacune des deux tranches par rapport aux premières indications communiquées aux investisseurs. En fait,derrière cette opération, c’est donc moins la taille du chèque que l’appétit du marché qui retient l’attention. Les ordres sont notamment venus du Royaume-Uni, d’Europe, d’Asie et des États-Unis. Pour Afreximbank, cette mobilisation traduit la confiance des investisseurs dans sa capacité à lever des fonds sur les grands marchés internationaux.

La banque panafricaine n’en est d’ailleurs pas à sa première stratégie de diversification. Après avoir été absente du marché public en dollars depuis 2021, elle s’est tournée ces dernières années vers d’autres places financières, avec notamment des émissions obligataires au Japon en 2024 et 2025 et en Chine en 2025.

Cette nouvelle opération remet ainsi le dollar au centre de son dispositif de financement. Les 1,5 milliard de dollars levés doivent servir à renforcer la capacité d’Afreximbank à financer le commerce africain et international, mais aussi les projets liés à l’industrialisation et à la croissance du continent. “Le succès de cette émission témoigne de la confiance que les investisseurs continuent d’accorder à Afreximbank et à la dynamique de croissance de l’Afrique”, a déclaré Chandi Mwenebungu, directeur général de la Trésorerie et des Marchés et trésorier du groupe Afreximbank.

Par ailleurs, l’opération donne donc un aperçu de la place que peuvent encore occuper les institutions africaines sur les marchés internationaux. Pour un continent qui doit financer davantage d’infrastructures, développer ses échanges et accélérer son industrialisation, l’accès aux capitaux reste un enjeu central.

Afreximbank entend précisément jouer ce rôle de passerelle entre ces capitaux et les besoins de l’Afrique. Cette fois, le marché lui a ouvert grand la porte.

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Schengen: les passeports non biométriques ne sont plus acceptés

Les détenteurs de passeports libanais non biométriques ne peuvent plus utiliser ces documents pour déposer une demande de visa, a relayé le Consulat général de France au Liban. A dire vrai, TLScontact a publié une mise à jour précisant les nouvelles conditions applicables aux demandeurs.

Depuis le 25 juin 2026, seuls les passeports libanais biométriques en cours de validité sont acceptés pour le dépôt d’une demande de visa. La mesure fait suite à une décision de la Direction générale de la Sûreté générale libanaise, qui a déclaré non valides les passeports délivrés selon le modèle de 2003, dépourvus de données biométriques. Sont notamment concernés les passeports dont le numéro commence par “RL”.

Les ressortissants libanais encore titulaires d’un ancien passeport doivent ainsi obtenir un passeport biométrique avant de déposer une nouvelle demande de visa.

Le changement concerne également les personnes ayant déjà enregistré leur demande sur la plateforme de TLScontact avec leur ancien passeport. Si elles ont déjà obtenu un rendez-vous mais attendent encore leur nouveau passeport biométrique, elles peuvent demander son report en contactant TLScontact.

Lors du nouveau rendez-vous, une copie de l’ancien passeport non biométrique devra être présentée. Celui-ci doit porter le même numéro que celui utilisé lors de l’enregistrement initial de la demande sur la plateforme TLScontact.

Cette nouvelle règle concerne donc directement les demandeurs libanais qui souhaitent déposer une demande de visa et impose désormais de disposer d’un passeport biométrique valide au moment du dépôt du dossier.

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